‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 116 sur 149 · NP RUE A · texte numérisé non relu

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En général, le plaisir des femmes est plus lent à venir que celui de l’homme et le commerce avec celui-ci les décçoït toujours, car l'homme ne saurait aimer indéfiniment, el la femme répète insatiablement ses orgasmes, peut-être moins violents que ceux de l’homme, mais plus exquis el n'entraînant pas l’affaiblissement de la perle séminale del chacun des actes copulatifs du mâle. En réalité, il faut avouer que l'époux est presque toujours tout à fait au-dessous de: son rôle, si délicat et si périlleux, :Îl se montre gauche, grossier, sans passion, avec seulement des appétits répugnants. Îl croit bien faire en épargnant à sa compagne tout ce qui justement lui ferait oublier ou pardonner l'odieux du coït sans passion, sans fièvre, avec uniquement la douloureuse impression du premier accouplement. »

Le docteur Toulouse confirme ainsi la faute de l'homme : .

-« La femme à dèmr éveillée à l'amour ne trouve pas une salisfactlion complète ou bien elle est délaissée ; l’homme ne ressent plus, près de sa compagne, l'excitation suffisante. Ce désaccord provient, pour une large part, de l'ignorance, de la maladresse de l homme surtout. »

Il est évident qu'il y a de très nombreux cas où le

mari, solt pour cause de santé, s soit pour cause d'i IneXpé-

rience et de maladresse, ne parvient pas à faire éprouver

à sa femme le plaisir auquel elle a droit, et, dès lors,

qui pourrait critiquer l’amant légitime ?

Georges-Anquetil, lui-même, rappelle loÿalement, dans La Maîtresse Légitime, que Luther allait jusqu’à exiger les relations sexuelles de la femme avec un autre homme, si son mari était impuissant. Dans son traité De la vie conjugale, il s'exprime ainsi:

« Si une femme capable (au point de vue sexuel) se marie avec un mari impuissant, ne peut ouvertement ‘en prendre un autre et se refuse à le: faire-à cause du déshonneur, elle doit dire à son mari : Voici, mon cher, tu es mon débileur, ei tu m'as trompée, moi et ma jeune .vie, en mettant mon honneur el ma moralité en danger :

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