‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 134 sur 149 · ELLEN KEY · texte numérisé non relu

ELLEN KEY

« Le principe de la fidélité conjugale du mariage

* est pas d'ordre naturel, mais d’ordre social ou reli-

gieux. Il est presque certain qu’une société nou-

velle, qui s’élabore en notre siècle, basée sur l’indi-

vidualisme qui s’1ff'rnte de plus en plus, constiue

des formes absolument différentes des anciennes,

en ce qui concerne l'union des sexes et la descendance humaine. »

| (DOCTEURS JAF ET SALDO)

« Ne nous lasserons-nous jamais de tout: confondre ? Parce qu’ordinairement on s’avilit en-se partageant, sera-ce encore un mal lorsque ce partage navilira point ? Et nos idées nouvelles sont-elles si resserrées ou si dépendantes que nous ne puis=. sions rien apercevoir entre la hideuse débauche ou. la stricte observance des règlements destinés au public. »

(DE SÉNANCOUR

J'ai déjà dit qu'il y a quelques années, mon éminent confrère }.-J. Renaud ouvrit une enquête sur la faillite du mariage et l'union future, et voici ses conclusions :

« Le mariage demeuré immuable, stagnant, tandis que tout évoluait, est maintenant une inslitulion pourrie, pourrie à la façon d'une mare qu'aucun continuel filet d'eau ne renouvelle.

Les tares principales du mariage sont que :

a) Fait pour une autre époque, il n'a pas évolué tandis que nous nous transformions, el il ne saurait convenir à la- nôtre. b) Une illégalité monstrueuse y règne en faveur de l'homme. c) Îl n'est qu'apparemment basé sur l'amoür.

d) IT donne lieu à des marchandages, des calculs, au moins grotesques, et facilement infâmes. 14 e) Il ne se maintient que par l’inobservance continuelle de ses lois.

f) Il est un, rudimentairement simple, tandis que les individus sont à l'infini différents les uns des autres et complexes. g) Le divorce est une issue étroite et introuvable.

Et encore remarquons que ces conclusions étaient for-

mulées avant la guerre, qui a fait faire non pas un pas:

mais un bond aux idées de liberté sexuelle. Mais n’anticipons pas |! À STE

Dès 1880, dans son livre : Le mariage, son! passé, son présent, son avenir, Emile Acollas écrivait :

€ Une tradition nous est venue du peuple le plus 'grossier de Vantiquité; cetle tradition, les théologiens l'ont pieusement recueillie et amplifiée, les légistes l'ont servilement adoptée à la suite des théologiens — et catéchismes, lois et mœurs ont donné pour but au mariage, en première ligne, la procréation des enfants; en seconde ligne, la satisfaction régulière des appétits sensuels.

Si l’idée de la procréation des enfants doit être rangée au nombre |

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des vérités les plus absolues, il faut alors déclarer, sous peine de anquer à la logique la plus évidente :

© 1° Que le mariage doit être Meet à toutes les personnes pour lesquelles il esi a priori certain que la procréation des enfants est impossible ; =:

2° Que le divorce doit être admis pour loules les personnes mariées . qui ne peuvent procréer ensemble.

La vérité est qu’il n'y a rien à conclure, pour ou contre l'existence du mariage, de la procréation ou de la non-procréalion des enfants. Le mariage est indépendant de faits qui ne sont, souvent, que du domaine de la physiologie pure.

Si les théologiens ’et les légistes se rendaient un compte exact as

leurs propres vues, ce n'est pas la procréation des enfants, mais bien la satisfaction des appétits sensuels qu'ils devraient placer en

première ligne; aussi leur proposerais-je de rectifier la formule et

de dire, sans biaiser : le mariage a pour but la copulation régulière des deux sexes, aEn d'arriver, si fairé se peut, à la procréation des enfants,

Voilà, si je ne me trompe, une définition bien conçue qui peut

s'appliquer à tous les animaux qui ont en propre un sexe.

Mais si tout se réduit, pour l'homme et pour la femme, à une question d'accouplement, pourquoi eux aussi, comme d'autres êtres, ne pratiqueraieni-ils pas la promiscuité 2 Peut-êlre resterait-il à censuller certaines comvenances physiques, mais c'est là une bien petile chose et le Progrès se chargera de la faire disparaître : tout homme deviendra, de plus en plus, bon à toute femme et vice versa. Ei la pelygamic ainsi que la polyandrie s'épanouiront sous l'azur du ciel ! » |

Il est d’ailleurs intéressant de remarquer la rapidité de l’évolution du mariage depuis la Révolution. Les! philesophes du Xvin® siècle, Rousseau surtout, en plaçant le droit naturel au-dessus du droit humain, en substituant l'éducation naturelle à celle des dogmes et des moralistes, œnt ouvert la voie au « hibertinage » et le champ aux reven- dications de la femme, même du‘oint de vue sexuel. De là, d'une part, tout l'effort législatif de la Révolution en faveur du divorce : de là, l’éclosion de la httérature amoureuse et érotique de Crébillon à Restif de la Bretonne.

Le tableau des mœurs de Mhrcier et de Restif, appuyé

par tant de faits historiques, atteste la décadence pro- - fonde du mariage. Il est de bon ton de vivre, bien que mariés, chacun de son côté, dans des appartements à part,

et d’ avoir, comme nous l'avons vu, l’un, une maîtresse, tie l’autre un amant. Jusqu'à Napoléon, on ne parle plus d’adultère ; les mœurs sont dissolues, l’amant et la maitresse sont admis, officiels ; ils n’ont pas de caractère légrtime, mais ils ont droit de cité. (Il est remarquable aue toutes les fois que le pouvoir faillit, les mœurs rendent à l'amant ce droit de cité : Régence, époque thermido- +

rienne, 1848, fin de l’Empire, et surtout troisième Répu- | blique.) Avec Napoléon, période de rigueur, de moralisme * autoritaire : puis retour clérical, Restamation, règne des congrégatisns, poursuite contre les écrivains : procès de Flaubert, etc. même état d'esprit au début du dernier

“Empire. L'ouvrage de Poitou, conseiller à la Cour impé-

riale d'Angers, intitulé : « Du roman et du théâtre contemporains et de leur influence sur les mœurs » est le

plus symptomatique : c’est une charge à fond contre toute la littérature romanesque et romantique : Stendhal,

Balzac, et surtout George Sand, représentés comme des

démoralisateurs. Pourquoi ? Parce que tous ces écrivains

ont déterminé le mouvement d’esprit en faveur du droit à

l'amour, et, par là même, en faveur de la libération civile

de la femme. Comme toujours, la vie a imposé la loi. Alors les sociologues, Fourier, Saint-Simon, s'efforcent de trouver les formules, les cadres sociaux dans lesquels Ke femme sera affranchie comme l’homme : le problème est posé. [l va s'élargir avec les libertés républicaines et avec A la rapide évolution sociale des cinquante dernières : années. 4 Jci même, tour à tour, nous avons cité Bjornson, Bebel, . Ellen Key, Léon Blum, Victor Margueritte, dont nos. lecteurs connaissent au moins les idées essentielles. C'est une unanime poussée des penseurs et des philosophes vers. le divorce élargi, vers le mariage élargi, vers l’union libre, r vers le matriarcat au moins partiel, vers la liberté de la’ mère assurée par les droits de l’enfant. C’est Naquet, c’est Dumas fils, c’est Paul Hervieu qui sentent monter Ja révolte contre le droit autoritaire du mari ;+ c'est Ja fameuse polémique autour de la préface de la Femme 18708 César : Tue-la ! Puis vient l’innombrable production du

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théâtre et du roman, d'où il ressort qu’en fait les mœurs

ont rompu le lien du mariage, que les mauvais ménages

sont en majorité, que, comme le proclamaient le vieux code d'amour du X1I° siècle et les arrêts des Cours

d'amour, le mariage est incompatible avec l'amour com-

plet, lequel revêt un caractère fatal, impérieux et méluc-

table, que la femme aspire à l'amour et au changement,

que le sexuelisme trop méconnu est un facteur essentiel

- de l’amour et du bonheur féminins, que dès lors l’adultère

ne peut être un délit, que la femme a les mêmes droits que l’homme : nous avons vu tout cela en détail au cours des divers chapitres de ce livre. Enfin, comme nous l'avons également expliqué, est venue la psycho-physiclogie moderne, qui, s'appuyant sur les observations médicales, a démontré la fréquente incompatibilité existant entre les constitutions physiques, les tempéraments des deux époux,

Ja souffrance, dans les quatre cinquièmes des cas, de la

femme mariée, condamnée à ignorer la jouissance finale de

l'orgasme, et on a dû en conclure logiquement qu’il fallait x s » 17 Lo À x ,

accorder la liberté légale de l’adultère, donc la polygynie

ou la polyandrie à la majorité des conjoints ou alors le

divorce automatique.

Effectivement nous avons vu le divorce légèrement

… élargi par une législation nouvelle, les droits de l'enfant

commençant à être reconnus, première étape vers l’affran-

chissement de, la femme, et les mœurs plus libres prouver

que la femme nouvelle voulait, elle aussi, « vivre * sa

- ve!» & {l n'est pas admissible écrit Léon Blum, qu'une

femme mariée soit tenue d’opter entre le renoncement el la trahison. Îl n’est pas supportable qu’une jeune fille soit réduite à choisir entre le déshonneur et la chasteté forcée, entre le mariage qui ne satisfait que son instinct et le mariage qui ne répond qu’à sa prudence. »

Aünsi donc déjà l’amant se trouve légitime :

a) du point de vue physiologique et médical ;

b} du point de vue légal, puisque maintenant ‘fa femme condamnée pour adultère a le droit, après prononciation

du divorce, \d'é épouser son complice ;

c) du point de vue social (projets de loi tendant à légitimer l'union libre ; reconnaissance de l'enfant de père naturel, adultère de plus en plus impuni.) MAT

Le docteur Toulouse le constate aimsi (op. cit.).

« La Mie du problème social paraît PA à ‘être dans une forme d'union ayant les avantages légaux du mariage, avec les commodités de l'union libre, lesquelles ne sont pas plus grandes que celles de l'union libre, qui était, hier encore, un état immoral,

N“impie, dégradant, faisant mettre à l'index les individus. Mais ces idées ont changé. Beaucoup de « faux ménages », dont la tenue est respectable, sont reçus et traités d'égal à égal dans la société. Déja, dans le peuple, on ne fait guère atteniton entre l'une et l'autre union. Beaucoup d'administrations traitent sur le même pied le mari et celui que, dans là correspondance officielle on appelle « l'ami ». Dans mon service de Villejuif, l'égalité est complète entre ces deux personnes; je confie l'aliénée sortante à l'ami, aussi bien qu'au

mari. Les allocations militaires ne distinguent généralement pas

davantage. Et même, si la femme est mariée, mais vit depuis plusieurs années dec un autre homme, c'est ce dernier qui confère le droit à l'allocation.

D'ailleurs, pour le peuple, mariage et divorce ne sont pas des. affaires de conséquence. On néglige facilement de divorcer, comme on oublie de se marier. On n'attache pas tant d'importance à ces formalités, qui ont d’ailleurs moins d'objet que dans la bourgeoisie, par l'absence d'intérêts. Or, en démocratie, l'évolution des mœurs. populaires réagit sur celles des autres, classes par une tendance à uniformiser par en bas. » “4

À nos yeux, le vrai problème qui se pose désormais,

c’est celui d’une évolution de la conception des rapports . sexuels, non plus seulement du point de vue odieusement … À égoiste de l’homme, mais du point de vue des Droits de la Femme. e À la polygamie légale, chère à Georses-Mudienl 0

répondrait l’affranchissement total de la femme, avec J’amant légitime. Femmes procréatrices, soit, puisque ‘nous avons l'instinct de la maternité, et puisqu'il faut des en fants, mais procréatrices avec les partenaires de nôtre choix, car ‘nous voulons qu’on nous reconnaisse maîtresses de notre corps. | : 44

Je relisais, pour suivre ldioire de cette évolution de . nos revendications, les œuvres des écrivains de l’école 5e

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romantique, par APPART et c’est à chaque page que je trouvais une exaltation-de lamour allant jusqu’ à l’absolution de toutes les infidélités. C’est ainsi que George Sand fait dire à Lucrezia Florian :

« Ce qui ést spontané, irrésistible est légitime et de droit divin. Les passions les plus courtes ont pu être les mieux senties. Pourquoi donc en rougir, si elles sont sincères ? ». #

Quand son Jacques pare de sa femme et de son amant, Kal dit :

«© Ne maudis pas ces deux amants ! Ils ne sont pas coupables : ils s'aiment. Îl n’y a pas de crime là où ül % a de l'amour sincère. Îls ont de l’égoïisme et n’en valent peut-être que mieux. Ceux qui n’en ont pas sont inutiles à eux-mêmes et aux autres. » (Jacques, p. 417, tome Il.)

Jacques était Peur avec lui-même, puisqu'il s'était écrié :

« Le mariage esl une des plus odieuses institutions de la société. Qu'est-ce que. la vertu dont ils parlent sans cesse ? La vraie force est-elle d’étouffer ses passions ou de les satisfaire 2 Dieu nous les a-t-il données pour les abjurer, et celui qui les éprouve assez vivement pour braver lous.les devoirs, ous les malheurs, tous les dangers, n’estil pas plus hardi et plus fort que celui dont la prudence ei la raison arrêtent les élans 2 »

Stendhal nous dira (Fragments et abs CU pages 104 et 113) :

« Une femme appartient DE DROIT à l’homme qui l'aime et qu’elle aime plus que la vie... 11 a a d’unions à jamais légitimes que celles qui sont commandées par une vraie passion. »

Îl est certain que la supériorité, de l’amour libre sur le mariage, c’est qu'il semble plus en harmonie avec l'idée qu'on doit se faire de l’amant idéal de la femme, j'entends évidemment de la femme qui ne se vend pas : l’amant, c’est l'élu, celui. qu’elle a librement choisi, et pour lequel éprouve provisoirement le plus d’affinités de tout ordre.

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0 \ LD , 1 4 j Q \ 11 RAPIDES

C'est l’idée qui dominé le beau livre de M. Charles a Albert : L'amour libre (1), dont les extraits suivants don neront un aperçu suffisant : | MN

L L'ambur est Etant tout ant choix Mais il n'y a pas de choix possible sans. liberté. La garantie, la sanction de toute espèce de. choix, c'est l'indépendance. Il semble que l'amour n'ait été célébré . jau long des siècles par l'évolution que pour une minorité de: bienheureux et doive rester, pour la masse, à l'état d'illusion décevante, En ce qui concerne le sexe, les satisfactions compensatrices offertes à l'individu et auxquelles il s'’accommode le plus souvent. sans coup férir s'appellent de deux noms tristement célèbres : « la. prostitution et le mariage ». À ces formes d'union sexuelle selon la propriété, selon le salariat, selon la famille et selon la loi, s'en tiennent la majeure partie des hommes et des femmes. Dans l'immense majorité des cas, la prostitution n'ést faite que de misère. FN

On comprend la soilicitude de l'Etat touchant la prostitution, pourquoi il la facilite, la règlemente, la subventionne, et tient ef grand livre du commerce... À:

Du temps de Solon déjà, réglementer la prostitution, ce n'était pas un moyen de la réprimer, mais de l'encourager au contraire, de l'avoir toujours sous la main pour le bon fonctionnement de la société. Et cette doctrine fut toujours la bonne adoptée par les gouvernants, promulgueurs d'édits et faiseurs de lois.

…Que la prostitution continue d'être surveillée, encouragée et recrutée, ,comme il est logique, par les fonctionnaires de l'Etat” capitaliste, dont elle sert si bien les vues, qu'au contraire elle « s’affranchisse comme cela c'est produit en quelques pays où des pratiques outrageantes à Îa dignité féminine ont dû céder devan la poussée de LORD la prostitution n'en durera pas moins aussé ; longtemps que la sociélé actuelle, dont-elle est, à un double Roi V3 de vue, le fruit amer, la tare accusatrice... | à

Tant que les hommes resteront soumis aux influences d'un milieu régi par les lois de la propriété, incapables d'’ acquérir la liberti économique et la liberté morale, ils ne pourront ni ne voudront, en à majeure partie, s'élever à la forme supérieure de l'instinct sexuel, l'amour, et, pour en tenir lieu, ils encourageront chez la femme l'habitude de vendre son Corps.

De

(1) Librairie Stock,

| A AR Sn te mu

doigt un peu dans tous, les mondes, Leur incompatibilité, au conlraire, semble de règle, Elle a été si souvent observée qu'elle est devenue pour beaucoup article de foi.

Ce Mariage et prostitution sont le dénouement, divers en apparence, identiques .en réalité, des mêmes complications sociales ! ».. Le mariage se prête mieux que le métier des filles à la trans-

ression de la loi d'amour et'offre un champ plus vaste, si l’on peut lire, à la déchéance sexuelle. Le mariage fournit à l'homme! une : jccasion de trafiquer de son sexe.

Plus étendue que l’autre et plus variée, la PROSTITUTION coNju- ALE est autrement grave aussi en conséquences : à travers leur vie out entière, jusqu'en celle de leurs enfants se perpétuera LE MEN- ONGE commis par les époux de hasard. Que plus tard vienne ‘amour, ou il se brisera contre la fidélité de convention apprise ar le préjugé, imposée par la crainte, ou si la libre inclination riomphe de l’accouplement bestial, ce sera le signal des tortures ui empoisonnent la vie, des drames qui l'ensanglantent…

La liberté de l'amour n'est pas chose tellement simple qu'un aragraphe de Code puisse le décréter…. \ L'amour libre, c'est l'amour libéré de toutes les entraves qui, isqu'ici, l'ont empêché, dans une si large mesure, de présider l'union de l'homme avec ia femme. L'amour ainsi libéré fera, de jute nécessité, l'union libre, c'est-à-dire : la faculté de conclure à à guise l'union conjugale, de la rompre même, ET DE CONSERVER, ENDANT QU'ELLE DURERA, TOUTE SON INDÉPENDANCE... Pour que amour soit libre, il faut que les relations de: sexe à sexe ne soient (Us déterminées, encouragées ou découragées, comme aujourd'hui, ar les conditions de la vie matérielle, mais par) les besoins et les | 0 du sexe lui-même, “L'amour libre, c'est le sexe gagnant son droit de cité, c'est tivité altruiste de l’amour reconnu comme seul juge et seule

ältresse en son propre domaine et comme équivalente aux autres, za liberté de l'amour ne sera qu'une première étape qui mènera

jourd'hui et qui deviendra chose naturelle, dès qu'affranchis des ue du salaire et de la propriété individuelle, nous nous éoccuperons d'être des hommes et des femmes avant d'être des

lariés, »

| Cette dernière phrase découvre que M. Charles Albert

it grand et loin. Farlant, moi, des avenirs plus rapproés de nous, je rappelle que je m’en tiens provisoirement

f;rÈ

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