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au mariage, en laissant à chacun des époux sa liberté sexuelle, ce qui sera peut-être la transition nécessaire aboutissant eñ dernière analyse à l'union libre, pour quand les hommes seront moins mufles que ceux de nos généra= tions actuelles. Pour l'instant, et afin de ne pas effrayer les esprits timorés pour qui la famille est sacro-sainte, je e demande que la suppression du délit d'adultère, a toutes les conséquences qui en découlent et la sauvegarde des droits de l'enfant. Ke Re J'ai retrouvé les mêmes idées que celles de Charles
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Albert dans le remarquable livre du moralisie américai Edward.Carpenter : L'avènément de l'amour, où l’auteu insiste sur la nécessité pour nous de nous libérer du pré jugé sexuel. Il écrit : « Le sexe est le symbole de l'amou dans le monde physique... . Ne viendront-ils jamai l’homme’et la femme, ou la race d'hommes ei de femme pour qui l'amour, en ses diverses manifestations, sera, de l'origine, un tout parfait et naturel, libre et harmonieu | ment équilibré 2 » « La libération souhaitable et pro de la femme suppose la suppression complète de l'esclas vage économique La femme indépendante peut se disposer de son sexe comme elle l'entend. Libre, el saura faire de cette liberté un usage raisonnable et sain Un maître du féminisme contemporain, M. Oct Uzanne, qui a publié, aux éditions du Mercure France, un délicieux livre, plein d’anecdotes charme intitulé « Le Célibat et l’amour », convient également « L'AMANT SERA UN MARI SUPÉRIEUR, MAIS N ÉTERNEL. » Rémy de Gourmont avait écrit, pou ouvrage, une fort belle préface, où il envisage l'a profond du problème de l’amour libre : Ve
& L'amour ne dure pas, il se renouvelle. Or le mariage s'opl à ce renouvellement. Donc l'amour et le mariage sont incom bles: le mariage a d’autres buts et d'autres mérites. Il esta certain, c'est qu'on est né amant comme on est né mari: il fan cela des qualités spéciales, dont la première est læsensi c'est-à-dire l'aptitude à la tendresse. La plupart des homme fondent l'amour avec le besoin d'aimer, et bien entendu ils« dent ce besoin d'aimer avec ce besoin génésique dont Hav
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Ellis a fait tenir tout le mécanisme en ces deux mots fort indécents : tumescence e{ détumescence…. Don Juan n'est pas un amant : il est le voyageur, le promeneur, le rôdeur, et il profite de l'occasion, tout simplement. Je pense à l'union brusque de deux désirs que le hasard a jetés l'un vers l'autre : ce n'est plus le choix d'un être ennoblissant l'acte nécessaire: c'est l'espèce tout entière se mêlant en deux êtres avec une obscure frénésie. Pas de nom, pas de lendemain, mais un souvenir qui sera peut-être un regret, lors des rencontres trop civilisées. »
C'est en lisant romans et pièces de la littérature contemporaine, œuvres de Marguerite, de Rosny, de Jules Bois, de Michel Corday, et, rétrospectivement de Dumas fils, qu'on est frappé de la différence profonde des esprits et des mœurs entre la période — disons : d’avant-guerre aux environs de 1910) et la période actuelle. Que de préjugés déjà disparus, que d’idées neuves ont fait rapilement leur chemin dans ces dernières années 1 On en était resté à Tue-la, de la Femme de César, aux Idées de M°° Aubray, puis aux T'enailles et à ce chefl'œuvre aujourd'hui vieilli : Le cœur et la loi. Que tout la est loin ! Ces pièces n’ont plus de raison d’être : le livorce est entré dans les mœurs, et comment ! Les Teidilles sont ouvertes et la loi commence à admettre les äisons du cœur, Il est même stupéfant que l’évolution uridiqüe du mariage ait pu s’accomplir en si peu de temps. ais le conflit subsiste permanent entre le vieux code et % aspirations légitimes de la femme moderne. Il nous araît aujourd’hui si naturel que la femme dispose d’ellelême, cœur et corps, que les romans, même les plus udacieux d'il y a quelques années, ont pareïllement ie1lli et paraissent désuets. L'idée plus neuve, qui se fait our dans La Garçonne, dans Le Compagnon, dans l'Ændineuse, dans La Rebelle, dans l’Indomptée, dans Sésame, est que l’amour libéré devient plus pur. La femme affran- ’ ie est plus febelle aux entraînements des sens et sait mieux , Valeur de ce qu’elle donne. Aussi, étant mieux gardée son intelligence, choisit-elle son amant plus consciensusement, quitte à le changer quand elle aura cessé de aire, ou à le compléter d’un autre, ayant les qualités qui
MD PL Jui manquent. Maïs de à la Bourget, à la Maupassant, à la Donnay, l'amant d'amour et d' adultère, l amant de cœur, c’est une espèce qui disparaît. Le cinq à sept. des | garçonnières est fini et remplacé par celui des dancings, des maisons de thé et de rendez-vous. Les exigences de. la dureté des temps ont réalisé le miracle de. réconcilier l'argent et l'amour, par ‘amour de: l'argent. AA UTE Ce qui triomphe, c'est le flirt et sa presse multicolore : Fantasio, Rire, Sourire, Journal amusant, Froufrou, Humour, Gens qui rient, Paris-F lirt, Mon F lirt, Paris Galant, Cupidon, etc... Cette éclosion de feuilles nouvelles, toutes florissantes, à côté de leurs aînées, est un signe des temps. Le Greluchon sait se faire tantôt sentimental, tantôt
passionnel ; mais il n’es qu un passe-temps, j'allais é écri
celui qui ame et qu’ on aime, au Ron ee 1 avec le mari. C’est l’homme librement choisi par: Ja fem au besom à côté de son mari, qui a été, lui, plus ou m imposé par les intérêts, les circonstances ou les rela Ce sera l’amant qui sera l'époux futur, l'époux de |! nouvelle, de la femme future, ce sera lui, l'amant Le qui remplacera le mari légal, quand l'ultime év du Mariage aura légitimé Ps libre, et il aura :
a UE par Sn ba dans l’'Eve Fo e par Paul Adam, dans Clarisse, de toute une civ
— Pourquoi donc, chère Marianne, tes compatriotes nous combattent-ils, ainsi, nous auires Marocains ?
— C'est que, mon cher pacha, il y a entre eux trop de différence. Vos hommes sont pour la multiplicité des
femmes et nos femmes pour la polyandrie.
Ve. (Wiener Caricaturen.)
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Lovele, car la société future se fondera sur l'amour souverain. :
Est-ce à dire pourtant, que, dans cette société idéale, mais d’une réalisation encore lointaine, l’ Amant, légitime ou légal, sera le seul élu, non pas seulement pendant toute la vie d’une femme, mais pendant le temps même de son triomphe. |
Je ne le crois Das, parce que d'abord ce sera contraire au besoin instinctivement polyandrique de la femme, et parce que l’amant ne songera même pas à demander une ridicule promesse de fidélité anti-naturelle dont il se moquera éperdument. | | * Sans doute — et j'insiste sur ce point — ce n'est point demain que ces mœurs idéales règneront sur notre pauvre humanité, aussi je me soucie d'un avenir plus. immédiat, de celui que crée le présent. Et je prétends que demain nous pouvons voir admettre une polyandrie légale, mais bien entendu, facultative. Ce qui s'y oppose, observe le docteur Toulouse, c'est l'enfant, parce qu'il se trouve que la famille est fondée sur la paternité ; mais rien ne prouve que la femme, conquérant plus d’indépendance, ne demande pas un jour que l'enfant lui appartienne en propre, le père restant son tuteur légal.
… D'ailleurs, l'éducation sexuelle, de plus en plus développée publiquement ou clandestinement -— et mieux vaurait à tous égards qu elle fût donnée à l’école, au grand our — permet d'envisager une phase nouvelle de l'é évolution sociale, celle de la maternité consentie. Nul n'a
Hraité ce sujet avec plus de profondeur et de clairvoyance que Michel Corday, dans son beau livre « Sésame » dont la thèse se résume en cette: protestation éloquente de 1 femme, digne d'amour, prête à se livrer à l’élu de à cœur ei que retient « la contrainte sans issue » :
fan | c'est affreux, je sais, cette barrière là, toujours entre nous, et de souffrir et de vous faire souffrir. Maïs, pourquoi, aussi, ne puis- je pas disposer de moi-même ? (C'est injuste, injuste. J'ai conscience de tout ce que je crie, de tout ce qui sort de mes mains, de tout ce qui sort de moi-même, Je choisis le