‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 25 sur 149 · ROC MAS · texte numérisé non relu

ROC MAS

ue même quand. un éerlain atheil Hllener exislerail, est une condition sine quà non et ter non du mm?

Rs

entre les fiancés peut seule leur donner assez de confiance

à ï couple doit, avec la plus grande tendresse et la plus re délicatesse, se sonder ets éprouver muuellement.

mieux d’ ailleurs dans un instant, ce désir légitime de deux

jours existé.

logue : r AA

une. condersaion. | EOBALIE, — Est-ce que les odiailons produisent des enfants?

- AaANGiPPE. — Un jour qu'il me trouva seute, il se mit à badiner elme chatouilla les asselles et les flancs pour me faire rire. Moi, qui ne peux souffrir les chatouillements, je fombai à la renverse sur "som lit Il se bencha sur moi, me couvrit de baisers, Je ne sais ce

quil fit ensuite; ce qu'il y a de ceriain, c'es! que, peu de jours après, mon Déntre grossil.

tot de bon >

ANTIPPE, — Je crois que je suis encore enceinle,

EGLALIE, — Bravo ! le fonds et le cultivateur ne laissent rien à

Mn, -: désirer.

-XaNTIPrE, — En cela il ést Lay habile que je ne ne

ŒULALIE, — Ce reproche est: assez rare dans la bouche des

femmes.

RFF de le Bretonne: a esquissé la. has 1. sa.

du nouvelle « Le mari à l'essai » (Les Contemporaines: et extrait suivent eu conrere une idée suffisante :

re docteur Me aifirme « qu "une longue intimité

mutuelle pour leur permettre de s'engager l’un à l'autre. » Mme Marie Carmichaël Stcpes convient que chaque

us bien Au te que, comme nous + ee

fiancés de s’essayer l'un l'autre, avant de se lier, a tou-

Relisons, dans le mariage d'Erasme ce savoureux “de

XANTIPPE. — Avant de noùs marier, nous avons eu, ensemble, |

EULALIE. — Venez, maintenant, dénigrer voire mari eut engendre des enfants en badinant, que sera-ce lorsqu'il fera la chose

AREA UN

« Lorsque j'aurai trouvé l'homme que je veux, je ne lui donnerai pas ma fille sur-le-champ. Je ferai des essais. Maïs, outre que j'ai formé ma fille pour qu'elle puisse les supperter sans danger, c'es! que je ne l’abandonnerai pas d'un instant. Au“reste, j'aimerais mieux que Sophie trompée, de la manière que je l'enends et d'après un essai, fil un enfant sans être mariée, que de la voir malheureuse ad remède avec un mari. Cela est contraire aux mœurs, dira-t-on ! Moi je n'ai qu'un principe en morale, c'est

qu'elle nous doit rendre heureux. On n'est heureux que par la wertx,

je le sais; aussi ma Sophie n'en manquera-t-elle jamais, et, si elle était victime des circonstances, ce serqit un malheur toujours moindre que celui que je veux éviter. J'ai out dire, ou je l'ai lu, qu'il y avait un pays en ÀAfrique, dont la reine essayait les plus beaux jeunes gens de son royaume avant que de se donner un mari. »

Ce mariage à l'essai fut autrefois en usage dans certains pays comme coutume locale. Il était même tellement fréquent qu’on admettait la validité de contrats stipulant une durée de mariage renouvelable au gré des conjoints, absolument comme un bail. Le docteur Garnier rappelle, probablement d'après Evariste T'hévenin (1), celui qui a été célébré en 1297 dans l’Armagnac : deux nobles s'étaient mariés pour sept ans, en se réservant la liberté de proroger leur union, s’ils étaient contents l’un de l’autre.

C'était le rêve du Prince de Ligne, qui écrivait : |

« On aurait dû appliquer au mariage la police relative aux maisons qu'on loue pour un bail de trois, six, el neuf ans, avec pouvoir d'acheter la maison si elle vous convient. On pourrait très bien permeïtre trois mariages aux hommes el aux femmes. Deux serviraient d'épreuves ; on vivrait dans celui où les humeurs seraient le mieux assorties. »

Aujourd’hui encore, en Perse, où le divorce est aussi fréquent que peu sérieux, les unions temporaires pour une période de vingt-cinq Jours et même d’une durée moindre sont régulièrement consacrées par le ministre du culte.

Et, sans aller si loin, Forel rappelle (2) qu’au point de

(1) Le mariage au x1x° siècle : Ce qu’il est ; ; ce qu’il doit être (1862).

(2) Op, cit,

ste À

vue religieux dogmatique, on s’est souvent fort indigné | de l’immoralité de certaines mœurs des paysans, car il règne, en général, chez eux une grände liberté des rapports sexuels entre filles et garçons avant le mariage. Et il ajoute : :

Q Îl s'agit d'un phénomène naturel, d'une sorle d'épreuve aui rappelle le mariage à l'essai de certains peuples sauvages, ou le band-fasting des Ecossais, dont nous avons parlé au chapitre VI. Les personnes qui tolèrent la prostitution et prennent sa défense devraient avoir honte de leur hypocrisie et de la façon dont celles torturent la morale, lorsque d'un même souffle elles reprochent avec indignation aux paysans leurs unions illégitimes naturelles, »

Forel a raison de s'élever contre l'hypocrisie de la morale mondaine, mais-il a tort de sembler dire que ce mariage n'existe que chez éertains peuples sauvages. Puisqu’il connaît le beau livre du docteur Anton Nystrom (1), qu'il cite même quelquefois, que n’y relit-il cette page :

Chez un grand nombre de peuples, on avait institué le miariage d'essai, pour permettre aux conjoints de se rendre cempte s'ils se convenaient l'un à l’autre avant de se lier pour toujours,

Dans l'Egypte ancienne, un homme pouvait prendre une jeune fille comme « camarade », autrement dit, vivre à l'essai avec elle pendant une année. Au bout de ce temps, elle pouvait soit le quitter avec restitution de sa dot; ou bien, si elle répondait à l'idée qu'il s'était fait d'elle, et surtout si elle était devenue mère, devenir sa femme légitime, obtenant alors de ce fait de plus grands privilèges dans la maison. L

Dans l'antiquité juive, les Essées prenaient leurs femmes à l'essai pour trois ans. À Ceylan, le mariage se contractait provisoirement pour quinze Jours, terme au bout duquel il était consacré définitivement ou bien rompu, les conjoints s'en allant chacun de son côté,

En Islande, il est d'usage que les conjoints conviennent de vivre ensemble une année, au bout de laquelle, s'ils sont d'accord, ils deviennent époux. Dans le cas contraire, ils-se séparent sans qu'ils aient à encourir le moindre blâme pour cela. Cette convention peut aussi entraîner l'obligation du mariage dès le début, par exemple s'il est né un enfant ou, au contraire, si la femme semble devoir être

(1) La vie sexuelle et ses lois. Vigot frères, éditeurs,

Page 1