F) DANS LE MORVAN
D'après Le Caducée, dans le Morvan, pays de nour-
rice, ON ESSAIE LA FEMME avant de se marier. Dès qu’elle devient grosse, on l’épouse de suite.
G) DANS LES PYRÉNÉES (Ariège) pe
D'après le docteur Ed. Chaumier, le savant de Tours bien connu, dans la pittoresque vallée de Bethmale, en
particulier à Massat, de même que dans la vallée de
Biros, LES JEUNES FILLES QUI N'ONT PAS EU D’EN-
FANTS OU NE SONT PAS ENCEINTES NE PEUVENT PAS TROUVER DE MARI. I paraît même qu'en prend les femmes à l'essai et qu’on ne se marie avec elles que si elles deviennent mères. Re
Commentant cet exemple typique de la grossesse d'essai, Henri Duhamel écrit: = | « Le Mariage à l'Éssai se pralique dans les Des ii ont la
spécialité d'alimenter de néurrices les grandes villes. Le choix d'une * femme acquierl la même imporlance, se lraile avec les mêmes
méthodes, se conclut avec les mêmes garanties que le choix d'une n
génisse, ..
« Mais la tradition est inexacie, d'après laquelle les jeunes filles de ceite vallée, dès qu'elles ont ‘atteint l'âge de raison, offrent d'elles-mêmes à eéffeuiller lear couronne, pour aller au plus vilé se louer comme « remplagantes » et gagner une dot à leur fiancé. — Si elles le font, c'est sans aucune arrière-pensée de lucre où de progéniture. Elles balifolent pour rien, pot le plaisir, » À Un mois, 3 mois, 6 mois après, un jeune RU ER vient su monde.
& Il est inoui qu'un Beihmalais core une jeune fille sans la. bousculer quelque peu. La Belle riposte avec plus ou moins de vivacilé; mais le jeu ne paraîl point lui déplaire.…. »
{ Cela’ est conttant. et très exact Chez tous les Primiifs, à OrbERtE le docteur Marcel Baudouin. |
ie IÙ ŒEN CORSE
Extrait d'une étude de M. À. de Mortillet, dans La Revue Anthropologique : |
&« En Corse, le Mariage consisle principalement en une -cérémonte, que l'on nomme Abbracio où Abraccio (l'embrassement) el qui se passe en famille, après le consentement des deux intéressés el de leurs-parents.
C'est là le seul mariage, le seul qi compte, aux yeux des Corses,
“ célui que l'on n'a plus le droit de rompre ‘impunément, — 4e
rnariage civil el le mariage religieux ne viennent que plus tard, parfois plusieurs mois après l'Abraccio; el il n'est pas rare que la mariée soit alors dans un ÉTAT AVANCÉ DE GROSSESSE. »
Pour corroborer cette assertion, qu’on vérifie d’ailleurs ‘en compulsant les actes de l'Etat:Civil, le docteur Baudouin cite opportunément cet extrait de d'itinéraire descriptif et historique de la Corse, de M. Léonard de Saint-Germain, qui prouve bien que ce qui compte, en : Folklore, pour le mariage, c’est la grossesse, -et nullement l’abraccio, destiné seulement en principe à en cons-