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tituer l'annonce publique officielle : « Si le fiancé meurt après l’abraccio, mais avant la consécration du mariage à l’église, sa fiancée est considérée comme veuve etdoit se soumettre au deuil consacré par les coutumes. »
ÏJ) EN SAVOIE
En Savoie, d’après A. de Mortillet, déjà cité, exis- Lait aussi jadis la Grossesse à l'Essar, dans les mêmes conditions que dans la Nièvre et les Pyrénées.
Après avoir établi, par de longues et minutieuses statistiques, que le maraichinage favorise à la fois le mariage et la natalité, après avoir prouvé que deux jeunes filles maraichines sur trois se mariaient déflorées et 50 % enceintes, le docteur Baudouin fait une remarque judicieuse dont nous soulignons l'importance, au point de vue spécial du droit de la femme au plaisir sexuel. Il écrit en effet :
« Le baiser intrabuccal renseigne en pratique d’autant mieux les époux futurs sur la valeur sensorielle de leurs muqueuses bucco-linguales qu'ils ont été à même, par la même occasion, de s'instruire sur les sensations que leur donnera, pendant le mariage, le contact des muqueuses génitales, cela grâce à l'acte complémentaire du rapprochement sexuel, qu’il est vraiment bien difficile d'éviter en l'occurrence. ». |
Ces privautés avant la noce ont donc le double avantage, pour chacun des époux, de les renseigner, l’un et l’autre, sur leurs capacités et sensibilité amoureuses. Il y a essai de part et d’autre, de la part des garçons comme des garçonnes, qui ne se privent pas, nous l'avons vu, de changer de partenaire et se réservent tellement bien le droit de recaler le candidat que voici un savoureux aveu du docteur Baudouin, intitulé : « Restriction des grossesses : »
« Les & Maraichines » ont, paraît-il, une idée spéciale sur le processus de la fécondation. — D'après elles, raconte-t-on sous le boisseau, les ÉJACULATIONS, succédant à une première, dans l'espace
de quelques heures, ne seraient pas FÉCONDANTES, tandis que la prémière le serail très souvent.
On conçoit à quelles habitudes une telle manière de voir peut aboutir ! Elles sont d'ailleurs assez difficiles à décrire, mais assez faciles à deviner.
Aussi les « Maraichines » s'atrangerelent- -elles, lorsqu'elles ne désirent pas se marier avec le galant choisi, pour que, presque toujours, la première éjaculation ait lieu dans des conditions telles qu'il n'y ait pas de fécondation possible (coït incomplet, avec pre- -mière éjaculation hors des parties génitales, par Masturbation simple de l’homme, ou tout autrement),
Après celle opération préliminaire, elles s'en donneraïent à cœur joie; elles passeraient, comme elles disent, € un bon moument », le Coit complet étänt alors admis sans aucune résistance... »
« Toutefois, s’empresse d’ajouter notre honnête auteur, la proportion des jeunes filles qui se marient enceintes est telle qu’elle prouve que ce n'est là qu’une déformation et qu'un accident, très anormal, de la coutume, réservé plutôt à certaines détraquées el excilées génitalement parlant. »
Et, pour nous faire vite oublier ‘la pensée que du
libertinage sans but honnête pourrait hanter l'esprit de ses compatriotes des deux sexes, il se hâte de nous conter une anecdote vraie, attestée par un médecin de ses parents et par le poète maraichin Auguste Barrau, et de nature à démontrer que le prêt des maris n’est point un mythe.
Un jour arrivèrent, à la consultation de son cousin, médecin à Challans, deux femmes, dont l’une se croyait enceinte et le pria de l’examiner. Le docteur, ancien interne des hôpitaux de Nantes, confirma le diagnostic. Alors la compagne de cette femme réclama à la femme enceinte, devant le praticien, « Cinquante Francs, POUR LUI AVOIR PRÊÉTÉ SON HOMME ! » |
‘À, Barrau a raconté ainsi la scène : « YŸ tou disait baé que, si t’avo poué d'infaints, la faôte en était à ton homme qui n’valait rien ! À présent, baille mé les cinq pichtoles qui avions caonv'nu l’jour que yé acaonseinti à t’proter le maen... »
Le plus joh est que l'affaire alla jusque chez le Juge
an Ve
de paix, qui prononce d’ailleurs aux torts de ne récla-
mante.
Ïl y avait cependant, pour Hot le langage du droi louage de services, qui pouvait mériter salaire !…
Quant au prêt des épouses, il paraît que maraichins | et maraichinés y sont réfractaires et que: deux maris, même
sympathisant, ne se ré péteraient pas la phrase romaine ?
« Prêtez-moi votre épouse, gi elle y consent, pour que se cimente un lien se d'amitié entre nous, qui aurons pat” tagé sa couche. )
Bref, San notre auteur, le maraichinage of Das que des avartages, dont le principal est d'augmenter … le nombre des naissances, comme le prouvent ses statistiques, DANS LA PROPORTION ÉNORME D'UN TIERS..
Voyez les résultats qu'il donnerait, s'il était pratiqué dans toute la France !
« Donc défendons le baiser si nous voulons que noire race ne disparaisse pas désormais de la surface de la terre. Qu'il soit
extra ou intrabuccal, qu'il aille jusqu'au cataglottisme le plus
typique, que nous importe ! Si cette dernière forme est la meil-
leure pour lutier contre la dépopulation, n'hésitons pas 1
On a dit : Debout les morts 1 Crions à notre teur : Couchés, ji ù
amoureux [ Des enfants, par le baiser el par l'amour ! Cet ouvra-
ge apporte une solution imprévüe à la crise extrêmement dange-
reuse qui sévit sur les naissances, el par les temps qui courent, C'est
là, un préblème vital pour la France. On doit done l'envisager de face, sans fausse honte et avec le plus grand couragé, même dans les!
milieux fémimns les plus civilisés, La jeune fille doit y songer, tout autant que son futur mari, dès maëntenant, si l’on veut pré
parer l'après- “guerre et refaire ce que cetie terrible aventure des dernières années aura détruit. :
I} faut reconstruire par tous les moyens, même les moÿens Pré- j.
HISTORIQUES. Ce sont parfois les meilleurs, au demeurant.
LE MaRAICHINAGE est, en effet, sous l'allure d'un faux liber- | tinage, un Essai, -irès long de part et d'autre; une EXPÉRIENCE, «
librement consentie, sans vestricon sensuelle d'aucune sorte, puisque très souvent il y a GROSSESSE, ef sans aucune conséqüence
grave, au point de vue de la MORALE UTILITAIRE, même quand le,
Baiser est public et s'accompagne de Rapprochements génitaux
\ menant à la GROSSESSE avant LE MARIAGE, »'