VOLTAIRE
Eve n’a pas toujours été maudite.
M°° Paul de Lauribar (1), à qui je vais emprunter
quelques matériaux au cours de ce chapitre, rappelle
opportunément que, dans la Genèse hindoue, exactement
semblable à la nôtre, avec cette différence qu’elle est.
revêtue d'une poésie divine, c’est l’homme, Adima, qui
(1) Op. cit.
a entraîné la nus à la désobéissance. Elle a hésité, d’abord, mais l’amour qu’elle avait pour lui était si grand,
qu’elle l’a suivi et quand le châtiment arrive, elle le console et prie Dieu de lui pardonner. Comme Héva n’a
: péché que par amour pour son mari et qu’elle a espéré
en la miséricorde divine, le Seigneur pardonne et annonce que c’est par une femme que viendra la rédemption.
- Vischnou s’incarnera dans le sein d’une vierge, pour
apporter la consolation et l’espoir à l’humanité. (RAMA-
TSARIAR, Récits et commentaires sur les Védas. }
Et voici quelques maximes cueillies au hasard dans les livres sacrés de l'Inde :
« L'homme n'est complet! que par la femme; celui qui ne se marie pas dès l'âge de virilité doit être noté d'infamie… »
« Celui qui est maudit par une femme est maudit par Dieu. »
« Les ee des femmes allirent le feu Ge à esur ceux qui Le forit couler.
€ ME à qui se rit des souffrances des PR Dieu se rira de ses prières. » ANT |
« Les chants des femmes sont doux à l'oreille du Seigneur: les hommes ne doivent point, s'ils veulent être écoutés, chanter Îles louanges de Dieu sans les femmes. » \
& Que le prêtre laisse la femme brûler les parfums sur l'autel, quand- il sacrifie pour la cr Rene pour les fruits, pour la maison et les fleurs. »
& C’est à la prière d'une femme que le Créateur pardonna aux hommes, maudit soit celui qui l'oublie 1 »
« La femme vertueuse est exempte de toute purification, car. elle n'est jamais souillée, même par les contacts les plus impurs. »
QT n'y a pas de crime plus odieux que celui. de persécuter les femmes el de profien de leur Jupe pour les dépouiller de leur patrimoine. »
« En accordant la pari qui lui: revient à sa sœur, chaque frère doit y\ajouter du sien et lui donner en cadeau la plus belle génisse de son troupeau, le plus pur safran de sa récolle, le plus beau Es de sori écrin. »
« Lorsque les La par artnet) d'esprit, se meïtent en possession des biens d'une femme, de ses voitures ou de ses bijoux,
ces méchants descendent au séjour infernal. »
&« Partout où les femmes vivent dans l'affliction, la famille re tarde pas à s'éleindre. »
« Les maïsens maudites par les fernme: auxquelles on n'a pas rendu les hommages qui leur sont dûs voient t& ruine s'appesantir