PANNES
Nas mœurs ont-elles évolué depuis ? Non l Beaucoup 5
d'hommes, Georges-Anquetil peut-être, en sont encore à
cette définition que donnait Xénophon des devoirs de la :
femme mariée : a
« Elle doit ressembler à la reine abeille, ne pas sortir
de la maison, exercer une surveillance active sur les servanles, leur distribuer leurs tâches diverses, recevoir les provisions et les mettre en ordre, serrer avec soin tout ce
qui n'aura pas été employé, ranger avec soin tous les |
ustensiles de cuisine et les tenir bien propres, elc. »
Cette définition du mariage était déjà odieuse aux femmes grecques, et c'est contre elle que s’élèvaient avec fureur les Lysistrata, avec le sourire les Aspasie. À preuve les conseils que j'ai déjà cités de la célèbre courtisane.
J'ai également parlé des revendications des femmes.
égyptiennes. Voict le télégramme du Caire du 21 juin.
1923 auquel je faisais allusion ; il est publié dans le |
numéro’ du 22 juim des Nouvelles d’ Alger :
« Înlerviemée par un rédacteur de l « Epoco »,
Mme Hoda Charavui pacha, déléguée égyptienne au Congrès international féministe, a déclaré que les fem- . mes égypliennes demandent une plus grande liberté et une
plus grande instruction ; que l’âge de pouvoir contracter: mariage soit fixé à seize ans au moins el que les parents.
soient obligés de faire connaître à leurs filles leur fiancé. »
Il est bon que les générations de l’avenir sachent où ‘ en est l'humanité du XxX° siècle, au point de vue de l'émancipation de la femme ! Il est bon que je brosse un rapide tableau des conditions dans lesquelles continue à se con-
clure lé mariage, afin qu’on sache bien au moins s'il est,
pour la femme, compatible avec la moindre parcelle de bonheur et qu'on s'explique le peu d'enthousiasme de toutes les époques pour l’état matrimonial monogame.
L'Amour qui se marie aussitôt bat de l'aile.
Car c'est un sort presque faial:
Qui dit mariage dit transes, |
Soucis, ennuis, mornes souffrances,
Cruels soupçons, malheur final.