‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 9 sur 149 · LL PP · texte numérisé non relu

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c’est subi* une déformation physique qui fait tourner le regard du mari vers celles qui restent toujours sveltes ; c'est risquer, lorsque ce regard reviendra vers vous, qu'il

| se détourne à tout jamais d’un ventre sillonné de verge-

tures et de deux mamelles pendantes. Il ne s’agit pas ici d'une jalousie stupide ; nous accepterions encore de le partager avec d’autres si nous étions sûres de conserver son désir. Mais que peut la pauvre maman contre la belle fille sans enfants aux seins fermes et au ventre lisse > Et c’est là où est tout le mal : la femme mariée craint une concurrence redoutable et fuit la maternité parce qu’elle est trop souvent la fin de l'amour.

Ce qu'il faudrait, voyez-vous, c’est que toutes les femmes fissent des enfants : on oblige bien les hommes au service militaire : pourquoi n'obligerait-on pas les

femmes à servir leur pays à leur manière ? Il suffirait

de deux enfants par femme pour que le pays fût sauvé, : et deux enfants, ca n’est pas la mer à boire ; je peux le dire, moi, car je les ai. Et je prêterais mon mari de' bon cœur à toute jeune fille décidée à faire comme moi — 1} accepte Î —— j'aimerais encore mieux ça que d'en faire d'autres ! —— Lui aussi, du reste ! —— Et pardessus le marché, je lui donnerais encore de bons conseils (à la jeune fille) pour qu'après deux enfants, on l’appelle encore mademoiselle, comme ca m'est arrivé encore hier.

Pourquoi n’aurions-nous pas une loi ainsi conçue :

Toute personne du sexe féminin n’ayant pas eu d’enfants devra, à 25 ans révolus ou plus tôt si elle le désire, se soumettre à une visite médicale discrète et à domicile. Si elle est reconnue saine, elle recevra dans les 24 heures la visite d’un homme sain chargé de la féconder. L'Etat prendra à sa charge tous les frais pour

l'éducation de l'enfant, que rien ne aïstinguera d’un ‘enfant légitime.

Tous les enfants, reconnus ou non par le père, porteront le nom de la mère et rien ni dans leur Etat-

= | Le < Far 4 Civil ni dans leurs’droits ne distinguera plus un enfant naturel d'un enfant légitime, Tout homme sain de 25 à 35 ans ds. ie l'an, prêter son concours pour la fécondation oblige toire. ta 35 N'allez pas croire que je plaisante. Cette loi . erait accueillie avec enthousiasme, et par les. hommes qui préférersient ca à la polygamie, et par les femmes mariées | qui resteraient les maîtresses incontestées et ne seraient cotues que deux fois de plus par an, et pat les Jeunes filles qui n'auraient plus aucune raison de croupir dans. la chasteté, et connäïîtraient enfin lés joies de l'amour, Evidemment, la polygamie légale serait plus franche, maïs n'est-ce pas une utopie ? Je sais bien qu'on pourrait toujours essayer. Personnellement, je verrais Fa. volontiers s'installer à mon foyer un petit être plein | fraîcheur et de jeunesse ; nous serions deux pour. 1 re apprendre tout le cycle des joies de l’amour et le contact ve de ce petit corps nous donnerait à tous les deux, mon mari et moi, un regain d'ardeur (je parle pour Jin ) tard, car nous sommes si jeunes tous les deux 1e de. son absence, les nuits me sembleraient moins longues ; il me semble que j'aimerais très tendrement notre petite compagne. (Mon mari lit par-dessus mon épaule, et, Dieu on me pardonne, ça n'a nullement l'air de lu déplaire ! Ah ! ces hommes ! ) Hate Je suis peut-être en train de vous choquer, her Morsieur, car dans votre livre vous n’avez fait que de brève: allusions au saphisme qui me semble pourtant inséparable de la polygamie, tout au moins chez des « civilisés ».. Cependant, dans votre réponse à M" Déelarue- Mardrus 2... Maïs vous n'êtes pas très net ! Comment sé fait-il que certaines caresses qui, d'homme à femme, cout considérées comme parfaitement naturelles, sont | qualifiées de vice contre nature quand elles sont prati quées de femme à femme ? On répond à cela que, dans le premier cas, ce n est qu une préparation. Allons donc, pe DESDaTE aff souvent. en suñérieure au reste ER La à ee

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= ane ressent fréquerament le besoin de se reposer de Pétreinte toujours un peu violente de l’homme et, même à égalité d'hommes et de femmes, il est très admis. sible que la femme ressente parfois le désir d’une autre femme. À plus forte raison, nr il y a pénurie ‘d'hommes !

Et puis, il ne faudrait tout de même pas éxagérer 1e puissance amoureuse de l’homme ; évidemment, il peut prendre plusieurs femmes de suite, mais üne femme prise une fois n’est nullement satisfaite et il y a plus de femmes à vanner leur mari que... le contraire. Je parle évidemment des femmes normales, mais s’il y à encore des « bouts de bois », c’est que trop d'hommes sont des imbéciles. Et c'est ce qui a poussé beaucoup de femmes vers le saphisme, qui ne fait de mal à personne pas même à celles qui le pratiquent modérément, et pas exclusivement, car il ne faut pas qu il tue le désir de l’homme. | ; |

Prenez un ménage ba niue : un homme et trois femmes. Je défie l'homme de satisfaire entièrement ses trois femmes ; lorsqu'il est avec l’une d'elles, chacune des deux’ autres doit ressentir un petit pincement au cœur, sinon une petite démangeaison au bout du ‘doigt, Mais tout est pour le mieux si les deux femmes, en attendant leur tour, se tiennent une agréable compagnie en fumant des cigarettes blondes. Seul, le saphisme peut réhabiliter la polygamie dans l'esprit des femmes modernes. Mais .… aura-t-on le courage de réhabiliter le saphisme ? Ne vaudrait-il pas mieux adopter Île premier système et réhabi- Jter les filles-mères ? | Et maintenant, assez causé ! Faut aller coucher les gosses | Polygamie ou pas, l'essentiel, c’est que ioutes les femmes fassent des gosses. Ça ne les empêchera pas d’avoir de bons moments dans la vie. J’ espère que vous jugerez ma lettre digne d’ une réponse ; ça m amuserait de discuter avec vous, car vous devez être franc, convaincu, et à idées larges, Et même... que diriez-vous d'un autre ivre 9 Publication d'uns SGriss} pondance, Îles lettres à

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