PROMENADE. XXXIII
d'honneur aux gardes royaux qui incorporés dans la ligne ont tiré sur le peuple à Lyon et à Grenoble ; appelant aux places et aux honneurs, au nom de la liberté, les plus vils et les plus rampans serviteurs de Bonaparte, tantôt renversant les statues de nos grands hommes , tantôt improvisant des gloires et un Panthéon ?. . . nos ministres ne peuvent plus se regarder sans rireî D'où vient tout ceci? Pourquoi personne ne sait-il plus se tenir à sa place ?. • . Est-ce parce qu'im enfant a perdu la sienne?...
Yoilà ce que je me disais en rentrant chez moi. Voilà ce qu'il me fallut expli- (juer ù l'Auvergnat de mon coin de rue , car je m'aperçus qu'en rentrant il me re-
gardait de travers, et je tenais beaucoup à recotiquéi'ir son estime.
— Je sais bien me disait le vertueux commissionnaire que sous les autres nous n'étions pas si malheureux , qu'il y avait pour le peuple plus d'ouvrage et moins de misère; mais le droit dwin, le droit divin! ...
Le bonhomme était juste à la hauteur du Constitutionnel, on voit que j'avais affaire à forte partie.
Je repondis :
Il n'y a pas dans tout cela plus de droit dii^in que dans l'affaire de la succession Pastourel disputée par son cousin Cailleteau ; vous savez cette grosse manufacture Pastourel qui gagnait quatre-vingt , cent