GA.BARET- GALILÉE
Avec cette lettre nous commençons à nous servir des catalogues de la saison 1865-1866.
gabaret, chef d'escadre, un des plus braves marins du siècle de Louis XIV, commandant de la flotte qui, en* 1689, débarqua Jacques II en Irlande, gouverneur de la Martinique, mort en 1693.
On ne trouve de lui dans les catalogues que des quittances signées.
Gabriel (Jacques- Ange), un des meilleurs architectes du xviii» siècle, qui fut chargé de l'achèvement du Louvre et construisit l'école militaire, n. à Paris, 1710, m. 1782.
Ses lettres ne sont pas communes et n'atteignent pas cependant un prix bieu élevé. — Les catalogues contiennent quelques pièces siguées de ^on père Gabkiel (Jacques), architecte distingué, né à Paris, 1667, m. 1742.
gadaldino (Augustin), savant médecin italien du xvi* siècle, éditeur de Galien, m. à Venise, 1575.
L. a. s. a L. CasUlvetro ; V» nise, 27ocl. 1553, 1 p. in-fol., trace de cachet. - 22 fr. (N° '.'GO, Ch. H ", de Milan, 1862); 13 fr. (N* 279, S cet, 1863).
Belle épitre, toute littéraire, relative à la publication, par Ramus, des fragmenta retrouvé? du YOruteur de Cieéron. 11 y est question aussi de Fallope, et de divers livres publiés par Paul Manuce.
La seule lettre qui ait passé en vente.
GAFFAREL (Jacques), écrivain mystique et savant théologien du ivn* siècle, bibliothécaire du cardinal de Richelieu, qui l'envoya en Italie pour y recueillir les livres et h s manuscrits les plus rares, aumônier de Louis XIII, n. à Mannes (Provence), 1601, m. 1681.
1" P. a. s., en hébreu, adressée à Gabriel Naudé, 1 p. in-8° ; 2* L. a. s. à M. de Boyer, conseiller au parlement de Bourgogne, à Dijon; «< de nia solitude » trouvent de Sigonce, en Provence), 8 fév. 1662, 2 p. pet. in-fol., cachet. — 4 fr. 75 (N° 205, Parison, t85€).
Il aura su comme il s'en revint ce mois d'octobre dernier en désor-Ire de Fontainebleau, où un il ii \ de sang faillit lui coûter la vie. après l'avoir coûtée à plus de quatre mille personnes* dans ce lieu où l'air était horriblement infect. Depuis l'air natal l'a remis, et il est en état de retourner à Paris pour l'impression de son histoire souterraine... Mais il prétend de passer par Dijon pour lui faire sa révérence et lui faire présent d'une antiquité qu'il a recouvrée qui est certainement digue de tenir lieu parmi les siennes les plus rares. « C'est un poids ancien à peser nomme sout ceux des reuoudours, long d'uu pied et demy. la verge estant triangulaire et diuisée en onces et en liures sur le dos des trois angles, en sorte qu'il y a eu teste trois crocheta de fer pour tenir et accrocher les marchandises se'on que l'on veut les peser : Cardan en auoit veu un et il en parle en son addition de proportwmbu*. aussi bien que tieroalde qui regrette en une de ses lettres de n'en auoir veu que des morceaux et non le poids entier. Celluycy est entier, trouué dans une vieille mazure de ne pays de Prouence et très-bien conserué. Monsieur Ménestrier estoit dopinion que sur l'un de ses angles Ion pesoit à la grecque et sur les deux autres à la latine, en l'un à la mode pour lors nonuelle.et l'autre à Vaueiauue... »
On ne trouve rien autre de lui dans les catalogues.
gaforio (Franchino), célèbre musicien italien du xv« siècle,
Sremier chantre de la chapelle de Louis Sforce, duc de Milan, auteur e savants ouvrages sur son art, n. à Lodi, 14 janv. 1451, m. a Milan, 24 juin 1522.
Le catalogue n° 2b9 ( J. Charavay, 1862), contenant un exemplaire du livre du Père Mercurius Z)e vipera, avec la signature et deux lignes autographes de Gaforio ; le tout a été vendu 9 fr. 50.
GAIL. (Jean-Baptiste), un des plus savants hellénistesde son temps, membre de l'Institut, n. à Paris, 4 juillet 1755, m. dans la même ville, 5 fév. 1829.
Ses autographes sont fort communs et te vendent de 1 fr. 50 à 2 fr. — Ceux de sa femme Edme-Sophie Garre, musicienne et compositeur distinguée, nre à Meluu, 1776, m. 24 juillet 1819, se vendent à peu près le même prix.
gaillard (Honoré Reynaud de), jésuite, célèbre prédicateur du siècle do Louis XIV, ami de Boileau-Despréaux, n. à Aix (B.-du- Rhône), 9oct. 1641, m. à Paris, 11 juin 1727.
1. — L. a. s. au cardinal ...; 3 sept. 1703, 3 p. in 4°. - 2 fr. (N° 159, Lalande, 1S50.)
2. — L. a. s. à Mgr (le cardinal de Bouillon? ) ; Paris, 31 déc. 1706, 2 p. in-4e.
- 8 fr. (N« 19687 du BuU. J. Charavay.)
Les seules lettres qui aient passé dans le commerce.
gaillard (Gabriel-Henri), célèbre publiciste et historien, membre de l'Académie française, n. à Ostel, 1726, m. à Saint-Firmin, près Chantilly, 13 fév. 1*806.
L - L. a. s à Voltaire ; Paris, 11 fév. 1766, 3 p. pl. in-8". - 7 fr. 25 (N- 190, Laver dei, 1854.)
Très louangeuse lettre à l'auteur du siècle de Lcvi* XTV. « ... Dans quelque carrière qu'on veuille entrer, monsieur, c'est toujours vous qu'on trouve au bout ne cette carrière, on m' peut que s'y traîner sur vos pas. L'histoire ne vous doit pas moine que tous les autres genres, votre pinceau divin l'a embellie, votre philosophie l'a éclairée, vous avez assuré l'immortalité à Louis XIV t à Charles XII, à Pierre 1«... Je vous garde une admiration sans bornes, sans restrictions, sans moi$, sans tf, une admiration franche et vraie, que je nourTis tous les jours de la lecture de vos ouvrages et qui me donne bonne opinion de mon goût... »
2. — L. a. s. à Voltaire; Paris, 18 mars 1766, 2 p. in-4°, cachet. - 11 fr. (N- 194, J. Charavay, 1855.)
Spirituelle épitre. Il annonce la mort de M Villaret, dont il critique le talent. Eh bien, il est mort, le pauvre homme, et on m'assure que je suis digne de le remplacer, non pas pour la continuation de son histoire de France, mais pour une place qu'il avait de secrétaire et garde des archives de la Pairie.. Les archives ne peuvent manquer d'être nien gardées, car nous sommes cinq ou six cents qui nous oflrons de bonne grâce pour cela, et parmi nous il y a di s gens tant savants, tant savants, que cela fait trembler, nous allons faire un hruit de tous les diables.... »
3. — L. aut., sig. G. à Voltaire ; Nalesherbes, 2 déc. 1767, 3 p. pl. in-4°. —
- 18 fr. (N» 8779 du Bvll.-J. Charavay); 9 rr. (N* 312, J. Charavay, 1865); 12 tr. (N- 20336 du Jiull.-J. Charavay).
Belle lettre où il donne à Voltaire des renseignements sur les édits relatifs aui remontrances, lui parle de son Histoire de François I". et lui témoigne son admiration • J'ai vu nos amis revenus de Ferney ; ils vous aiment et vous font aimer. On s'empresse à leur demander des détails de la vie privée du grand homme, t Grand homme vous-même, disent-ilSj vous parlez là de son moindre mérite. Parlez du bon, de l'excellent homme, de l'ami, du tendre ami de l'humanité, adoré de ses parents, de ses valets, de ses vassaux, bienfaiteur de tout ce qui l'entoure... »
4. - L. aut.. sig. 0., à Voltaire; (1771), 1 p. 3/4 in-4*. -7 fr. (N- 228, J. Charavay, 1858); 10 fr. (N* 10785 du Bull.-J. Charavay).
Trés-jolie lettre dans laquelle il es: question du maréchal de Richelieu, de Laharpe et de l'admission de Gaillard à l'Académie «... Enfin, me voilà le confrère du grand homme ; je le Euis non-seulement de son aveu, mais à sa sollicitation très-vive et trèspersévérante... »
5. - !• L. a. s.; Saint Firmin, 21 ventôse an xn, 1 p. in-4° . 2° L. a. s. à Mn- Delahaye ; Saint Firmin, 15 prairial, 2 p. in-8°. — 10 fr. 50 (N- 176, Trémont, 1852).
Aimable et spirituelle lettre. Elle commence ainsi : « 11 me prend fantaisie de faire le pédant et de vous raconter des vieilleries dont vous ne vous souciez aucunement. •
6. — {• L. a. s. à M— Nyon, libraire; 5 mars 1805, 3/4 de p. in-4°. 2° 2 let. aut. à Malesherbes, 6 p. 1/2 in-4°. - 9 fr. 50 <fï° 154, Villenave, 1850).
Trois ou quatre autres lettres se sont vendues de 4 à 6 fr.
c.ALiAM (l'abbé Ferdinand), publiciste, économiste et antiquaire italien, ami d'Holbach et de madame d'Epinay, un des hommes les plus spirituels de son temps, n. à Chieti (Abbruzze citérieure), 2 déc. 1728, m. à Naples, 30 octobre 1787.
1. — L. au», à d'Alerabert; (Paris, 1769?), 1 p. in-8% cachet bien conservé. — 6fr. 50 (N° 19834 du BuU.J. Charavay.)
Quittant Paris, il fait ses adieux à d'Alembert. • Je n'ai pas. lui dit-il, eu le courage de prendre congé de vous. » C'est un coup terrible d'être obligé de se séparer des amis et des personnes qui ont fait le bonheur de sa vie peudant son séjour dans ces pays ; mais il espère qu û lui écrira quelquefois. • Adieu, mou cher ami, souvenezvous de moi dans vos charmantes sociétés. »
2. - L. aut. à d'Alembert ; Naples, 25 sept. 1775, 4 p. pl. in-4*. — 12 fr. 50 (No 312, J. Charavay, 1865.)
Charmante épitre, pétillante d'esprit, en réponse à une lettre oû d'Alembert lui recommande M. de La Borde. — * Si vous saviez comme je me regorge en disant nonchalamment dans nos compagnies : Je viens de recevoir une lette de d'Alembert, que je lire à moitié de ma poche, et laisse retomber sans en faire la lecture, à cause d un certain petit briccone qu'il/y a dedans, qui u'eetpflK poui tout le monde. Sur cela grand discours sur d'Alembert, grands étonnements lorsque je dis qu'il est petit de taille, pantomine, et polisson au possible.. » Il parle ensuite des jésuites, de l'affaire La Chatolais, des Templiers, de l'Académie française et de M11* Lespinasse dont il se rappelle la chienne et le perroquet, grand diseur de sottises. • Saint Antoine aimait Te cochon etBarouius soutient que eu cochou lui était très-attaché, lui sautait au cou et faisait maiutes autres gentillesses par amour. Soyez, mon saint Antoine. Adieu, aimezmoi, raccommodez-moi avec mon cher abbé Morèllet. Il a pris dans une de mes lettres, une franchise d'amitié pour une insulte. »
Ou trouve encore dans les catalogues quelques lettres de l'abbé Galiani, la plupart non signées, mais toujours remplies d'esprit. Le prix en varie de 6 à 10 Ir.
GALILÉE (Galileo-Galilei), l'illustre créateur de la philosophie expérimentale, né à Pise, 15 fév. 1564, m. à Arcetri, 8 janv. 1642.
(Isographie).
1. - L. a. s. à son illustre protecteur (auteur du poème de Sestina) ; Padoue, 5 janvier 1601, l p. in-fol. - 252 fr. (N° 130, Charon, 1846) ; — 206 fr. (N* 176, Trèmont, 1852).
Il a reçu son admirable poème ainsi nue l'aimable lettre^qui y était jointe, et tous deux lui ont fait le plus grand plaisir, « l'unoeu m'assuranl que vous daignez penser à moi, l'autre que vous ne m'avez pas cru incapable de goûter encore les beautés poétiques... •
2. - Fragment d'une lettre autographe; Padoue, 24 août 1601. - (N* 34, Fayolle, 1831 )
3. — L. a. s. à Benedetto Castelli (son disciple); Bella Guardo, 2 août 1627, 1 p. pl. in-fol.- 550 fr. (N° i60, Ch. de Miian, 1862) ; - 450 fr. (N- 279 Succi, 1863.)
Helalive à dos calcula astronomique.* Galilée témoigne la plus grande affection .'■ son élève, et exprime le regret que -eur éloiguement ne lui permette pas de le revoir une fois eucore dans sa vie- (Cette précieuse lettre a été publiée par Venturi en 18t8).
4. - L. a. 8. (sans doute à un inquisiteur) ; villa d'Arcetri, 16 mars 1634, 2 p. in-fol. - 600 fr. (N-290, VHunolsUin, 1864.)
L'ôpttre la plus remarquable que l'on connaisse du noble et infortuné savant, soit par le soin avec lequel il l'a écrite, soit par sa belle conservation, soit eu tin par le
J)uissant intérêt île -on contenu. — Il a reçu la réplique à su dernière lettre, et admire 'ardeur avec laquelle il monte à l'assaut d'une forteresse qui, si elle n'est pas inexpugnable, u'a donné du moins aucun signe de soumission aux assiégeants. Vous estime dit-il. que mes découvertes m'assurent un long souvenir dans la mémoire de nos neveux ; eb bien ! c'est là la principale, sinou l'unique cause de mes malheurs. Ceux ul se prétendent les seuls sages, ont eu assez de ruse et de puissance pour arracher es Pères inquisiteurs un ordre d'empêcher la circulation de tous mes ouvrages, parus et à paraître, et il me vient do Venise la nouvelle que l'ou refuse à un libraire de réim primer un livre do moi publié depuis 20 ans. Il faut donc que je succombe sous les coups de mes adversaires, qui ne sont pas en petit nombre. -(Voir la traduction dans le n4 54 de l'Amateur d'autographes;.
(La suite au prochain numéro.)
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