GALLOWAY. V. RUVIGNY
GALVANI (Louis), l'illustre physicien, n. à Bologne, 9 sept. 1737, m. dans la même ville, 4 déc. 1798.
1. — L. a. s. À L. Angeli ; Bologue, 15 avril 1793, 2 p. pl. in-4°, cachet. - 56 fr. (N- 279, Succi, lo63.)
11 lui adresse le docteur Balbis (le botaniste), qui lui est chaudement recommandé à lui-même par Spallanzani.
*• -.Pièce aul. sig.; Bologne, 19 juin 1798, 1 in 4\ - 25 fr. (N° 284, Raffaeli, 1863.)
t ~ Pièce aut. sig.; Bologne, 30 juin 1798, 1 p. in-4*. - 29 fr. (W 289, J. Inaravay, 18G4.)
4. — Notes aut. sur des expériences, 3/4 de p. in-fol., arec certificat en bas. sig. d an professeur de lunWersité de Bologne. — 42 fr. (N« 260, Ch. R'*\ de Milan, 1862.)
5. — Fragment aut., avec ratures et corrections, 2 p. pl. in-4#. — 9 fr. 50 (N* 269, J. Charavay, 1862.)
Nous ne trouvons rien autre de cet illustre physicien dans les catalogues.
G A MA IN (François), serrurier de Louis XVI, qui construisit l'armoire de fer et en révéla l'existence après le 10 août, n. a Versailles, vers 1760, m. 1799.
1. — Pièce aut. sig.: Versailles, 4 oct. 1779, 1/2 p. in-4«. - 3fr. (N- 176, Trémont, 1852); - 9 fr. (N* 249, Lajarriette, 1860) ; - 5 fr. (N- 312, /. Charavay, 1865.)
Quittance de la somme de 150 livres pour travaux de serrurerie exécutés par ordre de la G««* do Latour.
2. — Certificat de résidence sig.; Versailles , 18 juUl. 1791, 1 p. in-4\ — 4 fr. 50 (N° 9590 du BuU. /• Charavay.)
Les seules pièces qui aient passé en vente.
gamba (Barthélémy), fécond biographe italien, n. à Bassano, 1780, m. 1841.
Ses autographes, très-communs, valent de 1 fr. 50 à 2 fr.
gamba R A (Véronique), dame de Correggio, femme poète, aussi connue par son talent que par sa beauté, célébrée parl'Arioste, n. à Prat'Albuino, 29 nov. 1485, m. à Correggio, 13 juin 1550.
L. a. s. à son fils Francois-Gonzague : Correggio, 16 oct. 1545, 1 p. in-fol., cachet. - 28 fr. (N« 260/ Ch. R"\ de Milan, 18&) ; - Il fr. (»• 279, Succi, 18G3.)
Pièce unique. — Une lettre signée du cardinal Hubert Gambara, frère de Véronique, m. 1589, s'est vendue 1 fr. à la vente Succi.
gambart (Jean-Félix-Adolphe), savant astronome, directeur de l'observatoire de Marseille, n. à Cette, mai 1800, m. à Paris, août
Ses autographes se vendent, en moyenne, 2 fr.
G A mon (François-Joseph), jurisconsulte et poète, député de TArdèche à l'Assemblée et à la Convention, ami des Girondins, proscrit avec eux, membre du Comité de salut public après le 9 thermidor, n. aEntraigues (Vivarais), 1765, m. dans la môme ville, nov. 1832.
Quelques lettres. De 2 à 3 fr.
GANAI (Jean de), seigneur de Persan, président au Parlement de Paris, chancelier de France (150*30, m. à Blois, 1512.
L. s., avec la souscript. aut., au légat ; 8 juillet (1509 ?) - 2 fr. 50 (N- t35, /. Charavay, 1847.)
Le héraut d'Angleterre affirme que le mariage (sans doute celui de Henri VIII avec Catherine d'Aragon) n'est pas fait encore.
La seule lettre de lui qui ait passé dans le commerce.
' gakbius (Jérôme-David), célèbre médecin et professeur à Leyde,v n. 1705, m. 1780.
L. a. s., en français, au docteur Vitet et anx médecins de l'hôpital de Lyon; Leyde, 4 sept. 1768, 2 p. pl. in-4". - 9 fr. (N« 176, Trémont, 1852).
Dès 1726, venant de Paris pour aller à Genève, il a passé quelques jours dans leur belle ville, et à cette occ asion il fut aussi voir leur grand hôpital, qui était alors si bien réglé et propre, qu'il lui plut beaucoup mieux que l'Hôtel Dieu de Paris. Cette souvenance lui a cause de la peine en apprenant par leurs lettres le déraugemeut qui y règne à présent. Longs et intéressants détails, ce qu'il est possible de faire pour un aussi grand nombre de ma'ades, pour l'ouverture des cadavres, etc. Ce qui s'est passé en 1727 dans l'hôpital accessoire d'Amsterdam, où ils étaient quatre médecins, pour soigner 400 maladeSj etc, etc.
Nous ne trouvons rien autre de lui dans les catalogues.
gandolfi (Gaétan), peintre et çraveur de l'école bolonaise, un des imitateurs les plus heureux du genre d'Augustin Garrache, u. à Santo-xMatteo-Della-Dccima (territoire de Bologne), 1744, m.
Un reçu aut. sig. de lui s'est vendu 1 fr. 75. — Une lettre aut. sig. de son fils Afauro Gandolfi, peintre et graveur, m. 1834, a atteint le môme prix.
ganteaume (le comte Honoré-Joseph-Antoine), célèbre viceamiral, qui ramena Bonaparte d'Egvpte, n. à La Ciotat, 13 avril 1755, m. a Aubagne, 28 sept. 1818.
1. — L. a. s. au premier consul; à bord de YIndivisible, 12 nivôse an IX, 4 p. in-fol., avec la fameuse viçnette portant ces mots : Nous gouvernons sous son étoile. — 20 fr. (N° 135, /. Charavay, 1847).
Superbe lettre sur « l'horrible attentat (de la machine infernale de la rue St- Nicaise) que viennent encore de commettre les perfides ennemis de la France. §
2. — Dépêche aut. sig.; (Toulon, Un de juillet 1815), 1 p. 3/4 in-fol. — 7fr.50. («• 14430 àaBuU.-J. Charavay); 17 fr. (N« 312,7. Charavay, 1865).
Pièce historique. Délégué par le gouverneur général de la Provence, en qualité de commissaire du roi, pour prendre possession de Toulon, il annonce que la place est soumise, que le précieux dépôt qu elle renferme est sauvé, que le pavillon du roi est arboré partout; et que le marécbal Brune et la garnison ont pris la cocarde blanche. « Depuis plusieurs jours, je ne dors ni ne mange ; il m'est impossible en ce moment de vous peindre les embarras que nous avons eus... »
Une vingtaine d'autres lettres. De 3 à 4 fr. — Celles qui sont ornées de la fameuse vignette de l'amiral se vendent un peu plus cher.
GARAMPI (le cardinal Joseph), un des plus savants archéologues de son temps, garde des archives secrètes du Vatican, n. à Rimini, 1723, m. à Rome, 4 mai 1792.
Quelques lettres. En moyenne, 3 fr.
GARASSE (le Père François), poète latin et prédicateur, fameux par ses pamphlets contre les ennemis de la religion et ses violentes attaques contre Etienne Pasquier, n. à Angouléme, 1585, m. à Poi^ tiers, 14 juin 1631.
• 1. — L. a s., en la'in, an P. Denis Petau ; Burdeg., 7 mars 1615, 2 r>. pl. in-fol., cachet. - 8 fr. (N- 205, Parison, 1856).
2. — Pièce de 6 lignes a. s. en bas d'une supplique au cardinal dt la Rochefoucauld pour appuyer la collation d'une pension en faveur d'un converti qui est devenu professeur de philosophie; Paris, 15 juill. 1623. - 5 fr. (N° 130, Ûharon, 1847).
3. - L. a. s., 1 p. in fol. - 20 fr. (N° 107, Charon, 1844). Les seules lettres qui aient passé en vente.
GARAT (Dominique-Joseph), littérateur, constituant, ministre de la justice, en 1792, membre du conseil des Anciens, sénateur, membre de l'Académie- française, n. à Ustaritz (B.-Pyrénées),8sept. 1749. m. 9 déc. 1833.
1. — L. aut. à Ginguené ; Gênes, 6 thermidor (an v), 2 p. 1/2 in-4°, cachet - 3 fr. 50. (N- 202, Laverdet, 1856).
Nouvelles de son voyage. — Bruits qui circulent à Gènes sur ce qui se passe à Paris. • On dit qu'un grand mouvement a éclaté à Paris, que 50 personnes ont été guillotinées, huit cents arrêtées et Barras décrété d'accusation. Toutes ces belles choses ont été écrites de Milan... • Nouvelles de la flotte française et de la flotte anglaise. « Buonaparte est donc dans ce moment où il voulait aller. Je suis persuade que c'est en Egypte; mais cela n'est pourtant pas certain. — Trente mille nommes d'élite, une artillerie de campagne et de siège immense, trois mille sapeurs, tout cela n'était pas nécessaire pour prendre l'Egypte et pour la garder. — L'Egypte entre dans ce plan, mais n'est pas tout le plan. — sais tu qu'il est très-possible que j'aille saluer les pyramides de Memphis ? — J'ai déjà écrit là-dessus àBuonaparte. Cette idée m'est venue d'après une lettre qu'il m'écrivit de Naples... »
2. — L. ant. à M- de Staël ; Paris, 25 thermidor an x, 2 p. in-4». - 20 fr. 50. (N« 107, Charon, 1844).
( Il lui fait savoir quo les ordres les plus sévères sont donnés le long de la route pour l'arrêter: il la conjure de ne pas quitter Coppet, et l'engage à écrire de suite à Joseph pour connaître le motif d'un ordre si atroce et si étrange. Détails fort curieux à ce Sujet.
3. — L. a. s. à Ginguené ; Ustaritz, 24 mai 1806, 2 p. pl. in-4#. — 4 fr. 50. (N° 312, /. Charavay, 1865J.
Charmante et touchante lettre. — « Me voici, dit-il. mon cher Ginguené, dans la maison ou plutôt dans les tombeaux do mes pères, car la maison est vuido et les tombeaux sont pleins. » Eloge de ses sœurs, dont les habitants déplorent vivement la mort. — Joue description de sa chambre de travail.
4. — L. a. s. à Àuger (de l'Acad.-fr.); Paris, 23 mars 1808, 2 p. in- 4*. — 9fr. (N' 123, Charon, 1845); 6 fr. 25. (N* 167, CapelU, 185Î).
Au sujet d'une séance de l'Académie, dans laquelle M. Garât aurait jeté quelques critiques sur le discours qu'a prononcé M. Auger. « .... Je n'ai énoncé que deux critiques sur votre discours, l'un de détail et de style, mais à l'oreille seulement de M. Suard. votre ami et le mien ; l'autre tout haut sur ce que vous vous étendiez trop, à mon avis, sur la faiblesse des dernières tragédies de Corneille. J'ai pensé qu'il fallait avouer cette dégradation du génie, mais non la développer, t
Une vingtaine d'autres lettres. En moyenne, 3 fr.
garât (Jean-Pierre), l'un des chanteurs les plus extraordinaires que la France ait produits, neveu du précédent, n. a Ustaritz, 25 avril 1764, m. à Paris, f'mars 1823.
Une vingtaine de lettres. De 3 à 6 fr.
garcia Y paredes (Don Diego), fameux capitaine espagnol, ami de Gonzalve de Cordoue, rival et émule de Bavard, n. à Truxillo, mai 1466, m. 1530.
L. a. s.; Vérone, 8 juin 1516, i p. In- fol., cachet. - 30 fr. (N« 212, Esterhazy, 1857).
Pièce unique.
Garcia (Manuel de Populo Vicente), célèbre compositeur et chanteur espagnol, père de M™6 Malibran, n. à Sévilie, 21 janv. 1775, m. à Paris, 9 juin 1832*
Ses autographes valent de 2 à 3 fr. — Ceux de sa femme Eugénie Gardasse vendent le même prix.
GARCIA. V. Malibran et Viardot.
GARCIAS LASSO OU GARCILASSO DR LA VEGA, Célèbre poète
espagnol, surnommé le prince des poètes espagnols, n. à Tolède, 1 503, m. à Nice, d'une blessure reçue au siège d'une tour située près Fréjus,1536.
L. s., avec la souscript. aut., au prince de Florence ; 15 mars 1527, 1 p. in fol: - 14 fr. 50. (N- 176, Trémont, 1852).
Pièce unique.
gardaxxe (Claude-Mathieu, comte de), général de la République et de l'Empire, ambassadeur en Perse, aide de-camp de Napoléon n. à Marseille, 14 juill. 1766, m. au château de Lincel (Basses*. Alpes), 30 janv. 1818.
Quelques lettres. De 2 à 3 fr.
Gard EL (Pierre-Gabriel), célèbre danseur et chorégraphe de TOpéra, n. à Nancy, 4 fév. 1754, m. 18 oct. 1840.
Ses autographes se vendent de 2 à 3 fr. — Les lettres de sa femme Marie- Elisabeth- Anne Houbert, eélèbre danseuse de TOpéra, n. 1770, m. 1833, sont un peu plus rares et valent de 3 à 5 fr. Une lettre d'elle a môme été payée 20 fr. dans la vente E..., de Zurich (1843).
gardien (J.-F.-M.), député de la Vienne à la Convention, membre de la Commission des douze, ennemi de Tallien, n. 1752, décapité à Paris le 31 octobre 1793.
1. - L. a. s.; Paris, 24 mai 1793, 1/2 p. in-fol. - 4 fr. (N- 4095 du Bull.-J. Charavay).
2. — L. a. s. à Gohler, ministre de ia justice ; Paris, 14 Juin 1793, 1 p. infol. - 3 fr. 25 (N* 181, J. Charavay, U53) ; - 7 fr. (N« 9153 du BuU.-J. Charavay) ; — 6 fr. 50 (N* 312, /. Charavay, 1865.)
n lui mande gue ses ordres ont été méprisés et que les scellés n'ont point été levés chez lui, ce qui le prive ainsi que sa femme et ses enfants des choses les plus nécessaires. • Il est temps que l'oppression cesse et que justice me soit rendue... »
Les seules lettres qui aient passé en vente.
gardixer (Etienne), évôque de Winchester, favori de Henri VIII et du cardinal Wolsey, principal négociateur du divorce entre le roi d'Angleterre et Catherine d'Aragon, chancelier sous la reine Elisabeth, n. à Bury-Saint-Edmond, 1483, m. 12 nov. 1555.
Sa signature et la date 1550 sur le titre du livre de TheophUacti archiepûcopi Bulgarie in quatuor Evangelia, 1528, in-4». - 12 fr. 50 (»• 176, Trémont,
On ne trouve rien autre de lui dans les catalogues français.
garibaldi (Joseph), le héros de l'indépendance italienne, n. à Nice le 4 juillet 1807.
1. — Billet a. s. au cit. Ripari ; villa Barberini, 8 mai 1847, 1/2 p. in-4*. — Retiré (N* 202, Laverdet, 1856.)
2. — L. a s. à La Gecilta ; Livourne, 10 nov. 1848, l ». ia-4". —42 fr. (N« 260, Ch. R "\ d* Milan, 1860.)
^11 lui recommande un de leurs officiers blessé dans la dernière affaire contre les
lands, et qui se trouve à l'hôpital de Livourne.
3. — L. a. s à l'avocat Bilancionl; Ravcnne, 27 nov. 1848, l p. in-8»oblong. 12 fr. Wm,RQ/Taeti, 1863.)
Certificat en faveur de son ami Démétrius Aurioll, qui lui a donné l'hospitalité.
4 — L. a. s. au commandant de la légion des émigrés ; Rome, 29 avril 1849,
1/2 p. in-40, cachet. — 62 fr. 50 (N'253, Laverdet, 1861.)
Le ministre de la guerre, par sa dépêche du 27 courant, lui a confié le commandement de la l*» brigade, dans laquelle est comprise leur légion. ■ L'urgence du moment exige que vous vous rendiez inmaucablement aujourd'hui, et vous trouviez avec votre troupe sur la place Sainte-Marie de Transievère, pour toutes les communications. Salut et fraternité. Votre 0. Gariraldi »
5. — L. s., comme commandant de la l™ division de l'armée Romaine, au colonel Amadel; Rome, 7 juin 1849, 1 p. in-4°, téte impr. — 16 fr. (R«279, Succi, 1863.)
Il le prie d'activer les travaux de défense de Rome.
6. — L. a. s. à son ami Felice; Nice, 9 mars 1855, 2 p. fn-8*. — 10 fr. 9154 du Bvll. J. Charavay). - 56 fr. (N° 249, Lajarrietle, 1860.)
11 est très affligé que ses douleurs habituelles l'empêchent de se rendre à Gènes pour le procès de Manein. Il désire de toute son âme savoir le résultat de la nouvelle opération que l'on a faite à son ami. Il l'exhorte à prendre courage et à regarder autour de lui, ou tant d'autres sont plus malheureux «Tristes consolations 1 Mais où en trouver d'autres?... »
T. - L. a. s. à M. Joseph Deideri ; Corne, 23 juin 1859, 1/2 p. in-4°. - 12 fr. (N'285, chevalier R...y, 1863.)
Lettre écrite la veille de la bataille de Solferino. — « Je baise la main de ta femme et le front de ma Thérèse. Menotti (son fils) va bien, et moi je suis toujours errant à travers le moode. •
8. — L. a. s. à son ami P. Terrigni ; Gênes, 24 nov. 1859, 1/2 p. in-8#, enreloppe gaufrée. - I3fr. 50 (H* 291,/. Charavay, 1864.)
• Vo^ez le roi et dites-lui, quïl ne me fasse pas, pour le moment, général | iémonfais. Dites-lui, de plus, qu'ù fasse plutôt mettre en liberté (Sorte, que l'on a arrêté à Florence. »
Ce sont toutes les lettres du célèbre patriote italien qui ont passé dans les ventes.
GARIDEL (Pierre-Joseph), célèbre médecin et botaniste, ami de Tournefort, qui a donné son nom à un genre de plantes, n. àManosque (Provence), 1«" août 1658, m. à Aix, 6 juin 1737.
L. a. s. (à un savant) ; Aix, 23 avril t723, 2 p. tn-4«. - 30 fr. (N'315, /. Charavay, 1866.)
Curieuse épitre toute relative à son Histoire de* plante*. Comme cet ouvragée été publié aux frais de la province, il lui est difficile de s'en procurer un exemplairo pour lui envoyer. Ses plaintes à ce sujet.
Pièce unique.
garnir a y (Ambroise-Louis), célèbre peintre de marines, n. à Paris, 19 février 1783, m.
Ses autographes valent de 2 à 3 fr.
garnerin jeune (And ré- Jacques), célèbre aéronaute, le premier qui se servit du parachute, n. à Paris, 31 janv. 1769, m. dans la même ville, 18 août 1823.
Une dizaine de lettreB. De 4 à 6 fr.
GARMER (l'abbé Jean-Jacques), historien et érudit, continuateur de Yelly et Villarel, restaurateur du collège de France, membre de l'Acad. des Inscriplious, n. à Gorron, près Mayenne, 18 mars 1729, m. à Saint-Germain en-Laye, 21 fév. 1805.
\. - L. a. s. â Malesherbes, Paris, 30 sept. 1776, l p. in-4« - 6 fr. (N- 312» /. Charavay, 1865.)
3. - L. a. g. à Maleshcrbes; Paris. 3 oct. 1775, 2 p. in 4*. - 3 fr. ^IT* 154, Villenave, 1850); - 7 fr. iN« 200, ûupîessù, 1855.) Relative au collège de France.
3. — L. a. s. (à Necker); Paris, 18 oct. 1788, 1 p. in- fol. d'une écriture fine et serrée. — 4 fr. 75 (N° 191, Lamoureux, 1855); — 50 fr. (N* 275, J. Charavay, 1863).
Pièce historique d'un grand intérêt, relative au travail dont il a été chargé, au nom du roi, par le chancelier de Lamoignon, sur l'organisation et la convocation des Etats-Généraux. — Pour répondre à la demande de renseignements que lui fait M. Necker. il ne peut mieux faire que de lui envoyer les pièces mêmes que lui avait adressées l'ancien garde des sceaux (Lamoignon, remplacé par Barentin), où sont contenues toutes lus questions qu'il lui a faites, en le consultant sur la tenue des Etats -Généraux. Détails curieux sur ses réponses et les mémoires qu'il a fournis. «J'avais prévenu, dit il, M. le garde des sceaux que je ne gardois aucune copie des mémoires dont je luiadressois les minutes, afin que s'il en transpiroit quelque chose dans le public, il pût être assuré que cette indiscrétion ne pourroit être imputée qu'à quelqu'un de ceux à qui il auroit lui-même confié ces pièces. » Voici comment il termine : • Mon tems appartient au roi, qui me loge et me nourrit ; ainsi vous pouvez, sans aucun scrupule, en user aussi souvent et aussi longtemps qu'il vous plaira. * — A cette pièce étaient jointes quatre lettres de Lamoignon à Garnier, datées de 1787 et 1788, 12 p. in-fol., concernant la convocation dos Etats-Généraux.
Les seules lettres qui aient passé en vente.
garnier (Germain), secrétaire de M™ Adélaïde, député aux Etats Généraux, sénateur, pair de France, économiste, membre de l'Institut, n. à Auxerre, 8 nov. 1754, m. à Paris, 4 oct. 1821.
Ses autographes, assez communs, valent en moyenne 2 fr.
garnier DE saintes (Jean), conventionnel montagnard, connu par ses missions dans l'Ouest, membre du conseil des Cinq- Cents, n. à Saintes, 1754, m. noyé dans l'Ohio, 1820.
Quelques lettres de lui se sont vendues de 3 à 4 fr.
GARNIER (N.), député de l'Aube à la Convention, ami et défenseur de Danton, membre du comité de sûreté générale, n. 1759, m. 1812.
Ses autographes, peu communs, valent de 3 à 5 fr.
garnier (Étienne-Barthélemy), célèbre peintre d'histoire, membre de l'Institut, n. à Paris, 24 août 1759, m. dans la môme ville, 15 nov. 1849.
Ses lettres se vendent de 2 à 3 fr.
G a rnier-PAGÈs (É tien ne- Joseph-Louis), célèbre député et Publiciste républicain, un des chefs du parti libéral sous Louis-Philippe, n. à Marseille, 27 déc. 1801, m. à Paris, 23 juin 1841.
Quelques lettres. De 3 à 5 fr.
garnier PAGÈs (Louis-Antoine), frère cadet du précédent, député sous Louis-Philippe et Napoléon III, ministre des finances et membre du gouvernement provisoire, en 1848, n. à Marseille,
Une quinzaine de lettres. Prix moyen : 3 fr.
garran de coulon (Jean-Philippe), député du Loiret à l'assemblée législative et à la Convention, sénateur, membre de l'Institut, n. à Saint-Maixent, 19 avril 1748, m. à Paris, 19 déc. 1816.
Quelques lettres de lui. Ea moyenne, 3 fr.
garrau (Pierre-Anselme), député de la Gironde à la Convention, montagnard fougueux, commissaire du gouvernement près l'armée d'Italie, n. à Libourne, vers 1760, m
1. — L. a. s. à Garnot ; Nantes, 2 vantôse an II, 3 p: in-fol., Tiff, et tête impr. — 7 fr. 50 (N* 5157 du BuU. J. Charavay).
Très belle lettre relative a l'armée des Pyrénées occidentales et à l'esprit public de la Bretagne. • L'esprit public dans ces départements est détestable en général, aussi pensé je qu'il faudra en désarmer vigoureusement tous les habitants même ceux des Tilles.,. Je ne peux pas me souffrir au milieu de toutes ces figures aristocratiques et fanatiques qui assiègent chaque jour les répréseutants du peuple... 11 yit dans l'espérance qu'on fera bientôt danser la carmagnole aux Espagnols... »
2. — L a. s. à son ami Saliceti ; Modène, 3 brumaire an v, 4 p. pl. in-fol-
— 8 fr. 50 (W 308, Drouin, 1865.)
Très-curieuse lettre sur une contestation entre Reggio et Modène pour la fixation des limites de leur territoire, contestation qu'il a heureusement tranchée en réunissant les deux pays sous un même gouvernement. Nouvelle de la paix avec Naples, qui va donner de l'humeur et même beaucoup de chagrin au Saint-Pere, et annonce de deux victoires remportées par Moreau et Masséna. — On a joint la copie sig. par Garreau d'une lettre du ministre des relations extérieures concernant le caractère des agents politiques que la République entretiendra à Rome. Curieux détails.
Quelques autres lettres. De 3 à 4 fr.
G A brick (David), illustre comédien et auteur dramatique anglais, n. a Hereford, 20 fév. 1716, m. à Londres, 20 janv. 1779. {Isographie.)
1. — » L. a. s. à M- Rlecoboni; 1* féY. 1765,2 p. pl. in-4«. - 20 fr. 50 (H* 157, Péiré, 1850.)
2. - L. a. s. à M- Riccoboni ; 3 fér. 1765, 2 p. pl. in-4°. - 22 fr. 50 (RM 91, Lamourevx, 1855 )
3. - L. a. 8. à son sauvage et agréable démon ; 15 mai 1766, 3 p. pl. in 4°.
- 20 fr. (N- 157, Pélré, 1850) ; - 79 fr. (N° 249, Lajarrietle, 1860.)
Charmante épître. — Il n'a qu'un moment pour lui dire qu'il l'aime. S'il lui fallait chaque nuit combattre la jalousie qu'elle lait naître dans son cœur, il n'aurait ni le temps do manger, ni celui de dormir. « Avouez que je suis un bon chrétien d'oublier ainsi les injures que j'ai reçues de vous. » 11 lentrelicnt de plusieurs pièces nouvelles, et d'une, entre autres, qu'il a composée en société avec un gentleman de ses amis.
4. - L. a. s. à Lekain ; Bath, 26 mai 1766, 3 p. in-4% cachet. - 28 £r. 50 (R° 190, Laver det, 1854.)
U lui témoigne combien il est affligé d'être absent de Londres et de ne pouvoir le recevoir et jouer pour lui. En attendant, il lui offre ses services et sa bourse. « .. Vous ne sauriez croire dans quel état d'inquiétude mon malheureux éloignement de Londres m'a jeté, me privant du plaisir do vous embrasser sur-le-champ... •
h. - L. a. s. à Fayart ; 5 fér. 1767. - 31 fr. (N° 63, Monmerçyé, 1837.) .
6. - L. a. s. à M- Riccobon i ; 13 sept. 1768, 4 p. pl. in-4». - 72 fr. (K° 289, Hervey, 1864.)
Belle lettre, où il fait le plus grand éloge du goût et de l'attrait de ses lettres. Il lui enverra teutes les pièces de théâtre à mesure qu'elles paraîtront. Détails sur plusieurs pièces anglaises. « Ma femme est assise à côte de moi, jalouse comme le diable, et nie demande quand j'aurai fini d'écrire. Aimez-moi, comme je vous aime... » 11 parle aussi d'un de ses rôles favoris, Ranger, que M"* Riccoboni n'aime j as. « ... Il faut que voua sachiez que ce rôle fut écrit pour moi lorsque j'étais jeune, et positivement, si je vous attrape en Angleterre, je vous le jouerai... »
7. - L. a. s. à M- Riccoboni ; 20 noy. 1770, 4 p. in-4°, cachet. — 30 fr. (N'26l, Laverdet, 1862.)
(La suite au pi ochain numéro.)
LKGFJ\I>K DE L/k FEUILLE DE FAG-«1MILE JOTOTB A CE IVUMfertO
1. — Bourbon (Louis II, duc de), illustre capitaine du xiv« siècle, ami et émule de Du Guesclin, n. 1337, m. 1410.
2. — Bourbon f Jean II, duc de), un des chefs de la Ligue du Bien Public, n. 1426, m. 1488.
3. — Louis, duc de Savoie, beau-père de Louis XI, n. 1402, m. 1465.
' 4. — Armagnac (Bernard VII, comte d'), connétable de France, chef du parti qui porte son nom, massacré en 1418 par les Bourguignons.
5. — Nemours (Jacques d 'Armagnac, duc de), un des chefs delà Ligue du Bien Public, n. vers 1437, décapité à Paris, par ordre de Louis XI, le 4 août 1477.