‹ L'Amateur d'autographesChapitre 114 sur 175 · GASTON D'ORLÉANS. V. ORLÉANS · texte numérisé non relu

GASTON D'ORLÉANS. V. ORLÉANS

gattealx (Nicolas-Marie), célèbre grayeur en médailles, n. à Paris, 2 août 1751 , m. dans la même ville, 24 juin 1832.

Quelques lettres. En moyenne, 3 fr. — Celles de son fils, Jâcques- Edouard, sculpteur et graveur en médailles, membre de l'Institut, Dé à Paris, l" sept. 1788, valent de 1 fr. 50 à 2fr.

G AU (François-Chrétien), savant architecte et archéologue, auteur des Antiquités de Nubie, constructeur de l'église de Sainte- Clotilde, â Paris, n. à Cologne, 14 juin 1790, m. à Paris, 1853.

Quelques lettres. Bn moyenne, 2 fr.

. gaubil (Antoine), savant jésuite, missionnaire en Chine, autettr d'intéressants ouvrages sur ce pays, n. à Gaillac (Haut Languedoc), 14 juill. 1689, m. à Péking, 24 juil. 1759.

1. - L. a. s ; Péking, 22 nov. 1750, 1 p in-4«. - Zïr. 50 IN» 219, J. Charavay, 1858.)

2. - P. a s.; Pt kiog, 3 p. pl. in-4% papier de chine. - 13 fr. 50 lN° 291, J. Oharavay, 1864 )

Dissertation savant» sur l'étendue du pied et du ly chinois, et sur les erreurs commises à ce sujet par les Européens dans la rédacUon des cartes et le calcul des degrés de latitude.

Les seules pièces qui aient passé en vente.

gaudenzio (Paganini), érudit et controversiste italien, auteur de plusieurs ouvrages contre les protestants, ses anciens coreligionnaires, n. à Poschiavo, 1596, m. à Sienne, 3 janv. 1649.

Douze lettres de lui à Gabriel Naudé, se sOut vendues ensemble 11 fr., en 1856 (catal. Parison.)

GAUDlrt (Martin-Michel-Charles), duc de Gaete, ministre des fi nances, célèbre par sa longue et laborieuse administration, de 1799 à 1814, n. à Saint-Denis, près Paris, 19 janv. 1756, m. à Paris, 16 nov. 1844.

Ses autographes, assez communs, valent de 2 à 3 fr.

gauger (Nicolas), physicien distingué, avocat au Parlement de Paris, censeur royal, n. a Pithiviers, 1680, m. 1730.

Deux lettres de luise sont vendues ensemble 1 fr. (oatai. Renouard).

GAULLE (Edme), habile sculpteur, n. à Langres, 1770, m. à Paris, janv. 1841.

Une lettre de lui s'est vendue 2 fr. 50 (catal. Lucas de Montigny.)

gault DE saint- germain (Pierre-Marie), fécond écrivain sur les Beaux-Arts, n. à Paris, 19 fév. 1754, m. dans la m*me ville. 11 avril 1842.

Quelques lettrée. En moyenne, 2 fr.

GAULT1ËH (l'abbé Aloisius-Edouard-Camille) , célèbre pédagogue, créateur d'une méthode d'enseignement qui porte son nom, n. à Asti (Piémont), 1745, m. à Paris, 18 sept. 1818.

1. - L. a s.; Paris, 4 août 1810, 2 p in-4«. - 3 fr. 25 (N° 182. De Bure, 1853) ; - 4 fr. VN- 310 du BuU. J. Charavay) ; - 7 fr. 50 (N« 279, Succi, 1863.)

Envoi d'un exemplaire de sa Méthode pour faire la construction des phrases et des périodes, sans déranger, l'ordre de la diction-

2. - L. a. s. à Renouard ; Taris, 13 mars 1818, 1 p. în-12. — Retirée (N° 198, Renouard, 1854) ; 2 fr 50 (N« 908 du Bull. Laverdet, 1857.)

Les scule3 lettres aut. sig. qui aient passé en vente.

GAUSS (Charles-Frédéric), illustre mathématicien et astronome allemand, associé de l'Institut, n. à Brunswick, 30 avril 1777, m. à Goettingue, 23 fév. 1855.

Une lettre de lui s'est vendue 3 fr. (calai. Succi.)

GAUTHEKOT (Claudel, célèbre peintre d'histoire, élève et ami de David, qui embrassa avec ardeur les principes de la Révolution, n. à Paris, 1769, m. dans la môme ville, 1825.

Quelques lettres. En moyenne, 3fr.

Gauthier DES orcières (A. -F.), plus connu sous le nom de Gauthier de l'Ain, députe de ce département à l'Assemblée législative et à la Convention, commissaire a Lyon, membre du Comité de Salut public, puis du Conseil des 500, n. à Bourg (Ain), 1750, m.

Quelques lettres. De 3 à 4 fr.

GAUTIER (l'abbé Joseph), littérateur, savant physicien, connu par sa polémique avec J.-J. Rousseau, n. en Lorraine, 1714, m. 9 fév. 1776.

On trouve dans le catalogue Lamoureux une lettre de lui qui n'a pas trouvé d'acheteur.

GAUTIER DE sirert, littérateur et érudil, membre de l'Académie des inscriptions, n. à Tonnerre, 1720, m. 1798.

Le Bulletin J. Charavay contient sous le n° 8074 une lettre de lui cotée 2fr.50.

Gautier (Théophile), poète et romancier, un des écrivains les plusoriginaux de notre temps, n. à Tarbes, 31 août 1811.

1. — Pièce de vers aut sig. sur Ladislas de Varna ; avril 1834 , 2 p. 1/4 infol. - 8 fr. (N°242, Lucas de Monligny, 1860. >

« Une grande journée en Pologne connue. « Ce fut lorsque naquit à J âge lion un fils, « Toute la nation célébra sa venue, • Avec de joyeux cris.

2. - Le 28 juillet, pièce de vers aut. sig ; (1840), 5 p. in-fol. — 10 fr. (N* 285, R...yt 1863.)

Petit poëme paLrio* ique à l'occasion de la translation des cendres des héros de Uillet 1830 sous la colonne delà Bastille et du haptême du comte de Paris.

3. - L. a. s. u M. Basset, l p. pl. ia-4*. - 8 fr. 50 (N* 312, J. Charavay, 1865.)

Il ê'eicuse de ne pas avoir répondu à sa lettre. « Je me rends, dit-il ; je serai garde national et même j avoue que je nourris au fond du cœur l'audacieuse espérance d'être caporal un jour. . •

4 - f'erpléxité, pièce de vers ant. sig.; 2 p. 3/4 in-fol. — 9 fr. 50 (Né228, J. Charapay, 1858.)

5. — P. a s., avec ratures et corrections, 3 p. 1/4 in-4» oblong. — 10 fr. (No 307, C a, 1865.)

Préface pour l'album de dessins de Victor Hugo, publié par M' Ghenay. — Pièce fort curieuse, qui contient une appréciation du talent de Hugo comme poëte et comme peintre, et donne de curieux renseignements sur sa manière de vivre et de travailler.

Les lettres de M. Théophile Gautier se vendent ordinairement de 3 fr. à 4 fr.

GAVARNI (Sulpice-Paul Chevalier, dit), le spirituel dessinateur et caricaturiste, n. à Paris, 1801, m. à Passy, 1866.

1. — 1" L. a. s., 2 p. in-8° ; 2° Dessin original représentant trois forçats au ba^ne. - 17 fr. (N° 176, Trémont, 1852.)

2. — 1" L. a. s., 2 p. 1/2 in 8* et in-89 ; 1° Joli dessin in 4°, colorié, représentant M'"* Déjazet dans le rôle de la Gaudriole, Dans ce dessin exécute sur carton mince, Oavarni donne toutes les explications pour la confection de ce costume. — 20 fr. (N» 308, Drouin, 1865.)

Les lettres de Gavarni se vendent de 2 à 3 fr.

(La suite au prochain numéro.)

LA VE\TE DE» 8 ET 9 M \fl«

La première vente d'autographes de cette année aura lieu les 8 et 9 mars prochain par les soins de M. J. Charavay aîné. Les pièces qui la composent sont la seconde partie de la belle collection du vicomte de Fer... Moins important que le premier, ce catalogue mérite cependant de fixer l'attention par l'importance et la rareté des noms qu'on y rencontre. Nous allons, comme à l'ordinaire, présenter à nos lecteurs un tableau des pièces que comprend cette vente en les groupant par catégories.

Rois et Reines de Frange : Louis VU, le jeune, charte originale sur vélin; Charles V, p. s.sur le couvent des céleslins de Mantes; Louise de Savoie, mère de François Ier; Henri II et Catherine de Mèdicis; Charles IX; Henri II f; Henri IV, plusieurs lettres, dont une très-curieuse au prévôt des marchands; Marie de Médicis, épitres fort humbles à Louis XIII; Louis XIV, 5 lettres, dont 3 à Turenne ; Louis XV, 5 pièces dont une sur cette fameuse maladie de Metz qui lui valut le surnom de Bien-Aimé; Louis XVI; etc. — Princes : Orléans (Charles d'), le poète, pièce historique sur la vente du comté dePérigord, Alencon /'Charles IV dV, connétable de France; Alençon ( François d'y, lé dernier des fils de Henri II; Orléans (Gaston dV, Soissons (Louis de Bourbon, comte de^, tué au combat de la Marfée; Maine (le duc et la duchesse du), plusieurs lettres, etc.

Souverains étrangers : Baudouin JIt empereur de Constanti-

nople, charte sur vélin, semblable à celles qui ont figuré dans la première vente; René II, duc de Lorraine, le vainqueur de Charlesle-Téméraire à Nancy; Philippe /, le Beau, roi de Castille, père de Charles-Quint; Jeanne II, reine de Naples, qui légua ses états à Louis d'Anjou; Madeleine de France, reine d'Ecosse, fille de François I", autographe fort rare, car cette princesse est morte à 16 ans; Louise de Guzman et Marie de Savoie-Nemou/rs, reines de Portugal; Philippe IV, roi d'Espagne, et sa femme Elisabeth de France, Christine, reine de Suède; Casimir Vei Stanislas Leczinski, rois de Pologne; les papes Clément XIV et Urbain F///; Marie Clotilde, reine de Sardaigne, sœur de Louis XVI, plusieurs lettres; etc. — Rois et Reines d'Angleterre: Jacques 7er, 1. s.; Charles deux lettres signées, dont une sur son mariage avec Henriette-Marie de France, dont on trouve dans le catalogue 9 épitres fort curieuses contenant des détails sur les événements de la fronde; Charles II; Jacques II, 5 lettres, et sa femme Marie d' Estey 6 lettres; Jacques III, le prétendant; Georges II et Georges III, très jolies lettres.

Guerriers illustres : Montmorency (Guillaume de) • Montmorency (Anne de) et son fils François; Montpensier (Louis II, duc de) ; La Trémoille (Louis II de), le chevalier sans peur et sans reproche ; Nevers (Charles 1er, duc de) ; Mayenne 'le duc de), Brissac (Ch. II deCossé), maréchal de France. Puis viennent les illustres capitaines Huguenots : l'amiral Coligny et son fils François, le maréchal de Bouillon, Henri Itv de Condé et sa femme Charlotte de La Trémoille, Du Plessis-Mornay, pièce importante; Jacques et Armand Caumont La Force; François de Lanoue, dit Bras de fer, magnifique lettre ; Henri II de Ftohan, deux épitres dont une sur l'assassinat du maréchal. — Arnhem (Georges d'), illustre capitaine de la guerre de 30 ans ; Ruvigny ; Lefort (François), le favori de Pierre Ier et le restaurateur de la Russie au xvu« siècle, pièce fort .rare, qui n'a jamais passé encore dans les ventes; — Thémines, Estrades, Termes et Fabert, maréchaux de France ; Condé (le grand), curieuse épitre à Turenne ; Turenne, plusieurs lettres a sa /emme, du plus grand intérêt historique : — Kléber, deux lettres à Carrier, dont une avec un post-scriptum de Marceau.

Ministres bt diplomates : Beaune (Jacques de), barou de Samblancay, surintendant des finances, pendu en 1521 ; Du Bellay (Guillaume et Jean)- Poyet (Guill.) chancelier de France ; Haï lay de Sancy; Villeroy ; Sully ; Colbert ; — Somerset (le O de), 2 belles lettres signées.

Clergé : Guise (le card. Louis II de), assassiné avec son frère en 1588; Rets (le cardinal de), dernier évéque de Paris ; François de Sales (S1), 1. a. s. ; Vincent de Paul (S*); Mascaron, le grand prédicateur ; Bouillon (le cardinal de). — Sous ce titre Clergé en 1751 nous trouvons un curieux document signé des archevêques de Paris, Vienne, Bayeux, etc., adressé au roi et daté du 22 novembre 1751, 4 p. in-fol., et concernant les movens d'arranger l'aflaire du clergé.

Littérateurs : Cette série s'ouvre par un nom illustre, celui du pogge. Ses autographes sont fort rares: celui-là n'est qu'une simple signature apposée au bas d'une charte du pape Eugène IV en qualité de secrétaire de ce souverain pontife. — Viennent ensuite Chapelle, le collaborateur de Bachaumont; Montmaur (Pierre de), le fameux parasite et bel-esprit du xvne siècle ; Bouhours (le Père); Saint-Evremond, jolie lettre ; Rollin (Charles) ; Piron, spirituelle épître ; Helvétius, le plus hardi des philosophes de son temps ; La Beaumelle, un cahier de notes qui n'est pas sans intérêt ; Roubaud (l'abbé) ; Maréchal (Sylvain), l'auteur du Dictionnaire des athées; etc. — Puis quelques modernes parmi lesquels nous ne citerons que Honoré de Balzac, Georges Sand et Louis Blanc.

Académiciens : Doujat (Jean) ; La Fontaine (Jean de), 10 quittances aut. sig. : Bossuet, lettre à Mrae d'Albert de Luynes ; Giry (Odetde Vaux ae): Laville (Ignace de); Voltaire, deux curieux dossiers de lettres fort spirituelles, écrites par Wagnière ; Mormon- . tel; Moncrif ; Radonvilliers ; Alembert (Jean Lerond d'j ; Nivernais (le duc de) ; Richelieu (le maréchal de), curieuses épîlres; Delille (Jacques) ; Ducis ; Volney ; Lamartine, lettre fort touchaute sur sa position de fortune ; etc.

Femmes célèbres : Anne de France, duchesse de Beaujeu, régente sous son frère Charles VIII; Marguerite de Valois, sœur de François Ier ; Diane de France, fille de Henri II ; Catherine de Bourbon, sœur de Henri IV ; Montpensier (la d",e de), si fameuse

§ar le rôle qu'elle joua pendant la ligue ; Orléans (Henriette-Anne 'Angleterre, duchesse d'), la femme du frère de Louis XIV; Bouillon (la de,se de), compromise dans l'affaire delà Voisin ; Maintenon (la m,M de) ; Orléans (la ri*"e d'), la mère du régent, très-curieuses lettres. — Etampes (la de"e d'), maîtresse de François I«r, copie autogr.; Diane de Poitiers, p. s. ; Mailly (la ce,,e de), maîtresse de Louis XV; Robinson (Marie), maîtresse du prince de Galles.

— Citons enfin une curieuse épître de Mrae Lafarge.

Divers : Calvin (Jean), superbe lettre aut. sign., en français, renfermant un exposé de principes touchant l'Ecriture sainte; Spener, célèbre théologien prolestant, longue et curieuse épître,

— Fouquier- Tinville ; Simon (Antoine), le geôlier de Louis XVII. — Dupont de Nemours, belle lettre à Voltaire ; Fourier (Charles), très-curieuse épître; Saint-Simon ([e cte de) et plusieurs de ses disciples. — Garrlck (David), Talma ; Boieldieu.

Tel est à peu près le résumé de la vente du 8 mars. Cependant nous trouvons à la fin du catalogu j des chartes, des documents et des sceaux. Parmi les chartes plusieurs concernent la ville de Paris, dont une très- précieuse et offrant un grand intérêt historique: c'est un marché passé en 1349 pour la réparation et l'entretien de l'orgue de Notre-Dame de Paris. Nous citeronsaussi un curieux mémoire fait au xvme siècle sur l'établissement d'un roulage général dans l'intérieur de Paris et de ses faubourgs pour le transport de tous les ballots, paquets et marchandises de tout genre. Le projet

est le même que celui qui fut tenté il y a deux ou trois ans sous le nom de factage parisien. — Pour les sceaux il en est un surtout fort remarquable à cause de sa parfaite conservation, c'est celui de Charles K, roi de France.

IVOUVELLE6 DIVERSES

Mr C. Labussière (aux soins de MM. Schott etO, 159, Regent street), à Londres, vient de publier son6# bulletin. Nous y remarquons les noms suivants : Arnauld dWndUly (Robert) • Catherine de Médicis ; Charles /•', roi d'Angleterre; Charles-le -Téméraire ; Fléchier (Esprit) ; Fouquier-Tinville ; Gassion (le maréchal de ; Henri IV ;Jenner; La fontaine (Jean de); Louis XI, XII, X filet XIV; Marie de Médicis ; Rousseau (J.-J.) ; Sobieski (Jean) ; Stanislas Ier Leczinski, roi de Pologne ; Sully ; Turenne, etc., etc.

Ventes : La première vente d'autographes de l'année aura lieu les 8 et 9 mars.— Mr J. Charavayen fera une seconde vers la fin de ce môme mois.

— Ensuite viendra la vente des autographes, documents et manuscrits provenant de la succession de feu M. Monmerqué, membre de l'Institut. On y trouve beaucoup de pièces se rattachant à la famille de M«« de* Sévigné, de nombreux manuscrits du cardinal de Bouillon, des lettres adressées à MUo de Scudéry, une épître de Mme de Sévigné, de 21 pages, etc., etc. Le catalogue est en préparation et nous en reparlerons prochainement.

— La vente d'autographes de New- York qu'on annonçait depuis bien longtemps, aura lieu le 4 mars prochain. Les illustrations américaines et anglaises y dominent, et forment la meilleure partie du catalogue.

Nécrologie : Un bibliophile distingué, le marquis A. -T. Du Prat, de Versailles, auteur d'une Vie du chancelier Duprat et d'une Histoire d'Elisabeth de Valois, vient de mourir à l'âge de 59 ans.

— - Mr Genly de Bussy (Pierre), intendant militaire, est mort à Paris le 1 1 février 1867. Il était né a Choisy-le-Roi le 28 septembre 1793, avait obtenu le grade d'intendant en 1839, et le mandat de député au Corps législatif sous Louis-Philippe. En 1835 il publia un ouvrage intitulé : De l'établissement des Français dans la régence d'Alger, et qui fut couronné par P Académie des sciences morales et politiques. Mr Genly de Bussy recherchait activement les lettres de Royer Collard, le célèbre philosophe, dont il voulait publier la correspondance.

Le Directeur- Propriétaire : Jacques CHARAVAY.

Abbeville. — Imp. P. Briez.

N° 125. — 6« Année

1er MARâ 1867

Ilureâiix s rue de» GrandB>Au^u«ttiiB, a Paris

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Leipzig : M. Otto-AuguttSchulz.

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Madrid : M. Bailly-Baillière.

Saint-Pétersbourg : M. Jacquet Issakoff.

Moscou : MM. Gauthier.

Stockholm : MM: Sam<on et WalUn.

Les demandes d'abonnement et toutes les communications relatives au Journal doivent être adressées, franco, à M. Jacques CHARAVAY^rue des Grands- Augustins, 26

PIECES INEDITES

COIVDÉ (Charlotte de La Trémoillk, P<«" de)

Lettre adressée au vicomte de Turenne, depuis maréchal de Bouillon. Bien que cette pièce soit sans date, il est probable qu'elle a été écrite dans les premiers mois de Tannée 1589. En effet la princesse parle de son lils qui ne vint au monde que le l*r septembre 1588, donc la lettre est postérieure à cette date. Elle désigne aussi Henri IV sous le nom de roi de Navarre, ce qu'elle n'eût vraisemblablement pas fait après la mort de Henri III (1er août 1589). — Charlotte-Catherine de La Trémoille, qui avait épousé le 16 mars 1586 Henri 1 do Bourbon, prince deCondé, se trouvait en ce moment accusée d'avoir empoisonné son mari mort à Saint-Jean d'Angely, le 5 mars 1588 C'est à ce propos qu'elle écrit au vicomte de Turenne la curieuse lettre qui va suivre et qui n'est signée que d'un monogramme se composant de deux C entrelacés :

Javois loiisiours esté an paine de vostro santé jusques à ce que voslre lecti e man ayst ostée, car je craignais infinimant que ce changemaot de tamps vous eust causé plus do doulleurs que de coutume. Je loue Dieu de ce que vous portez mieulx que navez faict comme ma asuré le 8r de La Boulimère. Je le prie tous les jours pour vostre prospérité plus que pour

1 L'accusation était fondée sur une déclaration arrachée par la torture à Brillaud, contrôleur de la maison du prince de Condé. - V. dans le n°47 de l'Amateur d'Autegraphes une lettre du roi de Navarre sur la mort de son cousin.

la miene propre aiant taat de suiet de la désirer tant pour la prosimité qui est antre nous que la recongnoissanse que jay de voslre bonne vollonté. Aussy suige délibérée de ne dépandre jamais que de vos avis, maiant dega tant obligée par vos bons ofïïse que jay mesme asuranse an vous quant raoy mesme. Je vous suplirav dont acest heure que vous voîray le Roy de Navarre noublier le somg de mes affaire car après Dieu jespère tout mon bien par vostre moien ayant sertaine créanse que il bénira vostre labeur car vous serez défaaseur dune aussy juste cause quil y an ayst au monde et pour une créature qui a suporté plus daflisions qui ne se peut exprimer et ny a eu que ma seulle inosanse qui mai aporté de la consolasion et ampaichée dantrer sans mille fois en voye de désespoir. Je recongnois ce bénéfice venir de Dieu lequel ma donné assez de torse pour résister à tant dasaulx que mont donné mes anemys. Jay aussy plus docasion de le louer que nulle autre tout le reste de ma vye. Je ne vous importuneray de vous parler davantage de mes affaire pour la créanse que jay quy aporteray toute la diliganse que vous jugeré y estre requise et ne laisseray couller le tamps. Je mau remets du tout a vostre prudanse vous suplyant me mander de vos nouvelle car je ne seray à mon ayse que je nan saiehe et croyez que je suis du tout disposée à vous servir quant je seroy sy heureuse quy san puise présanter quelque digne ocasion. Je vous, baise sur ceste véritlé les mains et vous diray que mon lilz ce porte très bien.

La princesse de Gondé comptait beaucoup sur le roi de Navarre et et l'événement ne démentit pas son espoir. Henri IV, en effet, à peine monté sur le trône, fit cesser les poursuites exercées contre sa cousine, mais, dit Sismondi, ce ne fut que six ans plus tard que le Parlement de Paris reconnut l'innocence delà princesse et* la rendit à la liberté.

Lettré du duc de Gramont adressée à Louis XV avec la réponse autographe du roi en marge. Cette pièce est relative à la. fameuse m,aladieque LouisXVeut à Metz et que lui valut, comme chacun sait, le surnom de Bien aîmè.

A Metz, 15 sept. 1744. Au Camp de Bichen, ce 29 aoust.

Sire,

Le jour que je suis arrivé icy, les nouvelles de votre majesté étaient, Je suis bien persuadé de, tout, ce , affreuses, et laissoient peu d'espéque vous avez senti pendant ma rance. Je ne pense mieux exprimer maladie. J'ay été à la mort, Dieu mon Etat que de l'assurer avec vém'en a tiré, apparemant qu'il a rité que mon pis tomba malade, le encore affaire de moy en ce bas môme jour très sérieusement, et je monde. Ce que jay gagné dans ma n'ay senti que j'estais père, que le maladie c'est de nvavofr convaincu, lendemain que l'on receut des nouainsyque lepubliqet le monde entier vellesde votre Majesté qui donnaient

i Gramont (Louis Antoine- Armand, duç de), né le 20 mars 1688. Colonel des gardes françaises et gouverneur de Navane, sa désobéissance causa en 17431a perte de la bataille de Dettingen- Il fut tué à la bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745.

que je suis aimé de mes sujets, ce beaucoup d'espérance, et j'en fus

qui augmente mon amour pour eux. comblé de joie. Je me flatte que

Ma convalescence est parfaittemais votre majesté en sera bien per-

mes forces viennent lentement. Je suadée.

ne me presse sur rien et attend rés Nous marchons aux Ennemis,

patiamment icy ma parfaitte gué- mais mon opinion est qu'il n'y

rison, après quoi je voirés ce qui aura point d'action : la certitude

me restera à taire. n'y est pourtant pas.

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