LOUIS. LE DUC DE GRAMONT
Il nous a semblé curieux de rapprocher de cette lettre le passage suivant d'une épître du maréchal de Richelieu, qui fait partie, comme les pièces précédentes, de la collection du vicomte de Fer... La lettre est datée de Metz, le 8 août (1744).
« Le Roy s'est trouvé incomodé ce matin : il a eu un petit mouvement de fièvre ; je lui ai touché le poulx qui est , et ce n'est presque
rien. Un peu de constipation qu'il a laissé venir sans remède a causé cette émotion que des lavements et du lavage emporteront. La circonstance est seulement bien fâcheuse, mais j'espère que cela ne dérangera rien et que le roy sera en état d'aler après- demain. L'arrivée de Schmetau 1 a, corne vous croyésbieu, répandu une grande joye. »
Ceci était en post-scriptum, et personne, pas même celui qui l'écrivait, ne pouvait en soupçonner l'importance. Le 12, le roi était fort mal, le 14, son état était désespéré, et la frayeur de la mort lui faisait ordonner le renvoi immédiat des duchesses de Chàteauroux et de Lauraguais et du maréchal de Richelieu. La disgrâce ne fut pas de longue durée, et ceux qui avaient trempé dans la comédie de Metz furent renvoyés à leur tour.
Etienne Charavay.