‹ L'Amateur d'autographesChapitre 123 sur 175 · GERMAINE DE POIX GIRÀRDIN · texte numérisé non relu

GERMAINE DE POIX GIRÀRDIN

germaine de FOlX, reine d'Aragon et de Naples, deuxième femme de Ferdinand le Catholique, n. vers 1488, m. 18 oct. 1*538.

L. a. s. à la Royne^Anne de Bretagne); Cordoue, 13 sept. (1509), 2 p. 1/2 in-fol. - 4 fr. 25 (N- 98 bis, Clicquot, 1843); - 71 fr. (N- 249, Lajanielte, 1860.)

Elle lui fait part do sa grossesse, lui souhaite lo mémo bonheur et lui envoie une oraison à laquelle elle doit la grâce d'ôtro enceinte. Kilo recommande à Anne de Bretagne de porter toujours cette oraison sur elle.

(Germaine de Foix avait, dit-on. causé la mort de son mari, en lui donnant un breuvage pour faire cesser sa stérilité).

Pièce unique.

GERMON Barthélémy), jésuite, fameux par sa querelle avec Mabillon, n. à Orléans, 17 juin 1663, m. dans la même ville, 2 oct.

Quelques lettres. De 8 à 10 fr.

gesnek Uean-Mathias), célèbre critique et érudit, n.àRoth, 9 août 1691, m. 3 août 1761.

Une lettre de lui s'est vendue 2 fr. 50.

gesnek ^Salomon), célèbre peintre et poète suisse, auteur de la Mort d'Abel, n. à Zurich, 1er avri1 1730, m. dans la môme ville, 2 mars 1788. (Isof/raphie.)

1. — L. a. s à E Willc, graveur du Roi ; Zurich. 4 fév 175:, 2 p. pl. in 4v cachet. — 81 fr. (N« 190, Laverdet. 1854) ; - 18 fr (N« 254, Laverdel, 1861.)

Lettre très-intéressante au sujet d'un jeune homme d'Augsbourg, âgé de ?3 ans, qui s'est livré a la gravure depuis quelques années. Maintenant il bride d'un désir irrésistible d'aller à Paris, pour se perfectionner daus son art.

2. - L a. s. à Mr Lippert ; Zurich, 12 juin 1706, 2 p. 1/2 in-4». - 50 fr. (N° 121, Charon, 1845); - 33 fr. (N- 176, Trémont, 1852.)

3. - L. a. s au poète Gluiin ; Zurich, ?8 avril 1767, 3 p. pl. in-4°, cachet. -23fr. (> mjlervey, IS63.)

Deux lettres de son meilleur etplus cher ami, et accompagnées de [si précieux cadeaux 1 Combien il est sensible à son amitié I... Etro aimé do lui, a toujours été son ambition et son plus vif désir, et il vient d'en recevoir l'assurance la plus réello. lors-

3 u'il craignait d'être oublié. « Oui, mon cher ami, vous êtes le poêle le plus aimable e notre pays: qui ne serait pas lier de voire amitié! les olhures les plus prosaïques no peuvent vous séparer des muses et des grâces. S'il est possible d'embellir Alla* créon, vous l'avez fait. J'ai souvent lu Aiucréon et son heureux imilatiur ensemble . par un do ces beaux jours de printemps. Quelles douces émotions no vous dois-jo pas ! Vos chants, mon ami, ont tellement pénétré mon esprit, que je ne crois pas avoir jamais ioui du printemps comme aujourd'hui, Oh I puissicz-\ous. lorsque l'âge aura blanchi vos cheveux, puissie?-vous être toujours aussi gai, aussi scnsihlo aux plus délicates émotions que vous l'êtes à présent ! Mais pour c ola il no faut pas vous laisser détourner de vos projets do voyage. La Faculté do médecine ne peut rien vous or donner d'aussi salutaire qu'un tour en Suisso... J'ai toujours admiré la proso de Klops tock uans sa mort d'Adam* mais je n'ai jomais senti avec autant d'humilité combien l'harmonie des vers est préférable à loute prose, qu'en lisant votre version poétique de cet ouvrage.... d II remercie Glcim do lui avoir permis d'écrire la préface du Ucrt,er timide, c Je n'ai rien dit à la louange du poëme. A-t on besoin de dire aux Allemands qu'un do vos ouvrages mérite toute leur attention ? J'ai profité tout personnellement de cette permission : j'ai dit à tout lo monde que vous éiicz mon ami... • Détails inté ressauts sur Bodmer ot Wiéland. Il termine en disant: ■ Venez, l'Allomagne entière remerciera la Suisse et moi, lorsque son Gleim y retournera bien portant et rajeuni de trente ans ! *-

4. — L. a. s. à Ch. de Mechel, graveur, à Bâle ; Zurich, 6 déc 1768, 1 p. pl. in-4% cachet. - 22 fr. (N« 579, Suret, 1863.)

5. — L. a. s.; 17ianv. 1769. — 20 fr. 50 (N°63. Monmerqué, 1837.)

6. — L. a. s. à wieland ; Paris, 20 janv. 1769. - 16 fr. (N- 165, Châteaugiron, 1851).

7. - L. a. s. à M. Meister, à Paris; Zurich, 20 mai 1772, 2 p. in 4% cachet.

- 16 fr. (N« 198, Renouard, 1855.)

Il ne peut suivre les conseils de La Beaumelle pour la dédication de ses œuvres, ayant obtenu la permission de les dédier à la reine d'Angleterre. » J'avoue, monsieur, ti dans ce cas j'aurois ma liberté, l'idée serait charmante, de consacrer mes poésies à la dame, qui unit à la beauté, toutes les grâces de l'esprit et du bon goût.... »

8. — L a. 8. à la C"" Gessner ; 16 mal 1774, 1 p. pl. in-4°, cachet. - 12 fr. (W 181, 7. Charavay, 1853.)

9. - L. a. s.; 1774, l p. in-4-, cachet. - 28 fr. (N- 9063 du Bull -J. Charavay.)

10. — L. a. s., au professeur Lippert;4 avril 1778, 1 p. in 4«, cachet. — 26 fr. (N« 130, Charon, 1846); - 15 fr. (N- 256, Fossé-Darcosse, 1862.1

11. — L. a. s. à Wille, graveur ; Zurich, 25 sept. 1779, 2 p. iu-4*, cachet. — 33 fr. 50 (No 183, Laverdet, 1854.)

Il n'a point reçu de leur ami à Orléans la lettre et le dessin. 11 attend toujours de ses nouvelles avec impatience ,• posséder son amitié est son orgueil et sa satisfaction ; il jouit de son bonheur d'avoir eu l'art d'élever un fils dont pourrait s'enorgueillir l'Allemagne. On vient de lui apporter une cuisse de Berne, le dessin qu'il attendait ne s'y est pas trouvé, mais un tableau qui Lui vient de quelqu'autre. 11 s'occupe encore avec une très- vive ardeur de l'art, et il lui voue l'étude, ri après la nature, tout le restant de ses heures. Quatre tableaux de son dernier travail sont maintenant à Paris dans le cabinet de M. Girardot de Marigny.

12. — L. a s à M. Barbier, peintre ; 5 août 1780, 3 p. - (N°8t, Pixérécourt, 1840.)

13. - L. a. s. à la de Solms Laubach; Zurich, 8 déc. 1782, 2 p. in-4u.

- 13 fr. (No 198, Renouard, 1855.)

Elle connaît et apprécie tout ce qui est ingénieux et naturel, mais tout ce qui, suivant, la manio du siècle, a flecte une fausse originalité, • tout ce qui est ampoulé ou gigantesque et produit dans les arts et la science d'horribles monstruosité n'a pu gâter la pureté de votre goût. Heureux ti mes écrits ont pu vous satisfaire! * Son altesse lui donne l'occasion de se faire connaître d'elle sous un autre rapport, en lui témoignant le désir d'avoir un de ses dessins. Il ne souhaite rien Unique de mériter son approbation dans un art si difficile, ot qui depuis plusieurs années est devenu son unique occupation.

14. - lo L. aut., 3 p. in-4°. 2* L. a. s., 1 p. in-4». - 51 fr. (N* 99, Dolomieu, 1843.)

13" - 1° L. aut., 3 p. in -4°. 2« Billet, aut. sig\, 1/2 p. in-4<\ - 15 fr. (N° 144, Laroche- Lacarelle, 1847.)

Les seules lettres que nous rencontrons dans les catalogues.

GEVAERTS, en lalin gevartiis (Jean-Gaspard), savant philologue et jurisconsulte, historiographe de l'empereur Ferdinand III, n. à Anvers, 6 août 1593, m. dans la môme ville, 23 mars 1666.

Quatre lettres de lui se sont vendues en moyenne 4 fr.

GHERARDI (Jean), dit Flautin, un des meilleurs acteurs de la Comédie italienne au xvn^ siècle, père d'Evarista Gherardi.

Quitt. s., sur vélin, de la somme de 3750 livres; 11 mars 1G83. — 10 fr. (K'184, I/eney, 1854) ; l fr. 50 (N" 230, Laverdet, 1859.)

Pièce unique.

giacomelli (Michel-Ange), erudit distingué, un des meilleurs philologues italiens de son temps, archevêque de Chalcédoine, connu par son attachement à la Compagnie de Jésus, n. à Pistoja, 11 sept. 1695, m. à Rome, 17 avril 1774.

L. a. s. à Fr. Àlgarotti; Rome, 15 mare 1758, 4 p. in-fol. — 8 fr. (W 260, Ch. R"*,de Milan, 1862.)

La- seule lettre de lui qu'on trouve dans les catalogues français.

GIANNINI (Thomas), célèbre médecin et professeur italien du xvi* siècle, n. à Ferrare, 1548, m. 1630.

Une lettre de lui s'est vendue 3 fr. 24 dans une vente faite en 1861 par M. Laverdet.

giannone (Pierre), illustre historien napolitain, n. à Ischilella (royaume de Naples), 7 mars 1676, m. dans les prisons de Turin, 7 mars 1748.

1. — L. a. s. à Sa Seigneurie Vienne, t p. in-fol. - 25 fr. {N- 279, Succi, 1863.)

Curieuse épttre, relative à la censure du t. III de son Histoire civile de Naples.

2. - L. a. s.: citadelle de Turin, 16 fév. 1745, 2 p. in-4#. - 20 fr. (N«260, Ch. R**\ de Milan, 1862.)

Les seules lettres qui aient pas?é en vente.

giannotti (Donalo), historien italien, secrétaire de la République de Florence, charge qu'il obtint de préférence à Machiavel qui en mourut, dit-on, de chagrin, n. à Florence, en fév. 1494, m. à Venise, 1563.

Décret aut. sig.; Florence, 20 juill. 1528, 1 p. in-fol. oblong, cachet. - 30fr. (N8 260, Ch. Hé*\ de Milan, 1862); I fr. (N-279, Succi, 1863.)

Nomination de Neri Giraldi comme directeur de tout ce qui concerne les affaires de la guerre.

Pièce unique.

giardini (Félix», célèbre violoniste et compositeur italien, n. à Turin, 1716, m. à Moscou, 1796.

L. a. s., en anglais, à M. .. ; Londres, 29 déc. 1783, l p. in-4v — 12 fr. 50 (N° 254, Laverdet, 1861.)

C'est une affaire délicate que le choix d'un violon, et il le prie d'envoyer chez lui une personne compétente, ofln qu'elle puisse essayer ceux qu'il a. — ba collection est assurément très-belle, mais if faut qu'il lui dise, en ami, qu'il n'en possède pas un de première qualité, qui ne lui coûte au moins 25 gui nées.

La seule lettre qu'on trouve dans les catalogues français.

gibbon (Edouard), illustre historien anglais, n. a Putney {comté de Surrey), 27 avril 1737, m. a Londres, 16 janv. 1794.

I - L a. s. A Mel,e Rayonne, en Lorraine, 16 avril 1762, 2 p. pl. in 4*. - 25 fr. UN- 183, Laverdet, 1854.)

II écrit de Bayonne. village à quatre lieues de Nancy. • Je regarde par la fenêtre, je vois des maisons de chaume, des habitants a moitié nus. tout 1 attirail de la pauvreté, et môme celui de la superstition tout étranger qu'il doit paraître dans un pays où les habitans s'ôtent le pain pour nourrir des perdrix pour leurs prêtres. Voilà n pou près tout co que j'ai vu en France. . • But de son voyage, quels sont ses compagnons de route, etc.

2. — L. a. s. à M. de Severy ; 24 août 1788, l p. 1/2 in-8°. - 15 fr. (R* 200, Uuplessis, 1855.)

3. — Billet de 3 lignes aut. sig. a M. Cadel et fragment autographe. - 14 fr. (N° 121, Charon, 1845) ; 18 fr. 50 (N* 176, Trémonl, 1852.)

On ne trouve rien autre de Gibbon dans les catalogues français.

gibelin (Esprit-Antoine), peintre et littérateur distingué, n. à Aix (Bouches-du-Rhône), 17 août 1739, m. dans la môme ville, 23 déc. 1814.

Le Bulletin Jacques Charavay contient une lettre de lui cotée 2 fr. 50. — Les autographes de son frère Jacques, médecin, naturaliste et traducteur, n. à Aix, 1744, m. 1828, valent de 2 à 3 fr.

GIBERT (Joseph-Balthasar), érudit et historien distingué, membre de l'Académie des Inscriptions, n. à Aix (Bouches-du-Rhône), 17 fév. 1711, m. 12nov. 1771.

L. a. s. à Voliaire; Clermont-enArgonne, 29 mai 1771, 3 p. pl. in-4°. — 4 fr. 50 (N° 194, J. Charavay, 1855.)

Il donne des renseignements sur le général Lally, avec lequel il s'est trouvé aux Indes, et dit à Voltaire qu'il le croit coupable.

La seule lettre que nous trouvions dans les catalogues.

GIBERTI (Jean-Mathieu), savant évéque de Vérone, qui fit imprimer dans son palais de belles éditions des Pères grecs, ami de Sadolel et de Bembo, n. à Palerme, 1495, m. à Vérone, 30 déc. 1 543.

L. s., terminée par 6 lignes autogr., à Paul Veltori; Rome, 1551, I p. in-fol., cachet. - 10 fr. (No 212, Esterhaxy, t857.)

2. — L. a. s. à Paul Vettori ; Rome, 29 nov. 1531, 1 p. in fol., cachet. - 6 fr (N° 260, Ch. /?"*, de Milan, 1862.)

Nous ne trouvons rien autre de lui dans les catalogues français.

G1É (Pierre de Rouan, dit de), maréchal de France, un des plus illustres guerriers de son temps, n. en Bretagne, vers le milieu du xve siècle, m. 22 avril 1513.

1. — L. a. s. au roi de Sicile; 6 août (1483), 1 p. in-fol. - 156 fr. (N- 219, J. Charavay, 1858.)

Lettre d'un véritable intérêt historique, sur la descontoque les Anglais se préparaient à faire en Bretagne, pour so venger d u secours donné par la France aux Gallois révoltés.

2. — P. s. sur vélin ; 15 nov. 1483, in fol. oblong, trace de cachet. — 5 fr. (N°226, J. Charavay, 1858.)

Lés seules pièces qui aient passé en vente.

gifford (William), célèbre poète satirique et publiciste anglais, n. à Ashburton (Devonshire), en avril 1757, m. à Londres, 31 déc.

1. — L. a. s. au révérend docteur Symmons; 12 déc. 1805, 3 p. pl. in-4', cachet. - 3 fr. (N° 159, Lalande, 1850. 1

2. — L. a. s. à une dame, 3 p. in-4°. (N° 141, Charon, 1847.)

11 demande s'il y a opportunité à publier le Bcriad, et se plaint de son silence. (1 ost sans livres ut dépourvu de tout moyen de distractions... Surtout, qu'on ne lui parle pas de .'a duchesse d'Yoïk, co nom le rend malade. Réflexions philosophiques.

3. — L. a. s. à John Murray, 1/2 p. in 4°. — (K<> 131, Lacoste, >846.)

4. - L. a. s. à M. Barrow, 3 p. pl. in-4». - 13 fr. 50 (N° 254, laverdtl, 1861.)

U a reçu sa brochure, et lui en fait son compliment. Avec l'esprit qu on y trouve, elle ne peut manquer de faire de l'effet. » Crokor. comme vous le savez, est en train de travailler Brougham : ainsi il faut que le diable s'en mélo, pour nous empé«;lur cette fois de frapper juste... Il y a du plaisir à vous lire : vous êtes presque (e seul qui fait preuve de quelque esprit vraiment patriotique. Plût au ciel que vous puissiez

en communiquer un pou aux gens en place : là, tout e6t dégradation el misère ! Je m'attends bientôt à entendre dire qu'on va faire cadeau de 20 ou 30 vaisseaux de ligne auipauvies et persécutes Danois, pour les récompenser de leur couduite infâme onvers nous Ce ne nerapas lord Melville, en tout cas, qui fera une proposition semblable : celui là est un brave et honnête homme... Quant à l'Amérique, rien ne peut apaiser son envie et sa haine ; elle accepte les concessions qu'on lui fait, avec un sourire diabolique de triomphe.. .. Montrez-lui de la résistance, et vous la mettrez en fuite

Les seuleB lettres quo nous ayons rencontré dans les catalogues français.

CiiGLi (Jérôme), poète dramatique et philologue italien, célèbre par ses démêlés littéraires avec les Académiciens de la Crusca, n. à Sienne, 14 cet. 1 660, m. à Rome, 4 janv. 1722.

t. — L. a. s.; Sienne, l<r juil. 1693, 4 p. in-fol. - Iieiirée (N° K4, Charon, 1845.)

Il rappelle à Son Excellence la promesse qu'elle lui a faite d'une place à la chancellerie. Cette place est vacante..., pourrait-il espérer qu'elle ne la confiera pas à un autre qu'à son fils? Ce hienfait. dont il conserverait une reconnaissance éternelle, serait un nouveau gage de celle bienveillance dont il lui a donné déjà tant de preuves.

2. - L. a. s.; Sienne, 4 déc. 1695. 2 p. in-fol. - 11 fr. (N'260, Ch. R"\ de Milan, 1862); 2 fr. 25 (H- 591, /. Charavay, 1864.)

Relative à une comédie populaire, en divers dialectes italieus, qu'il vient de faire représenter,

Nous ne trouvons rien autre de lui dans les catalogues.

tilGOUX (Jean-François), célèbre peintre d histoire, n. à Besançon, 8 janv. 1806.

Ses autographes valent de 1 fr. 50 à 2 fr.

GILBERT (Nicolas-Joseph-Laurent), illustre poète satirique et élégiaque, surnommé le Juvcnal du xvin6 siècle, n. à Fontenay-le- Châleau, près Remiremont, 1751, m. 12 nov. 1780.

1. — L. a. g. (à M. le président de Sivry); Nancy. 2 p. 1/2 in-4°. — 400 fr. (N- 191, Lamotirevx, 1855); 220 fr. (K° 316, Dubois, 1866.)

Envoi d'une pièce de vers, faite à l'occasion d'un n alheureux procès que lui a causé l'injustice de sa famille. C'est une élégie fort triste fous le titre d'ode — • J'espère que vous ne dédaignerez pas mon hommage quelqu'indigne qu'il soit de vous, et môme i'oserois vous prier de m'honorer de vos conseils... » Il le prie de lui pardonner s'il a pris la liberté de nommer Wad.de Sivry. — « J'aurais encouru l'indignation publique si j'avais perdu cette occasion de lui payer le tribut d'éloges qu'on doit à son mérite. Le poète doit invoquer Apollon, mais son premier devoir est do sacrifier aux Grâces... »

2. - L. a. s. à Bacnlard d'Arnaud ,'(1776), 2 p. 3/4 in-4°. — 400 fr. (N° 228, J. Charavay, 1858.)

Il explique à d'Arnaud qu'il s'emploio auprès du directeur du lliéàlrc pour faire jouer sa pièce de Mer nival, puis il se plaint de Fréron qui u'apas encore puile do son ode dans l'Année littéraire ce qui lui semble un mauvais proci'dé ; il lui annonce qu'il recevra un exemplaire d'une ode qui ne lui a coûté que vingt-quaire heures de travail et que l'on met au-dessus de l'ode sur la piincesse Charlotte qui lui a coûté deux mois d'un travail assidu \ il termine son épiire eu le priant de lui trouver un libraire pour faire une nouvelle édition de toutes ses poésies corrigées et qui peuvent former un volume in-12 : il estime que son ouvrage peut valoir douze cents livres.

3. — L. a. s. à M. d'Arnaud, conseiller d'ambassade (Baculard d'Arnaud) ; au collège de Reims, 3 p. in-4'. — 301 fr. (N° 275, J. Charavay, 1863.)

Épitre touchante, où il point à d'Arnaud, son protecteur, la malheureuse situation où il so trouve, rongé par les chucrins, tourmenté par une maludie sérieuse, qui le tient au lit depuis huit jours. 11 s occupe d'un roman. Histoire des malheurs causes par le préjuge, qui forme déjà deux petits volumes. Les libraires le lui ont refusé, et

il prie d'Arnaud de faire des démarchée pour lui trouver un éditeur. Il le charge aussi de lui procurer la vente de son dernier chant d'Abel, auquel il travaille également. Des atlaires pressantes l'appellent en Lorraine. 11 espère forcer ses parents, si cruels à son égard, à lui restituer son peu de fortune. A son retour à Pans, il lui rendra tout l'argent qu'il lui a prêté.

4. — L. a s. à Baculard d'Arnaud; au collège de Reims, I p. pl. in-4°, cachet. - 295 fr. (W 275, /. Charavay, 1863.)

Gilbert fait à son protecteur un appel suprême. Consumé depuis sii mois par la plus terrible des maladies, il sent que sa fin approche. • La funeste prophétie du poète malheureux s'accomplit. . Le plus faible retard dans vos secours peut les rendre inutiles... Je finis, car les larmes, les sang'ots me suffoquent .. >

Les seules lettres de Gilbert qui aient passé dans les ventes.

GILBERT (François-Hilaire), agronome distingué, à qui l'industrie française doit l'introduction des mérinos d'Espagne, membre de l'Institut, n. à Ghâteauroux (Indre), 1757, m. 8 sept. 1800.

Une lettre fort curieuse de lui sVst vendue 2 fr. 25 (eatal. n° 275).

Gilbert (Nicolas-Pierre), célèbre médecin-en-chef des armées de Saint-Domingue, du Hhin et de la grande armée, n. à Brest, 1751 , m. à Paris, 19 déc. 1814.

Quelques lettres. En moyenne, 3 fr.

Gilbert de voisins (Pierre), avocat-général au parlement de Paris, parent de Boileau Despréaux, connu par son éloquence et la part qu'il prit à l'affaire de la Bulle UnigcnUus, n. 16 août 1684, m. à Paris, 20 avril 1769.

Quelques lettres. De 3 à 4 fr.

GILLES (Nicole), le premier de nos historiens français, m.

Quitt. s., sur vélin; 1493, in-4° oblong. - 4 fr. (N» 255, J. Charavay, 1851.)

Nous ne trouvons rien autre de lui dans les catalogues.

gillet, député du Morbihan à la Convention, commissaire dans la Vendée et aux armées de la Moselle et de Sam bre-et- Meuse, m. en octobre 1795.

Quelques lettres. Prix moyen, 3 fr.

gillot (Jacques), célèbre érudit, un des auteurs de la Su lyre Méniipée, né à Langrcs, vers le milieu du xvf siècle, m. à Paris, enjanv. 1619.

1. - L. a. s., en latin, à Casaubon ; Paris, 15 avril 1595, 1 p. in-fol. — Il fr. (N« 222, J. Charavay, 1858); 22 fr. (ÏS'° 252, Fossé- Darcosse. 1862.)

2. — L. a s. ; Paiis, 24 nov. 1596, 2 p. pl. in fol. - 7 fr. (N° 130, Charon, 1846) ; 63 fr. (iV 289, IJeivey, 1864.)

Belle et noble lettre sur la mort de Pierre Pithou (autre collaborateur de la Satyre- Ménippee), qui l'afflige vivement. — Il parle aussi de Rapin, et donne des nouvelles<ie plusieurs procès.

3. - L. a. s. à Casaubon ; 28 janv. 1597, I p. pl. in-fol. - 7 fr. 50 (N* 136, Charon, 1817) ; 8fr. 50(N°20O, JJvpiesiis, 1855.;

Il l'entretient de ses travaux, notamment d'un commentaire d'Athénée, qui najamais été publié par Casaubon, puis de l'état-civil de celui-ci, qui, né à Genève de parents français réfugiés, avait des inquiétudes sur sa position.

4 - L. a. s. à M. de Sainte-Marthe; Paris, 8 juillet, I p. ia-fol. - 4 fr. (N° 124, Charon, 1845) ; 27 fr. 50 (N» 176, Trémont, 1852.)

Il a lu et examiné, avec M- le président deThou et M. de C'taaubon, l'éloge de feu If. le président Despesae, il lui en fait complimeut et len?aga à le faire Imprimer ; il serait bon de mettre le nom de M. de Rambouillet.

5 - L. a. s à Casaubon, l p. in fol. - 17 fr. (N* 219, J. Charavay, 1858.) Les seules lettres qui aient passé en venle.

gilly (Jacques-Laurent, comte), brave général de division, condamné à mort, en 1816, pour avoir, lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, tourné contre le duc d'Angoulême les forces qui lui avaient été confiées pour seconder ce prince, n. à Fournès (Gard), 10 août 1769, m. à La Vernède (Gard), 5 août 1829.

Ses autographes valent en moyenne, 2 fr.

GIN (Pierre-Louis-Charles), conseiller au Parlement, érudit et littérateur fécond, n. à Paris, 1726, m. 19 nov. 1827.

Une lettre de lui à Voltaire ne s'est vendue que 1 fr. (catal. n» 194).

G1NGUENÉ (Pierre-Louis), célèbre écrivain et critique, auteur faY Histoire littéraire de V Italie, membre de l'Institut, n. à Rennes (Ile-et-Vilaine), 25 avril 1748, m. à Paris, il nov. 1816 (Isographie).

On trouve de lui dans les catalogues une quarantaine de lettres vendues de 2 à 3 fr.

GIOBERTl (Vincent), célèbre philosophe, publiciste et homme d'état, un des promoteurs de l'unité italienne, n. à Turin, 5 avril 1801, m. à Paris, 25 oct. 1851.

Ses autographes se vendent, en moyenne, 4 fr.

gioffredo (Pierre), célèbre historien piémontais, n. à Nice, 16 août 1629, m. Il déc. 1692.

L. a. s.; 3 avril 1684, 1 p. in-4\ - 10 fr. 50 'N<>93, Alex. Martin, 1842.)

Pièce unique,

GlOJA (Melchior), célèbre économiste italien, un des fondateurs de la statistique moderne, n. à Plaisance, 20 sept. 1767, m. 2 janv.

Quelques lettres. De 3 à 4 fr.

GIRALDI (Jean-Baptiste), surnommé Cinthio, célèbre poftte dramatique et conteur italien, n. à Fcrraré, en nov. 1504, m. dans la môme ville, 30 déc. 1573.

1. — Lettre de change aut. sig. à Jacques Trotto, l'en des douze sages de la commune de Ferrare ; 1548, t p. in-8° oblong. — 5 fr. (N- 279, Succi, 1863.)

2. — L. a. s. an C* Tassoni ; 1550, 1 p. pl. in-8» oblong. — 10 fr (N« 260. Ch. R"\ de Milan, 1862) ; 16 fr., avec une pièce signée (N0 269, J. Charavay, 1 862.)

3. - P. sig., avec 2 lignes aut.; Ferrare, 17 juin 1560, in-40. - 9 fr. (N0 291, J. Charavay, 1864.)

Nous ne trouvons rien autre de lui dans tes catalogues français.

GIRARD (Philippe- Henri de>, l'illustre inventeur de la machine a filer le lin, n. à Lourmarin (Vaucluse), Ie' fév. 1775, m. a Paris, 26 août 1845.

On trouve de lui dans les catalogues une sixaine de lettres. Une d'elles s'est vendue 28 fr., et les autres un prix moins élevé.

GIRARDET (Abraham), célèbre graveur suisse, n. au Locle (canton deNeufchatel), 1764, m. à Paris, 1823.

Quelques lettres. De 2 à 3 fr. — Les autographes de Karl Girardet, peintre distingué, néen 1813, valent ù peu près te même prix.

girardin (Réné-Louis, marquis de}, maréchal de camp, ami de J.-J. Rousseau, qu'il recueillit dans sa terre d'Emenonville, où il lui éleva un tombeau, n. à Paris, 25 fév. 1735, m. à Vernouillet (S.-et- Oise), 20 sept. 1808.

Quelques lettres. De 3 à 4 fr.

(La suite au prochain numéro) .

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