LETTRES DE MAD4ME ÉLISABETH A. LA MARQUISE DE RAIGECOURT
Nous recevons la lettre suivante que nous nous empressons d'insérer :
« Monsieur le Directeur, • Je n'ai connaissance que depuis quelques jours, d'une intéressante brochure sur Madame Elisabeth, publiée en 1864 par M. du Fresne de Beaucourt.
« A la suite de cet ouvrage (page 45) se trouve la liste de toutes les lettres de Mme Elisabeth qui ont passé dans les ventes. Une note annonce que ces indications sont tirées de votre estimable recueil. Suivant la liste en question, quinze lettres adressées à la Marquise de Raigecourt, ma mère auraient passé par plusieurs ventes successives. Or à l'exception de trois sous les numéros 5, 22, et 26, toutesces lettres, c'est-à -dire douze ou quinze, sont en ma possession, et je viens d'en vérifier les dates ainsi que l'exactitude des citations.
« Je n'ai jamais eu les lettres n°» 5, 22 et 26, je ne puis donc rien dire sur leur authenticité, mais il est certain que plusieurs lettres de la Princesse à ma mère, ont été soit soustraites soit détournées par la poste; mais ce qu'il m'importe de constater, Monsieur, et c'est le sujet de cette lettre, c'est que pas une seule ligne de l'écriture de Madame Elisabeth, n'est sortie de mes mains, depuis que j'ai hérité de ce précieux dépôt, dépôt que je laisserai intact entre les mains de mon fils, et qu'il transmettra de même à ses enfants.
« Une particularité assez remarquable, c'est que d'après la brochure, presque tous les autographes sont signés, tandis que moi je ne possède pas une seule signature de la Princesse !
« C'est au public et surtout aux collectionneurs, qu'il appartient de juger s'il est probable que Mme Elisabeth gardât pour sou compte des minutes signées et expédiât à ses correspondants des copies sans signatures et même 6ans paraphe !
« Je vous serai fort obligé, Monsieur, de vouloir bien insérer cette lettre dans le plus prochain numéro de votre recueil, et je vous prie de recevoir d'avance tous mes remercimenls, ainsi que l'assurance de mes sentiments distingués.
■ LE His OE RAIGECOURT. »
Nous ne saurions quant à présent répondre d'une manière péremptoire à notre honorable correspondant, vu qu'il faudrait pour cela avoir entre les mains etsoumettre à un examen sérieux les pièces qu'il siguale à notre attention. Tout ce que nous pouvons affirmer, c'est que les lettres de Mm° Elisabeth qui nous ont passé entre les mains nous ont paru présenter tous les caractères d authenticité que l'on puisse demander a une pièce originale. La question de lettres écrites en double ou recopiées s'est déjà présentée pour Louis XVI, Marie Antoinette, et d'autres personnages de la cour, pendant la période de la Révolution ; il n'y a rien la qui doive étonner si l'on songe aux difficultés qu'éprouvait la famille royale pour faire parvenir par des voies sûres sa correspondance particulière. LouiB XVI nous en prévient lui même dans une lettre qui lait partie du riche cabinet de Mr le Mis de Fiers et que nous avons eu l'occasion d'examiner tout dernièrement. C'est du reste là un point très-controversé et sur lequel nous appelons de tous nos vœux la lumière de l'érudition.
LISTE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES MEMBRES DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE
DEPUIS SA FONDATION JUSQU'A NOS JOURS, DRESSÉE PAR
ilDEIl BANCS et ETIENNE CHABAViT
Crébillon ^Prosper Joltot de), poète tragique, né à Dijon (Côte-d'Or), le 13 janvier 1674, mort à Paris le 17 juin 1762. Il succéda, en 1731, à La Paye, prononça son discours de réception le 27 septembre de la même année, et fut remplacé par Voisenon. (17* fauteuil.)
Créci. V. Verjus.
CUREAU DE LaCHANBRE. V. LACHAMBRE.
Cuvier (Georges-ChrétienLéopold-Dagobert, baron), illustre naturaliste et écrivain, membre et secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences (17%- 1802), puis de celle des Inscriptions, né à Montbéliard (Doubs), le 25 août 1769, mort à Paris le 13 mai 1832. Il succéda, le 4 juin 1818, à Roquelaure, évêque de Senlis, prononça son discours de réception le 27 août suivant et lut remplacé par Dupiu aîné. (35e fauteuil.)
Cuvillier-Fleury (Alfred-Auguste), publiciste et littérateur distingué, précepteur du duc d'Aumale, né à Paris, le 18 mars 1802. Il fut élu le 12 avril 1866 en remplacement de Dupiu aîné, et prononça son discours de réception le 11 avril 1867. (35e fauteuil.)
Dacier (André), érudit et traducteur, membre de l'Académie des Inscriptions (1695), né à Castres (Tarn), le 6 avril 1651, mort le 18 septembre 1722. Il succéda, en 1695, à Fr. de Harlay. prononça son discours de réception le 9 décembre de la même année, devint secrétaire perpétuel, en 1/13, après Regnier-Desinarais, et fut remplacé par le cardinal Dubois. (33e fauteuil.)
Dacier (Bon-Joseph, baron), érudit et littérateur, membre et secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions (1772-1783), né à Valognes (Manche), le I" avril 1742, mort à Pans le 4 février 1833. Il succéda, en 1822, au duc de Richelieu, prononça son discours de réception le 28 novembre de la même année, et fut remplacé par Tissot.
Danchet (André), poète dramatique, né à Riom (Puy-de Dôme), le 7 septembre 1671, mort à Paris le 21 février 1748. Il succéda, en 1712, à l'abbé Paul Tallemant, prononça son discours de réception le 22 décembre de la même année, et fut remplacé par Gresset (2e fauteuil.)
Dangeau (Philippe de Courcillon , marquis de) , aide-de-camp de Louis XIV, habile diplomate et courlisan délié, membre honoraire de l'Académie des sciences, auteur de Mémoires fort curieux, né le 21 septembre 1638, mort le 9 septembre 1720. Il succéda, en 1668, à Scudéry, et fut remplacé par le maréchal de Richelieu. (30e fauteuil.)
Dangeau (Louis de Courcillon. abbé de), littérateur et grammairien, lecteur du roi, frère du précédent, né à Paris, en janvier 1643, mort dans la môme ville le 4 janvier 1723. Il succéda, en 1682, à l'abbé Colin,
Prononça son discours de réception le 26 février de la môme année, et ut remplacé par le comte de Morville. (5* fauteuil.)
Dàru (Pierre- Antoine-Noftl-Bruno , comte), intendant- général de la grande armée, traducteur d'Horace, historien de Venise et de la Bretagne, né à Montpellier (Hérault), le 12 janvier 1767, mort à Bécheville le 5 septembre 1829. Il succéda, le 26 mars 1806, à Collin-Harleville, prononça son discours de réception le 13 août suivant et fut remplacé par M. de Lamartine.
Delavigne (Jean-François-Casimir), poète dramatique, né au Havre (Seine-Inférieure), le 4 avril 1793, mort à Lyon le 12 décembre 1842. Il succéda, le 24 février 1825. au comte Ferrand, prononça son discours de réception le 7 juillet suivant, et fut remplacé par M. Sainte-Beuve.
Delillr (l'abbé Jacques), poète, traducteur de Virgile, né à Aigues- Perses (Puy-de-Dôme), le 22 juin 1738, mort à Paris le 1er maj 1813. Il succéda, en 1774, à Lacondamine, prononça son discours de réception le 11 juillet de la môme année, et fut remplacé par Gampenon. (19* fauteuil.)
Desmarets (Jean), sieur de Saint-Sorlin, littérateur, auteur dramatique, un des poètes favoris du cardinal de Richelieu, connu surtout par les railleries dont l'accabla Boileau, né à Paris en 1595, mort dans la même ville le 28 octobre 1676. Membre de l'Académie dès sa fondation, il fut remplacé parJ.-J. de Mesmes. (10e fauteuil.)
Destouches (Philippe Néricault), poète comique, auteur du Glorieux. né à Tours (Indre-et-Loire), le 9 avril 1680, mort le 4 juillet 1754. Il succéda, en 1723, à Campistron, prononça son discours de réception le 25 août de la même année, et fut remplacé* par de Boissy. (11* fauteuil.)
Destutt de Tracy. V. Tracy.
Devaines (Jean), économiste et littérateur, ami et premier commis de Turgot, conseiller d'État, qui réunissait dans ses salons tous les écrivains de son temps, né à Paris, en 1740, mort le 16 mars 1803. Il fut élu par ordonnance du 28 janvier 1803, et remplacé par Parny.
Domergue (François-Urbain), grammairien distingué, né à Aubaçne (Bonches-du-Rhône), le 24 mars 1745, mort à Paris le 29 mai 1810. Il succéda, en 1795, a Vicq d'Azyr, et fut remplacé par Fariau de St-Auge. (36d fauteuil}.
Dortols. V. Mairan.
Doucet (Charles-Camille), auteur dramatique, né à Paris, le 16 mai 1812. 11 fut élu, le 6 avril 1865, en remplacement d'Alfred de Vigny, et prononça son discours de réception le 1866.
Doujat (Jean), littérateur et jurisconsulte, historiographe de France, né à Toulouse (Haute-Garonne), en 1606, mort dans la môme ville le 27 octobre 1688. Il succéda, en 1650, à Balthazar Baro, prononça son discours de réceptiou le 20 août de la même année, et fut remplacé par l'abbé Renaudot. (38» fauteuil.)
Droz (François-Xavier-Joseph), écrivain philosophe et littérateur, membre de l'Académie des sciences morales et poli iques (1832), né à Bcsauçon Doubs), le 31 octobre 1773, mort à Paris le 4 novembre 1850. H succéda, le 2 décembre 1824, à Lacretelle aîné, prononça son discours de réception le 7 juillet 1825, et fui remplacé, en 1851, par M. le comte de Montalemberl. (20* fauteuil.)
Dubois (le cardinal Guillaume), archevêque de Cambrai, précepteur et premier ministre du régent, membre honoraire de l'Académie des sciences
et de celle des Inscriptions, né à Brives la-Gaillarde (Corrèie), le 6 septembre 1656, mort à Versailles, le 10 août 1723. Il succéda, en 1722, à André Dacier, prononça son discours de réception le 3 décembre de la même année, et fut remplacé par le président Hénault. (33* fauteuil.)
Dubois. V. Goibaud.
(La suite au prochain numéro).
(GUURDLN GLUCK)
GIRARDIN (Louis-Stanislas-Cécile-Xavier, comte de), fils du précédent, élève de J.-J. Rousseau, membre de l'Assemblée législative, tribuo, député et orateur distingué sous la Restauration, n. à Lunéville, 19 janv. 1762, m. a Paris, 27 fév. 1827.
Quelques lettres. En moyenne, 3 fr.
girardin (Émile de), célèbre publiciste et représentant du peuple, n. à Paris, 22 juin 1806,
Ses autographes valent, en moyenne, 2 fr.
GIRARDIN (Delphine Gay, femme), épouse du précédent, célèbre poète et auteur dramatique, n. à Aix-la-Chapelle, 26 janv. 1806, m. à Paris, 29 juin 1855.
Ses* lettres se vendent, en moyenne, 3 fr.
GlRARDON (François), un des plus grands sculpteurs que la France ait produits, n. à Troyes (Aube), 16 mars 1628, m. 1715. (Isographie).
t. - !• Quift. sig., sur vélin; 5avrll 1681. 2« P. s.; Il mars 169*. - 11 fr. 50 (N* 256, Fossé- Darcosse, 1862.)
2. - Quitt. a. s., sur Yélln ; Paris, 10 mars 1682. — 5 fr. (H* 136, Charon,
3. - L. a. s.; Paris, 9 août 1692, l p. in-4'. - 15 fr. (N« 183, Laverdet, 1854 )
H a vu M. Dedieu, sculpteur, chez lequel logeait M. Puget. D lui a dit que ledit sieur ne trouverait point de place pour son bas-relief qui lui fût plus avantageuse quo la façade du château de Versailles.
4. — Quilt. a. s., sur félin ; Paris, 20 sept. 1694. — 3 fr. (N* 141, Charon,
5. - Quitt. s., sur vélin ; Paris, 6 mars 1699. - Retirée (N° 171, Laverdet, 1852) ; 2 fr. 50 (N° 196. Laverdet, 1855.)
6. - Quitt. s., sur vélin ; Paris, l« sept 1701. - 5fr. 50 (N« 176, Trémont, 1852.)
Nous ne trouvons rien autre de lui dans les catalogues. Gomme on le voit, il n'a passé qu'une lettre au t. sig. qui atteindrait aujourd'hui un prix infiniment supérieur.
giraud (Jean-Baptiste), oratorien, poète, qui traduisit en vers latins les fables de Lafontaine, n. à Troyes (Aube), 1701, m. a Rouen, 5 oct. 1776.
Deux lettres de lui se sont vendues 2 f . 25 (Gâtai. Villenave).
giraud (Jean-Baptiste), célèbre sculpteur, né à Àix (B.-du- Rhône), 1752, m. aux Bouleaux, près Nangis, 13 fév. 1830. Une lettre de lui s'est vendue 5 fr. 25 (Catal. n° 206).
GIRAULT-duvivier (Charles-Pierre), grammairien et lexicographe distingué, n. à Paris, 13 juill. 1765, m. 11 mars 1832. Quelques lettres. Eu moyenne, 2 fr.
girod DE L'AIN (le baron Jean-Louis), membre du Conseil des Anciens et de celui des Cinq-Cents, député sous la Restauration, n. à Gex (Ain), 1 1 juillet 1753, m. juillet 1839
Ses autographes valent environ 2 fr. 50. - Ceux de son fils Amédèe. minisire de Louis-Philippe, n. 1781, m. 18'i7, se vendent le même prix.
girodet-trioson (Anne-Louis Girodet de Roussy, dit), illustre peintre d'histoire, membre de l'Institut, n. à Montargis, 5 fév. 1767, m. à Paris, 9 déc. 1824. (Isographie).
t. — L. a. s. au ministre ; Paris, 30 fructidor an VI, 2 p. 1/2 in-4°.-ll fr.50
(N* m, Charon, 1845.)
Relative à des tableaux qui oui été refusés à l'exposition du Salon. Il ne peut comprendre, qu'ayant remporté tous les prix de la ci-devant Académie de peinture, il ait pu être banni de l'exposition par le jury lui-môme, sans la plus criante injustice. Détails curieux à ce sujet.
2. — L. a. s. à son oncle M. Cornier; Paris, 24 floréal an VII, 3 p. in-4\ — 6 fr. (N' 2450 bis du Bull. «/. Charavay.)
■ Le jury des Arts convoqué par le Ministre de l'intérieur, vient de m'adjuger la 1" prix de peinture, à la suite duquel je dois avoir un sujet national à traiter. »
3. — L. a. s. au ministre Ghaptal; Paris, 15 prairial au IX, 1 p. pl. m -fol
- 7 fr. (N« 275, J. Charavay, 1863.)
Il demande un logement plus commode et plus spacieux que celui qu'il occupe au palais des Beaux-Arts, afin de pouvoir exécuter les grauds travaux que lui a confiés le gouvernement. Au moment où il revenait de Home, le bruit a couru qu'il était mort à Gènes, et le logement qu'on lui destinait alors a été donné à un autre.
4. — L a. s. à M. Bourgeon; 26 prairial, 3 p. pl. in-4v— 28 fr. (N* 192, Amant, 1855.)
Belle et intéressante lettre relative à un de seB tableaux, que plusieurs peintres et généraux sont venus visiter ; il espère que 1*3 premier consul viendra aussi le voir. Lucien Bonaparte a fait un grand éloge de son tableau à M. de Talleyrand • ... J'ai reçu aussi la veuve du général Marbot, qui ligure dans mon tableau- Cela a fait dans un coin de mon atelier uie scène d'attendrissement lorsqu'elle reconnut son mari que je lui montrai sans le nommer, elle me pn s$a les main» avec transport et fondit en larmes: je fus moi-même extrêmement attendri.. J'ai commencé à entamer une bouteille d'eau de Qeurs d'orange dont je n'avais pas prévu l'emploi... »
5. — L. a. s. à M. de Champagny, ministre de l'intérieur; Paris, 6 avril 1809. — 5 fr. (N° 112, Gallois, 1844.)
Il demande une indemnité de quinze cents francs pour la perte du logement qu'il occupait au Louvre depuis buit années, et une somme de trois cents frams une fois payée pour le rembourser en partie de ses frais de déménagement. La nécessité où il est d'occuper un local vaste, non-seulement pour les grauds sujets historiques auxquels il désire consacrer tous ses instants, mats aussi le devoir de réunir près de lui les élèves nombreux confiés à ses soins, l'obligent à faire cette demande
6. — L. a. s. au ministre des finances , Paris, 16 nov. 1812, 1 p. pl. in-fol.
- Il fr. (N* 183, Lavcrdtt, 1854.)
Demande d'un délai pour effectuer le dernier paiement de la portion de terrain et bâtiment faisant partie de l'ancien couveol des Capucines, dont il s'est rendu adjudicataire il y a quatre ans, dans la seule intention d'y faire construire, avec son logement, des ateliers nécessaires à ses travaux.
7. — L. aut., sig. de son initiale, avec paraphe, à M— Kigris ; le Bourgoin, 31 déc. 1815, 3 p. in 8-, cachet. - 18 fr. (K-2Ï7, b'Avffay, 1863.)
JK "7 k ?• *• à ma,lame ce dimanche soir ( 1819 ?), 3 p pl. in-8\-18 fr. (!!• 159, Lalande, 1850 j
Toute relative à son fameux tableau de Pygmalwn et Dorothée, qui vient d'être exposé au salon avec un grand succès.
9. — L.a. s. à M. Paul-Emile Destouches, peintre d'histoire, à Paris ; Boùrgain, près Montargis, 19 février 1820, I p. pl. to-8*. - 4 fr. 75 (No 206, La verdet, 1856) — 6 fr. 75 (W 215, Laverdet, 1857.)
11 a été extrêmement satisfait de son tableau de Lazare et il ne pourrait que lui répéter ici les éloges qu'il en a faits à madame sa tante. Plus il l'a vu avec attention, et plus il est reste convaincu qu'il est appelé à obtenir les plus brillants succès « Je dois à présent vous faire mon compliraeut do vos vers sur l« Poussin. Un tel génie est bien fait pour inspirer les peintres et les poètes, et à ce double titre, monsieur, vous êtes digne de recevoir ces inspirations. Michel-Ange, Léonard de Vinci, Saivator Rosa et Raphaël lui-même n'ont pas dédaigné de toueber la lyre. Avec de tels guides, et en suivant de tels exemples, on ne saurait s'égarer... »
10. - L. a. s. au C" de Forbin ; 10 juin 1821, 1 p. 3/4 in-4'. - 11 fr. 50 (K°m,D'Hvnolslein, 1864.)
Selon son désir, il a examiné attentivement le tableau de M. Siliveau représentant In Vierge et l'enfant Jésus, et il lui parait bien véritablement être delà main de Rapbaël. Après un examen critique de ce tableau, il termine par la prière de supprimer sa lettre. • Il ne doit rieu rester de moi qui puisse laisser penser que j'aurais eu la témérité de soupçonner quelque imperfection à Rapbaël... »
11. — L. a. s. à Bernardin de Saint-Pierre ; ce mercredi matin, 2 p. 1/2 tn-8». - 2 fr. 75 (N° 198. Renouard, 1855.)
Depuis un mois il éprouve le chagrin le plus vif. Le fils de son meilleur et de son plus ancien ami est depuis ce temps dans un danger extrême, et chaque jour accroît et justifie ses inquiétudes. Le pauvre père est dans un état de désolation que l'on ne peut concevoir « et dans cette triste circonstance mon àme ne fait qu'une avec la sienne. Pardonnez-moi donc, monsieur, de n'avoir pu encore m'occuper dudessin que je vous ai promis, ce n'est pour aucun autra ouvrage que je l'ai négligé. Je ne puis absolument m'occuper de rien et je n'ai pas la tête à moi. ■
12 — L. a. s. à Louis Bonaparte, 3 p. 1/2 in-4». - 8 fr. 75 (N° 233, Laverdet, 1859.)
Lettre intéressante au sujet des dépenses qu'il a faites pour ses ateliers... Il pourrait s'occuper des grands tableaux que Son Altesse lui a fait I honneur de lui demander, et de ceux de Sa Majesté, qui a daigné lui confler l'exécution d'un grand sujet qui représentera sou entrée victorieuse dans la ville de Vienne.
Une vingtainé d'autres lettres. De 3 à 6 fr.
GIRY (Odet-Joseph de Vaux de), abbé de Saint-Cyr, sous-précepteur du Dauphin, fils de Louis XV, membre de l'Acad. fr., n. à Baçnols, dans les premières années du xvme siècle, mort à Paris, 14 janvier 1761.
Une huitaine de lettres se sont vendues, en moyenne, 6 fr.
gisors (Alphonse-Henry de), savant architecte,' qui construisit l'École normale, membre de l'Institut, n. à Paris, 3 sept. 1796, m. dans la môme ville, 17 août 1866.
Ses autographes, communs, valent, en moyenne, 1 fr. 50.
G1SQUET (Henri), fameux préfet de police sous Louis-Philippe, auteur de Mémoires, n. à Vezin (Moselle), 14 juillet 17U2, m. 1865.
Ses autographes se vendent de 2 à 3 fr.
gjœrwell (Charles-Chrisiopherson), célèbre littérateur et journaliste suédois, conservateur de la bibliothèque de Stockholm, n. à Landskrona, 10 fév. 1731, m. 26 août 1811.
Deux ou tiois lettres. De 2 à 3 fr.
G LACAN (Neil 0'), plus connu sous le nom de Nellanius GUicanus, célèbre médecin irlandais du xvii* siècle, professeur à Toulouse à l'époque où la peste ravageait cette ville, n. dans le comté de Donegall, m. à Bologne.
L. a. s., en latin, à Marc-Ant. Saffo; Bologne, 8 mai 1647, 2 p. 1/2 in-fol. — 11 fr. {N* 279, Succi, 1863.)
Pièce unique dans les catalogues français.
Gladstone (William-Ewart), chancelier de Péchiquier, un des plus illustres hommes d'Etat et orateurs contemporains de l'Angleterre, n. à Liverpool, 29déc. 1809.
Nous trouvons, dans le Bulletiu n* 142 de M J. Charavay, une lettre de lui cotée 9 fr.
GLAFEY (Adam-Frédéric), célèbre publiciste allemand, auquel on doit d'importants ouvrages sur le droit naturel, n. à Reichenbach, 17janv. 1692, m. 14juil. 1753.
Une lettre de lui s'est vendue 2 fr. 50 (catalogue Succi).
G là reanus (Henri Lobitus), érudit et philologue, excellent poète latin, ami d'Erasme, qui lui lit donner une chaire au Collège, de France, n. à Claris (Suisse), 1488, m. à Fribourg, 1563.
(Isographie).
L. a. s., en latin, à Erasme de Rotterdam ; Fribourg, 1 p in 8« obloDg, trace.de cachet. - 3 fr. 50. (N» 98, Alex. Martin, 1842, ; 38 fr. (No 279. Succi, 1863). }
Détails intéressants sur un incendie qui a éclaté dans le coilége des théologiens de Fribourg. La maison d'Erasme a été préservée par un eflet de la Providence, qui a détourné le vent.
Pièce unique.
GLEIM (Jean-Guillaume-Louis), célèbre poète et fabuliste, surnommé VAnacréon allemand, n. à Ermsleben, 2 avril 1719, m. dans la môme ville, 1803.
Quelques lettres. De 4 à 5 fr.
GL1NKA (Michel), musicien et compositeur russe, directeur de l'Opéra de Saint-Pétersbourg, n. près de Smolensk, 1804, m. a Berlin, 15 fév. 1857
On trouve dans les catalogues deux lettres de lui vendues 13 fr. et 1 fr. 75.
glucr (Christophe), un des plus illustres compositeurs qu'ait produits l'Allemagne, rival de Piccinni, surnommé le Michel-Ange de la Musique, n. à Weissenwangen (Haut-Palatinat), 2 juill. 1714, m. à Vienne, 25 nov. 1787. (Isographie).
1. — L. a. s. à la comtesse de Frièses; Paris, 1777, 2 p. pl. in-4*. — 1 19 fr. (N- 154, Villenave, 1850)
Belle et intéressante lettre où il fait le roc? des cabales dirigées contre sa musique et des désoûts qu'il en éprouve L'ambassadeur de Naples, qui est pour Piccini, a gagné Marmontel, Labarpe et quelques académiciens pour écrire contre lui; cependnnt l'abbé Arnaud, Suard et autres ont pris sa défense ; la querelle s'est échauffée au point qu'après les injures ils en seraient venus aux faits."-. • Voilà donc la révolution de la musique en France, avec la pompe la plus éclatante... »
2. — L aut., en français, (à l'auteur du poème d'Iphigénie) ; Vienne, 17 min 1778,3 p. pl. in 4». - 115 fr IN» 193, Renouard, 1855); 151 fr. (N- 316, Dubois, 1866/. .
Belle et i m portante lettre toute relative à Bon apèTué'fphigénie en Ta vride (représenté le 18 mai 17"9, et qui fut le triomphe de Gluck). Il indique les changements qu'il faudrait faire au poème et donne des détails fort intéressants à ce sujet.
3- - L. a. s., en français, à l'abbé Arnaud; Vienne, 15 juill. 1778, 2 p. in-4% cachet. - 74 fr. (Ntt 99, Dolomieu, 1843); 119 fr. (No 190, Laverdet, 1854); 196 fr. (N« 289, Hervey, 1864).
Il ne pourra finir ses '2 opéras à Vienne, vu qu'il faut 6e rapprocher des poètes, avec lesquels on ne- se comprend pas hien de loin. Il aura probnblement besoin de son redoutable bras pour atterrer seo ennemis cet hiver prochain. « . . Sans vous je n'ai pas le courage de hasarder encore une batailln. En attendant, rassemblez vos troupes, cajolez bien nos alliés, surtout Mad. de Vaines, à qui je vous supplie de présenter mes hommages ainsi qu'à toute son illnstre société... L'opéra de Bologne a été très curieux : le duc et la duchesse de Parme, l'archiduc et l'archiduchesse de Milan y sont allés le voir : généralement les italiens l'ont appelé le grand opéra de Bologne. Uu de mes amis, qui l'a vu représenter à Vienne, m'écrit que la de Amui qui faisait le rôle d'Aleeste était aux nues, que celui qui faisait le rôle d'Admète était déjà trop vieux, que les ballets étaient tous à contre-sens -, ils ont dansé jusque dans le chœur : Plèvre, ô Patrie, ô ThestuUe, imaginez-vous après cela le reste. L'envoyé de Naples m'a prié de faire venir tous les opéras que j ai fais en France ; on les lui demande à Naples... ■
4. — Fragment autographe de la partition d'Orphée, (duo du 3* acte), donne au B°» de. Trémont par Chérubmi, 2 p. pl. in fol — 30 fr. (N« 176, Trémont, 1852).
5. — Morceau de musique autographe, certifié par Berlon, de l'Institut, 2 p. pl. in fol. - 15 fr. (No 218, Hervey, 1857.)
On ne trouve rien autre de Gluck dans les catalogues français. Comme on le voit, les lettres autographes signées sont d'une extrême rareté.
(La suite au prochain numéro.)
VARIÉTÉS
DATE DE L'FI l < l lo\ DE BOILEAU A L'ACADÉMIE FRANÇAISE.
Dans notre travail sur l'Académie française nous avons indiqué le 3 juillet 1684 comme la date de réception de Boileau Despréaux, sur la foi du Recueil des harangues prononcées à l'Académie et de tous les biographes de l'illustre poète. Mais voilà qu'un document original, qu'une lettre écrite le lendemain du jour où Boileau prononça le discours d'usage par Claude Perrault, éminent architecte et écrivain distingué, fixe au juillet cette cérémonie. En effet cette lettre est datée du 2 juillet. Est-ce là un lapsus calami, une de ces erreurs de date si fréquentes? Nous l'ignorons. Dans tous les cas nous sommes heureux de pouvoir mettre le texte de la pièce sous les yeux de nos lecteurs. L'original appartient à M. L. veydt, de Bruxelles, un des curieux les plus distingués de la Belgique, et dont la collection d'autographes est, sans contredit, la plus belle et la plus précieuse qui existe en ce pays. C'est à son extrême obligeance que nous devons la lettre de Claude Perrault et nous espérons qu'il daignera bien quelquefois enrichir notre feuille de quelques communications de ce genre. M. Veydt a précédé la copie qu'il nous envoyait des lignes suivantes :
« Je ne saurais assez. Monsieur, vous engager à continuer votre travail sur les réceptions à l'Académie française. Rien d'aussi intéressant et
d'aussi complet n'aura encore été publié. Je persiste à croire que la réception de Boileau Despréaux se fit (e 1er et non le 3 juillet 1684, et peut-être "vous raogerez-vous de mon avis quand vous aurez vu la lettre toute littéraire dont je vous adresse la copie, suivant le désir <jue vous m'en avez exprimé. 11 y est question d'autres choses dignes d'intérêt et de souvenir, et deux fois on y voit une mention du Luxembourg, cette question brûlaute de ces jours derniers. Vous y remarquerez que Perrault dit qu'une séance de l'Académie devait avoir lieu le lendemain de la date de sa lettre, c'est à-dire le 3 juillet, pour les élections des officiers de l'Académie. On aura pu croire que c'était alors que Boileau prononça sa harangue et la méprise se conçoit, à huit jours de distance.
« Je ne sais à qui Perrault adresse uue si jolie lettre : rien ne me l'indique. Si vous avez le catalogue des autographes de M. A. Donnadieu, dont la vente se fit à Londres en 1851. vous y trouverez ma lettre indiquée sous le n* 772. Vous jugerez, Monsieur, si elle mérite de trouver place dans votre iutéressante revue.
« Recevez, etc., « L. Veydt. •
Voici maintenant le texte de la lettre de Claude Perrault qui raconte avec détails la séance de l'Académie et nomme tous les membres qui ont lu, soit un sonnet, soit une pièce de vers.
« Hier, M. Despréaux vint prendre séance à l'Académie, où l'assemblée se trouva très-belle et très-nombreuse. M. le maréchal de Vivonne y était. La harangue de M. Despréaux me sembla bien faite et il la prononça fort bien. Il se fit assez justice en parlant de lui sur l'éionnement ou il se trouvait de se voir reçu dans l'Académie, après les obstacles de toutes natures qui s'y rencontraient. M. l'abbé de la Chambre, quoique régulièrement son directoriat fut fini, lui répondit, n'y ayant point encore de nouveaux officiers élus, ce qui se doit faire demain.
« M. Boyer lut quatre sonnets qui eurent beaucoup d'applaudissements, un sur Luxembourg, un pour M. le chancelier, un autre pour M. de Louvois et le quatrième pour M. Pelletier. Cet attelage de sonnets est fort du temps pour ces personnes et c'est dommage que ces personneslà n'aient pas louies le goût qu'il serait à souhaiter pour ces sortes de choses. M. le Clerc lut un sonnet sur la mort de Madame la duchesse de Richelieu, qui eut assez de succès. Vous savez qu'il prononce les vers à ne rien leur ôter de leur beauté. Il lut aussi un distique latin de M. Doujat, avec la version en vers français sur la prise de Luxembourg.
« M. de BVnserade lut deux psaumes* des heures qu'il fait pour le Roi, et M. de La Fontaine ferma toutes ces lectures par une nouvelle fable de sa façon, qui reçut aussi beaucoup d'applaudissements. On doit imprimer incessamment toutes ces choses et joiodre celte séance à celle de la réception de M. de La Fontaine. J'ai impatience que cela ne soit fait pour vous renvoyer. Je suis, Monsieur, plus que personne du monde • Votre très- humble et très-obéissant serviteur
» Perrault. »
' « A Paris ce 2 juillet 1684. »
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Vente d'autographes a Utrecht
La vente d'autographes que nous avons annoncée a eu lieu à Utrecht les !«• et 2 avril. Le libraire, Mr Beijers, a eu l'obligeance
de nous envoyer un catalogue avec prix, et nous en ferons profiter nos lecteurs en donnant les chiffres suivants : Philippe II, roi d'Espagne, 1. s., 5 fr. 80 • Louis XVI, p. s., 9 fr. 05 ; Elisabeth, fille dç Jacques 1er, 1. s., 17 fr. 05 ; Jean IV, roi de Portugal, 1. s , 6 fr. 90 ; Chrétien II, roi de Suède, 1. s., 10 fr. 70 et 8 fr. 55; Christine, reine de Suède, 1. s., 5 fr. 80 ; Albe fie duc d'), 2 1. s., 12 fr. 85 et 17 fr. 05 ; Cats (J.), 2 1. s., chacune 10 fr. 70 ; Episcopius, 3 1. a. s., 10 fr. 70, 6fr. 40 et 8 fr. 55; Evertsen (J.), 4 fr. 30; Leicester (Robert Dudley, comte de), l. s., 10 fr. 70 et 19 fr. 25 ; Marlbonrough (le duc de), 1. s., 15 f. ; Marnix (Ph. de), 1. a. s., 23 fr. 55 ; Oldenbarnevelt (J. Van), 1. s., 6 fr. 40. et 1. a. s. 49 fr. 25 ; Requesens (Louis de), 8 fr. 55 ; Rousseau (J.-J.), 1. a. s., 33 fr. 80 ; Ruiter, 3 p. s., ensemble, 42 fr. 80 ; Sadolet {}.), 1. a. s. à Mélanchthon, 34 fr. 25; Saumaise (Cl.), 1. a. s., 11 fr. 70; Schur* man (Mm# A.-M.), 1. a. s., 13 fr. 35; Spieghel (H.-L.), 1. a. s.,
21 fr. 40 ; Tromp (M.-H), I. a. 8., 12 fr. 85; Uitenbogaert (J.), 3 1. a. s., 42 fr. 80; Voet (Gisb.), 6 fr. 40 ; Witt (Corn, de), l. s., 12 fr. 85, Witt (Jean de), l. a. s., 7 fr. 90; Wren(C), 1. a. s.,
22 fr. 40 ; etc., etc. — On remarquera gue les prix sont en général très modérés et que la plupart de ces pièces auraient en France une valeur beaucoup plus élevée.
Vente du 13 avril
Cette vente a eu lieu le 13 avril parles soins de Mr J. Charavay aîné et bien quVlle fût composée en partie de noms modernes, elle a obtenu un favorable accueil de la part des amateurs./Beaucoup des pièces qui la composaient étaient adressées à Victor Hugo et offraient un intérêt littéraire qu'on ne rencontre pas souvent dans les autographes des célébrités contemporaines. Les deux articles vraiment importants du catalogue étaient la lettre du grand Condé et celle d'Alfred de Musset. La première s'est vendue 151 fr.: quant à la seconde la lutte a été des plus vives. Tous nos lecteurs ont pu lire, dans nos colonnes (numéro du 1er janvier) cette épître si remarquable de l'auteur de Rolla, et bien des amatenrs auraient désiré enchâsser ce joyau autographique dans leur collection. Mais l'éditeur d'Alfred de Musset, l'honorable Mr Charpentier, était là, et cette pièce éminemment curieuse lui a été adjugée au prix de 150 fr., après une lutle vaillamment soutenue en dernier lieu par Mr Albert Bance. — Voici maintenant les prix des numéros les plus saillants de ce petit catalogue: Abd-El-Kader, belle lettre, 7 fr. 50; Anne d'Autriche, 23 f. ; Balzac (Honoré de), 9 f . ; Barbes (A.), 7 f. et 6 f. ; Blanc (Louis), 5 f. ; Bonaparte (Jérôme); roi de Westphalie, 9 f. ; Bonaparte (le Pce Jérôme), 7 f. ; Borrornée (St-Charles), 31 f. ; Charles- Quint, 5 fr. 50, 11 f. et 7 fr. 50 ; Fabert{ Abraham \ 15 f. ; Feuillet (Octave), 4 f. ; Garibaldi, 23 f. ; Gaubil (le père), 9 f. ; Gounod, 6 f., 4 f. et 3 f. ; Girardin f.M»e de), 7 fr. 50 ; Heine (Henri), 5 fr. 50 ; Hugo (V°»|. ses cahiers de philo- . sophie, 30 f. ; son épître à Baour-Lormian, 8 f. • Ingres, 7 fr, 50 ; Jacques III, 9 f. ; Laffitte (Jacquès), 10 f . ; Louis XIV, 21' f.;
Malesherbes, 14 f. ; Mazzini, 12 f. et 13 f. ; Mercadante, 5 fr. 50 ; Mérimée (Prosper), 7 fr. 50 et 10 f. ; Moncrif, 6 f. • Nodier (Ch.), 8 fr. 50 : Orsini, 5 f. , 6 f., 5 f., 3 f. et 3 f . ; Perrault (Charles), 19 f. ; Pie VII, 7 f. ; Prévost-Paradol, 7 f . et 4 fr. 50 ; Rachel (Me"*), 6 f. ; Roland (M™*), 34 f. ; Rossini, 5 f. et 5 fr. 50 ; Sadolet, 7 fr.50 ; Sainte-Beuve, 7 f . ; Séguier (Ant.-L.), 8 f. ; Sobieski Qem III), 12 f., 12 f„ 16 fr. 50 et 13 f.; Vauban, 9 f., 3 fr. 50 et 5 fr. 50 ; Veuillot (Louis), 7 f. et 8 f. ; Vigny (Alfred de), 8 fr. 50 ; etc.
I\OUVELLE§ DIVERSES
Le Bulletin n» 150 de M. J. Charavay aîné est sous presse. Il se recommande par la variété et l'intérêt des pièces qui le composent. Nous y trouvons tout d'abord Charles, duc de Guyenne, frère de Louis XI, Charles-Quint, une superbe pièce, Orange (Guill. Ier, prince d'), le Taciturne, Este (Alph. Il d'), Marie- Thérèse, impératrice d'Allemagne, et sa fllle Marie- Antoinette, Léopold Ie*, roi des Belges, Maria (Dona), Bernadotte, Murât, etc. — La littérature est représentée par Arnauld d'Andilly, Gassendi, une pièce de vers, Voltaire, une curieuse épître sur Beaumarchais, Alembert, Chaulieu, Lebeau, Rollin (Ch.), Lièble, Court de Gèbelin, Delisle dç Sales, Dupuis, Dusaulx, Courier (Paul-Louis), pièce rare, Collin- Harleville, Byron (lord), un fragment, etc. — Parmi les savants nous citerons Lagrange et Laplace, dont les autographes ne sont pas communs, Bezout, Comte (Auguste), Gay-Lussac, et Humboldt (Alex. de). — Nous trouvons, pour la peinture, Prud'hon (P.-P.), Girodet-Trioson , Ingres, Delacroix (Eugène), Guérin , Heim , Schnetz elJohannot (Alfred) ; — pour les compositeurs de musique Donizetti, Onslow et Liszt; — pour l'art dramatique Raucourt (M*11*) , Dor val (Marie), Georges Weymer (Melle) et Mme Ristori, charmante pièce. — On rencontre aussi de grands capitaines, Vauban, Joubert, Marceau, Kléber, Moreau, Kellermann, Masséna, Foy (M. -S. ), Cambronne, Berton (J.-B), Cavaignac (Eugène), Changarnier et Garibaldi. Citons aussi deux marins illustres, Duguay- Trouin et Lapérouse. — La Révolution se trouve représentée par Roland, Saint-Just, Hérault de Séchelles, Carra, Manuel, Barnave, lettre autographe signée, ce qui est très-rare, Dartigoeyte, Ingrand, Barras, Santerre, La Réveil 1ère- Lé peaux, etc. — Parmi les femmes nous ferons remarquer la Duchesse de Chevreuse , Chrestienne de France, fille de Henri IV, Mm« de Maintenon, la Duchesse Du Maine et la comtesse Dubarry. — On nous permettra de citer encore le chancelier Olivier, Dutillet (Jean), un de nos vieux historiens, les bibliographes Adry, Barbier, Nodier (Charles), dossier intéressant, et Gabriel Peignoty l'illustre typographe de Parme, Bodoni, et enfin, parmi les célébrités contemporaines, Rosalie (la sœur), Lamennais, la préface autographe de son Livre flu peuple, Hugo (Victor), Gautier (Th.), Brizeux, Dumas (Alexau-
dre}, pièce de vers, Renan (Ernest), Féval (Paul), Veuillot (Louis), Lachambeaudie, Deschamps (Emile et Anlony), Ancelot (M"»»), curieuse épltre, etc.
— Il y avait à l'Académie des Inscriptions une place vacante par suite du décès de M. Salomon Munk. Le savant que l'opinion publique désignait au choix de l'Académie était, comme nous avons eu l'occasion de le dire, M. François Guessard, professeur à l'Ecole des Chartes. Notre espoir n'a pas été trompé et le savant philologue est entré dans cette savante société où depuis longtemps déjà sa place était marquée. Nos lecteurs trouveront dans ce numéro une juste et spirituelle appréciation des travaux philologiques de M. Guessard par une plume autorisée en pareille matière.
Lettrbs de Tàluen : Une personne qui s'occupe d'un travail sur le rôle de Tallien à Bordeaux désirerait avoir communication des documents inédits ou autographes répandus dans les collections sur ce point intéressant de l'histoire de la Terreur. Elle prie les personnes qui seraient disposées à répondre à son appel de vouloir bien s'adresser à M. A. Beau valet, collaborateur à la Revue des questions historiques, Grande rue de Passy, 37.
Vente de feu M. de Monmerqué : Celte vente qui aura lieu vers le milieu du mois de juin comprendra deux vacations. Pour donner d'avance à nos lecteurs un aperçu de l'importance du catalogue, nous citerons une lettre de Madame de Sevigné, de 21 pages, véritable joyau autographique, un volume relié avec le morceau d'une robe de notre célèbre épistolaire et renfermant une mèche de ses cheveux, des lettres de M. et de Mm* de Coulanges, du comte et de la comtesse de Grignan,et des membres de la famille, beaucoup de pièces adressées à M"e de Scudéry et à Arnauld de Pomponne. Nous ferons remarquer parmi les noms les plus saillants ceux de Chapelain, Saint- Aignan, l'abbé Testu, Corbinelli, Villars (le maréchal de), Bossuet, Condé (le grandi, Fabert (le maréchal), Forbin-Janson, Arnauld de Pomponne, Motteville (Mœe de), Ra?wét Rousseau (J.-B.), 14 lettres à M»* Fériol, La Keaumelle, Lenglet- Dufresnoyy etc. — Les documents abondent aussi : c'est tout d'abord l'interrogatoire de Voltaire à la Bastille, en 1717, signé par lui, puis toutes les pièces de l'affaire des Çoisons, une correspondance du cardinal de Bouillon, des manuscrits sur le surintendant Fouquel, et nombre de copies ou notes de la main de M. de Monmerqué qui lui ont servi pour ses travaux d'érudition et son édition des Lettres de madame de Sévigné.
Nécrologie : Un des plus habiles relieurs de Paris, le digne successeur des Derome, des Simier, M Charles-François Capé est mort le 5 avril, à Passy. Il n'était âgé que de 61 ans.*
Le Directeur-Propriétaire : Jacques CHAHAVAY.
Abbeville. - Imp. P. Briez.
N° 129. —6« Année
1" Mai 1867
Bureaux s rue de» GrandB-Augustlna, »e, a Parla
«oui la direction d'ÉTIEPWNE CHARAVAY Fil»