‹ L'Amateur d'autographesChapitre 138 sur 175 · GOUVERNEUR MORRIS. V. MORRIS · texte numérisé non relu

GOUVERNEUR MORRIS. V. MORRIS

"gouvion (Jean-Baptiste), major-général de la garde nationale de Paris, en 1789, député à l'assemblée législative, tué d'un coup de canon près du village de Grisueile, en avant de Maubeuge, le 11 juin 1792.

Ses autographes, assez rares, se vendent de 3 à 4 fr. — Ceux d'un de ses pareols Gouvion (Louis-J.-U., comte), u.à Toul, 1752, m. 1824, général sous l'Empire, sont bien plus commuus.

gouvion saint-cyr (Laurent), maréchal de France, ministre dfi la guerre, n. à Toul (Meurthe), 13 avril 1763, m. à Hyeres, 10 mars 1830. (fsographie).

1. «- L. a. s. au général Clarke: quartier-général des Deux -Ponts, 22 germinal an IV, 1 p. in -fol. — 25 fr. (N°99, Dolomieu, 1843 )

2. — L. a. s. au général Marceau; Deux-Ponts, 25 floréal an IX, t p. pl. in-fol. - 14 fr. (N« 135, /. Charavay, t847.)

Mouvement de la division de l'arméo du Rhin. L'ennemi continue des inondations considérables, au moyen desquelles il espère défendre le pays avec moins de troupes. Prochaine rupture de la trêve par l'ennemi. « Puissions-nous le recevoir aussi bien qu'à l'armée d'Italie ! »

3. — L a. s. à Lucien Bonaparte, ambassadeur à Madrid; Ciudad-Rodrigo, 22 floréal an IX, 2 p. in-4». - 7 fr. 50 (N- 136, Charon, 1847.Ï

Il donne des détails sur son arrivée à Badajoz, où il a rencontré l'armée espagnole plus tôt qu'il ne s'y attendait, mais dans un état qui fait peine à voir.

4. — L. a. s. au maréchal Berthier ; an XII, 2 p. 1/2 in-fol., tête impr. et vig. - 6 fr. 50 (N- 19009 du BulL J. Charavay.)

Il demande des fonds ponr payer les dépenses extraordinaires, ainsi que ses agents secrets dans les Àbruzzes et les Calabres, pour lui rendre compte des rassemblements qui se font.

Les autographesdu maréchal Gouvion SainUCyr ne sont pas communs ; le prix moyen en est de 5 fr.

gouye (Thomas), jésuite, savant mathématicien et astronome, membre de l'Académie des Sciences, n. à Dieppe, 18 sept. 1650, m. à Paris, 24 mars 1725.

Une lettre aut. slg. de lui s'est vendue 1 fr. 75.

GOZLAlf (Léon), romancier et auteur dramatique, n. à Marseille (Bouches-du-Rhône), 21 sept. 1806, m. à Paris, 1866.

Ses autographes sont communs et valent de 1 fr. 50 à 2 fr.

gozzi (Gaspard), littérateur et poète italien, n. 1713, m. 26 déc.

Quelques lettres de lui se sont vendues de 4 à 6 fr.

GOZZI (Charles), célèbre poète comique italien, rival de Goldoni, frère du précédent, n. vers 1720, mort au commencement du xixsiècle.

1. — L. a s. à Marc Toricelli; Venise, 27 mars 1762, l p. in fol. - 10 fr. (N* 253, Laverdet. 1861.)

2 - L a. s ; Padoue, 17 juill. 1786, I p. pl in-4\ - 20 fr. (N- 296, J. Charavay, 1864.)

Charmante épître où se peint tout entier le caractère inquiet et fantasque de son auteur. — La vie lui est odieuse à Padoue, et il brûle de retourner à Vienne, où il espère retrouver ses inspirations. » Je dois croire, dit-il, que mourir n'est pas chose facile, et que la difficulté de mourir fait la bonne renommée des médecins. Mon frère (Gaspard), depuis longtemps immobile, disloqué, malade, taciturne, réK^ué dans un lit, vomissait le sang il y a quelques jours, toussait, était dévoré d'une fièvre ardetUe: il s'est confessé, on lui a donné le viatique : eh bien! il en est revenu, il vit ot il vivra... »

3. — L. a. s. à Innocent Massimo ; Venise, 24 juin 1787, 1 p. rn-4°. — 27 fr (N' 2 79, Sucri, 1863 )

4 — L. a s. à Innocent Massimo ; Venise, 16 octobre 1787, t p. in-4°. - 18 fr. (N° 260, Ch. /?*'•, de Milan, 1860.)

Les seules lettres qui aient passé en vente.

grabbe (Dietrich-Christian), poète dramatique allemand, n. à Detlmold, 11 déc. 1801, m. dans la môme ville, 12 sept. 1836.

Une lettre de lui s'est vendue 2 fr. 50.

cr^viis (Jean -Georges), célèbre philologue et critique* allemand, n. à Naumbourg (Saxe), 29 janv. 1622, m. à Utrecht, 11 janv. 1703. (Isographie).

I^es autographes de ce savant érudit, quoique peu communs, ne valent pas très- cher. Les catalogues en contiennent une quinzaine vendus de 7 à 12 fr.

grafigny (Françoise dMssEMB0URC-i)'HAPP0NC0URT, dame de) célèbre romancière, auteur des Lettres d'une Péruvienne, n. à Nancy, 13 fév. 1695, m. à Paris, 12 déc. 1758. (Isographie).

1 — L. aut. à M Devaux. qu'elle appelle Panpan ; 21 nov. 1755, 2 p 1/2 pet. in 4% cachet. - 6 fr. (N« 183, Laverdet, 1854.)

« La belle dame a passé hier l'après-midi ches moi, dans un cercle afreux, et surtout ce vilain et crasseux fantôme de maréchale gui n'a pas démaré. Nous avons parlé de la pluie et du beau tems, cela me désoloit, car j aurais bien voulu jouir a mon aise du la bonne après-diner qu'elle me donnoit. Elle est adorable. ■

2. - L aut. à M. Devaux ; 5 mars, 6 p. pl. in-4°. - 26 fr. (K° 258, J. Charavay, 1862.)

Charmante épître, pleine d'esprit et d'abandon. Elle entretient M. Devaux des obstacles que met sa mère à son mariage avec 1 Amour, lui parle de la maréchale de Richelieu, dont ello était dame de compagnie, et lui donne diverses nouvelles littéraires. « ... J'ai bien de l'impatience de faire le Dauchetaur ton plan. Pourquoi ne

garle tu pas de la conversion de Voltaire? Le docteur Lantemon m'en parle... Mon ieu, qu il est aimable le docteur, j'en ay déjà reçu trois lettres plus charmantes l'une que 1 autre ..Si tu t'avise encore de me faire des excuses de sot provincial sur la longueur de tes lettres et sur tes ulTuires, je t'envoye au diable. Ah ! le vilain air que celui de Nancy... Oublie tes projets de retraite ; aime nous bien 1'umour et moi, et envoyé faire lolote tous les mauvais propos.. Clairon vient d'arriver, et par conséquent le fameux plan. Ah qu'il est beau I ..Je n'ai écris à Voltaire que pour lui demander raison de son Césard... J etais entrain de parler aux beaux esprits. Je me mis à attaquer Voltaire de conversation. Je l'envoyerai sa réponse... •

3 - L. aut.; dimanche 27 mars, 4 p. pl. in 4-. - 5 fr. (fi* HO, Lalande, 1844.)

Kilo lui reud compte d'un spectacle auquel elle a assisté, et principalement d'une petite pièce dans laquelle mademoiselle Gaussin a iouô un rôle d'ingénue d'une manière ravissante. Elle fait longuement et très plaisamment l'analyse de cette pièce.

4. — L. a. s. à son cher père, 4 p. pl. in-4°. — 6 fr. (N° 146, Laverdet, 1848.)

Elle l'entretient longuement de ses affaires, et du chagrin qu'elle éprouve de tous côtés pour les terminer, mais il faudrait pour cela que M. de Orafigny fût éloigné Elle a cru devoir rentrer avec lui, et il ne l'a pas désapprouvée lorsqu il est venu à Nancy, € Se seroit bien mettre le combla à mon malheur sy Ion mabaudouoit puisque ie ne suis p»s cause de mes meaux iay estes touché plus que ie nay Jamais estes de conoitre '■ombien ma tante croit que iay de lors lou est bien embaracé une famé a mon âge acablé «le douleur nest paa trop capable de prendre d'autre party que celuy que Ion lui Tait voir estro selon la conscience, nayant persone à Nancy pour me conseiler dans eu moment là... »

5. - L. anf. à M. Devatix, 2 p. in 4-. - 4 fr. 25 (N° 171, Laverdet, 1852); - 0fr.25(N« 196, Laverdet, 1855.)

Charmante lettre à l'occasion du malheur arrivé à son amie. — • Ce revers de fortune dévelope mieux ce qu'elle vaut, et lui fera mieux sentir le plaisir d'avoir dos amis commo nous ; elle verra que nous n'aimons qu'elle, et que nous l'aimons comme elle mérite de l'être ; elle en auroit pu douter ; ces maudis millions semblaient mettre une gaze entre notre amitié et son cœur ; nous allons l'aimer sans voile ; nous conuoissons son cœur, et elle connaîtra le notre.. •

6. — L. aut. à M. Devaux; (Paris), ce dimanche soir, 4 p in-4°. — 32 fr. (N* 176, Trêmont, 1852); - 35 fr (N° 284 , Raffaeli, 1863.)

Témoignages de la plus vive tendresse. — La mère de M. Devau» lui ayant défendu d'aller chez Mad. de Grafigny. etlle-ei cherche à le consoler et lui promet d'aller prochainement à Nancy. . J'ai trouvé un gîte où personne ne viendra nous déterrer, où nous parlerons tout à notre aise de tes peines et des remèdes qu'on peut y apporter .. On dit que nous sommes cédés, et qu'avaut un mois Madame (de Guise) ne sera plus ici On dit que Monseigneur est d'une fermeté inouie là-bas, qu'il ne plie devant personne, et qu il a soutenu noire pauvre Lorraine jusqu'au dernier moment... J'ai été à la grande messe, et j'ay bien soupiré en me souvenant de l'année passée, où je te voiais dans l'église. >

7. — L. aut. à M' Devanx ; samedi matin, 3 p. in-4*. - 15 fr. (N* 190, Laverdet, 1854); - 22 fr. (N° 254, Laverdet, 1861.)

Elle l'entretient de son père qui lui a permis de lui écrire, pour l'engager à venir passer quatre jours auprès d'eux... • Ne fait pas le sot mon cher ami viens pcietre tu ne trouveras une occasion comme ce'le là. Si lu savait tout ce que ton absence dans ce temps ci nous cause de peine tu ne balancerois pas.Tambon et moi nous ne quittons Voltaire que pour gémir ensemble de ce que ta nest pas avec nous... » Elle a presque raccommodé Voltaire avec son père. Elle lui a dit qu'il travaillait à l'histoire do Louis XIV, et qu'il voulait y mêler celle de Léopold. cela est vrai Son père a conclu qu'il quittait la poésie, et elle lui a presque fait serment qu'il avait conclu à lu vérité: elle lut a lâché qu'il partait dans quatro jours, et en eflet. elle en a toute la peur, mais elle espère l'engager à rester, on trouve cela présomptueux : voici comment. Il est très n al, et bien loin d'avoir besoin des e.iux, il va prendre le lait dont elle croit qu'il a grand besoin, il aurait pris son parti de reto rner dans le village où il a été pendant son exil à cause qu'il est mal logé et mal soigné chez Mme de Richelieu. Hier, Lolotte lui a offert une chambre chez elle (dans la maison de M. de I amberti), • moi, je lui ai offert tin faire préparer son lait chez moi, et dans ce cas il travaille pour la gloire comme la Risolle.... 11 n'y a plus qun scrupulle qui le retiens qui est la permission do la dame de Richelieu pour sortir de chez elle, Lolote sen est chargée, ainsi iesperu que ie pessere lt le oue tei htn me il ain oui, mais qui n e fait une pitié honble, iletoit hier rr.ouri.Di, ,1 rn pes laissé de \tnir faire repeiei Clairon, deux fois sa voix cest

éteinte tout net, et eu mcien de deux tasse de thé au lait il a repris sa déclamation, et nous a tous fait pleurer jusqu'aux Angtois.je ne connoia pas une complaisance* qui puisse se comparer à la sic ne, il sorti pour s'aller coucher, nous allous voir iour Marianne sur le théâtre, et là je conte achever de l'engager à prendre ces remèdes ici » Elle prend la précaution do lui écrire le matin, parce que ses après-midi sout occu pées, ou de Voltaire, ou du déménagement de Lololle qu'elle aide de son mieux. « nous pendons demain la crémail à souper avec Voltaire, s'il ne meurt dextrement aujourd'hui. L'état de comsoinption où il est me touche comme s'il ëtoit mou ami do vingt ans... •

8. - L. aut. à M. Devaux; 3 p. pl. in-4°. - 35 fr. <N° 194, J. Charavai/, 1854.)

« ... Clairon qui est là présente pour me démentirmedit que tu ne mérite pas qu'elle t'honore d'une réponse, puisque iu oses la comparer à une comédienne de campagne, sur cet arliclo je m'associe à elle, pour le rot le je te dirais ce que j'en pense si elle n'était pas à côté de moi. Vertuchoux, je ne m'y jouo pas aujourd'hui. » - M»« Clairon prend la plume e>. termine la lettre par cette tirade. — « Parloz-douc. maître Boniface. excrément de colège, petit grimaud, barbouilleur de papier, rimeur de halles, fripier d'écrits, cuistre, vous êtes un temps inliui à m écrire pour ne me dire que des impertinences, ô vous aurez à faire à une seconde M"« Peauvalle. Monsieur, plus d'éloge île votre part, car ce serait de mortelles injures pour moi... .

9. - L. aut. à M. Devaux, 3 p. in -4°., cachet. — 27 fr. |N° '256, Fossé Durcosse 1862.)

« .... Panpan est toujours Panpan et il sera Panpan tant qu'il vivra 11 dit fort posément ce dout on n'a que faire... Comment, bourreau I on ne mo parle pas de cette auaire qui me donnerait du pain. . et l'on m'écrit trois pages de rabâchages sur le trictrac, sur Philoctète ! .. »

10. - L. aut. à M. Devaux, 4 p. pl. in-4". — 38 fr. iN° 285, Chevaiitr II. ...y,

Charmante épitre, pleine d\ njouement et de gailé. Elle rend à M. Devaux l'opinion de leurs amis sur une pièce de théâtre qu'il a soumise à leur jugement. Curieux détails sur un homme prodigieux qui est en ce moment à Paris, et qu'elle a eu le bonheur d'entretenir pendant six heures. 11 ressemble plus à un français qu'à tout autre atitmal. Il se dit, en effet, originaire de France, mais sa naissance est un secret impénétrable «Il parle 13 langues ; il retient par cœur une tragédie entière dans une seule lecture. Un livre qui lui plaît, au bout de quatre ans qu'il l'aura lu. il achèvera toutes les pages dont vous lui lirai la première ligne .. 11 a tout lu en manuscrits ou en originaux jusqu'à la Bible en hébreux ... »

11. — L. aut. à M. Devaux, 3 p. 1/2 in-4'. - 25 fr. rN° 290, d'IJunolslein,

Epître fort curieuse, dans laquelle elle lui raconte comment elle a congédié un jeune ofilcier, qui en est fou de douleur. Elle a tout dit à son autre ami. qui a eu un bel accès de jalousie. Elle a dû prendre ce dernier parti, pour ne point s'exposer à la deffience en chante et en juvrpowt. «.le maudit lamour, mais cela ne me guérit de rien; je crois quelquefois que ces» un lève, car j'ay toutes les peine du monde à convenir qu'à mon âge, de ma figure, je puisse faire tourner la tete à quelquun... •

12. - L. aut. à M. Devaux, ce jeudi soir, 2 p. pl. ln-4*. - 20 fr. (N°242, Lucas de Monligny, 1860.)

Elle est toute désolée, elle croyait se divertir hier au souper chez Mme de Ligniville, avec la belle duchesse, point du tout, voilà Hagard de Nancy qui arrive, cl qui luit dit qu'un de leurs amis a le ver solitaire .. Elle lui envoie des pilules qu'elle a fait faire pour lui. . • Ah ? Panpan, si tu scauoit dans ma douleur le plaisir que iay de penser que mon amitié et ma diligence lui procure un remède plus lost qu'il no l'ouroit eu tu verois corne ie scais nimer. Tu ne le scais guero toi, de ne pas vouloir quitter ta méchante habitude... J'ai le cœur trop attendris pour gronder, mais je tai asses louché pour que tu paresse adioute a ma peine, adieu tu n'aura de moi que cela, je voudrois eiro morte, mon cœur se rebute de souffrir de tant de façons... »

On trouve encore dans les catalogues quelques lettres autographes de Madame de Grafigny, mais la plupart sans intérêt. Le prix moyen est de

GRAHN (Luciie), célèbre danseuse de l'Opéra, n. 1821. Ses autographes se vendent de 2 à 3 fr.

(La tuile au piociiain numéro.}

COMPTE RENDU DES Vi:^TI«

Vente de Londres

Du 3 au 7 juin MM. Puttick et Simpson ont dirigé à Londres une venle assez importante d'autographes. Le produit total a 616 de 19,716 fr. 25. Nous donnerons à nos lecteurs le prix des principaux articles de ce catalogue:

Albrct (Jeanne d'). 1. s. à Calvin, 46 fr. 25 ; Bacon 'Fr.), pièce signée, 50 fr. ; lia œ ter (Richard), 1. a. s., 103 fr. ; Béze (Théodore de), 1. a. s., 53 fr. 75; Badley (Thomas), 1. a. s., 59 fr. 60; Bossuet, superbe lettre de 7 pages, 75 fr.; Boy le (Robert), 1. a. s., 55 fr ; Broivne (Thomas), 1. a. s., 153 fr. ; Bucer, 1. a. s., 50 fr. ; Bullinger, 1. a. s., 62 fr. hO^Camden (Guill.), l.a.s., 45 fr.; Cook (le capitaine), I. a. s., 47 fr. 50; Foe (Daniel de), auteur de Bobinson Cnisoé, deux lettres seulement signées et non autographes, comme les indiquait le catalogue, vendues, l'une 193 fr. 75, l'autre 150 fr.; Drake (François), 1. s., fort rare, 175 fr. ; Dundee (John Graham, vicomte), 1. à. s., 168 fr. 75: Érasme (Didier), l.a.s., 225 fr.; Garrick, 1. a. s., 155 fr. 25; Gilbon (Edmond}, 1. a. s., 162 fr. 50; Halley (Edmond), 1. a. s., 65 fr.; Harvey (Guillaume), p. s., trèsrare, 55 fr- Hume (David) ). a. s., 68 fr. 75 ; Johnson (Samuel), t. a. s., 81 fr. 25; Locke (John), 1. a s., 200 fr.; Marie-Antoinette, 1. a. s. au duc de Choiseul, 118 fr. 75; Marie de Médicis, 1. a. s., 50 fr.; Monrose (le M'4 de), 1. a. s., 109 fr. 35 ; Penn (William), le Fondateur de la Pensylvanie, 1. a. s., fort rare, 134 fr. 35; Bacine (Jean), 1. a. s., 1 15 fr. ; Ray (John), I. a. s., 57 fr. 50; Roland (M-*), I. a. s. à Lanthenas, 125 fr.: Russell (Lady), 1. a s., 175fr.; Smollett (Tobie), l. a. s., 162 rr. 50; Sterne ( Laurence), 1. a. s., 125 fr. ; Strafjbrd (Lord), 1. a. s., 207 fr. 50 ; Watt (James), 1. a. s., 38 fr. 75 ; Wesley (John), l. a. s., 53 fr 75 ; — Anne d'Autriche, 1. a. s., 59 fr. 50; Alencon ^François, ducd\ 2 1. a. s., 62 fr. 50 et 56 fr. 25; Frédéric il, roi de "Prusse, 1. a. s., 71 fr. 25; Henri IV, l. a. s., 93 fr. 75; Louis Xllly 1. a. s. au cardinal de Richelieu, 65 fr. ; Louis XVI, I. a. s., 1 12 fr. 50 ; Schiller, 1. a. s., 100 fr. ; — lièze (Théodore de), 1. a. s., 90 fr. ; Locke (John), 1. a. s., 175 fr. ;

6t0* f etc.

Somme toute, cette venle est une des plus belles qui aient été faites en Angleterre cette année. A la fin du catalogue se trouvaient plusieurs lettres de Walter Scott qui ont toutes atteint desprix assez élevés. Une d'elles a été payée 66 fr. 25.

Vente Monmerqué

La vente de feu M. de Monmerqué que nous avons annoncée, a eu lieu les 24 et 25 juin parles soins de M. Etienne Charavay. Elle a obtenu le plus grand succès bien qu'un certain nombre de pièces relatives! la Bastille, entre autres le dossier de l'artfoire des Poisons,

l'interrogatoire de Voltaire, lo procès Foucquet, aient élé cédées à l'amiable par la famille de M. Monmerqué à la bibliothèque de l'Arsenal. On sait que c'est là que sont déposés les restes aes archives de la Bastille, qui furent dispersées lors de la prise de celle forteresse, en 1789, et dont la meilleure partie est maintenant à Saint-Pétersbourg. Disons en passant que nos lecteurs trouveront . sur ce fait de curieux détails dans l'ouvrage de Mr le comte de La Ferrière que nous avons mentionné dans notre dernier numéro.

Le total des deux vacations a élé de 4,472 fr. 75. Voici maintenant les prix des principaux articles: Archange de Bourbon (le Père), 20 f., 15 f., 27 f.el 5 f. 50; Arnauld de Pomponne, 22ï;Béringhcn, 30 fr. ; Bertier (Jean de), 20 f. ; Bossuet, 40 et 27 f. ; Chapelain, la lettre que nous avons publiée, achetée '66 fr. par M. Albert Bance; Charmel, 31 fr. ; C h aulnes (le duc de), 29 fr. ; Condé (le grand), 60 fr. ; Corbinelli (Jean), 29 fr. ; Coulangcs (Ph.-Emm. de), 50 fr., 51 fr., 91 fr. et 60 fr. ; Coulanges la Mise de), 51 IV. ; Grh/nan (le O de), 45 fr. et 51 fr. ; Grignan (la de), 60 fr. et 80 fr. ; Grignan, archevêque d'Arles, 20 fr. ; Grignan (le chevalier de), 24 fr.; Grignan (l'abbé de), 26 fr. ; Harlay (Fr. de), 21 fr.; Langlade Uacques de), 30 fr. ; Motteville (Mme de), pièce de la plus grande rareté, 86 fr.; Rancè (l'abbé de), le n° 1 12, 65 fr. ; Housseau (J.-B.), 36 fr. (n« 1 17) ; 25 fr. (n° 1 18) ; 36 fr. (n° 123); 32 fr. (n° 128); Saint- Aignan (le duc de), 30 fr. ; Sainte Marthe (Denis de), 20 fr. ; Testu (l'abbé), pièce s peu communes, acquises 20 fr. et 17 fr. par Mr Albert Bance et Mr le M»B de Fiers; Villars (le maréchal de), 31 fr. ; Vins (le Mis de), 25 fr. et 20 fr. ; — Adi ?/, 35 fr. 3 Bouillon Je cardinal de), 36 fr., 30 fr. et 85 fr. ; Epernon (Jean-Louis de.Nogaret, duc d'), 80 fr.; Grignan (famille de), 121 fr. ; La Valette (Bernard de Nogaret, M»" dei, 142 fr. ; Marie de MédicU (documents sur), 100 fr.; Mercier S. Léger, 28 fr.; Mil Un, 72 îr. ; Monmerqué, 30 fr., 30 fr. et 33 fr. ; etc., etc.

Nous avons réservé pour la tin ce que nous avions à dire de l'article capital de la vente, celle magnifique lettre de madame de Sévigné, véritable bijou autographique, dont la plupart des journaux de Paris ont parlé et qu'aucun amateur ne pouvait considérer sans enthousiasme. Après une lutte pleine d'intérêt, cette piècea élé adjugée au prix de 755 fr. Son heureux acquéreur est le prince des curieux de l'Europe, Mr le baron Feuillet de Conches, qui déjà possesseur de plusieurs lettres de Madame de Sévigné a voulu y joindre la plus belle que Ton connaisse de notre grande épistolaire.

Le volume relié avec la robe de Madame de Sévigné et qui contenait une mèche des cheveux de l'illustre marquise a trouvé la place qui lui convenait. Mr Lebreton, archiviste paléographe, est venu acquérir pour la ville de Paris au prix de 131 fr. cette précieuse relique que l'on verra figurer parmi les curiosités qui composent le musée Carnavalet. — Les deux volumes du Sévigné monstre de Mr Mussey, seuls restes de celte édition unique, formée par les soins d'un admirateur passionné de notre célèbre épistolaire et pour lesquels il sacrifia follement toute sa fortnue, ne se

sont vendus que 113 fr. Les volumes, il faut le dire, étaient trop massifs et peu maniables, et on pouvait facilement contester le goût de Mr de Mussey dans le choix de ses illustrations. En somme c'était un triste monument élevé à la gloire de Mra« de Sévigné, et cette œuvre quia beaucoup coûté à son auteur, n'a inspiré à ceux qui ont vu les deux volumes en question qu'un sentiment de pitié pour l'étrange personnage qui en a eu l'idée.

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