LES ARCHIVES COMMUNALES D*UZÈ
La plupart des villes de la France ont joué un rôle dans les événements politiques qui se sont accomplis à l'intérieur ou à l'extérieur de notre pays pendant le moyen âge et dans les temps modernes. Aussi doivent-elles avoir leur histoire particulière et il en e^t peu qui, à notre épouue, si favorable à l'érudition, n'aient pas rencontré d'historien. La plus petite commune, le moindre village parfois, a
trouvé un de ces humbles pionniers dont la mission est de recueillir les renseignements épars çà et là el de les coordonner, qui a rcconstituéen quelque sorte son existence, et qui est devenu son biographe. Ce n'est pas à dire qu'il n'y ait pas d'exception. Ainsi la ville d'Uzès, dont le rôle a été si important dans les discordes religieuses qui désolèrent le Midi au xvie siècle, attend encore son historien. Elle possède cependant de curieuses archives communales dont M. A. de Lamothe, le jeune et intelligent archiviste du Gard, vient de dresser un inventaire détaillé, qui est presque entièrement imprimé. La dernière feuille contient un travail fort curieux sur Uzès et nous avons cru devoir le signaler à nos lecteurs par cela même que jusqu'à présent on n'a rien publié sur cette ville.
Les archives communales d'Uzès sont divisées, d'après le règlement du 25 août 1857, en 9 séries indiquées par des lettres. Les voici :
Série AA. — Actes constitutifs et politiques de la Commune. On y remarque une charte en langue romane, de 1356, qui établit les honneurs, dignités et privilèges des consuls, pièce qui est sans contredit la plus importante que renferment les archives d'Uzès.
Série BP. — Administration communale. Nous ferons remarquer que c'est dans cette série, l'une des plus curieuses sans contredit pour l'histoire d'Uzès, que se trouvent 37 registres des délibérations des consuls.
Série CC. — Impôts et comptabilité. On trouve parmi les pièces qui composent cette série 33 livres terriers.
Série DD. — Propriétés communales; eaux et forêts; édifices; travaux publics; ponts et chaussées; voirie. Cette série comprend de curieux documents sur la démolition, en 1766, des fortifications d'L'zès et do six tours devenues inutiles, sur la reconstruction de diverses églises et de l'hôleUde-ville, etc.
Série EE. — Affaires militaires; marine. Celte série ne se compose que de trois liasses de peu d'importance.
Sérib FF. — Justice ; procédure; police. C'est ici que sont placés tous les documents sur les procès soutenus par les consuls pour Je maintien de leurs droits, ainsi que les ordonnances des intendants.
Série GG. — Cultes ; instruction ; assistauce publique. Cette série comprend 48 liasses, ainsi que les registres des naissances et des décès.
Série HIÏ. — Agriculture; industrie; commerce. On remarque ici de nombreux documents sur le commerce des grains, ainsi que des ordonnances relatives aux vins.
Série II. — Documents divers; inventaires ; objels d'art, etc. On trouve dans cette série 30 registres, dont six anciens inventaires des titres et papiers de la Commune, et vingt-quatre procès- verbaux des Etats du Languedoc, de 1662 à 1773.
Les anciens inventaires que nous venons de mentionner sont ceux qui furent faits par Jean Gondin, en 1620, Jean Bastide, en 1687, Chalmeton, en 1697, et enfin par Pierre Baudet et Jean Borie, greffiers consulaires, en 1768. Ce dernier est fort remarquable : ses au- , teurs avaient pris du reste leur temps pour le faire, car ils y consacrèrent, dit-on, 21 06 séances. Ils réclamèrent pour leur travail 14604 livres, mais le conseil, indigné de celte prétention, réduisit la somme à 2600 livres.
Telles sont les archives d'Uzès: tel est leur mode de classement qui est uniforme pour toutes les archives communales.
Nous croyons devoir, en terminant, informer nos lecteurs que M. de Lamothe poursuit avec le plus grand zèle l'inventaire des archives de la préfecture du Gard, qui sont, comme chacun sait, d'une haute importance pour l'histoire. Il en est arrivé a la série G et il publie en ce moment le fonds de la cathédrale de Nîmes.
L'IMMACULÉE CO\CEl»TIO^I AU XVir SIÈCLE
Un de nos correspondants vient de découvrir dans les archives de la préfecture du Pas-de-Calais (Ponds du Conseil provincial d'Artois, série B., art. 752) la lettre suivante qui nous a paru de nature à offrir un. vif intérêt pour les personnes qui s'occupent d'histoire ecclésiastique.
« Le comte de Pinto. gouverneur-général des Pays-Bas au Gouverneur et au Conseil provincial d'Artois.
« Messieurs, comme Sa Majesté, par ses lettres du 21e de janvier a esté servie de nous faire scavoir que sa saincteté auroit à son instance fait émaner une bulle en faveur du S4 mistere de la pure conception de la très-saincte vierge, et qu'elle a trouvé nécessaire qu'en action de grâces de ce succès qui causera joye et dévotion par toute l'Eglize Catholique Romaine et à ses subjetz il s'en facent démonstrations ecclésiastiques par tous ses Estats et Royaulmes par la célébration d'une messe solennelle et une prédication, nous avons, en accomplissement des ordres de sa dicte Majesté, trouvé convenir de vous faire la présente, afin que les debvoir3 et actions de dévotion ordonnez par sa dicte majesté se faceut par toutes les villes et lieux de votre district le 30e de ce mois, et devons exhorter d'y ajouster de votre part toutes les démonstrations qui pourront provocquer le piété et zele pour le maintien et accroissement d'une si saincte et louable intention. A tout, messieurs, Notre Seigneur vous ait en sa saine te garde.
a De Bruxelles, le 19e d'avril 1662. »
LISTE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES MEMBRES DE ^ACADÉMIE FRANÇAI8IS
DEPUIS SA FONDATION JUSQU'A NOS JOURS, DRESSÉE PAR
ALBERT DAME et KTIKKKE. CHABâVAI
Lebrun (Ponce-Denis Écouchard), surnommé Lebrun- Pindare, un de nos meilleurs poètes lyriques, né à Paris le 11 août 1729, mort dans la même ville le 2 septembre 1807. Il fut élu membre de l'Institut en 1795 et remplacé par Raynouard.
Lebrun (Pierre-Antoine), poète dramatique, auteur de Marie Stuart> sénateur, né à Paris le 29 décembre 1785. Il succéda, le 22 février 1828, à François de Neufchaleau, et prononça son di5cours.dc réception le 22 mai suivant.
Le Clerc (Michel), poêle dramatique, né à Albi (Tarn), en 1622, mort le 8 décembre 1691. Il succéda, en 1662, à Priézac, prononça son discours de réception le 26 juin de la mémo année, et fut remplacé par Tourreil (40e fauteuil).
Le Franc de Pompignan (Jean-Jacques), poêle lyrique et dramatique, né à Monlauban (Tarn-et-Garonne), le 10 août 1709, mort à Pompignan le Ier novembre 1784. Il succéda, en 1760, à Maupertuis, prononça son discours de réception le 10 mars de la même année, et fut remplacé par l'abbé Maury. (8« fauteuil).
Legouvé (Gabriel- Marie- Jean- Baptiste), poète, auteur du Mérite des Femmes, né à Paris le 23 juin 1764, mort à Montmartre le 30 août 1812. Il succéda, en 1798, au duc de Nivernais, et fut remplacé par Alexandre Duval. (10e fauteuil). m
Legouvè (Gabriel-Jean-Baptiste-Ernesl-Wilfrid), poète et auteur dramatique, 01s du précédent, né à Paris le 15 février 1807. Il fut élu le Ier mars 1855 en remplacement d'Ancelot, et prononça son discours de réception le 28 février 1856.
Lemerciér (Louis-Jean-Népomurène), littérateur, poëte et auteur dramatique, rîé à Paris le 21 avril 1771, mort dans la même >ille le 6 juin 1840. Il succéda, en 1810, prononça son discours de réception le 5 septembre de la même année, et fut remplacé par M. Yiclor Hugo.
Lemierre (Antoine-Marin), poète dramatique, né à Paris le 12 janvier 1723, mort à Saint-Germain-en-Laye le 4 juillet 1793. Il succéda, en 1780, à l'abbé Batteux, prononça son discours de réception le 25 janvier 1781 et fut remplacé par. ... (37e fauteuil).
Lemontey (Pierrc-Édouard), bistorien et nubliciste, né à Lyon le 14 anvier 1762, mort à Paris le 26 juin 1826. Il succéda, en 1819, à Morelet, prononça son discours de réception le 17 juin de la même année, et fut remplacé par le baron Fourier. (2e fauteuil).
L'Estoille (Claude de), poète dramatique, né à Paris, en 1597, mort en 1652. Membre de l'Académie dès sa fondation, il fut remplace par A. de Coislin. (24e rauteuil).
Lêvis (Pierre-Marc-Gaston, doc de), membre de l'Assemblée constituante, écrivain, pair de France, né ie 7 mars 1764, mort à l'Élysée- Bourbon le 15 février 1830. Élu membre de l'Académie par l'ordonnance royale du 21 mars 1816, il fut remplacé par M. le comte de Ségur.
Lomé nie de Brienne (Éiienne Charles de), archevêque de Toulouse, puis de Seos, cardinal, miuistrc de Louis XVI, prélat lié avec tous les philosophes de son temps, né à Paris, en 1727, mort en prison dans la môme ville le 16 février 1794. Il succéda, eu 1770, au duc de Villars, prononça son discours de réception le 5 septembre de la môme année, et fut remplacé par.... (23e fauteuil).
Louvois (Camille Le Tellier, abbé de), 4e fils du ministre, bibliothécaire du Roi, évôguede Clermont, membre de l'Académie des Sciences et de celle des Inscriptions, né à Paris le 11 avril 1675, mort dans la même ville le 5 novembre 1718. Il succéda, en 1706, à Testu de Mauroy, prononça son discours de réception le 23 septembre de la même année, et fut remplacé par Massillon. (10e fauteuil).
Luynes (Paul d'Albert, cardinal de), évêque de Bayeux, puis archevêque de Sens, membre honoraire de l'Académie des Sciences (1755), né à Versailles le 5 janvier 1703, mort à Paris le 21 janvier 1788. Il succéda, en 1743, au cardinal de Fleury, prononça son discours de réception le 16 mai de la même année, et fut remplacé par Florian. (28e fauteuil).
Mairan (Jean-Jacques Dortous de), physicien et écrivain, distingué, secnHaire-perpétuel de l'Académie des Sciences, né à Béziers le 26 novembre 1678, mort à Paris le 20 février 1771. Il succéda, en 1743, à M. de Sainte-Aulaire, prononça son discours de réception le 7 mars de la même année, et fut remplacé par l'abbé Arnaud. (13« fauteuil).
Malesherbes (Chrétien-Guillaume de Lamoignon de), illustre magistrat et écrivain distingué, né à Paris le 6 décembre 1721, décapité dans la même ville le 22 avril 1794. Il suscéda, en 1775, à Duprô de Saint-Maur, prononça son discours de réception le 16 février de la môme année, et fut remplacé par.... (38* fauteuil).
Malezieu (Nicolas de), écrivain, organisateur des fêtes de la Cour de Sceaux, né à Paris, en 1650, mort le 4 mars 1729. Il succéda en 1701 , à Clcrraont-Tonnerre, évêque de Noyon, prouonça son discours de réception le 16 juin de la môme année, et fut remplacé par le président Bouhier. (31e fauteuil).
Mallet (Jean-Roland), poëte et économiste, né , mort le 12 avril
1736. Il succéda, en 1714, à Tourreil, prononça son discours de réception le 29 décembre de la môme année, et fut remplacé par Boyer, évêque de Mirepoix. (40« fauteuil).
Malleville (Claude de), poëte,néà Paris, en 1597, mort dans la même ville en 1647. Membre de l'Académie dès sa fondation, il fut remplacé par Ballesdens. (8* fauteuil.)
Maret (Hugues-Bemarl), duc de Bassano, un des plus fidèles ministres de Napoléon 1er, membre de l'Académie des Sciences morales et
politique* (1832), né ù Dijon (Gôle-d'Or), le Ur mars 1763, mort à Paris le 13 mui 1839. Elu membre de l'Institut, en 1803, il eu fut exclu en
Marivaux (Pierre Carlet de Chambuis de), romancier et auteur dramatique, né à Paris le 4 février 1688, mort dans la même ville le 12 février 1763. 11 succéda, en 1743, à l'abbé de Houtteville, prononça son discours de réception le 4 février de la même année, et fut remplacé par l'abbé de Radonvilllers. (14° fauteuil.)
Marmontel (Jean -François), poêle, romancier et critique, né à Bort (Limousin), le 11 juillet 1723, mort à Ablovillc (Eure), le 31 décembre 1799. Il succéda, en 1763, àBougainville, pronouca son discours de réceplion le 22 décembre de la môme année, et fut remplacé par.... (22° fauteuil.)
Massieu (Guillaume), érudit et littérateur, membre de PAcadémie des Inscriptions, né âCaen (Calvados), le 13 avril 1665, mort à Paris le 22 septembre 1722. Il succéda, en 1714, à Clérambault, prononça son discours de réception le 29 décembre de la même année, et fut remplacé par l'abbé de Houtteville. (14e fauteuil.)
Massillon (Jean-Baptiste), l'illustre évéque de Glermont, né à Hières le 27 juin 1663, mort à Glermont le 2B septembre 1742. Il succéda, en 1719, à l'abbé de Louvois, prononça son discours do réception le 23 février de la môme année, et fut remplacé par le duc de Nivernois. (10e fauteuil.)
Mauléon. V. Granier.
Maupertuis (Pierre- Louïs-Moreau de), philosophe et géomètre, membre de l'Académie aes Sciences, né à Saint-Malo le 17 juillet 1698, mort à Baie le 27 juillet 1759. Il succéda, en 1743, à Kabbé de Saint-Pierre, prononça son discours de réception le 23 juin de la môme année, et fut rem- • place par Lefrancde Poopignan. (8- fauteuil.)
Maury (Jean-Siflrein), écrivain et prédicateur éloquent, député aux Etats Généraux, cardinal, né à Valréas (Vaucluse), le 26 juin 1746, mort à Borne le 11 mai 1817. Il succéda, en 1785, à Lefranc de Pompignan, prononça son discours de réception le 27 janvier de la môme année, fut réélu, en 1806, après la mort de Target, prononça un nouveau discours de réception le 6 mai 1807, et fut exclu de l'Académie en 1816. (8« fauteuil.)
Maynard (François), poëtc, ami de Malherbe, né à Toulouse (Haute- Garonne), en 1582, mort dans la môme ville le 26 octobre 1646. Membre de l'Académie dès sa fondation, il fut remplacé par Pierre Corneille. (18« fauteuil).
Mérimée (Prosper), romancier et historien, né à Paris le 28 septembre 1803. Il succéda, en 1814, à Charles Nodier, et prononça son discours de réception le 6 février 1845. (24e fauteuil).
Merlin de Douai {Philippe-Antoine, comte), conventionnel, savant jurisconsulte, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, né à Arleux (Nord), le 30 octobre 1754, mort à Paris le 26 décembre 1838. Elu membre de l'institut, en lb03, il en fut exclu en 1816.
Mesmes (Jean-Jacques de), comte d'Avaux, conseiller au Parlement, puis président à Mortier, né à Paris, en 1640, mort en 1688. 11 succéda.
en 1676, à Desmarets, prononça son discours de réception le 23 décembre do la même année, et fut remplacé par Testude Mauroy (10* fauteuil.)
Mesmes (Jean- Antoine de), comte d'Avaux, premier président du Parlement, prolecteur des gensde lettres, né àParis, en 1661, mort en 1723. Il succéda, en 1710, à Verjus de Crécy, prononça son discours de réception le 20 mars de la même année, et fut remplacé par Atary. (21e fauteuil).
Mézeray (François Eudes de), nigérien, né au hameau de Ri, présSeez (Onu-), en 1610, mort à Paris le 10 juillet 1683. Il succéda, en 1649, à Voiture et fut remplacé par Barbier d'Aucourt. (31* fauteuil.)
Mezihiac. V. Bachet.
Michaud (Joseph -François), historiendes Croisades, né à Bourg.d'Albens (Savoie), le 19 juin 1767,' mort à Passy le 30 septembre 1839. Ù succéda le 5 août 1813, à Cailhava, et fut remplacé par M. Flourens.
RflGNET (François-Aufîuste-Mariei, un de nos meilleurs historiens contemporains, né a Aix (Bouchcs-du-Rhône), le8 mai 1796. Il succéda? Je 29 décembre 1836, à Raynouard, et prononça sou discours de réception le 25 mai 1837.
Millot (Claude-François-Xavier, abbé), historien, né àOrnans (Franche- Comté), le 5 mars 1726* mort à Paris le 21 mars 1785. Il succéda, en 1778, à Gresset, prononça son discours de réception le 18 janvier de la môme année, et fut remplacé pur Morellet. (2e fauteuil.)
Mineure {Jacques-Louis Valon, marquis de), maréchal de camp, Delesprit, auteur de quelques poésies, né à Dijon (Côle-d'Or), le 17 novembre 1659, mortà Auxonne le 3 mars 1719. Il succéda, en 1707, au président Cousin, prononça son discours de réception le 1er décentre delà même année, et fut remplacé par l'abbé Gédoyn. (7e fauteuil.)
Miiiabaud (Jean-Baptiste de), poète, traducteur de la Jérusalem délivrée,né à Paris, en 1675, mort dans la-mémc ville le 24 juin 1760. Il succéda, en 1726, au duc de Caumont-LaPorce, prononça son discours de réception le 28 septembre de la même année, devint secrétaire perpétuel de l'Académie après la mort de l'abbé de Houlteville, et futremplacé par Watelet (3« fauteuil.)
(La suite au prochain numéro.)
LE MUSÉE DES ARCHIVES
Le 19 juillet il y avait fête à l'hôtel Soubisc: une foule d'hommes éminents se pressait dans ces salons que la main de Bouchera décores d'une manière si ravissante. De toutes parts on entendait des exclamations de surprise et des félicitations adressées aux archivistes qui, avec leur modestie habituelle, faisaient les honneurs de leur palais. C'était en clTet pour eux le grand jour attendu avec impatience par les ôrudits et par les curieux, c'était le jour de l'ouverture de ce musée des archives dont on parlait depuis si long-
Digitize
temps. Franchement le coup d'oeil était éblouissant : on aurait eu de la peine à se figurer tous les trésors renfermés dans les vitrines. L'effet était magique, cl les dames, qui étaient en assez grand nombre à la féte, n'étaient pas les dernières à se récrier et à adresser à qui de droit les compliments les plus flatteurs et les mieux mérités.
Nous ne voulons pas donner aujourd'hui des détails bien précis sur les objets que renferme le musée : c'est un travail intéressant que nous réservons pour un peu plus tard. Nous nous bornerons â dire qu'on trouve des spécimens de l'écriture depuis les papyrus mérovingiens jasqu'aux autographes des hommes de notre révolution. On trouve des chartes de tous nos rois de France depuis les temps les plus reculés, et des signatures depuis Charles V. Les pièces sont en général dans un état de conservation éblouissant, avec des sceaux magnifiques. Les autographes lesfplus précieux sont là en abondance: toutes les grandes figures de notre histoire sont représentées. C'est là un musée vraiment national, vraiment utile, et dont la création fait le plus grand honneur àson fondateur, M. le Marquis Léon de Laborde, et aux archivistes qui l'ont secondé. Le catalogue de toutes les pièces qu'il renferme s'imprime en ce moment. Nous en reparlerons prochainement.
Nous n'aurons garde d'omettre un des épisodes de cette journée qui a été d'un vif intérêt pour tous les amis de la science historique. Â une heure M. Léon Gautier a fait l'exposé de ses conférences prochaines sur la Paléographie et la Diplomatique. Ayant à parler d'un sujet ardu, M. Léon Gautier l'a fait avec un tact dont on ne saurait'trop le féliciter, et par un discours semé de traits spirituels et de saillies piquantes, il a intéressé vivement ses auditeurs tout en leur faisant l'historique de l'invention de l'écriture.
Disons aussi, en terminant, que les personnes, conviées à cette inauguration, ont pu visiter l'intérieur des archives, se rendre compte par un coup d'œil rapide de l'ordre merveilleux qui y règne, et, ce qui piquait vivement la curiosité des dames en particulier, considérer tout à leur aise les objets renfermés dans la fameuse armoire de fer. Nous avons pris en cette occasion, à l'intention de nos lecteurs, divers renseignements dont nous leur ferons part prochainement, s'ils veulent bien nous le permettre.
(grammont-grazzini)
C.RAMMONT (Guillaume-Antoine Nouury, dit), sociétaire du théâtre français, chef d 'état-major de l'armée révolutionnaire en Vendée, n. â La Rochelle, 10 juin 1750, décapité à Paris le 13 avril 1794.
Ses autographes sont rares. Ils se vendent de 5 à 6 fr.
gramoxt (Antoine I#» d'Aure de), gouverneur de Navarre et de Béarn, maire deBayonne, m. 1576.
L. a. s. à Charles IX ; Bidache, 26 mai 1564, 1 p. 1/2 in-fol. - 3 f r 50 (N* 219, /. Charavay, 1858.)
Il recommande au roi une dépulation des habitants de Bayonne, qui ont commencé un chemin à l'aide d'une cotisation et qui no peuvent le continuer faute de ressources.
La seule lettre de lui qui ait passé dans le commerce.
OR A MONT (Antoine III, duc de), maréchal de France, gouverneur de Normandie, de Navarre cl de Béarn, courtisan délié, auleur de Mémoires, n. 1604, m. à Bayonne, 12 juill. 1678.
t. — L. a. s. an cardinal de Richelieu ; Saverne, 15 juill. 1636, t p. pl. infol. - 5 fr. 50 (N* 1033 du Bull. J. Charavay.)
2. - L. a. 8. à M. de Chavigny ; 30 juill. 1636, 2 p. in-fol., cachets. — 12 fr. 50 190, Laverdet, 1854); - 29 fr. (N- 249, Lajarrictte, 18G0); - 10 fr. 50 (N' 261, Laverdet, 186l\
3. — a. s. â M. de Noyers; 9 déc. I64Î, 1 p. pl. fn-4'., cachet. — 2 fr. (N°7t, Charon, 1839); - 9 fr. (N- 251, J. Charavay, I8GI).
4. — L. a. s. au maréchal de Brézé ; Pari?, 13 fév. 1647, 2 n. in-fol., cachets et soies. - 5 fr. (N- 110, Lalande, 1844); - 15 fr. (N« 123, Charon, 1845).
Il lui mande son retour à Calais, les occasions de soupçons étant passé* ?, le roi et monseigneur le cardinal ont trouvé bon qu'il revienne. On a -aussi fait sortir de son gouvernement les troupes de cavalerie qu on y avait envoyées.
5. - L. a. s. à M. de ïhavi^ny ; Barcelone, 3 déc. 1647, 3 p. in-4°., cachets. - 30 fr. (X-99, Dolomieu, 1843); - 23 fr. (N« 290, D'Hunolslein, 1864.)
Trois ou quatre autres lettres de lui se sont vendues de 8 à 10 fr.
OR A M ONT (Philibert, d'abord chevalier, puis comte de), frère du précédent, gouverneur d'Aunis, lieutenant-général de Béarn, fameux par ses bons mots et ses aventures galantes, beaurfrère d'Antoine Hamilton, qui a écrit ses Mémoires, n. 1621, m. 10 janv. 1707.
1. — L. a. s. à S. Em. (le cardinal Hazarin); Pau, 23 avril 1660, 3 p. pl. in-fol. — 5 fr. 25 (N* 202, laverdet, 1856.)
Longs détails sur le voyage que le roi et la reine se disposent à faire à Bayonne en passant par Pau. Préparatifs qu il fait pour les recevoir dignement chez lui
2. — L. a. s. à M. de Lionne; Londres, 28 juillet 1670, 2 p. in-4», cachets. 4 fr. - (N« 135, /. Charavay, 1847); - 8 fr. 75 (N* 176, Trémont, 1852.)
Réfugié en Angleterre pour quelque fredaine, il fait sa cour au ministre pour tâcher de plaire au maître.
3. - L. a. s. â son père ; Pau, 14 juin 1676, 3 p. in-4*. - 2 fr. (N* 146, Laverdet, 1848.)
Il lui écrit aujourd'hui pour lui dire qu'il est grand-père d'un très joli petit garçon, et que sa belle-fille se porte bien de ses couches 11 n'en est pas do même de la pauvre pimbêche, qui a eu depuis dix jours la fièvTe double, tierce, continue. • N'aurez vou.-* pas eu de la ioye, ajuute-til.de la gloire que vos enfants ont acquis a se siego de Bouehin et de la grâce que Dieu leur a fait de les conserver dan» un aussy grand péril 1 En vérité îe ne saurés vous bien represanter quelle a esté nia sensibilité ladessus. »
Les seules lettres que nous trouvions dans les catalogues français.
gramont (Armand de), comte de Guiche, fils aîné d'Antoine III, général, célèbre par le courage qu'il montra lors du fameux passage du Rhin, auteur de Mémoires, n. 1638, m. a Creuznach, dans lé Palatinat, 1674,
L. a. s. au duc de Saxe-Weiwar ; Paris, ce mercredi soir, 1 p. in fo!., cachets et soies. - 73 fr. (N° 124, Char an, 1845.)
Il est chargé par le roi d'allor au-devant de Son Altesse, pour lui témoigner l'estime que S. M. fait de sa personue et de son mérite ; et de la part de monseigneur le cardinal-duc, la joie qu'il ressent de sou arrivée.
La seule lettre qui ait passé en vente.
gra mont (Antoino IV, duc de), maréchal do France, gouverneur de la Navarre et du Béarn, colonel-général des gardes- françaises, n. janv. 1672, m. 16 sept. 1725.
Quelques lettres de lui. De 6 à 8 fr.
GRANCEY (Jacques III Rouxei., comte de), comte de Medavy, maréchal de France, gouverneur de Montbéliard et de Thionville, n. 1602, m. 20 nov. 1680.
1. — L. a. s. au cardinal Mazarin ; Vinceiiues, 15 février 1649, 2 p. in-fol. -
2 fr. (N- 71, Charon, 1839.)
2. — L. a. s. au lieutenant-criminel de Metz; Thionville, 30 juin I6G0, 3 p. in 4°, cachets et soies. — 2 fr. 25 (N* 191, Lamouretix, 1855.)
Sur l'arrestation illégale d'uu soldat mis en prison par le lieutenant-colonel du régiment de Grancey.
Les seules lettres aut. sig. que nous trouvions dans les catalogues.
GRANDI (Guido), savant géomètre italien, célèbre par ses démêlés avec les mathématiciens de son temps, n. à Crémone, I* oct. 1671, m. à Pise, 4 juill. 1712.
Quelques lettres se sont vendues de 5 à 6 fr.
GRANDIDIER (Philippe-André), historien et archéologue, archiviste de l'évéché de Strasbourg, auteur de Y Histoire d'Alsace, n. à Strasbourg, 9 nov. 1752, m. à l'abbaye de Lucelle, 11 oct. 1787.
Ses autographes valent de 2 à 3 francs.
grandjean de FOUCHY (Jean-Paul), savant astronome, membre et secrétaire-perpétuel de l'Académie des Sciences, n. à Paris, 17 mars 1707, m. dans la même ville, 15 avril 1788.
Ses autographes, assez communs, se vendent de 2 à 3 fr.
grandménil (Jean-Baptiste Fauchabd de), un des meilleurs acteurs de la Comédie française au xvnr* siècle, membre de l'Institut, n. à Paris, 19 mars 1737, m. dans la môme ville, 24 mai 1816.
t. — L. a. s à son cher Fanfan ; château de Grandménil, 2 février 1786, 2^ J/2 iu-4*. - 40 fr. (iV 202, Laverdet, 1856); - 6 fr. \X* 278, Laverdet,
Doléances plaisantes à l'occasion d'une cuisinière qui le quitte, parce qu'il a confié la clef du cellier à une aulro personne... «Mais ma femme veut qu'elle lui donne le temps de trouver une autre cuisinière. Je ne sais si ce cotera tnorbut durera... Ce bureau, qui se vante de prendre de si bonnes informations qu'il a cru pouvoir so décorer du litre de confiance et de BÛrete, m'a fait préseut une fois d'une douzello assez mauvaise ruisinieru qui n'était que eatin. jureuse, ivrognesse et voleuse... Il a donc vu M Boulard qui a un ordre de début pour le théâtre Français. Je souhaite qu'il y ait du succès et je souhaiterais aussi qu'il songeât à se purger du péché qu il a commis à mon égard .. » Histoife de ce péché.
2. — L a. s. à M. de Corneille, avoué; l" pluviôse an XII. I p. j l. in-40.—
3 fr. 50 (N- 154, Villenave, 1850;; - 31 fr. (N'218, ilervey, 1857.)
3. - L. a. s.; an XIV, l p. m-8°. - Il fr. (N- 24<J, Lajarrielle, 1860.)
4. - L. a. s. à M"« Devienne; 30 thermidor, 2 p. 1/2 in-4°. - ,0 fr (X"302, Dinaus. 1865); - 6 fr <N" 316, Dubois, 1866.)
5. - L. a. s.; 30 nov. 1806. I p. in-8°. - 15 fr. (S- 18'», Ilavey. 1854); -
10 fr. 50 (N° V49, Lajarriettc, 1860); - 2 fr. 50 ;X» 261 , Laverdet, 1862.)
On trouve encore de loi des reçus aut. sig. qui ont atteint des prix assez élevés, voire môme 15 fr.
GR4XDVAL (François-Charles Racot, dit), célèbre acteur de la Comédie française, autour de forces spirituelles, mais un peu graveleuses, n. à Paris, 23 oct. 1710, m. à Moulmartre, 23 sept. 1784.
I - L. a. s. à M"« Qilinault : 53 juill. 1737, 4 p. in-4«. - 21 fr. 50 (N° 230, Laverdet, 1859 ;— 18 fr. 50 <N° 278, Laverdet, 1862.)
II lui envoie les corrections dont on est convenu hier. A-t elle le temps d'examiner si elles sont conformes à son goût. Il aufé ajouter quelques mots dans la scène du sénéchal, pour annoncer de plus loin le divertissement .. Elle verra qu'il a affecté de conserver, dans ce peu de mots, la sottise qui règne dans les propos du sénéchal. Il lui fait dire, par exemple, un « halel de musique. ■ L'ignorance est liée d'assez près à la bétiM», « et ce n'est pas, ce me semble un contresens pour le caractère du sénéchal d'être assés béte pour soupçonner quo vo'.re fils pourroit entendre un ballet de jonc... *
2. — L. a. s. (à Lekain); Bordeaux, 15 mars 1760, 3 p. pl in-48. — 31 fr. (N- 240, J. Charavay, 1b60); -- 6 fr. {N- 317, Aug. Laverdet, 1806.)
« ... On dit dans ce pays-ci que vous êtes en Bretagne, ce que j'ai peine à croire. Je n'ose vous prier do me mander des nouvelles parisiennes, des nouvelles théâtrales ; je ne crois pas que vous en ayez le temps... Faites moi le plaisir de vous charger «le mes compliments et do mes amitiés pour madame votre épouse, Mlle Perdu, Bonneval, Bellecourt etProvîlle, mâle et femelle... •
3. — L. a. s. àMr .... 9 janvier, 2 p. pl. in4-*. — 2 fr. (N' 106, de Sole inné, 1844); - 7 fr. 50 |N° 184, Hervey, 1854); - 10 fr. (N- 192, Amant, 1855); - 13 tr. 50 (N° 215, Laverdet, 1857/; - 23 fr. (N-240, Lajarriette, 1860); - 15 fr. (N-307, chevalier C...a, 1865.)
Lekain ne s'est pas acquitté de la commission dont il l'avait chargé. Ses démarches sont épiées par le parti formé contre lui, et il craint qu'on ne lui fasse une tracasserie affreusd auprès du maréchal « Je serai accusé auprès de lui de solliciter votre crédit auprès de IL de Voltaire, pour avoir ses rôles, ;et la vivacité dont ce seigneur est doué fera retomber sur moi tout le désagrément de i'aventure, en me taxant de cabaler...»
Les seules lettres de lui qui aient passé en vente.
GKANDVILLK (Jean-Ignace-Isidore Gérard, dit), un de nos plus spirituels dessinateurs et caricaturistes, n. à Nancy, 3 sept. 1803, m. cà Paris, 17 mars 18î7.
Ses autographes, peu communs, sont recherchés : ils se vendent de 4 à 6 fr.
GRANKT (l'abbé François), littérateur et critique fécond, n. à Brignoles (Provence), 1G92, m. à Paris, 2 avril 1741.
L. a. s. à l'abbé Conli; Paris, 3 mai, 4 p pl. in 4\ — 6 fr. (Nu 253, LaverdU, 1861.)
Nouvelles littéraires et politiques. Il s'imagine qu'il aura su la destinée du fameux Ed'jje. Ce qu'est cette pièce.... M. de Crébillou a eulin régalé le public du son Pyrrhus.
11 n'a pas beaucoup altéré l'histoire; l'on retrouve Pluiarque dans sa tragédie. .. M. R0U111 vient de donner un ouvra.se qui a un grand succès, c'est la manière d'enseigner et d'étudier les belles-lelires par rapport à l'esprit et au tueur.... • Madame Tencin est sortie do la Bastille, l'a lia ire tourne à sou avantage, tout ce qui lui en restera c'est, d'être déshonorée Ouo dites-vous du testament du conseiller ? Ne fait-il pas honneur au vieux Fotilenellu do le traiter d'amant d'une dame qui passe pour bonne connaisseuse. Vous savés que Voltaire est. enfermé à la Bastille, les nouvelles à la maiu disent qu'on l'a pris chez un maître en fait d'armes; vous sentes la plaisanterie. On dit que Voltaire vouloit s'y faire enfermer, pour avoir lieu de dire qu'on l'a empêché de se venger. Le chevalier de Etohun e:>t charmé de le voir en prison, Voltaire est pour lui un ennemi dangereux... 1»
Deux autres lettres de lui, adressées au môme abbé, se sont vendues 3 fr. 25 et ï fr. aO.
GRANET (François-Omer), fougueux' conventionnel montagnard, maire de Marseille, sous l'Empire, n. à Marseille, 1755, m. dans la môme ville, 10 déc. 1821.
1. — L. a. s. à ses collègues ; 12 floréal an 11, t p. in-4°. — 5 fr. (N° 190 du Bull.-J. Charavay.)
2. — L a. s. au ministre de la guerre; Paris, 17 floréal an VI, 1 p pl. in fol. — 6 fr. (N-275, J. Charavay, 1863.)
3. — L. aut. sig. , en tôte, ù son ami Urbain Jaumc; Marseille, 22 frimaire an VF, 1 p. 1/2 in-4*. — 9fr. (N- 312, 7. Charavay, 1865J
Jl lui mande que la Société constitutionnelle réclame rontre une injustice criante que le tribunal nés Bouches-du-Hhône a c ommise contre l'iionnôte républicain Conte, et il ne doute pas que le tribunal ne s'empresse de briser les fers de ce respectable père do famille.
Nous ne trouvons rien autre de re conventionnel dans les catalogues.
GRANET (François-Marius), un des peintres les plus distingués de ce siècle, membre de l'Institut, n. à Aix (Bouches-du-Rhône), t7 sept. 1775, m. à sa maison de campagne du Malvallat, près d'Aix, 21 nov. 1849.
Les lettres de cet artiste se vendeut, en moyenne, 3 fr.
GRANGENEUVE (Jacques-Antoine), célèbre conventionnel girondin, n. à Bordeaux, 1750, décapité dans la môme ville, le 21 déc.
t. - L. a. s. au président de l'assemblée nationale ; Paris, 18 juillet an IV (1792), 1 p. pl. in-4». — 10 fr. 4270 du Bull.-J. Charavay.)
Rolative au député Jouesneau dont il demande la punition de voies de fait sur sa personne.
2. — L. a. s. à sa femme ; Paris, ?0 mars 1793, 3 p. in 8*. — 8 fr. 50 (N* 159, Lalande, 1850) ; - 10 fr. 50 (N« 164, Capelle, 1851); - 10 fr. 50 (N° 17e, Trémont, 1852.)
Jolie lettre où il parle de son 01s qui vient d'être vacciné et l'entretient de ses autres enfants.
Les autographes de Grangeneuve, même les simples signatures, sont fort rarea : ces deux lettres sont les seules que nous trouvions dans les catalogues.
li ranger (Philippe-Pierre), célèbre acteur de la Comédie italienne, n. à Paris, 1744, m. à Vernon, 25 oct. 1825.
Ses lettres se vendent, en moyenne, 3 fr.
G R AN V ELLE (Nicolas Peurenot, sieur de), habile diplomate, un des plénipotentiaires de la Conférence de Calais, en 1521 , chancelier de Charles-Quint, n. à Ornans (Doubs), 1486, m. à Augebourg, 28 août 1550.
1. — L s., en espagnol, avec la souscript. et 3 lignes autogr., au duc de Florence ; Madrid, 14 oct. 1539, 1 p. in-fol., trace de cachet. -7 fr. (N-279, Svcci, 1863.)
2. — L. s., en espagnol, avec la souscript. et 4 lignes aotojrr., au grand duc de Toscane; 1543, 1 p. in-fol. — 8fr. 50 {N- 121, Choron, 1845.)
Les seules lettres de lui que uous trouvons dans les catalogue?.
(iRANVELLE (Antoine Perrenot, cardinal de), premier minis- Irc de Charles-Quint et de Philippe II, évoque d'Arras, fils du précédent, n. à Besançon (Doubs), 20 août 1517, m. à Madrid, 21 sept.
1. — L. s., avec la souscript. aut., au duc de Wurtemberg; Câteau-Cambrésis, 15 féT. 1559, 2 p. in-fol., cachet. - 81 fr. (N° 188, Labouisse- Roche fort, 1854).
11 le supplie de lui pardonner s'il n'a pas plus lôl répondu à sos lettres, cela v ent de ce qu'il a eu beaucoup à faire pour les démêlés de tant do princes pour les négociations du la paix.
2. — L. a. s. au grand duc de Florence ; Bruielles> 28 mai 1559, 2 p. in-fol. — 27 fr. (W 121, Charon. 1845.)
3. — L. a. s. à Don Juan d'Autriche; Naples, juin 1572, 3 p. in-fol. — 12 fr. (N- 133,/ Charavay, 1847.).
11 appelle '.'ailention du prince sur la diversion uu'il serait utilede faireeu Provence, au cas où les Français voudraient eec ourir les Flamands révoltés...
k. — L. a. s. à la duchesse de Loi raine; 27 novembre 1575, 2 p. in-fol., cachet. - 40 fr. (N- 136, Charon, 1847); — 26 fr (N* 165, : Chateaugiron, 185t).
5. - l. a. s. à la duchesse de Lorraine ; Madrid, Il janvier 1585. 2 p. ni. infol. - 20 fr (N° 141, Charon, 1847); - 49 fr. OV212, Éslerhazy, 1857;.
Trois ou quatre autres lettres siguées se sont vendues, en moyenne, 15 fr.
GRAPPIN (Dom Pierre-Philippe), savant bénédictin, auteur de nombreux travaux sur la Franche-Comté, n. à Ainvelle-lès-Conflans (Franche-Comté), 1" fév. 1738, m. a Besançon, 20 nov. 1833. *
Ses autographes, peu recherchés, valent, en moyenne, 2 fr.
grasse (François- Joseph-Paul, comte de), célèbre amiral, n. à Valette (Provence), 1723, m. à Paris, 11 janv. 1788.
Quelques lettres de lui. De 4 à 5 fr.
grassini (Joséphine), célèbre cantatrice italienne, n. 1775, m. 1850.
Ses autographes, peu communs valent de 4 à 5 fr.
graun (Charles-Henri), chanteur et compositeur de musique allemand, maître de chapelle du grand Frédéric, n. à Wuhrenbruck (Saxe), 1701, m. 1709.
Le catalogue n» 202 contient de lui deux pages autogr. de musique vendues 2 fr. 25.
grave (Pierre-Marie, marquis de), minisire de la guerre, en 1792, lieutenant-général, pair de France, n. 27 sept. 1755, m. à Paris, 16 janv. 1823.
Ses lettres se vendent, en moyenne, 3 fr.
graville (Louis Malet, sire de), gouverneur de Picardie et de Normandie, amiral de France, sous Louis XI et Charles Vlll, n. 1438, m. 30oct. 1510.
L. s., avec la souscript. aut., à Ludovic, capitaine et gouverneur de Milan ; Paris, 5 avril, 1 p. in-4\ trace de cachet. - 65 fr. (K" 307, Ctievalier C....a, 18G5.)
Il lui recommande vivement un neveu do M« Robert Thiboust, président en la cour du Parlement, que son oncle désire établir et qui s'en va voir et apprendre lu langage et train du pays du par delà.
Pièce unique.
G RAVINA (Jean-Vincent), savant jurisconsulte et littérateur italien, maître et ami de Métastase, n. à Roggiano, 20 janv. 166'i, m. à Rome, 6 janv. 1718.
Une lettre de lui s'est vendue 9 fr. 50 dans le catalogue Ch. R***, de Milan.
gravina (Frédéric, duc de), célèbre amiral espagnol, commandant de la Hotte de sa nation à la bataille de Trafalgar, n. àPalerme, 2 sept. 1756, m. à Cadix de ses blessures, en fév. 1806.
Ses autographes sont peu communs : ils se vendent de 7 à 8 fr. Quelques-uns même orH atteint le prix de 18 fr.
graziani (Jérôme), comte de Saryana, un des meilleurs poètes italiens de son temps, auteur de La Conquista di Granata, n. à Pergola (duché d'Urbin), 1604, m. dans la même ville, 10 sept.
t. — L r. s. à Alex. Segni; Santa Croce, 23 juin 1661, l p. in-fol. — 5 fr. (W279. Succi, 1863.)
2, - P. a. s - Modcne, 30 juin 1667, 1 p. in-fol . cachet. — 9 fr. (N« 260, Ch. K"-deiMan?\m.)
Les seules lettres qui aient passe" en vente.
GRAZZINI (Antoine-François), dit Le Lasca, célèbre poète et conteur italien, fondateur de l'Académie do la Crusca, n. àFlorence, 22 mars 1503, m. dans la même vile, en fév. 1583.
1. — Madrigaux aut. sif?., 29 p. pet. in-4". - 30 fr. (N* 2G0, Ch. R'** de Milan, 1862); - 50 fr. (N' 279, Succi 1863).
C'est une petile pastorale, pleine de grâce et de fraîcheur, et dont la scène se passe sur les rives de rÀrno. En voici le titre : h\ Narciti. Nadrigali sopra un Giovine, inteso per Narciso, et composti ad istanza d'una gentil Donna (F. Narcose, madrigaux composée à la demande d'une charmante dame, sur un jeune homme, désigno sous le nom de Narcisse).
2. - Pièce de vers aut. sig. en tCte, 5 p. 1/4 in-46. - 20 fr. (N* 307, Che^ valierC.a, 1865.)
Superbe pièce en l'honneur de Michel Ange, qu'il appelle le prince des peintres et des sculpteurs.
Nous ne trouvons rien autre de lui dans les catalogues.
(La suite au prochain numéro.)