AISNE
série B (suite)
Prévoté royale de Riremont. — Causes du Roi, de 1607 à 1749 : on remarque : Lettres patentes du roi Louis Xlll contre les habitants dp roisy qui s'étaient permis de tirer des coups de fusil et d'arquebuse contre le comte de Quincé, gouverneur de Guise, et sa suite ; démolition faite indûment des tours et murailles de Ribemont par les habitants de cette ville, etc. — Appositions et levées de scellés, de 1634 à 1748. — Procédures, de 1637 à 1748, parmi lesquelles : Trouble, en 1739, par Baptiste Lamouroux à la libre possession par François Poulain, laboureur, à Saint-Algis, du quatrième banc dans le chœur de l'église de ce lieu, du côté de l'Evangile. — Enquêtes et interrogatoires, de 1631 à
Plumitif d'audiences, de 1607 à 1734. Nous cileronB : Acte de notoriété constatant que la graude censé de Moy, sise à Ribemont, vassale de la Tour blanche dé Ribemont, a été ruinée du 14 au 18 juillet 1636 par un corps d'armée espagnol de deux à trois raille chevaux, conduit par Le Quelin, et que la contagion qui a suivi de près celte invasion a eu pour cause le grand nombre de bestiaux morts laissés par les ennemis sur lé terrain. — Acte de notoriété constatant que l'armée ennemie sous la conduite de l'archiduc et du comte de Fuentès, dès la fin de février et au commencement de mars, s'est présentée sur la frontière, et, le t4 mars 16i9, entrée en France, a occupé le passage de Vadencourt, où était le quartier de l'archiduc, s'est emparée de Ribemont le mémo jour et de Crêcy-sur- Serre le lendemain, où le comte de Fuentès et après lui le prince de Lipsis ont campé jusqu'au 6 avril, pendant lequel temps ils ont été maiires de la campagne de Vadencourt à La Fèic, logeant
leurs troupes dans les villages voisins de la Serre et de l'Oise, fourrageant partout et empêchant la culture des terres ; que. peu de temps après, cette armée s'est retirée sur le bruit de l'arrivée d'un corps d'armée conduit par le général Erlack ; que celui-ci, vivant avec une licence inouïe, a forcé les habitants des petites villes et des campagnes d'abandonner leurs maisons avec une crainte semblable à celle qu'ils avaient des ennemis en 1636, à cause des violences surpassant les actes d'hostilité exercés lors de la dite année par les ennemis ; que pendant le séjour d'Erlaek, Ribemont, Origny-Sainte-Benoite, Macquigny, Lucy, Sery-les- Mézières, Brissy et Hamégicourt ont considérablement souffert, que plusieurs villages ont été brûlés, « les blecz et les prez mangez et aussi infinis autres désordres commis; et qu'après le décampement de la dite armée s'estant allé camper vers Péronne et le Cateau-Cambresis, les courses fréquentes d'icelles et le passage des autres troupes qui venaient de la Champagne pour se joindre ont empêché que les villages ne se repeuplent, estant demeurés déserts et la campagne abandonnée jusqu'au commencement d'août 1649, aucun laboureur n'ayant osé cultiver la terre, leurs personnes, chevaux et bestiaux étant pris à tous moments... » — Constatation de dégâts causés dans des prés appartenant à divers habitants de Ribemont par des étrangers réfugiés dans leur ville. L'un d'eux, le fusil à la main, répond à une personne qui cherchait à lui inspirer la crainte de la justice • que la justice ne régnait pas en ce temps et que les officiers de Ribemont avaient les ailes coupées. » — Notoriété constatant que Claude Chollet a été blessé le jour de la Pentecôte 1650 par les ennemis un pillèrent le village du Sourd ; que, depuis l'entrée des dits ennemis, vers la fin de mai 1650, le pays n'a point été libre; que le siège de Guise a duré deux ou trois semaines environ jusqu'au moment où l'armée commandée par le maréchal Du Plessis Prasiln est venue camper de Guise à Ribemont pendant un mois, etc. — Ordonnances du prévôt
Srescrivant l'enlèvement dans les 24 heures des pailles qui se trouvaient ans l'église de Saint-Pierre de Ribemont, pour éviter un incendie semblable à celui qui avait consumé l'église de La Perlé Chevresis. Des gerbes de blé avaient été mises dans celle-ci pour les soustraire aux courses des partis espagnols : le feu avait été tellement violent qu'il avait fait fondre la cloche.
Sentences, de 1661 à 1747 : on y remarque : Ordonnance du prévôt qui défend de se masquer en habit de religion et d'imiter les ermites, sou3 peine de 60 sols parisis d'amende; condamnation de Pierre Marelet, maçon, à 35 livres de dommages et intérêts, et en outre à payer une dot de *200 livres à Claudine Prévôt qu'il avait séduite, à moins qu'il ne préfère l'épouser. — Procès-verbaux, de 1686 à 1748. - Adjudications, de 1679 à 1749.
Procédures criminelles, de 1666 à 1746. Nous citerons, parmi ces pièces, les suivantes : Procès intenté à Jean Oblet, Nicolas Bono, Thomas Godart et autres jeunes gens de Ribemont, gui avaient joué aux cartes derrière la chapelle de SMSermain de l'église de Ribemont pendant les offices. — Mauvais discours, comme de dire « qu'en mourant toutestoit mort et qD'eo bien payant tout estoit Quitte n, tenus par Roland Piot, laboureur et cabaretier* à Pleine-Selve, qui se permettait de donner à boire et travaillait pendant la célébration du service divin des fêtes et dimanches. — Poursuites exercées contre diverses personnes de Saiut- Algis responsables de leurs enfants qui, voulant imiter la procession des Rogations où figuraient des reliques de saint Algis, portaient sous le bras et sur la tête des bonnets, suivant une croix formée de bâtons, en chantant le Kyrie, les litanies et les répons, tenaient un copeau en
guise de reliques et l'allaient baigner dans une fontaine, de la même manière que les habitants touchent le bras du saint, après qu'il a été baigné dans la dite fontaine. — Assassinat par un cavalier de la garnison de Valenciennes d'un passant qui n'avait pu lui indiquer le chemin à suivre pour se rendre en cette nlle (1692). — Adjudication au rabais de la conduite de Dubœuf et de sa f .nrae, accusés de vol, eu la conciergerie de Paris, à Carlier, huissier, et à Louis Cagnon, geôlier, moyennant 145 livres, à la charge de se faire assister d'un sergent royal et de cinq hommes de pied. — Poursuites «lirigées à la requête de Henri-Jules de Bourbon, prince de Condê, comte de Ribemont, contre Pierre-Antoine de Batilly, abbé de Saint-Nicolas des-Prés de Ribemont, qui, de son autorité privée, s'était permis de faire démolir eu plusieurs endroits, de jour et de nuit, les tours et murailles du château et de la ville de Ribemont pendant une quinzaine, et d'enlever environ trente voitures de grés pour fermer la muraille du jardin de sa maison abbatiale — Condamnation à 30 livres d'amende prononcée contre Isaac Fouquet, brasseur, nouveau converti, qui s'était permis de travailler de son métier le? jours de fêtes, et de donner à son fils le nom de Jacob, quoiqu'il eut été nommé Charles sur les fonts baptismaux. — Procès instruit contre Antoine Bertrand, maçon, qui ne s'était pas découvert en voyant la procession ordonnée à Fieulaine par Févêque de Noyon pour le Roi et l'obtention de la paix. — Injures telles que « sacs à péchés mortels • adressées aux Filles de la Croix, de Ribemont, par Pierre Hauet, vexé de ce que les dites Sœurs avaient jeté par terre son chapeau déposé sur un banc de l'église ; etc., etc.