FERDINAND DE MÉDICIS. V. MÉDIGIS
Ferdinand D'Espagne, 3« fils du roi d'Espagne Philippe III, cardinal-infant et gouverneur des Pays-Bas, n. 1609, m. à Bruxelles, 9 nov. 1641 .
Quatre lettres signées. De 4 à 5 tr.
Ferdinand, infant et duc de Parme, l'élève de Condillac, né à Parme, 1751, m. 9 oct. 1802.
L. a. s. à Napoléon; 14 juin 1801, 1 p. in-4°. - 5 fr. (N° 135, /. Charavay, 1 8-17.)
Au nom de son fils, à qui l'Empereur marque beaucoup d'amitié, il prie S. M. de le laisser vivre et mourir tranquillement dans son nid, et dans l'heiitage qu'il a reçu de son p ère.
Quelques autres lettres. Kn moyenne, 3 fr.
Ferdinand, archiduc d'Autriche, duc de Massa et de Carrara, frère de Marie-Antoinette, n. 1754, m. 24 déc. 1806.
L. s., avec un post-scriptum de 7 lignes aut.,au général (1 août 1796), 4 p. in-4°. - 15 fr. (N' 192, Amant, 1855); - 7fr. (N°249, LajarUUe, 1860.)
Très-belle lettre de félicitations sur ses opérations militaires, qui onteu pour résultat de faire lever le siège de Mantoue p<ir l'armée française.
Deux ou trois autres lettres signées, De 3 à 4 fr.
Ferdinand ni (Joseph- Jean-Baptiste), archiduc d'Autriche, grand-duc de Toscane, frère de l'Empereur François II, n. à Florence, 1769, m. 18 juin 1824.
1. - L. a. s., en français, au C- de Colloredo; Pise, 1790, 1/2 p. in-4°. - 4 fr. (N- 212, Esterhazy, 1857.)
2. — L. a. s. à son fils; Pise, 10 janv. 1824,2 p. pet. in-4°. — Non vendue. (N° 107, Charon, 1844) ; - 30 fr. 50 (N- 121, Charon, 1845.)
Deux ou trois pièces signées. De 3 à 4 fr.
Ferdinand, prince de Prusse, frère du grand Frédéric, n. 1730, m. 1813.
1. — Sept 1. a. s.; Berlin, 1" décembre 1789. 9 et 26 janvier, 2, 16 et 27 février, et 2 mars 1790. — 70 fr. (N° 84, Merlin, 1841.)
2. - L. a. s. à Napoléon; 6 nov. 1806, 2 p. in-4». - 5 fr (N- 135, J. Charavay, 1847.)
L'accueil gracieux et affable qu'il a plu à S. M. 1. de lui faire, le jour qu'elle lui a fait l'honneur de le venir voir, l'autorise à s'adresser directement à elle, aOu d'obtenir la grâce qu elle donne ses ordres pour que des passe-ports soient accordés à la princesse Louise, sa tille, etau prince ue Radziwill, son époux.
3. — L. a. s. à Napoléon; Berlin, l" fév. 1807, 2p. in-49. - 15 fr. (N- 135, J. Charavay, 1847.)
L'Empereur ayant promis le paiement des apanages, appointements et pensions de retraite couchées sur les états ue dépenses du roi, le prince a remis à M. Estève, le tableau de ce qu'il recevait... Cependant les mois s'accumulent et l'on ne paie pas: il implore la justice, l'équité, la droiture de S. M., quand surtout il lui faut faire face aux contributions dont ses terres sont imposées. ■ La nécessité, Sire, n'a pas de lois, et je suis persuadé que vous ne voudrez pas que le seul frère de Frédéric II qui reste de sa lamilie, soit dans le cas de manquer du nécessaire. »
Les seules lettres au t. sig. qu'on trouve, en France, dans les catalogues.
fergola (Nicolas), savant géomètre italien, n. à Naples, 1753, m. 21 juin 1824.
L.a. s.; Naples, SOdée. 1809, 1 p. in-fol. - 8 fr. 50 (.Y*27i), Succi, 18G3.)
Spirituelle épitre, daus laquelle il exprime l'embarras ou il le mel^en le chargeant de rendre compte d'un mémoire compose sur une question qu'il a traitée lui-même.
La seule lettre qui ait passé en vente.
(la suite au prochain numéro).
BIBLIOGRAPHIE
VIE DE SAlI\X-I>OUIS, par FAURE, » vol. In-S
A la librairie Hachette vient de paraître un ouvrage, d'un intérêt toul-a-fait historique: vie de Saint-Louis. L'auteur M. Félix Faure, nous fait grâce et de la préface et de l'avertissement, nous l'en remercions ; son travail est tellement consciencieux qu'il se passe fort bien de cette entrée en matière.
Pour faire cet ouvrage, rien ne lui a coulé, les recherches les
f)lus minutieuses ont été faite dans tous les auteurs, voire même dans es mémoires de l'époque ; c'est un travail immense conduit à bonne fin.
Historien sans parti pris, il relate les faits, nous fait aimer le beau de cette époque trop peu connue, blâme, sans amertume, critique en toute justice. Rien n'a été omis, pas même ces détails intimes de la vie privée.
Comme roi, nous voyons Saint-Louis entreprendre de grandes choses sans affectation, être juste sans écouter ses intérêts; soutenir les privilèges de son rang sans faire ressentir les incommodités de sa grandeur, quitter le plaisir pour le bien public, la fortune pour sa conscience, la vie pour son devoir; ne s'appuyant pas sur les degrés d'un trône pour passer à la postérité.
Ce livre ne demande que la publicité, il perdrait trop dans une analyse. C'est l'histoire d'un demi siècle, riche en événements et en résultats : La lutte avec l'Angleterre, la secte des Albigeois, le Midi de la France, Trouvères, Troubadours, difficultés avec les Évoques, croisades, législation, administration, lettres, sciences, arts, etc,etc.
Nous ne connaissons pas nous-méme cette multitude d'ouvrages et toutes les autorités auxquelles l'auteur a eu recours, mais ils nous prouvent qu'il n'a pas traité cette époque à la légère et qu'il a eu concience de l'estime qu'eu ferait le public.
Pour l'étendue et la sévérité des recherches, pour l'impartialité et la sûreté des appréciations, rien ne surpasse ce travail.
Ajoutons cependant que dans le tableau vrai du clergé de cette époque, mais dans la vie d'un saint, quelques personnes religieuses pourront peut-être se trouver scandalisées, parcequ'elles n'y trouveront que des vérités rien moins qu'édiûantes. Ignorance, fanatisme, résume le portrait.
Le titre d'un ouvrage n'apporte pas avec lui un motif suffisant pour qu'il soit remis entre toutes les mains : avis aux mères de famille; sans quoi il faudrait retrancherquelques passages importants mais inutiles pour la jeunesse, comme maladie de Louis Yllf et certains détails de la vie privée de Louis IX.
Pour résumer, quelques personnes scrupuleuses se trouveront, peut-être, détournées de la lecture de ce livre par la critique que je viens de faire ; mais combien d'autres y viendront puiser des renseignements utiles ; l'auteur à mon avis, n'a pas voulu faire un ouvrage d'édification : instruire et faire connaître l'époque de S». Louis, voilà son but. V. Couty
CHRONIQUE
Troisième édition originale de la Nouvelle Héloïse : Le marquis d'Adda, l'un des plus célèbres bibliophiles de l'Italie, possède dans son précieux cabinet le tome 1er (IV* des Œuvres complètes) d'une édition de la Julie ou la nouvelle Héloïse (Amsterdam, chez Marc-Michel Rey, 1769, in-8), dont le titre porte: « Troisième édition originale, revue et corrigée par l'auteur. » Les marges de ce volume sont couvertes de notes, corrections, additions et variantes de la main de J.-J. Rousseau. On voit combien cet exemplaire est précieux : aussi le marquis d'Adda voudrait-il retrouver les deux autres volumes qui lui manquent. Il a fait déjà beaucoup de recherches qui ont été infructueuses.il s'est enfin adressé à 17» ter médi aire, d'où nous tirons ces détails. Nous croyons qu'il n'est pas inutile de répéter cet avis dans un journal aussi spécial que le nôtre, et nous ne doutons pas que les amateurs d'autographes et les bibliophiles ne veuillent aider le noble marquis dans ses recherches. Nous serions heureux d'avoir contribué à une. découverte qui serait si pleine d'intérêt.
Ventes diverses: La vente des objets d'art composant la galerie de Mr. Nolivos, a eu lieu les 19 et 20 janvier dernier. Elle a produit 128,500 fr. La pièce capitale était un buste en terre cuite, grandeur naturelle de Jérôme Benivieni, poète et écrivain italien du XY> siècle, dont la signature figure dans notre dernière feuille de fac-similé : ce buste a été acquis parle musée du Louvre, moyennant 13,520 fr.
— MM. Puttick et Simpson, de Londres, doivent faire, le 13 mars, une vente d'autographes, dont nous avons parlé tout à l'heure.Nous communiquerons notre catalogue aux personnes qui le désireront, et nous recevrons toutes les commissions qu'on voudra bien nous confier.
NÉCROLOGIE
Larrouste. — La mort, depuis quelque temps, a frappé plusieurs de nos amateurs les plus distingués: Bixio, Dubois, Ch. Manry, le Mîs de Fiers, le V1* Morel de Vindé. Il y a deux mois nous suivions le convoi funèbre de Mr. Bixio et nous écoutions, avec un religieux recueillement, les quelques paroles d'adieu que Mr. Al. Labrouste adressait à son vieil ami. Qui eût pensé que sitôt nous devions rendre a ce dernier les mômes devoirs et que la mort réunirait ces deux âmes d'élite si bien faites pour se comprendre et pour s'aimer. C'est une bien grande perte, non-seulement pour l'ins-
tilution S*« Barbe qu'il avait régénérée et dont il était, pour ainsi dire, la personnification vivante, mais encore pour tous les hommes de bien. Aujourd'hui nous ne raconterons pas la vie d'Alexandre Labrouste: c'est une tâche que nous accomplirons plus tard. Mais nous dirons quelques mots de ses funérailles, qui ont eu lieu au milieu d'une foule silencieuse et recueillie qui nous a rappelé l'enterrement du regretté Bixio. Tous les élèves aeSte Barbe, ses enfants, comme il les appelait, étaient là, avec leurs professeurs et les membres du conseil d'administration, il y avait aussi une députation de l'école Polytechnique et de la chambre des avoués, dont il était membre honoraire, un grand nombre de professeurs de l'Université, de notabilités littéraires et artistiques parmi lesquels nous avons remarqué : MM. Duruy, ministre de l'Instruction publique ; Nisard, de PAcad. -française ; Berger, Mézières et Gandar, professeurs de la Sorbonne : Guérard, préfet des éludes de Sta Barbe; Elienne, l'excellent bibliothécaire du Sénat ; Devinck ; les généraux Trochon et Dumas ; le peintre Fr. SchetFer ; Vapereau ; Didot, le célèbre imprimeur; le docteur Blanche ; Perdonnet, directeur de l'école centrale; Verdeau, secrétaire de la société des chefs d'institution; l'abbé Lalanne, directeur du collège Stanislas; Antoine de Lalour, François (Alphonse), etc., etc. — MM. Nisard, Devinck, Savouret, chef d'institution, et Guérard tenaient les cordons du poêle. — Au cimetière du Père La Chaise quatre discours ont été prononcés par MM. Devinck, Guérard, Verdeau et Perdonnet. Mr. Guérard surtout • a fort ému son auditoire lorsqu'il a retracé les vertus de cet homme si modeste dont il était l'ami depuis 28 ans. Le silence triste et respectueux de la foule et les larmes qui coulaient des yeux de tous lui ont prouvé qu'il était compris et sont le plus bel éloge que l'on puisse faire de l'homme de bien que nous avons trop tôt perdu.
Manry. — Nous avons annoncé dans notre dernier numéro la mort de M. Charles Manry, amateur d'autographes et un de nos anciens abonnés, mais nous avons omis de dire que c'était un compositeur dp musique fort distingué. M. Gustave Chadeuil lui paie un tribut de regrets dans sa Revue Musicale du 6 février (Siècle). Il nous apprend gue M. Manry avait fait exécuter des messes à deux et à quatre voix à Saint-Philippe du Roui, a Saint-Roch et a Saint-Euslache, et qu'il avait composé de charmantes opérettes représentées sur des théâtres privés. « Son oratorio les disciples d'Emmaùs, dit-il, et sa légende valaque, la première pierre de l' Eglise d' Argus, ont obtenu les suffrages des gens de goût, de même que les Natchez, la Sérénade et la Sorcière des eauœ. Des symphonies et des ouvertures complètent son bagage artistique, que plus d'un maître pourrait signer. » — M. Manry est mort à quarante ans, travaillant à des ouvrages qui lui auraient sans doute valu de nouveaux succès.
Le Directeur-Propriétaire : Jacques CHARAVAY.
Àbl>eville. - Iinp. P. Btiez.
No 102. — 5« Année
16 Mars 1866
t me de* Grunds-Auguetlne, »B, il Pari»
PRIX DE L' ABONNEMENT POUR PARIS ET LES DÉPARTEMENTS
Pour six mois 6fr. | Pour un an 12 fr.
Étranger : le port en sus.
Londres : MM. Puttick et Simpson, 47, Lei-
cester-Square.
Dresde (Saxe) : M. Richard Zeune, Priess-
niUstrasse, 16.
La Haye ; M. Martinut Nijhoff, 49, Raams-
traat.
Leipzig : M. Otto-August Schulz.
Turin : MM. Bocca frère».
Bruxelles : M. Van Trigt, 90, rue S«-Jenn. Madrid : M. Bailly-Bailltère.
Smkt-Pbtersbourg : M. Jacques Issakoff.
Moscou : MM. Gauthier. New- York : MM. Bossange et 0, 94, Beekmann Street.
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