‹ L'Amateur d'autographesChapitre 44 sur 175 · FONTANELLE. V. DUBOIS · texte numérisé non relu

FONTANELLE. V. DUBOIS

fontanes (Louis, marquis de), poète et littérateur distingué, rand-maître de l'université, membre de l'Académie française, n. à iort, 6 mars 1757, m. 17 mars 1821. (Isographie).

t. — L. a. s. à Mr Jougneau Desloges; 1774, 2 p. in-4°, cachet. — 16 fr. 50. (H- 188, Labouisse-Iiochefort, \m.)

11 le remercie des éloges et des regrefs qu'il donne à la mort de son père. Les éh^es qu'il véut bien lui donner sur ses travaux littéraires l'encourageront sans

2. — L. a. s. au président de l'Assemblée nationale ; 16 juill. 1790, 1 p. in-4°. -1 fr. (N- m; Galïoù, 1844); 3 fr. 50. (N* 167, Capelle, 1852); 2 fr. 75. (N«30J, J. Charavay, 1865.)

Envoi de cent exemplaires pour les membres de l'Assemblée nationale, de son poème séculaire, ou chant pour la fédération du M juillet 1790.

3. — L. a. s. à Lucien Bonaparte (alors ambassadeur à Madrid) ; 16 frimaire (an^X), 3^>. in-4*. - 8 f r (N* 146, Laverdet, 1848); ? fr. 25. (N* 268, La Bé-

II était malade depuis son départ, il va mieux, et la solitude profonde où il vit ne peut 8'embellir et s'animer que par l'espérance de le revoir. Il n'a assurément nul mérite à refuser une place de chef de division dnns un ministère où il n'est plus. Ce n'était pas pour ce métier vulgaire, et où tant d'autres seront plus propres que lui, qu'il lui était doux d'exécuter ses ordres, c était pour approcher son âme de la sienne, et pour unir quelquefois leurs idées. 11 ne passe point comme une béte de somme d'un maître à un autre, il reste à celui que son cœur, la reconnaissance et l'estime lui ont donné. ■ Je ne suis pas suspect. J'ai marché constamment dans une autre route Mais les gens qui ont du caractère se retrouvent près du but... Ces hommes-là valent cent fois mieux que les sophistes et les idéologues. Celte dernière espèce est la pire de

toutes. C'est ià que sont vos véritables ennemis, ceux de la France, et du premier

consul qo rlseuvironfierit. Moi qui aime passionnément la gloire ae Ta France et celle de votro frère qui ne peut en ôire séparée, je fais des vœux continuels polir votre retuur ; je le croie-nécessaire à lu patrie. .. *

Epitre dee plus adulatrices - l! est saos place, mais n'acceptera rien sans son approbation- esvpre$$#. • Il n'y a. dit- il. dé placée convenable* poux moi que celles qui m'attachent à votre famille. Ce-t mon dernier mot. • 11 ajoute ces mole remarquables* i propos de l'affaire de la machine infernale, oui avait eu lieu la veille-; • Un événement arrivé hier au soir, et dont les papiers publics parleront aeeez, doit vous avertir à Mudrid que le* frères d'un homme monté si haut sont trop loin quand il» ont passé les barrière» de Paris. . Après tout, je voue dirai comme à Auguste dans Cinna :

11 est bedu de mourir maître de l'univers. .

5. - L.a. s. au môme; 2* geriuiual an ix, 4 p. in^-. -60 fr. (&• 124, Charon, 1845.)

« En dépit de quelques alarmes, je me couru; entièrement à la fortune du premier consul. J'ai lu l'histoire, et je n ai jamais vu qu'un grand homme s élevai -i haut pour manquer ensuite à sa destinée. 11 faut que b3 dénouement soit digne de ce grand drame

2ué j'ai vu commencer, et que j'espère bien voir finir... ûé jour en jour le dernier vénement se prépare, il est impossible de le reculer longtemps, si le culte se rétablit), c'est un grand pas vers le but désiré... Car, exe usez mes vieilles superstitions, ie pense comme le bonhomme Platon : point de culte, pomute gouvernement. Après une armée victorieuse, je ne counais pu? d<- meilleurs alliés que des gens qui dirigeai les consciences* ffu nom de Dwuî-je vois que1 ras conquéraBla habiles ne sé sonC jamais brouille* avec té* pleines,, qn peut les contenir et s'en servir fcbjLflejs, C'est la, quoi qu'on en dise, la bonne philosophie ; on peut rire des augures, mais il est bon de manger avec eux les poulets sacrés... •

6. — L. a s. au môme ; 2$ ttopéal au ix, 3 p, 1/2 hv 4*. - 50 .fr* * 130, Charon, 1846) ; 30 fr. avec la lettre N- 4 iN" 290, D'Hunolslein, 1864).

Epitre curieuse sur un de ses articles du tfercare, qui a cfépfu au, l«f consul. » Le maàra a tonné, sans s'aparcê voir qu'il faisait trop d'honauur à tfclé fourni,.. Je suis toujours surpris qu'un grand homme tire sur ses propres troupes... Ce. n'est pa* qee

Jupiter ne soit fort bon ; mais les dieux subalternes 1 assiègent, et dés quil a fronce les sourcils, on entend un bruit épouvantable daua les antichambres de l'Olyaue. • Pour lui, chaque mot qui sort de sa plume est coddàihné sans appel, c Si je suis non à quelque chose, ce n'est pas dans ce moment. Je me réserve pour écrire 1 histoire- <i .i Nouvel Empire, quand Charlemagne le fondera. L iilslôire sera bonne. Je l'écrirai sous

créé* Êm rè ) reiaB*liU'Br t*U° °9 n'** qg* tCttlft *** pl" Ur|1 que ful

7. — L. a s. au même ; 10 messidor (an ix?j, l p. in-4°. 7 fr. 50 (N,' 164> Capelle, 1851); 5 fr. (Nn 249, Lajarrieite, 1860.)

Témoignage de la plus tendre affection. « Finissés vite cette guerre et que, la France vous revoie! Elle n'eut jamais plus besoin de vous. D'autres vous diront -ce qui se passe... Je me suis avisé de faire un enfant dep»'« voira rféiuiri Vmii.-T.vmio Air» la parrain de cet enfant? Mw« Bacciochi accepte trompé de cette manière. Si j'ai un fils, il aura v les grâces de votre sœur... »

8. - L. a. s. au même ; Paris, 18 thermidor (an ix?), 3 p. i»-4». - 6 fr. (Nd 123, Charon, 1845) ; 3 fr. 25 (K° 268, La Bèdoyère, 1862.)

Sa femme et lui sont pénétrés de ses bontés. (11 accepte d'être le parrain :1e leur enfant à naître). • ...Auguste écrivait de moins jolis tillets, et ses élients étaient Horace et Virgile, par qui votre maison serait digne d'être chantée. Je ne ressemble p^in^malheureusement à tes grands hommes. Mais je vous aime comme Us, aimaient

9. - L. a. s. à Ginguené : 1 p. 1/2 in-4°. - 6 fr. (N« 9796 du BuU, J. Gharavay); 7 fr. 50 (N°24û,/. Charavay, 1860.)

Très-jolie épître; remerciments de sou histoire d'Italie. « Les compatriotes du Tasse, de l'Arioste et de Pétrarque vous doivent une statue. Je suis bien sur que votre juste enthousiasme pour les grands poètes italiens ne vous empêche point de rester fidèle à l'école de Desprôau s et de Racine. Ovide sait plaire à ceui qui admirent lo plus Vn> gilo .. Je pense que toutes les muses, les plus graves elles plus aimables, vousauraient reçu dans le bon temps à l'Académie française... •

Une quarantaine d'autres lettres de Fontanes se sont vendues en moyenne, 3 fr.

voWtxxm fJustfe), aithevéque d'Àncyre, savant archéologuetet critique, qui défendit avec autant de passion que de talent la puissance temporelle des papes, n. à "Saint-Daniel (Frioul), 30oct. 1666, m, 17 avrA 1736.

t>| t^uve; dans les catalogues une diiaine de lettres de lui vendues de

fMTENài fPiôrre-Claude), jésuite, continuateur de Y Histoire de Cofflta gallicane du Père UpBgneval, rédacteur du Journal de Trévoux, n. à Paris, 1663, m. 15 oct 1742.

^Deu^ttres de lui se sont vendîtes 1 fr. dans la tente n° 233 (Uver-

FON'ïENELLfc (Bernard Le Botjyer de), célèbre écrivain, auteur de \& Pluralité des Mondes, membre de l'Académie française et dè celles dés Sciences et des Inscriptions, n. à Rouen, 11 fév. 1657, m. à Paris, 9 janv. 1757. (Isographie).

ï, — L. a. s. à Jean Leclerc (le célèbre critique) ; Paris, 30 mai 1698, 3 p. ih-8% cachet. - 70 fr. (W 226, J. Charavay, 1858) ; 55 fr. (N° 254, Laverdet,

86 A .tl , , • j . i ... , , ii i i . • j -

Il le remercie de l'avoir traité avec faveur dans son livre de la Critique. — « J'ai étéravi de me trouver si honorablement placé, dans un aussi excellent ouvrage, quoique cela y fit peut-être- une tacite, fa vois toutes les dispositions nécessaires à bien goûter ce plaisir-là, une estimé Infinie pour tout ce qui vient de vous, et une extrême confiance à vos jugements... » 11 le félicite ensuite sur son livre en termes très-flatteurs. • m;- : • . .

2. — L. aut. â la W» de Lambert ; 5 mars 1709, 3 p. - 16 fr. (N- 81, Pixèrécourt, 1840.)

8. - h. ai s.à.rabbéConti ; Paris, 31 août t7l3, l p. pl. in-8v -9 fr. (N° 198, Renouard, 1855) ; 13 fr. 50fN»203, J. Chafàvay, 1856.)

TrèS'iolie lettre de remerciements et d'éloges. « Quelque estime que j'ayé pour le génie italien, je crois que ceux qui sont aussi profonds que vous en physique et en mathématique, sont rares en ce pays-là et par tout pays... »

4. - P. a. s.; 28 juin 1716, 1 p. 1/2 in-8-. - 30 fr. W 218, Hervey, 1857.)

Relative à dent nouvelles manières substituées par M. Ifarius aux Clavecins ordinaires présentées par lui à l'Académie des sciences, et toutes deux uées de l'idée des mailles qu'il, avait déjà, fait voir, mais plus simples, dont la première consiste en des sauterôaux sur lesquels on pose en équerre une cheville de bois qui tient lieu de plumé.

5. - L. a. s. à l'abbé Btgnon ; 4 mai 1717, 3 p. pl. in-8-. - 36 fr. 50 (N* 190, Laverdet, 1854.)

Relative à une affaire de succession. « ...Puisque vous verrea ce soir S; A. R ,je crois qu'il serait bon que vous lui en parlassiez comme par conversation, et seulement pour le disposer a oôui protéger de bonne façon quand il lo faudra, vdus pourriez menie lui dire l'intérêt que j'y ai et que je deviens un diable en pTocès... •

6. - P. a. s.; 7 déc. H17, t p. in-4«\ - 31 fr. (fc- 13'., Laroche- Lacar elle, 1847) ; 25 fr. (N-256, Fossè-Dafcosse, 1862 )

Sur la proposition faite par M. Le Large, mathématicien, pour un nouveau genre de pavage et de voitures plus roulantes.

7. - L. a. s. à M. De Liste, astronome, à S'-Pétérsbourg ; Paris, 15 avril 1742, 2 p. in-8", cachet, -33 fr. (N° 106, Soieinne, 1844).

Il lui demande des renseignements sur les cabinets curieux d'histoire naturelle que possède la Russie.

8. - L. aut.; Paris, i*nov. 1744, 2 p. in-8'. - 21 fr. (N* 290, D'Hunolstein, 1864.)

Épître très-spirituelle. #11 n'étoit pas possible, dit-il, que notre Académie adoptas* l'abbé Des Fontaines, car je ne crains point d'écrire son nom tout du long... Qui auroit

voulu d'un tel confrère? Je crois. Dieu me pardonne, que vos vers seront vérifié! à la

lettre dans la vallée de Josaphat .. »

9. — L aut à M. do Cidcville, à Rouen ; 24 sept. 1746, 3 p. pl. in-4». - 40 fr. (»• 176, Trémonl, 1852 )

Aimalile lettre en réponse aux vers qu'il lui a envoyés à sa louange. Pour lui répondre, il vu faire comme Boisrobert * qui. a l'article de la mort, finit un aueu public qu'on lui fit faire de tant de scandales qu'il auoit donné, par dire que l'abbé de Villarseaux était encore pire que lui. De même M. le P. de Monuille est encore pire que mol, car il n'écrit pas même pour les affaires. » II l'entretient ensuite de M"« du Bocage dont on lui a dit c mille biens... Geste dame fait fort bien des uers... »

10. - L. a. s. à M' ...; Paris, 16 fév. 1751, l p. in-8». - 27 fr. (R" 150, Lalande, 1850) ; 31 fr. (»• 200, Duplestis, 1855. i

Très-jolie lettre à quelqu'un qui cultivait la géométrie. • ... Vous en saurez bientôt plus que je n'en ai jamais sçu... Il y a déjà longtemps que j'ai pria le parti de ne plus me casser la teste à ces sortes de choses-là qui s'oublient très-aisément quand on ne s'y entretient pas,mais ce que je n'oublkray pas, c est que vous me faites sentir de l'amitié dans votre lettre, je vous prie de me la consèrver... »

11. — L. a. s. à Huet; Paris, 20 octobre, l p. pl. in-4°. - 33 fr. (N* 124, Charon, 1845.)

Il a reçu avec reconnaissance le présent dont il a bien voulu l'honorer : * Si j'étois cartésien, je serois bien fâché que ce livre fût écrit aussi vivement et aussi agréablement qu'if l'est, et je ne sais pas comment je ferais pour m'empêcher de le goutter, Dieu merci, je ne suis d'aucun parti... •

12. - L. a. s. à Mr de Mairan ; jeudi 16, 1 page. - 8 fr. (H- 137, TiUard, 1847.)

13. — L. a. s. à l'abbé de Hautefeuille, à Orléans : Paris, 6 novembre, 3 p. in-4-. - 25 fr 50 (Nc 40, Chalabre, 1833; : 58 fr. 50 (N* 233, Laverdet, 1859.)

11 attendait pour répondre à sa première lettre que les vacances de l Académie des Sciences fussent finies, et qu'il eut pu communiquer à la compagnie sa nouvelle machine arpentante. * .

14. — L. b. s ; Paris, 4 septembre. — (N°38, Silvestre, 1833.)

15. — L. aut. à la marquise de Lambert; Paris, 3 décembre, 3 p. in-8<*. — 41 fr. (N° 99, Dolomieu, 1343» ; 30 fr. 50 (N* 121, Charon, 1845.)

Il l'entretient de plusieurs de ses Eloges qui ont été lus à une assemblée publique • .. Beaucoup de gens ont dit que le ton en était trop galant, trop enjoué, trop éloigné du funèbre, d'autres ont pri3 mon parti. . Puisque le monde veut être ennuyé, je l'enouyerai tout aussi bien qu'un autre. J'ai bien raison de le craindre, cet animal farouche de public, et d'éviter ses griffes autant que je puis... * .

16. — L. aut. à la marquise de Lambert; 21 novembre, 3 p. pl. pet, io-4\— 32 fr. (N° 27 du Bull. Laverdet, 1860.)

• Voici la fin de novembre, madame, et vous ne venés point... J'aimerai* mieux r vrer tous les mardis de ce furieux vin dont vous parles et tomber sous la table.

tendresse, je ne m'y irt à mes sentiments ; bien content. Non, ce

n'est pas là comme on aime... Je lui cherche des excuses, comme font toujours les pauvres amants parfaits- . »

17. - L. aut. à la marquise de Lambert. —28 fr. (N°40, Chalabre, 1833.)

18. - Pièce de versautog. adressée à Voltaire, 1 p. 1 /2 in-8°.— 20 fr. (N-201, J. Charavay, 1856) ; 33 fr. (N° 206, Lave> det, 1856.)

« Ce n'est pourtant pas que ie doute |

« Ou'un beau iour qu'il fera bien noir

« Le pauvre soleil ne s'encrouste,

« En nous disant, messieurs, bon soir.

« Cherchés dans la céleste voûte

■ Quelque autre qui nous fasse uoir,

• Four moi i'en ai fait mon deuoir,<

« Et moi même ne uoi plus goutte... »

19. - Pièce aut., 2 p. 1/2 in-4\ - 10 fr. (N°285, R...y, 1863); 17 fr. (N" 18577 du Bull. J. Charavay.)

On ne trouve pas d'autres lettres de Fonteoelle dans les catalogues Quelques quittances signées se sont vendues de 5 à 6 fr.

fontette (Charles-Mdrie Fevbet de», magistrat et littérateur,

continuateur de la Bibliothèque historique du père Lelong, membre associé de l'Acad. des Inscriptions, n. a Dijon, 14 avril 1710, m. 16 fév. 1772.

Quelques lettres. En moyenne, 3 fr.

FONT! (Barthélémy), savant philologue italien, disciple deSavonarole, successeur de Philelphe dans la chaire d'éloquence et de littérature grecques a Florence, n. 1445, m. 1513.

L.a. s. à Français de Gaddi ; Florence, 15 avril 1487, t p. in fol. - (NM30, Charon, 1846.)

Pièce unique.

FONTR AILLES (Louis d'AsTARAC, vicomte de), ami et complice de Cinq-Mars, puis agent du cardinal de ftetz, auteur d'une Relation des choses particulières arrivées pendant la faveur de M. de Cinq-Mars, n. au commencement du xvne siècle, m. juill. 1677.

*4<P^£fifr ,839}, COf,ii "ne kure de FonlraiIle8'

fon vieille (le chevalier Bernard-Fr.-Anne de), littérateur et auteur dramatique, apent secret de Louis XYIII pendant l'émigration, n. à Toulouse, 1759, m. juill. 1827.

; Quelques lettres. De2à3fr.: ,v »' V'/ • t ' ■ l#'

FOOTE (Samuel), célèbre acteur et auteur dramatique, surnommé r Aristophane anglais, n. à Truro (presqu'île de Gornouailles), 1721, m. 20 oct. 1777.

1. a. 8. à David Garrick ; Dublin, 31 décembre, 5 p irt-4*. — 26 fr. (!?• 176, Trémant, 1852J ; 37 fr. (H* 184, Urney, 1854) ; 77 fr. (N- 289, Hervey, 1864.)

Récit touchant d'un malheur qui lui est arrivé : • ...Si ce n'avait été le sang-froid et le courage de mon vieil ami et votre grand admirateur Jowels. votre petit Serpt aurait été réduit en cendres, la nuit dernière, en raison de l'abominable habitude de lire dans son lit La lumière mit le feu aux rideaux, et le lit fut eu flammes en un ^instant. Il accourut et m'emporta hors de la chambre: puis il arracha et foula aux pieds les rideaux et les papiers et en éteignit le feu., Le lit fut brûlé, et le pauvre Jowels eut lés mains horriblement entamées, vous voyez, mon cher monsieur, qu'aucun homme ne peutentrevoir le grand butpour lequel ilaété créé. Macklin (célèbre acteur anglais^, quoiqu'une ganache, un niais, daus sa virilité comme dans sa jeunesse, devint un bel esprit et un écrivain sur le bord du tombeau, et Foote, qui ne rat jamais remarquable pour ses grâces personnelles, faillit être grillé comme un rôti au dédia sa

Pièce unique, dans les catalogues français.

FOOTE (Maria), comtesse de Harrington , célèbre comédienne' anglaise, n. 1798.

Quelques lettres : en moyenne, 5 fr, :" ^ /,.' ,

forbin (le chevalier Claude de), chef d'escadre, illustre marin du siècle de Louis XIV, n. à Gardanne (Provence), 6 août 1656, m. 4 màrs 1733. (Itographie). t> :

i. - L. s. à Mgr Siam, 12 déc. 1685, 3 p. in 4«. - Réservée (N* 300, De Saint-Georges, 18C5.)

Il lui fait patrt que le roi de Siam l'a demandé à l'ambassadeur de France pour ra auprès de sa personne en lui promettant de très-grands honneurs ; mais rien n'a capable de l'arrêter que l'ordre de l'ambassadeur de la part du roi son maître,.

fc, rt P. tu comme capitaine du*Ms«?aiu UPârluné; Bi-esl* 30 déc. 1692,

- \}n lo\ - 4 fr. (# *35, 1860); 6 fr. 50 (»• 1029 <ËL /?utf. / Ma.

;,i ^ I.; à. s. à M» Dupont, généra* des galères; Àntttes, 19 no?. 169$, 3 p. in fol., cachet. — 67 tr. (N# 99, Dolomieu. 1843.) .i , il .7

4. - f 2 quitt. sig., sur vélin; 1683 1690. 2- L. s au ministre ; Marseille, 18 décembre 1723, 2 p. in-fol. - 2 fr. 75 (N* 242, Lucas de Montigny, 1860.^

I^ettra curieuse au sujet de son différend avec le marquis de Foresta , demeurant à Marseille. , qui prétend qu'on a été chasser dans son bien oui est dans le terroir de la jrflljUtf^r aWrwei se» présentions, Sft'a aucun tiire^seigneurial, , nî.perdrir, ni

fort honnête 1 pa^UîaquelleU^u^ui,' déclaraif'que* c^éta?U u i 'qi? avait1 éttwian^s'on1 tden a.TVCi ses valetfcsana avoir eii aucune intention de le fâcher, que toute sa chasse s'était terminée à un merle qu'il avait tué en volant. Mais comme c'est un jeune homme violent et emporté, il brutalisa son domestique qui lui rendit sa lettre, et la jeta par mépris sans fui faire réponse.

Ç^qqttouve; rien autre de ForbUv dan*/le&!Gatatogu«8> — Une lettre BUHtàè, daU*e du a.déc. 1673. et attribuée au cavalier dans le catalogue Ujarriette, a été reconnue n être pas de lui, mais sans doufe ^commandeur tefortyb, son oncle. , ; ^

for BIX (Louis-Nic.-Ph. -Auguste, comte de), peintre et archéologue distingué, directeur-général des Musées, membre die nnsiir tut, n. au château de La Roque d'Antberon (B.-du-Rhône), 1§ août 1777; m; 23'fev. 1841. V '

Ses autographes valent de 2 -à 3 fr. . y

FORBIN-janson (Toussaint, cardinal de), évôque de Digne, puis de Marseille et de Beauvais, ambassadeur en Pologne où il contribua * f èï&Wtffr dé; Jéfelh- Sb'bidskî;, h Ï68fy m. f 7it . > 1 ;

'Quatre lettres signées de ce prélat se sont vendues, rn Broyé nue, 6 fr*.

foubin .i v\s<>\ (Charles Aug.-M.-J os., comte de), évêque (Je Nàncyv célèbre missionnaire en Amérique, n. à Parle, % nov. i7$6, m. 12 juillet 1844.

ijuelato teure^ de 5 i 5 tn.

Iforboxna es (François VikoN de), célèbre économistè, auteur (tes liechtrehes sur tes fxnànces de la France, membre de l'Institut, n/. *Mfcms> 1722, m. 1800.

. l)Ae;..éizairie die lettres, de 2 â 3 fr.

forcellim {Egide), célèbre lexicographe, auteur du Totiiïç latinitatis leœicon, n. à Fener (Italie)* 26 août 1688, m. 4 avril

WU\*<* lettres. En moyenne, 5 fr'. ^ " ;/ V \

forey (Élie-Frédéric), maréchal de France, commandant L'expédition du Mexique, n. à Paris, 1804.

M auio^àpfies Valent 2 fr. ( ' \": ; 1 ;

forfait (Pierre-Alex.-Laurent), savant ingénieur,, ministre (Je

laœ„Td^:f,^.Ku^: à Rouen' l752- m- 8 ~v> ,807-

forioso (Piorre)i célèbre danseur de cordes» n. 1769, m. 1846. tîcu* ow trois lettres. De 3 à 5

. .FORJWEX^eaj^Hea ri-Sam up;t). ^itosophe^ litléfateu? fécond,

seçrèUire-pèrpétuel de l'Académie de Berlin, n. à Rerffih, 81 mai

1711, m. 8«nar$t797. {hogt:aphwh ■ - ,!« •■ "■

0», Apouw de lui» dans les càtatogues, une vingtaine de lettres vendues de,3 à, 5 ftv i

#?orstf.r ^Jea») , savant hébraïsant et réformateur, ami dè Luther et de Mélancftrtlto», organisateur de l'église luthérienne de Strasbourg, n. à Augsbourg, 1495, m. 1.556.

Psalmo CXVfitI, pièce a. s., en latin; 25 juilL 1549, 1, p. in-fol. - 31 fo. (Il* 279, Svcêi, 1863.)

Pièce unique. , n j . ■ •*;

., forster Uean-ReiraboW) v bavant naturaliste et voyageur, coitfpagnon du capitaine Gook, n. à Dirschau, 22 oct. 1729, m. 12 janv.

Ciqq lettre^, dont quatre dans la vente Piàteaugiron- EnmoyennevS (r. — Dne, lettre de pou Ris ainrt Joon-QeorgesvÀdam Forster, célèbre naturaliste, n. en 175^, m. 12 fév. 17Sj4, s'est vendue 2 fr. . r'

VOKstner (Christophe), célèbre jurisconsulte et diplomate allemand,, ami et maître de Puflendorff, né au châtéàu de Birkensleiri, ieîoct. 1598, m. 28 déc. 1667. K rf , , ,

Une Tèttre signée et une minuXe de lettro aut. sig~onL passé dans la vente Labouisse: RoçheforU $ ,

fortrgurrri (Nicolas), célèbre poète, auteur de Mchardet, n. à Ristoie, 25 nov 1674, m. 17 fév. 1735.,

î. - L. a. s., Pistoiet3 juin nio. I p. pl. in toi.. — li fr. (N 260, Ch. de Milan, ÎS62) ; 19 fr. (tf" 291, J. Charavau, 1864.)

1. — L. a. s. au cardfoal Bentivoglto: Rome, 6 déc 1729, 2 p. in-4#. — 7 fr. 50 tH- 279, Succi, 1863 )

C'est tout ce qu'on trouve dans les catalogues.

fortescue (John), savant jurisconsulte anglais du rv* siècle;

chancelier d'Angleterre sous Henri VI, déclaré coupable de haute

trahison par le parlement d'Edouard IV, en 1461, auteur du célèbre

traite De îauditkts terjurn Angllx.

Pièce sig., avec une ligne autographe; 24 novembre, 1 p. in-fol. — 41fc. 176, Trèmont, 1852.)

Pièce unique. , t,

fortia dwrban (le marquis A.-Jos.-Fr.-Xav.-P.rE.-S^Paul- Antoine de), littératenr érudit et fécond, membre de l'Institut, n. 18 fév. 1756, m. 4 août 1843.

Ses autographes valent de 2 a 3 fr,

(La suite m prochain numéro.)

HEMONSTRAIVCli» DE LA VIL.UE EX CITE DE METZ AU ROY »OI¥ PROTECTEUR

Nous possédons l'original de la pièce que nous allons reproduire ici. , Ce softt, les doléances que les habitants de . MeU adres-

seront, en 1576, au roi Henri III, touchant la garnison qu'ils étaient obliges d'entretenu , les prêts nombreux que Mr de Piennes, gouverneur de la ville, leur faisait, sans jamais rien leur rendre, et autres inconvénients de cette nature. Les réponses du roi suivent les paragraphes auxquels il croyait devoir répondre -.nous les imprimerons en plus petits caractères. Le roi a signé à la Qn de la pièce et sa dernière réponse est datée de Paris le 9 mars 1576. Sire,

Voz très humbles et très obéissant les bourgeois et citoyens de Metz tant du clergé que des M* (maire), eschevin, conseil, et treize de la justice faisant et représentant tout le corps de la dite ville de Metz, vous remonstrent très humblement que depuis que feu d'heureuse mémoire vostre très honnoré seigneur et père le Roy Henry prit la dite ville en sa protection il y a esté continuellement entretenue pour vostre service une bien grande garnison à laquelle ceulx de la dite ville ont toujours fourny comme encores ils font de présent de logis et certains meubles pouf les accommoder sans en avoir un seul denier de récompense, qui ne peult estre sans grandes incommoditez et dommaiges ans dis habitans, avec le changement des compagnies, le passage des reistres et aultres gens de guerre qui vont et viennent quasi ordinairement par le dit pais, et a ils espéroient lousjours que vostre dite Majesté pourrait donner qu< provision à leur soulagement, ce que néantrooings n'a esté faict ; aussi ne la on poursuyvy à cause d«-s troubles et grandes guerres qui " ques années ont esté en vostre royaulme.

Davantage, Sire, les dis remontrons bien affectionnez au bien de vostre service^ voyant que les affaires de Vostre Majesté ne permelloient de si bien payer la dite garnison qu'elle avoit accouslume auparavant, auroient presté tant à Monsieur de Thevalle que depuis à Monseigneur de Piennes, gouverneur et lieutenant de Vostre Majesté en la dite ville et païs, la somme d'envyron quatre vingtz dix mil livres tournois pour employer aux preslz nécessaires de la dite garnison pour le deffault des assignations soubz promessesque les dis seigneurs gouverneurs leur auroient faict et plusieurs fois réitérées de leur faire rendre les dis deniers deiour àaultre. .

Mais au lieu du les rembourser mon dit seigneur de Piennes continue comme auparavant à faire de nouveaux empruoetz, de sorte que pour y satisfaire et daignant les inconvéniensqui en pourroient advenir tant au bien de vostre service que au public, les dis remontrans ont esté contraiuctz, après avoir épuisez toutes les meilleures bourses de la ville, de s'adresser au commun |>euple et de faire mettre et exposer en vente aux plus offrans et derniers enchérisseurs les biens d'aucuns bourgeois qui n'a voient moyen d'y satisfaire et donner à qui va! loi t quarante livres pour dix. D'aullres ont prins et empruntez des Juifs ce qu'ils ont presté et en payent inlerestde quarante pour cent ou plus, tellement que ce leur est chose du tout impossible de les pouvoir puis secourir, n'estant la vile oppuleute en richeseesiiy marchandises comme sont beaucoup d'autres en vostre royaulme, n'ayans les dis babitans quasi autre chose que leurs grains et vins desquels ils ne peuvent faire tel proffict ny les transporter hors du pais à cause de lafourniture de la garnison qu ilz désireroient et leur seroit plus que nécessaire. Ce que pour leur devoir ils n'ont voulu faillir d'advsrtir Vostre Majesté par leur» députez présents porteurs et vous supplier très humblement, Sire, qu'il vous, plaise y voulloir don eu* une prompte provision pour éviter aux dangiers qui' en poudroient advenir et considérer que s'il convient contraindre Tes- 'M t

bourgeois plus avant que plusieurs sont en volonté de quicter le lieu et se retirer les uns aux Allemagnes, les aultres ailleurs, chascunoùil pourra mieulx, qui seroit chose de très-mauvaise conséquence et grand scandalle aux voysins, et contrainctz les dis remoulrans vous supplier encores une fois très-humblement, Sire, les voulloir envoyer prompleiueol, et en attendant les deniers do la monstre quelque somme de deniers pu ur continuer les prestz, faire rembourser les dis habitants de ce qui leur est deu ou du moings leur en donner bonne et seurre asignation, et pour l'advenir pourveort que la garnison qu'il vous plaira y entretenir pour le service de Vostre Majesté puisse estre payée de trois moys à aultres, aflin que parce moyen les dis pauvres haoitans puissent soubz vostre protection estre deschargez des dis preslzet la dite garnison mieulx pavée qu'elle n'a esté depuis quelque temps.

Les occasions et affaires survenus ont retardé au très grand regret du Roy le remboursement des prestz et payemens de la dite garnison que néantmoings ont esté assignez de la somme de quatre vinglz quatorze mil six cens tan; de livres et pour le surplus de Tannée passée y sera au piustot pourveu comme aussi à la préseule année. El cependant Sa Majesté a ordonné et faict assigner en la recepte généralle de ses finances a Chaalons le trésorier de l'extraordinaire des guerres de la somme de vingt-deux mil livres pour continuer les prestz à la dite garuisou en acleudant qu'il soit pourveu à l'assignation de ceste année.

Et oultre ce que dessus auroit aussi esté preslé à mon dit seigneur de Piennes par quelques particuliers bourgeois pour employer à la fortification de la citadelle ia somme d'euvyron six mil livres, laquelle somme il auroit promis et s'estoit obligé leur rendre dès le moys de janvier dernier y eut un an, et uéautmoingsils n'en ont encoresseu loucher jusques à présent un seul denier, qui leur faict vous supplier très humblement, Sire, qu'attendu le long temps qu'ilz ont débourcez leur argent sans en avoir ung seul denier de piofflct. il vous plaise ordonner qu'ils en puissent estre payez content avec quelque honneste récompense.

Le Roy fera au plus tôt pourveoyr au remboursement de la dite somme et à la récompense de l'avance et acteute d'icelle.

(La suite au prochain numéro).

VARIÉTÉ

RACHËL '!

Mr Laurentie, le célèbre publiciste, veut bien nous envoyer copie d'une lettre de Rachel à lui adressée. Nous l'acceptons d'autant plus volontiers que cette pièce est également honorable et pour celle qui l'a écrite et pour celui qui l'a reçue. On ne peut s'empêcher de reconnaître avec quelle délicatesse ftachel parle de son premier maître, le célèbre Choron, qui était mort en 1834, après avoir consacré sa vie et sa fortune à rendre le chant populaire dans toutes les classes de la société. Voici cette lettre :

« Monsieur,

« Je viens de lire aujourd'buy seulement une publication que vous avez faite en 1838 sous le titre de Fragments de morale et de littérature. J'éprouve un vif regret de n'avoir pas encore counu cet ouvrage, mais voilà bien peu de temps que je lis, Monsieur, et que je prends

SlaisiT aux lecture». Ce que je oe veux pas retarder, c'est rexprewion es sentiments aV bonheur que m'a fait éprouvée (sic) votre chapitre sur monsieur Choron, mon premier maître, dont la mémoire m'est 8j chère. C'est bien lui, Monsieur, que vous avez dépeint avec tant dè vérité. Ses nombreux élèves qui lui ont voué leur souvenir vous doivent une grande reconnaissance, et je vous prie de vouloir bien agréer la mienne ainsi que mes respectueux sentiments. .

« Rachel. »

« Paris, 9 février 1840. •

Le bulletin n' 146 de Mr i. Charavay aîné renferme quelques épttres fort curieuses de Béranger. Nous croyons être agréable à nos lecteurs en publiant quelques fragments de ces lettres.

NotTe célèbre chansonnier écrit, le31 mai 1828, à Mm* Cauchois- Lemaire.

« J'ai fait dernièrement un petit voyage à Cambrai. On aurait bien voulu m'y donner une petite tôle, à ce qu'on m'a dit au moins, mais heureusement les personnes Chez qui j'étais savent que je n'aime point ce genre de farce. A Péronne, pays d'argent, on me laisse fort tranquile et ma gloire n'y éblouit personne.' Ici. un homme de lettres peut devenir modeste et aprécier à leur juste valeur les éloges à tant la ligne dont les journaux nous accablent, nous autres grands poètes. Quelques jeunes gens avaient eu d'abord l'idée de me fêter aussi, m'ont dit quelques amis, mais cette idée a à peine duré un jour. Si bien, que moi, je crois que l'idée n'a été que dans la téte des amis, et je me suis déjà permis d'en rire avec eux. Convenez que voilà un pays commode pour les grands hommes. J'en connais plus d'un qui ne s'en arrangerait pas. Au reste, si on ne parle pas de moi ici, on en parle à l'Académie, et je vous avoue que j'en ai été touché, moins toutefois des éloges que de l'action même de Lebrun, qui m'a donné là une grande preuve d'amitié ; c'est un homme excellent et ce qu'il a fait suffît pour faire aprécier la bonté de son cœur. •

Une autre fois Béranger plaisante avec M,ne Lemaire sur une notice o^i'on lui a envoyée de Bruxelles accompagnée d'un portrait fantastique :

« On vient de m'envoyer de Bruxelles une notice sur moi, tirée de la Biographie des contemporains, et un portrait qui vous ferait mourir de rire ; il est bien laid, cependant il ne me ressemble pas. J'avais presqu'envie de réclamer aussi pour le compte de ma figure, mais il eut fallu envoyer mon portrait, et j'ai craintqu'on n'en fit le pendant de la contrefaçon. » >

Après ces deux lettres, on peut en citer une autre, datée de Paris, le Ù mai 1851, âdressée à un jeune homme, M r Alfred Dégorge,, où le célèbre chansonnier donne les meilleurset les plus salutaires conseils. Nos lecteurs eh jugeront par ce passage :

« Pour vous distraire de vos souffrances, si elles s'obstinent à troubler votre vie, lisez beaucoup, Monsieur, mais ne vous arrêtez point à des chansons. Ktudi»*z Lamartine et Hugo et surtout lisez et relisez sans cesse Molière, Corneille, Racine, et Lafonlaine. Ne négligez pas non plus Bossuet, Massillon, Voltaire, Rousseau et Montesquieu. Les poètes doivent surtout étudier les grands prosateurs. Quaud vous vous serez f

ee# véritables grands hommes, je perdrai sans u . :

yqiU* esprit, mais jft suis .femme. * .m'ai réjouir dm vptrein*

• * .• h'MU • ... . •(;»

\Ol VKLLE8 DIVERSE»

L'Académie de? Sciences rtioralés eût politiques Vient d'éîire, dans sa séance du £3 juin, Mr te duc de Broglie dan^ la secliotn de philosophie, M. Bërsot dans la section de morafe en remplacement 4e M. Gustave dé Beaumont, et Mr Cauchy dans la section de législation en remplacement de Mr éérengerde la, Drôme.

— Le docteur Glot-Bey, ancien directeur de l'école de médecine d'Atow-ZabeJ (Egypte) à qui la Bibliothèque Impériale était redevable (Je plusieurs dons précieux, vient de lui offrir une collection de manuscrits arabes sur diverse matières, dont quelques-uns tre$r anciens. i

— Mr Théodore Phelippot de la Bénatière vient de terminer un travail historique sur Saint-Jean d'Angely , lequel a été couronné par l'Académie dé cette ville. Nous en reparlerons quand cet ouvrage aura paru. -

Venter : La saispn des ventes est terni i née on France : iVrç'eQ est pas de mê.ipé eji Ai^^erre4 car. Qutfé |a vente de sjr JobuFenn si^ laquelle hous , avoni édifié nq§ lecteurs dans; le pfëseni nqirçérq, « Ptittidk ei>mt>son en feront deux . autres ïeJZ . el lè 15 juillet. La première comprend des livres illustrés avec des gravures et des autographes d'acteurs, et de ^us^iensrtel^ que Haydn, Beethoven, Lekain, etc. Dans le second catalogue, ion Irouye.dés antiquités grecques et de précieux, manuscrits sur véi|in , rlou£ reodràos compte de ces ventes dès qu'elles seront terminées.

cuno.MQtE

D'abord un coup de ciseau à travers le Moniteur. Ml Ed> Buschmann, professeur, bibliothécaire noyai et membre

de ^Académie des sciences, de Berlin, nommé récemment officier de la Légion d'honneur, a offert à l'empefeut l'hommage du mamis* crit original du Cosmos, l'œuvre gigantesque d'Alexandre de Hum* boldt. Ce manuscrit a une importance autographique considérable. Il forme cinq gros volumes in-4?, contenant les feuilles définitives de cet ouvrage célèbre, sur lesquels l'impression a été exécutée à Stuttgart, par la librairie du savant baron Georges de Cotta. 11 est écrit de la main de M. Buschmann et rédigé par lui sur les brouillons de l'auteur, consistant en feuilles souvent informes* chargées d'observàtûms difficiles à lire et parfois énigmaliques. Hum boldt revit, corrigea et augmenta ce manuscrit, qui subit ainsi les changements les p| us considérables et s'enrichit d'additions sans nombre, si bien que la main de l'illustre auteur est sur chaque feuille, soit en marge, soit entre les lignes, et l'écriture, une écriture fine et

serrée, est parfois tellement surchargée et si peu compréhensible pour l'intelligence des compositeurs, que M. Buschmaun est obligé d'en faire la traduction.

Ce dernier, dont la collaboration au Cosmos est attestée par Humboldt lui-même, s'imposa le devoir de rassembler, de garder avec un soin pieux, ces pages précieuses dont Fauteur lui abandonna la propriété. On sait qu'Alexandre de Humboldt a passé une grande partie de sa vie à Paris, dans l'activité sans égale d'un travail incessant et dans le commerce continuel des sommités de la science, des arts, de la littérature et du monde politique. « L'âme du prodigieux savant appartenait toujours a la France, » dit M. Buschmann dans les notes qui accompagnent le manuscrit; et c'est pour ce motif que le possesseur de ce trésor eut l'idée de l'offrir à Napoléon III, pour l Empereur et pour la France. L'Empereur a pensé qu'un manuscrit autographique de cette valeur devait être déposé dans les collections de l'Etat. En conséquence, Sa Majesté a fait don du manuscrit du Cosmos à la bibliothèque impériale.

Parmi d'autres merveilleuses richesses, la bibliothèque de la Reine d'Angleterre contenait un manuscrit inédit de Léonard de Vinci. C'est un traité d'anatomie tout de sa main, parfaitement authentique. On sait assez nos idées sur la publication des pièces inédites pour penser que toutes nos sympathies sont acquises au savant M. Woodward, bibliothécaire de la Reine, qui entreprend la publication de ce précieux manuscrit.

Le Journal de la librairie nous donne des détails fort précis sur les bibliothèques d'Italie. Elles sont dans tout le royaume, au nombre de 210 dont 164 publiques sans compter les bibliothèques des deux Chambres, du conseil d'Etat, et des ministères qu'on s'occupe de transférer au nouveau siège du gouvernement, à Florence. Ces 210 bibliothèques comprennent environ 4,149,281 volumes, ce qui représente 19 volumes par 1O0 habitants.

L'arche sainte est encore assise, comme au temps de Noé, sur le mont Ararat, j'entends l'arche sainte qui porte la pensée humaine et la garde de tout naufrage. 3000 manuscrits arméniens sont conservés à Edcbmiadzin, en Arménie, dans la bibliothèque de cette cité, frêle et précieuse nef qui porté jusqu'à nous des fragmente inédits des pères de l'Eglise, dr Diodore de Sicile et d'Aristole. Le patriarche arménien en a donné, dit le Cosmos, un catalogue plein de révélations, plein aussi (disons le à sa très -grande louange) de gracieuses intentions pour les savants de l'Europe dont cette publication ne manquera pas d'éveiller la noble curiosité.

Le Directeur-Propriétaire : Jacques CHARAVAY.

AJ»I -avilie. - Imp. P. Brie*.

N° 110. — 5« Année

. 16 Juillet 1866

s rue de» Grands-

«O, à Parte

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NÉCROLOGIE

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