FAVART-FÉNELON
FA VAUT (Charles-Simon), célèbre auteur dramatique, directeur et rénovateur de l'Opéra Comique, n. à Paris, 1710, m. 12 mai 1792. (Isographie).
1. — L. a. s. à sa femme; Gand, 8 sept. 1746, 2 p. 1/2 in 4', cachet. - 13 fr. 50 (v 1C5, Chaleaugiron, 1851); 30 fr. (N- 249, Lajarriette, 1860.)
Très-jolie lettre, relative à une des circonstances les plus piquantes de sa vie. — Il vient de l'armée, où il a obtenu de M. le maréchal do Saxe la direction de ^a troupe, malgré une foule d'envieux. « On m a demandé ce que je venais faire en Flandre, j ai répondu que je venais chanter M. le maréchal et chansonner les ennemis... On ditquo les Flamandes sont aimables, mes yeux auraient pu le remarquer si mon cœur l'avait senti dans tous les objets qui ont droit de plaire; je ne verrai jamais que M'^Cuantilli (nom sous lequel avait débuté M»« Favart), et tout le sentiment dont je suis capable, vient d'elle pour n'êt re jamais réfléchi qu'envers elle... »
2. - L. a. s. à sa mère ; (1746). 4 p. in-4». - 8 fr. 50 (N* 107, Charon, 1844) ; 20 fr. 50 (N* 184, Hewey, 1854); 20 fr. (N° 278, Hervey, 1863.)
11 l'entretient longuement de ses affaires d'intérêt. Il a déjà payé la moitié de ses dettes, il fait chaque jour de représentation 600 fr. par jour l'un portant l'autre, et si cela continue, il espère bien rentrer à Paris, toutes ses dettes payés, avec 50,000 fr. de bénéfice. « Le Turc qui a paru à la foire de SuGermain a débuté hier sur mon Théâtre. M. le maréchal (de Saxe) le paye et j'en profite. 11 m'a produit hier 800 livres et aujourd'hui 10;»0 livres. C'est un homme extraordinaire, et si je voulois croire aux sorciers il ne tiendrait qu'à moi de me persuader qu'il en est un des plus noirs... Je vous dirai pour nouvelles que nous prenons tous les jours des villes et des forts de la dernière importance à la barbe des ennemis, et dont on ne parle point, parce que cela devient trop commun... Nous avons pris encore hier le fort St-Philippe où Ion a perdu 500 hommes... Je donnerai la semaine prochaine les Nymphes de Diane, attendues do toute l'armée... J'attends le Roi, il viendra à la comédie, M. le Maréchal me l'a piomis ; tant mieux pour moi. . »
3. - L.a. s. à sa mère ; Bruxelles,3 julll. 1747, 3 p. pl. in-4°. - 14fr. (K- 183, Laverdet, 1854.)
Il se porte bien et lui annonce que la bataille est gagnée. • Je vous l'avais bien prédit. L'action s'est passée entre Mastreik, Tongres et S*Tron; la gauche de l'armée ennemie composée des Anglois Hannovriens et hssois a été attaquée le matin, il se sont soutenus toute la journée, et se sont battus en désespérés, mais il n'en est plus question... • Après avoir décrit les diverses circonstances de la bataille, la prise du duc de Cumberland, il ajoute : € .... C'est la chaleur du sang français qui conduit ma plume : Victoire, grande Victoire, tout est renfermé dans ces derniers mots. Je suis un des premiers qui écrive, l'action continue encore à notre avantage, nous achevons de vaincre : je dis plus, nous achevons de détruire, pardonnez-mot si je dis nous, à force de fréquenter les héros, j eu prends le langage... •
4. — 1° L. s.; Belleville, 15 sept. 1770, 2 p. 1/2 in-4°. Relative à la mise^n scène de l'Amitié à l'épreuve. %• 2 .couplets antogr. — 27 fr. 50 (N° 98, de Zurich, 1843.)
5. — h. a s. à sa femme, l p. ia-4\ - 10 fr. 50 (N° 134, Laroche- Lacar elle, 1847); 7 fr. 50 |N" 215, Laverdet, 1857.)
« Mademoiselle Catin Favart, je te souhaite le bon jour. Ave bien soin de ma chère mère et de Justine... Aimez-vous toutes trois autant que Je vous aime; il n'y aura point de trio mieux d'accord... »
Quelques autres lettres ou pièces. De 6 à 8 fr.
favart (Marie-Justine-Benoîte Duronceray), auteur dramatique, et excellente actrice de l'Opéra-comique et de la Comédie Italienne, femme du précédent, née à Avignon, 1727, m. 22 avril
1. — h. a. s. à ses chers camarades; 2 p. in-4°. - 31 fr. (N« 183, Laverdet, 1854.)
Elle est bien sûre qu'elle ne leur déplaira pasx et qu'elle se trouvera en conformité de sentiment avec eux en leur proposant de faire une action d'humanité en faveur du malheureux Sodi, leur camarade, qui est devenu tout à fait aveugle et sans ressources. Elle n'a pas besoin de mettre sous leurs yeux ses anciens services et ses qualités estimables, il est réduit à l'aumône et même l'on dit qu'on ne peut point lui obtenir une place aux Quinze-Vingts, parce qu'il est étranger. « Mais Une doit pas l'être à nos cœurs et nous devons, je crois sans que cela fasse abus n'y tirer à conséuuetico, lui donner tous les ans en lorme de gratification de quoi supporter ou traîner le fardeau de ses jours, etc. »
2. — L. a. s. à son mari, 1 p. in-8°. - 30 fr. (N- 184, Hervey, 1854): 28 fr. (N° 249, Lajariette, 1860) ; 15 fr. (N° 254, Laverdet, 1861.)
Les seules lettres d'elle qu'on trouve dans les catalogues.
favières (Et.-Guill.-Fr. de), fécond auteur dramatique, né à Paris, 1755, m. 18 mars 1837.
Ses autographes se vendent de 2 à 3 fr.
i'A vit vs (Thomas Mahi, marquis de), officier-supérieur des Suisses, né 1745, pendu le 19 fév. 1790, comme chef d'une conspiration mystérieuse dans laquelle Monsieur (depuis Louis XVIII ) se trouvait fort compromis. (Isographie).
L — L. a. s. (au contrôleur-général des finances) ; Aix-la-Chapelle, 26 déc. 1783, 3 p. in-4°.~ 14 fr. (N° 98, E...de Zurich, 1843); 5 fr. (N° 134, Laroche- Lacarelle,\&H); 15 fr. (N° 249, Lajariette, 18G0.)
Il propose une opération financière au moyen de laquelle on rembourserait successivement les dettes de l'Etat.
2. - L. a. s.; de l'abbaye, 26 déc. 1789.— 8 fr 45 (!¥• 64, BaiUot, 1834.) Curieuse épître oû il donne des détails sur son arrestation.
3. — L. a. s. à sa femme ; de l'abbaye, I" janv. 1700, 3 p. pl in-4°. — 61 fr. (W 200, Duplessù, 1855 )
• ... On est innocent malgré la calommie, malgré les apparences, malgré les Jugements portés par les hommes; ma conscience est tranquille, mon âme est en paix, et mou cœur t adorera jusqu'au dernier soupir; voilà la vraie, la seule satisfaction de l'homme de bien... •
4. -4. fe. s.; ■fieïAfcliyé.tjànY. *790, 1 p. in-8°. - 80 fr. (N° fêî, (?fo*tfm, 1844) ; *Ofr. 50 (N* tfô, Châteaugiron, 1851.)
c Tout mon corps est glacé d'efTroy par la précaution que vobs prenez pour mo nourrir... de grâce* supprimez nu plus vite ce cérémonial eflrayant... Je serai jugé: si je suis coupable, le serai eondamàé, mais à coup sûr je de me dél mirai pas. » "
5. - L a. s. à M. M...; deTabbaye, 7 jaav; 1790, 4 p.pi, iii-4'. ■* 90 ?fr. (N« m,Tràmont,êim\) .J{j . . . (1
C'est au moment où il se livrait à l'espoir consolant de pouvoir éclairer la jnsllce sur les inculpations qu'il peut supposer avoir été faites à sa charge, qu'il lui esTsurverra un accroissement de difficultés; « non pnsvpar la nature du secret qui «s| toujours le même mais par ces précautions si extraordinaires prises pour ma subsistance ;
moi un3 nouvelle existence, *
6. - h. a. s. à M. Le Roi de «oullée; 12 jaav. 1790. - 10 fr. (N° 63, Monmergué, 1837.)
Lettre fort curieuse sur son proeôs.
7. - L. a. s. à M. M....; de l'abbaye, 1790, l p. in-4«. - 10 fr. (N« 242, Lucas de Monligny, IS'60.)
Au sujet des annonces injurieuses et atroces faites à sa charge dans les papiers publics. Il veut former ses plaintes et commencer des informations contre ceux qui donnent lieu à de pareilles insinuations au peuple.
0q trouve encore dans les catalogues une dizaine de lettres de favrâs, mais toutes antérieures à la dévolution. Le prix moyen est de 7 fr. — Quelques lettres delaM'" deFavras, née princesse d'Anhalt, connue par son dé vouement envers son mari, se sont vendues en moyenne, 5 fr.
favre (Antoine), l'un des plus grands jurisconsultes de son temps, n. à Bourg-en-Bresse, 4 oct. 1557, m. l^raars 1624.
1 — L. a. s. au duc de Savoie ; Chambéry, 28 nqv. 1610, 1 p. in-fol. — 9 fr. (N° 174, J. Charavay, 1852) ; 10 fr. r> 5226 du Bull.J. Charavay, 1855. )
2. — L. a. s. au duc de Savoie ; Chambéry, 10 dée. 1612. 1 p. in-fol. — 8 fr. (N° 189, J. Charavay, 1854).
3. — L. a. S. ah duc de Savoie; Chambéry, 1 p. in-fol. — 5 fr. 50 (N' 134,
Laroche- Lacarelle, 1847.)
Relative à des difficultés entre le duc et Monsieur le Grand.
4. — L. a. s. au duc de Savoie ; Chambéry, 3 mars 1622, 1 p. in-fol. - 4 fr. 75 (N° 254 bis, J. I haravay, 1861).
Les seules lettres qui aient passé dans ïés ventes.
faVrê (Jules-G.-Cl.), célèbre avocat et orateur parieméiflàire, n. à Lyon, 31 mars 1809.
Ses autographes se vendent de 2 à 3 fr.
faydit (Pierre), prêtre de l'oratoire, controversîste et critique, né à Briom (Auvergne), dans la première moitié du xvne siècle, m.
On trouve dans les catalogues trois lettres de lui, vendues en moyenne 3 fr.
f kit m (Rbynvis) célèbre poète hollandais, né à Zwôlî, 17o3, m. 8fév. 1824.
L. a. s. à M. Jansen ; Zwoll, 30 janv. 1786, 1 p. 1/2 in 4. — 5 fr. 25 (N° 183, Laver det, 1854).
La seule lettre qu'on trouve dans les catalogues français.
FÉLETZ (Ch. -Marie Dorimond, abbé de), littérateur et critique distingué, membre de rAcadémie-Erançaise, né à Grimont, près Brives-Ja-Gaillarde, 1767, m. 1850.
Ses autographes sont communs : ils se vendent en moyenne 2 fr.
félibien (André), sieur des A vaux et de Javercv, architecte et écrivain, historiographe du roi, né à Chartres, lôlO, m. il juin
On ue trouve de lui daus Les catalogues qu'une quittance signée, vendue Il fr. (N° 242, Lucas de Montigny, 1860).
félibien (Dom Michel), célèbre et savant historien, (ils du précédent, n. à Chartres, 1666, m. 25 sept. 1719.
1. - L. a. s.; 13fév. 1696, 2 p. in-4*. — 3 fr. (N'81, Pixérécourt, 1840) ; 8fr. (N« 165, Chdteaugiron, 1851).
2. - L. a. s. au card. de BouUlon ; 12 juin 1709 - 9 fr. 50. (N« 63, Monmerqué, 1837).
3. — L. a. s. à M. Estienne, chanoine de l'église de Chartres ; Paris, 14 nov. 1715, 4 p. in-4», cachet. - 8 fr. 25 (N- 171, Laverdet, 1852) ; 10 fr. (N* 222, J. Charavay, 1858).
Relative au corps de saint Thuriot apporté A Saint-Germain-des-Préa du temps des Normands.
4. - L. a. s., 3 p. in-4». - 7 fr. 25 (»• 131, Lacoste, 1846.)
U s'est occupé d'examiner les difficultés qu'il a proposées dans son dernier tome des Mémoires sur le lieu de la mort et de la sépulture de saint- Denis, et il lui envoie la dissertation qu'il a faite à ce sujet.
Les seules lettres qui aient passé en vente.
fellknberg (Philippe-Emmanuel de), célèbre philanthrope et agronome suisse, n. à Berne, 1771, m. 21 nov. 1844.
Quelques lettres, de 3 à 5 fr.
F ELLE il (Fr.-Xavier de), jésuite, célèbre publiciste belge, auteur du Dictionnaire historique qui porte son nom, n. à Bruxelles, 1735, m. 23 mai 1802.
L. a. s.; 15 janvier, 1 p. in-8v - 5 fr. 25 (N° 176, Trémont, 1852.)
La seule lettre qu'on trouve dans les catalogues.
FELIN US SASIHEIS. V. SàNDEI.
FÉNELON (François de Salignac de LaMothe), Tillustre archevêque de Cambrai, mombre de TAcad.-Fr., né au château de Fénelon (Périgord), 6 août 1751, m. 7 janvier 1715. (Isographie).
1. — L. aut., sig. l'abbé de Fénelon, à l'abbé Dubois, précepteur du duc d'Orléans ; Versailles, 29 mars (1691), 2 p. pl. in-4-. — 47 fr. (N* 165, Châteaugiron, 1851).
2. - L.aut., sig. l'abbé de Fénelon; Versailles, 31 mars (1691), 2 p. pl. in 4°. - 62 fr. (N» 201, /. Charavay, 1856).
Relative au duc de Chartres et à la guerre.
3. - L. a. 8.; 26 janv. 1695, 4 p. - 26 fr. 05 (N° 32, De Villeneuve, 1831).
4. - L. a. s. à Mgr (Bossnet); Cambrai. 18 déc. 1695, 2 p. in-4°. - 66 fr. (N- 183, Laverdet, 1854); 115 fr. (N« 285, R ...y, 1863).
Relative à l'affaire du quiétisme — Il a reçu sa lettre, et il sait assez ses sentiments sur la matière qui y est traitée. Si vous m'aviez entendu parler aux Carmélites, lui dit-il, vous auriez trouvé que je ne pouvais pas me prononcer plus fortement contre tout ce qui peut favoriser î illusion. Du reste, il déférera toujours à son av's après lui
- 2ÎV-
avoir exposé le sien, et il se propose de l'aller voir à Meaux et à dre part à l'ouvrage dont s'occupe Bossuet. « Ce quo je vous au nom de N. S., qui vous a donné tant de lumière, c'est de IV de souffrir que les petits vous parlent et de vous défiler de tout préjugé..» •
5. — L. a. s. à Mgr , à Versailles; Mons, 24 mai 1696, 3 p. in-4-. — 99 fr.
(N-23, Delcstre-Boulage, 1829); 131 fr. (N' 110, Lalande, 1844.)
Après l'avoir entretenu des affaires qui retardent son voyage à Versailles, il ajoute : « Je serai toujours plein de sincérité pour vous rendre compte do mes pensées, et plein de déférence pour les soumettre aux vôtres.... Je n'entends parler que des maux de la guerre et de ceux de l'Eglise sur cette frontière. J'en ai le co ur en amertume, et ma teste n'est guère» libre pour les choses que j'ai le plus aimées. »
6. — L. a. s. à Mgr....; 18 avril (1698?), 4 p. pl. in-4.- 88 fr. (N- 168, Delion, 1852).
Très-belle lettre relative à son ouvrage : Explication de» maxime» de* »aint». t J'ai fait un livre intitulé: Explication des maximes des saints sur la vie intérieure, pour condamner le quiétisme,* en effet, j'en ai condamné très rigoureusement toutes les erreurs, en ne m 'écartant en rien des décrets faits contre les soixante-huit propositions impies de Molinos, ni des trente-quatre articles que j'ai dressez et arrêtez avec messeigneurs l'archevêque de Paris et révôque de Meaux... Je rends compte à Sa Sainteté de la doctrine de mon livre et des motifs qui me l'ont fait publier, par une lettre dont je vous envoie une copie... » Cette copie dontil est parlé, est jointe à la lettre cidessus.
7- — L a. s. à l'évêque de Saint-Omer; Cambrai, 3 mai 1699, 2 p. in-4-. — 80 fr. (N° 191, Lamourextx, 1855.)
Il lui envoie une copie de la lettre par laquelle le roi lui a déclaré ses intentions touchant le bref du pape, qui a condamné son livre. ■ Vous verrez que Sa Majesté souhaite quo nous fassions, dans une assemblée de notre province, ce que i'ai déjà fait en mon nom particulier par mon mandement, pour recevoir et accepter le bref. Pour moi, monseigneur, je suis tout prest à faire cet acte commun, et j'ai toute l'impatience de finir cette affaire... Ma peine sera de ne pouvoir vous loger commodément ici. Mais vous aurez bien la bonté d'excuser un homme dont la maison a été bruslôe. •
8. — L. a. 8.; Cambrai, 6 juin 1699, 3 p. - 24 fr. rN- 38, Silvestre, 1833.)
9. - L. a. s. au révérend père À. C; 9 mars 1700, 3 p. in-8-. - 307 fr. (N- 99, Dolomieu, 1843.)
t Rome a parlé, Mon Révérend Père, c'est à moi à me soumettre et à m'humilier. Que M. de Meaux jouisse de sa victoire, il le peut: et je ne L'en estimerai pas moins pour cela; celui .qui lit au fond des cœurs nous jugera un jour, et c'est à son tribunal que je l'attends. •
10. -L.a.s.; Cambrai, Il oct. 1700, l p. in-4- - 25 fr. (N° 159. Lalande, 1850 )
11. ' - L. a. s.; Cambrai. 20déc. t700, 3 p. in-4-. - 76 fr. (N- 121, Charon, 1845) ; 45 fr. (N° 3260 du BuU.-J. Charavay).
Relative à une chapelle qui est à la porto de Landrecies, nommée Noire-Damc-aux- Arbre», que le roi a fait rétablir pour l'usage des militaires. Mesures à prendre pour répondre aux intentions de Sa Majesté, qui veut que sa fondation soit exactement exécutée. Détails à ce sujet.
12. - L. aut., sic. F. AD. C, à l'abbé de Beaumont; Cambrai, 20nov. 1701, 2 p. 1/2 in 4% cachets. - 40 fr. 50 (N- 131, Lacoste, 1846.)
13. - L. a. s.; Cambrai, 14 janv. 1702. 6 p. pl. in-4-. - 53 fr. (N-222,7. Charavay, 1858); 51 fr. (N- 233, Laverdet, 1859); 51 fr (N» 236, J. Charavay, 18C0.')
moi-même, et je ne laisserai point de le faire. A quoi . politain à Saint-Omer, puisque je jugerai ici toutes les causes, et que je ne lui en laisserai juger aucune ! »
14. - L. a. s.; Cambrai, 14 mars 1702, 6 p. 1/2 in-4-. - 50 fr. (n- 219, J. Charavay, 1858.)
Relative aux débats existants entre lui et l'évôque de Saint-Omer, sur la juridiction ecclésiastique de leur diocèses respectifs.
15. — 1° Réponse de l'archevêque de Cambrai au mémoire de M. l'évêque de Saint-Omer, pièce avec quelques corrections aut., 94 p. in-4°. 2- L. a. s.;
Carftbrai, 28 mars (1702), ! p. in 4°. EtîtoI de la pièce précédente. - 40 fr. (N* 136, Charon, 1847); 45 fr. (.^219, J.Charavay, 1858.)
16. - 1° L. aut. au duc de Beauvilliers; Cambrai, 22 juin 1702, 4 p. pl fn-4°. 2» Mémoire autogr., 20 p. pl. in-4°. - 210 fr. (H* 205, Parison, 1856.) ,
Il l'eutrotient longuement de M. de Bagnole, de son mérite, de sa grande capacité, de ses talents en diplomatie, et de l'avantage qu'il y aurait pour le service du roi â so servir de lui en Belgique. Il doit lui dire sans prévention, et sur les relations de personnes très-feages, .... que M. le maréchal de Boufllers est universellement haï et méprisé dans tous les Paye- Bas, et que sa conduite doit naturellement produire cet effet, quoi qu'il ait diverses bonnes qualités, et qu'il se tue pour servir le roi. Puységur n'est guère moins haï que lui. Il s'est livré à M. de Borghek, avec lequel il gouverne le maréchal, et M. de Bergheli est un homme odieux à toute la nation. — Le mémoire qui est la continuation de la lettre, e3t tout entier relatif aux assemblées du clergé pour les allai rus du jansénisme. Désordres qu'il cause dans l'Eglise, prélats et religieux qui en sont infestés... « Si la paix vient, comme on nous le fait espérer, il serait capitul d'employer le pontificat de ce pape auec le régne du roi à abattre le jansénisme. Pour y réussir il faudrait former un projet et le suiure sans relâche. Si on no le fait pas, on perdra une conjoncture dont la perte sera irréparable, car ces deux personnes sont bien intentionnées contre l'erreur. Le pape est infirme, et le roi est âge. Si les choses demeurent au point où nous les voyons, il faudroit un miracle do Prouidence pour empescher qu'il n'arriue un schisme dans la première occasion fauorable au parti jausénistc. Tous ceux qui étudient en Sorbonne, excepté les séminaristes de Saint-Sulpico, et quelque- autres en trés-petit nombre, entrent dans les principes de Jansenius sous le nom de grâce efficace par elle-même ; le Thomisme est le masque du parti. Les répétiteurs empoisonnent toutes les études. Le torrent des docteurs est pour la nouueauté. La plus part des éuôques sont prôuenus par leurs docteurs de licence, qui deuiennent leurs grands vicaires, et qui infectent leurs diocèses. Les séminaires même do Saint- Lazare commencent a être gagiez, et comme on peut le voir par celui de Noyon, où un professeur enseignoit du temps de M Baubigny les propositions les plus outrées du jansénisme. Les bénédictins de Saint-Maur et do Saint Vanne, l'Oratoire, les chanoines réguliers de Sainte-Oeneuiève, les auguslins, les carmes déchaussez, diuers capucins, beaucoup de recollets et de minimes sont pour le système janséniste. Cette contagion ne peut pas manquer de croître sans mesure chaque jour. La cour est pleine de gens fauorables à ce parti, qui en insinuent les maximes aux princes, etc. etc. » Passant ensuite à ce qui le concerne, il ajoute : « Pour moi, ie n'ai aucun besoin ni désir do changer ma situation. Je commence à deuenir vieux, et je suis infirme. 11 ne faut point que le P. le F. se commette jamais, ni fasse aucun pas douteux, et pour mon compte je n'ai jamais cherché la cour. On m'y a fait aller. J'y ai demeuré près de dix ans, sans m ingérer, sans faire un seul pas pour moi, fans demander la moindre grâce, sans n e mi-sler d'aucune affaire, et me bornant à répondre, selon ma conscience sur les choses dont, on me parloit. On m'a renuoyé. C'est à moi à demeurer en paix dans ma place. Je ne doute point qu'outre l'affaire de mon liuro condamné, on n'ait employé contre moi dans l'esprit du rbi la politique do Télômaque; mais je dois souffrir et me taire. D'un costè Dieu m'est témoin que je n'ai éent lu liure condamné, que pour rejetter les erreurs ot les illusions du quiétismo... Tout le monde sait que les dix examinateurs que le pape donna à mon liuro, il y en eut cinq qui soutinrent constamment iusqu au bout qu'ils le croyoiont pur.-. Pour Telémaque^ c'est uno narration fabuleuse en forme de poëme héroïque, comme ceux d'Homère et de Virgile, où j'ai mis les principales instructions qui conuiennentà un prince que sa naissance destine à régner. Je l ai fait dans un tems où j'élois charmé des marques de bonté et de confiance dont le roi mo combloit. Il aurolt fallu que j'eusse été non-seulement l'homme le plu9 ingrat, mais encore le plus insensé, pour y vouloir faire des portraits satyriqueg et insolens. J'ai horreur de la seule pensée d un tel dessein. Il esl vrai que j'ai mis dans ces auentures, toutes Ie3 vérités nécessaires pour le gouuernement. et tous les défaut* qu'on peut auoir dans la puissance souueraine. Mais ie n'en ai marqué aucun nuec affectation, qui tende à aucun portrait, ni caractère. Plus on lira cetouurage, plus on verra que j'ai voulu «lire tout, sans peindre personne de suitte (Test même uno narration faitte à la hasle. à morceaux détachez et par d uerses reprises. Il y auroit beaucoup à corriger. De plus l'imprimé n'est pas conforme à mon orignal. J ai mieux aimé le laisser paroltre informe et défiguré que do le donner tel que je l'ai fait. Je n'ai jamais songé qu'à amuser M. le D. de Bourgogne par ces aua"ntures et qu'à l'instruire eu l'amusant, sans vouloir donner au public, cet ouurage. Tout le monde sait qu'il ne m'a échappé que par l'infidélité d'un copiste. Enfin tous Tes meilleurs serui leurs du roi qui me connaissent à fond sauent quels sont mes principes d'honneur et de religion sur le roi, sur l'Etat, et sur la pairie. Ils sauent quelle est ma reconnoissance viue et tendre pour les bienfails dont ce roi m'a comblé: d'autres peuuent facilement être plus courtisans que moi, mais personne n a plus de zèle sincère. »
17. — L. aut. au même ; Cambrai, 24 juil. 1702, 4 p. pl. in-4°. - 31 fr. (Même
Aujourd'hui il croit devoir lui reparler des affaires de Douai. Il sait que M. dellanllac s'est souvent déclaré avec chaleur contre les" jésuites sur cette affaire. M. d'ÀTgougues, gendre de M. Peletier, ne leur sera pas favorable, selon les apparences. M. Voysin a toujours paru prévenu contre eux. M. Le Blanc a été mis hors de l'Intendance de Rouen, pour y avoir été convaincu de favoriser le passage des écrits du parti janséniste. « Le roi art-il oublié un fait si décisif ? Enfin vous cynnoissez M. de Meaux : ne pourroit-on point ouurir les yeux du roi ? Si on rétablît la liberté de cette uniuersité, elle fera en ce pays des maux irréparables, et ce diocèse sera inondé de jeuues gens pleins de ce poison. Pendant que le 1v. d'Espagne réprime l'erreur à Louuain, faudra-t-il qu'elle trouue son refuge a Douai, et que le roi l'y protège contre son intention ! Dès qu'on les laissera faire, us seront les maîtres de tout, et nous n'aurons plus d'études qui ne soient corrompues... ■
18. — 1° L. aut. au même ; Cambrai, 7 sept. 1702, 4 p. pl. in-4e. 2° Mémoire sur Douai, 11 p. pl. in-4°. - 67 fr. (Même catalogue.)
II lui envoie un mémoire sur les affaires do Douai. Il est certain que si on laisse la pleine liberté de concours, il n'y aura plus que le jansénisme dans cette université, et par conséquent dans tout le pays. 11 croit que lo mémoire suffit pour lever les difficultés qu'il soulève... « (Juand le roi tourne en plaisanterie vos ombrages sur le jansénisme, ne pourriez-vous répondre en riant, que vous auez été tenté de vous modérer là dessus, mais que l'expérience vous a contraint de croire qu'il y a du jansénisme caché, et de sa cabale presque partout. Vous lui donnerez peut-être un peu a penser. S'il vous pressoit de vous expliquer, vous pourriez lui faire entendre sans nommer personne, que le parti est releué depuis quelques années, et qu'il trouue de la protection partout...» 11 dit en P. S., à la fin du mémoire, à la date du 11 septembre 1702 ; «Depuis cette lettre écrite, j'ai vu un moment a la poste M. le D. de B. lime parut engraissé, d'une meilleur couleur, et fort guay. 11 me témoigna en peu de paroles beaucoup de bonté. lia beaucoup pris sur lui, en me voyant. Il me semble que je no suis touché de tout ce qu'il fait pour moi que par rapport à lui et au bon cœur qu'il marque par là... »
19. — L. aut. au môme; Cambrai, 7 fév 1703, 4 p. pl. in-4°. — 65 fr. (Même catalogue.)
Sentiments de l'abbé Fleury au sujet du jansénisme, prévenu de plusieurs faux principes de M. de Meaux, qu'il n'avait jamais pu approfondir, et fort opposé aux îùsuites. S'il veut parler de ces matières à M. le duc de Bourgogne, et si ce prince veut le faire parler là dessus, on no saurait l'emnécher. « Mais si la chose n'est point engagée, et si vous pouuez la détourner naturellement, je crois quo ce seroit le meilleur. J'aimerois bien mieux que le P. Martineau fit. dans des conucrsations auec ce prince, un plan de la doctrine île l'Eglise sur la grâce et une oxplieation nelto du jansénisme. 11 est essentiel de bien poser ce fondement... Pour les Prouinciales, je crois qu'il est à propos que M. le D. deB. les lise. Aussi bien les lira-t-il un peu plus tost, ou un peu plus tard. Sa curiosité, son goust pour les choses plaisantes, la grande réputation do celiurene permettront qu'il l'ignore toute sa vie. S'il en a le désir, je le laisserois contenter. Mais j'y ajouterois tous les contre-poisons possibles. Une partie do mon grand mémoire lui fournirait une anatomie des deux premières lettres, et une pleine démonstration de l'hérésie que M. Pascal a enseignée auec applaudissements de tout le parti. lin voilà plus qu'il no faut pour dôcounrir à fond le vernis caché dans un Hure , et pour montrer combien le jansénisme est éloigné d'être un fantosme. Vous pourriez aussi faire expliquer au prince par lo P. Martineau, les autres endroits où le prince auroit besoin d'être mis au fait. En général, il est essentiel qu'il sache nettement cette matière, afin qu'il soit à l'épreuue de toute séduction et de toute surprise. >
10. — L. aut. au môme ; 8 p. pl. in-4°. — 70 fr. {Même catalogue).
Il entend dire que M. le duc de Bourgogne augmente ses pratiques de piété. C'est pour lui un grand sujet de joie que de voir la grâce dominer dans son emur. (,)ue ne
Ï eut-on point espérer, puisque le plaisir de plaire à Dieu surmonte loutesles passions e la jeunesse et l'enchantement nu siècle corrompu? Je rends grâce à Dieu de ce qu'il lui a donné ce courage, « pour ne réjouir point l'Euangile. fl est capital qu'un prince de son rang fasse publiquement des amures, qui excitent les hommes à glorifier le Père céleste. Mais on prétend que le D. de B. va au delà des œuures nécessaires pour éui ter tout scandale, et pour viure auec régularité en chrétien. On est allarmô de sa séuérité contre certains plaisirs. On s'imagine môme qu'il veut critiquer les autres, et les réformer selon ses vues scrupuleuses. On raconte qu'il a voulu obliger Mad« la D. de B. à faire le caresme comme lui, et à se priuor de même pendant tout ce temps do tous les spectacles. On ajoute qu'il commence à retrancher son jeu, et qu'il esi presque toujours renfermé tout seul. Enfin, on prétend qu'il a refusé à Mgr de le suivre à l'Opéra pendant le caresme. . » Dangers de l'éxagôralion do ces pratiques, conseils pour sa conduite dans le monde, à la cour et à l'armée.
21. - L. a. s. ; Cambrai, 31 août 1704, 2 p. in-4°. - 32 fr. (N° 79, Succi, 1863.)
22. — L. a. s. à l'abbé de S'-Michel, ministre de l'électeur de Pologne ; Cambrai, 25 mai 1705, 4 p. in-4°. - 88 fr. (N- 212, Eslerhary, 1857.)
Belle lettre dans laquelle il donne des conseils sur la conduite que doit tenir l'électeur qui avait été mis au Lan de l'empire à cause de son alliance avec Louis XIV.
23. - L. a. s. au cardinal de Bouillon ; Cambrai, 16 février 1706. — 110 fr. (N°63, Monmerqué, 1837.)
24. - L. a. s. à l'abbé Dubois; Gourbon, 4 oct. 1706, 2 p. 1/2 in-4°. — 36 fr. (N»305, Villenave, 1865.)
Recommandation pressante en faveur de son neveu.
25. - \f. a. s. au comte de Chamillart ; Cambrai, 10 janv. 1707. — 40 fr. (N° 135, J. Charavay, 1847 )
26. — L. aut. à la comtesse de Monberon ; Cambrai, 21 oct. 1707, l p. pi. in-4°. — 32 fr. (N* 191, Lamoureux \ 1855.)
Relative à une affaire avec M. lu comto de Gacé. Il termine ainsi : « Demeurez avec Dieu, et vous serez en paix. Il n'est jamais dans le trouble quelque prétexte de pitié dout le trouble puisse être coloré. »
27. — L. aut. à M— deChevry; 22 uov. 1708, l p. in-12, cachet. - Non vendue (N-243, Téchener, 1860) ; 40.fr. (N» 252, Solar, 1861.)
28. - L. a. s. à Mgr (Huet?) ; Cambrai, 22 sept. 1709, 2 p. in-4°. - 101 fr. IN° 130, Charon, 1846.)
Rien n'est si flatteur pour lui que l'approbation d'un prélat qui joint à la plus vasto érudition une si exacte critique. Il se borne à se réjouir, pour le seul intérêt de la religion.de ce qu'un juge si sincère et si éclairé croit que son travail ne sera pas inutile à la défense de la bonne cause.
29. - L a. s. à Huet; Cambrai, 21 nov. 1709, 2 p. in-4«\ - 90 fr. 50 (»• 124, Charon, 1845) ; - 60 fr. (N°200, Duplessù, 1855.)
t .... Je suis trop bien payé do mon petit présent par vos louanges. Rien n'est plus flatteur que d'être approuve par un juge qui a perfectionné sa critique dans une connaissance très- familière de tout ce qu û y a de meilleur dans l'antiquité. Mus adversaires vous donneront longtemps le plaisir dent vous désirez la continuation car ils ne cesseront jamais d'écrire... J'ai vu, ces jours passés, Lampiris, rien n'est plus pur, plus élégant, plus gracieux, plus semblable à Virgile, sans le copier. Jugez s'il vous plaît par là de ma curiosité pour le recueil de vos poésies... » (Celte lettre vient de se revendre 95 fr.j
30 - L. a. s. à Mgr...; Cambrai, 30 déc. 1709, 1 p. 1/2 in-4». - 63 fr. (N*
« Quoique nous soyons, monseigneur, dans cette malbeureuse frontière, bien loin du doux loisir des Muses, je ne laisse pas d'y être sensible au plaisir de lire ce que vous m'auez fait l'honneur de m'envover J'y trouve lo goust et la pratique des règles de la belle antiquité. Le voyage rappelle celui d'Horace... »
31. — L. a. s. à la Mu« de Lambert; Cambrai, 2 fév. 1710, 2 p. pl. in-4°. — 48 fr. (N* 174, 7. Charavay, 1852.)
Après l'avoir félicitée sur son livro, il ajoute : • Je n'oserais me flatter d'aucune espérance d'avoir l'honneur de vous voir en ce pais dans un malbeureux temps, ou il est le tbéàtre de toutes les borreurs de la guerre, mais dans un temps plus heureux, une belle saison pourrait vous tenter de curiosité pour cette frontière, vous trouveriez ici l'homme du monde le plus touc hé de cette occasion et le plus empressé à en profiter. •
32. - L. a. s.; 2 octobre 1710, 2 p. in-4°. — 55 fr. {N-256, Fossè-Darcoste, 1862.)
• ... .le trouve dans la dame de votre grand château douceur, bonté, gaieté, noblesse, délicatesse, vertus sans façon. Le petit comte, de son côté, est fort aimable, et je suis du goût de la grande maman duchesse... •
33. — L. a. s. à Mr de Chamillart ; Cambrai, 15 janv. 1711, 1 p. 1/2 in-4°. — 120 fr. (N° 134, Laroche- Lacar elle, 1847.)
Conseils et consolations sur sa disgrâce. Il l'engage à la patience, et prie Dieu qu'il lui fasse porter cette rude croix avec un courage chrétien.
34. - L. a. s. à la marquise de Lambert ; Cambrai, 30 janvier 1713, 2 p. in-4". - 56 fr. (N* 192, Amant, 1855.)
35 - L. a s. à l'abbé Dubos; Cambrai, 6 juil. 1713, 2p. 1/2 in 4-. - 13 fr. (N- 196, Laverdet, 1855.)
Il fera tous ses efforts pour que son mémoire sur son bénéfice ait un plein succès. Le livre qu'il écrit lui a paru très-curieux par l'espèce de table qu'il lui a euvoyée. Plaisir que lui a causé la visite de M. le maréchal d' Axelles, il lui en restera une lougue et forte impression. • C'est celle impression qui me rend si curieux. Ma curiosité est d'ordinaire plus discrète et plus modérée. J'espère que vous me ferez part des bonnes nouvelles quand il y en aura... •
36. — L. a. s. au Ré?. Père.. ; Cambrai, 24 sept. 1713, 4 p. in-4*. — 45 fr. (N- 178, De Varanges, 1853.)
Lettre très-touchante sur la conversion d'une jeune anglaise, M*u* Ogeltorp. « Je trouvai en elle un esprit vif, pénétrant, droit et ingénu. Elle me fit ses objections avec force. Je lui expliquai doucement la vraie doctrine de l'Eglise, qui est très-éloignéede celle que les protestants nous imputent. Nos conversations la troublèrent. Elle s en alla à Paris ayant l'esprit fort agité, et sentant que tous les prétendus réformateurs sont inexcusables de s'être séparés de l'ancienne Eglise... •
37. - L. a. s. à l'abbé Dubos; Cambrai, 4 jauv. 1714, 2 p. pl. in-4».-l9 fr. (N°296, Laverdet, 1855.)
Il est de mauvaise humeur contrôle genre hnmain quand il voit le mérite languir et les talents oisifs, que ne peut-il aller plus loin 1 les gens en place se fout un honneur infini quand ils pensent à ceux qni sont dignes d'être distingues. «Dieu veuille que nous ayons une paix si solide, que les nations de l'Europe oublient la guerre et laissent rouiller leurs armes. Je comprends que la préface de M. de la Mothe rallumera la guerre entre les savants, pendant que la France et l'Empire finiront la leur. Je ne suis nullement surpris de l'esprit qui vous paroit briller dans cette préface. L'auteur eu a mis dans tous ses ouvrages. •
38. - L.aut.; 20 janv. 1714, 5 p. 1/2 in-4°. - 40 fr. (N° 205, Parison, 1856.)
Réponse, en dix articles, à des considérations pour et contre les jansénistes.
39. - L. a. s. à l'abbé Dubos ; Cambrai, 4 avril 1714, 2 p. pl. in-4°.— 16 lr. (N« 296, Laverdet, 1855); - 90 fr. (N° 252, Solar, 1861.)
Il lui exprimo dans les termes les plus affectueux rafiliclion qu'il éprouve de n'avoir pu réussir dans la négociation dont il s'était chargé pour ses intérêts. Tout lui frisait espérer. « Cependant tout manque, sans que je puisse me plaindre, ni même douter de la bonne volonté de cette personne, à qui je m'adressais... mais je vous proteste que je n'ai rien fait à demi, et que ma douleur est très-sincère. »
40. - L. a. s. au même; Cambrai, 20 juill. 1714, 1 p. pl in-4». - 19 fr. 50 (N* 296, Laverdet, 1855) ; - 62 fr. (N- 25:, Solar, 1861.,
Il n'ose presque interrompre ses occupations pour lui témoigner combien il lui souhaite d'agrément et de succès. « Si nous sommes bien informez, vous deuez approcher de la fin de votre travail. La paix de l'empire intéresse tous les bons François, et le sort fulur des païs bas autrefois espagnols doit toucher beaucoup l'ar. de Cambray, parce que la moitié de son diocèse sera sous la domination de la puissance qui aura la barrière et les environs... •
41. — L. aut. à son neveu l'abbé de Beauraont ; 25 juillet 1714, l p. in- 12, cachet. - 30 fr. 50 (N» 93, Alex. Martin, 1842.)
42. — L. a. s. à la M'- de Lambert ; Cambrai, 10 août 1714, 1 p. pl. in-4°. - 25 fr. (N° 1860 du Bull. J. Charavay) ; - 85 fr. (iN° 249, LajanHelte, 1860) ; - 48 fr. (N- 26!, Laverdet, 1862.) *
[La suite au prochain numéro).