‹ L'Amateur d'autographesChapitre 77 sur 175 · P. s.; 5 avril 1560. - 4 fr (N° 40, Chalabre · texte numérisé non relu

P. s.; 5 avril 1560. - 4 fr (N° 40, Chalabre

20 — P. s., contres. Lavbespine ; Chinon, 9 mai 1560, 10 p. in-fol. — 19 fr. (N* 163 Emmerp, 1850.)

R^monstrances très- hum Mes que 'os Uairs. Es-'hovin, Conseil et Treize de la cité de Metz, tant pour eux que pour les habitants d'icelle et Pays messin, font à la majesté du Roy très-chrétien, pour le bieu de son servie* et l'utilité de ladite cité et pays.

21. — P. s.. ?ur vélin; Chinon, 10 mal 1560, 1 p. in-4' oblong. — 15 fr.

(N° 2,985 du Bull. J. Gharavay.)

. 22. - L. s.; 29 mai 1560, 2 p. in-fol. - 41 fr. {N° 130, Charon, 1846.)

Ordonnance relative aux moyeus de se relever de la dépense qu'il supporte pour l'entretènement des postes de sou royaume.

23. — P. s., sur vélin ; Blois, 6 juin 1560, l p. in-fol. oblong. — 13 fr. (N- 323, / Choravay, 1866); -25 fr. (N° 20,574 du Bull J. Charavay.)

24. — L s. à la d'.ichesse d'Estouteville, comtesse de St Pol ; Fontainebleau, 22 juillet 1560, l p. in-fol. - 16 fr. (N° 62, Tkomas W", baronnet, 1837); - 27 fr. (M- 183, Laverdet, 185 .)

Relative au projet de mariage du duc de Ne vers et de la duchesse d'Estouteville, sa tille. 11 loue et a pour singulièrement agréable que cette alliance vienne à effet.

25. — P s., sur vdin ; Fontainebleau, 26 août 1560, 1 p. in-fol. oblong. — 22 fr. (N0 8,921 du Bull. J Charavay.)

Ordonnance au contrôleur des guerres pour payer 7d0 livres à Hugues de Gassyon et autres seigneurs, qui ont accompagué le roi dans son voyage d'Bcosse, mus la conduite du duc d'E Lampes.

26. — L. s.f contrée. Noblet, à ses chers et bien amés les prévôt et cha- Boines de l'église de Saint-Sauveur, en la ville d'Aix ; Saint Germain-en~ Laye, 16 septembre 1560 1 p. iu-fol. - 1* fr. (N°20l, J. Charavay, 1856) ; — 15 fr. (N* 206, Laverdel, 1856.)

Il a reçu les lettres qu'ils lui ont écrites, où il a vu les avertissements qu'ils lui ont donné touchant • les esmotion* qui se font en ure pays de Prouenee ensemble les honoealee offres que vous nous faictes de voua employer à les faire cesser et neapargner aucune chose pour le bien de nostre seruice. •

27. — L. s. à l'évêque de Limoges ; Saint- Germain-en-Laye, 18 sept 1560. - 32 fr. 50 (N° 104, Reboul, 1843.)

Tl déclare n'avoir rien su d'une prétendue conspiration ourdie contre la reine d'Angleterre. Il fait le récit des tentatives des réformés contre Lyon et plusieurs autres villes ; proteste qu'il n'a pas plus secouru le Grand Seigneur contre son bou frère le roi d Es-

fiague que celui-ci n'a prêté aide contre lui aux Anglais et aui Ecossais révoltée. — luit ce qu'il a répondu à l'ambassadeur d'Angleterre qui le pressait d'observer la dernier traité, quil fallait, avant tout, aux termes dudit traité, que les députés d'Ecosse vinasenl devant lui jurer obéissance et fidélité.

28. — L s.; Saint-Germain, 26 septembre 1560. - 18 fr. (N° 165, Châteaugiron, 1851.)

29. — L. s. à l'évêqne de Limoges, ambassadeur en Espagne ; Saint-Germain en-Laye, 5 oct. 1560, 3 p. in fol., cachet. — 20 fr. (N°200, îhiptessis, 1855. ; - 30 fr. (N« 212, Esterhazy, 1857.)

30. — L. s. à ses chers et bien ames les doyen, chanoines et chapitre de l'église d'Aix ; Saint-Germain, 8 oct. 1560, 1 p. 1/2 in fol. - 30 fr. (N- 497 du Bull. Laverdel.)

Lettre intéressante sur les troubles du royaume.

31. — P. s.; 15 nov. 1560. — 7 fr. 50 (N* 40, Chàlabre, 1834.)

32. — L s.; Orthez, 17 nov. I56u, 1 p. in-4°. Incomplète. — 40 fr. (N# 242, Lucas de Monligny, 1860.)

33. — L. a. s. au roi d'Espagne; (1560), 1/2 p. in-fol., trace de cachet. — 90 fr. (N« 2,387 du Bull. J. Charavay) ; - 95 fr. (N* ^00, Duplessis. 1855.)

34. - L. s ; Fontainebleau, 1560. - (N° 46 bis, De VowceUes, 1834.)

Lettre en faveur de Martin de Brechaudin, homme d'armes de la compagnie de Gerilia.

35. — L. a. s. à son cousin le connétable (Anne de Montmorency), 1 p. lntol. - 15! fr. (N- 134, Laroche- Lacar elle, 1847.)

Il lui mande que l'avis de la reine sa mère étant de continuer Teslape. pour n'estre nuls logement possible prêt avant • deus heure, » il a été bien aiBedel'accompaguer h son désir ; il le lui fait savoir, et le prie de les venir joindre tout • dretemenu •

36. - L. a. s. au connétable, l p. in-fol. — 111 fr. (N" 176, Trémont, 1852.)

« Ayant este aduerty que vous eues este ioynt par cent cbeuaulz de uoetre co gnye te vous ay voulu faire ce mot par le gentilhomme présent porteur vous; de luy donner fa conduite des dy tts chevaulx pour les mener ou il a charge. . »

37. — L. s à M* de Noailles, ambassadeur en Angleterre, 1 p. in-fol. — • 36 fr. (N« 110, Lalande, t844.)

Ce sont les seules lettres et pièces de François II que l'on trouve dans les catalogues. Comme on Ta vu, il n'a passé dans les venteB que trois lettres autographes signées.

(La suite au prochain numéro.) VARIÉTÉS

PIROM. - VOLTAIRE. — M- DENIS. — TALMA. DUTRDY. - M- TAJLAiIEIV.

Nos lecteurs ne connaissent encore que d'une manière très-imparfaite la collection d'autographes dont M. J. Charavay ainé prépare en ce moment le catalogue, u'est cependant dans cette collection que nous vou-

Ions glaner çà et là quelques anecdotes piquantes, quelques renseignements curieux, quelques faits inédits. Piron tout le premier fera les frais de cette petite promenade historique. Comme toujours il médit un peu de ses confrères et si vous voulez voir de quelle manière charitable il les traite, vous n'avez qu'à lire cette phrase d'une lettre à M. de Fontette :

• Tout est sens dessus dessous : Dolivet bientôt nous donnera des ouvrages d'agrémens : Crébillon pond sur ses vieux œufs : Gresset dort sur son petit fagot de mi rte : La Chaussée sur ses lauriers roses : le seigneur léger de Fortoiseau 1 sur la plume des oyes de sa bassecour : Voltaire sur les épines : plus de nouveautés au théâtre. Pour moy qui ne suis encor d'aucune académie ny qui n'en veux être, j'ai plus droit de dormir que tous ces Messieurs... »

Oui, ils étaient tous membres de l'Académie française et Piron ne l'était pas encore et, qui plus est, ne le devint jamais.

Ci-git PiroD qui ne fut rien Pus môme académic ien.

Voltaire et Fréron étaient, ce nous semble, les deux hommes (rue l'auteur de la Mètromanie persiflait le plus, ce que du reste ceux ci lui rendaient bien. Aussi ne peut-il s'empêcher de donner un coup de patte au terrible rédacteur de V Année littéraire :

m Où diable, dit-il, a-t on pris que je fusse amy d'un méchant comme Fréron? à cause sans doute que le fripon a mis dans sa feuille : Un célèbre poète nous a envoyé les couplets sutvans, etc. Il a menti par sa gorge. Il les a pillés Hur le pavé de Paris. Voilà de ses tours. Il veut piller encore mon honneur en se donuant d< s liaisons avec moy. Dieu l a puuy. Il n'a pas profité de ces couplets ci faits eu rétractation de ce que j'avais dit sur ses Pâques qu'il ne faisait pas- Il a abjuré : on m'en a averti et voicy là dessus ce que j'ai fait sur l'air : De tous Us capucins du monde :

Je croyois, célèbre Jean Jâques Que tu ne faisois pus tes Pâques Vu de ta naissance le lieu Je nie trompoi* comme bien d'autres.

Depuis longtemps, grâce au bon Dieu, Rome, dit-on, fa fait des nôtres.

Quel heureux docteur eut la gloire

De remporter cette victoire Et de dissiper tes erreurs ?

Médis encore de la science?

A t-elle corrompu tes mœurs Eu éclairant ta conscience?

Reste à guérir l'esprit comme elle; Ron patriote et moins rebelle Laisse-là tes Italiens Dont l'extravagante musique Qu'inutilement tu soutiens Corrompt ton goût et ta musique ».

1 Destouches.

» L'original porte musique que nous avons reproduit fidèlement, mais il fa«t évidemment lire logique.

Et comme ta théologie Malgré le diable et ta patrie Passa les Alpes saiis reiour, Malgré les boufuns qui nous lassent Que de même ton guùt un jour, Et ta logique les repassent..

Dépouille enfin tout le vieil homme A Home pense comme à Rome Ici vis comme on vil icy :

Tâche d avoir des raisons nettes, L'esprit gai, le ton radouci.

Un peu d oreille et des manchettes

Voilà une rétractation qui ressemble beaucoup à une satyre et dont Fréron dut se contenter médiocrement.

Après Piron vient Voltaire que nous avons nommé en second à seule fin de satisfaire les mânes du joyeux poète bourguignon qui se crut ou affecta toujours de se croire supérieur à son illustre aniagoni6te. Ce que nous voulons citer de lui n'est pas inédit, mais le passage est curieux et vaut la peiue de la réimpression : le 30 janvier 1761, Voltaire écrit de Ferney à M. et à Mme d'Argental ;

« Adorables anges, je demande grâce pour ce beau mot : s'il y sert Dieu, c'est qu'il est exilé} car vous scavez que d ordinaire disgrâce engendre dévotion. Oui mortd : je sers Dieu, car j'ai en horreur les jésuites et les jansénistes, car j'aime ma patrie, car je vais à la messe tous les dimanches, car j'établis des écoles, car je bâtis des églises, car je vais établir un hôpital, car Il n'y a plus de pauvres chez moi, en dépit des commis des gabelles. Oui, je sers Dieu, je crois en Dieu, et je veux qu'on le sache. •»

Puis plus loin, après avoir, lui ausrà, maltraité fortement Fréron à propos d'un libelle contre MUe Corneille, il ajoute :

• Je ne veux point finir ma leltre par des idées tristes. Je vois d'icy M,u Clairon enchanier tous les cœurs, et si les sillets sont pour moi, les battements de mains sont pour elle. Je m'appelle Pancrace, mais je ne veux de ma vie gratter la porte d'aucun cabinet . j'aimerais mieux gratter la terre. Mon seul malheur dans ce monde c'est de n'être pas dans votre cabinet pour manger avec voue du parmesan, pour boire, car j'aime à boire, comme vous sçavez. »

Voltaire avait une belle bibliothèque, et l'impératrice de Russie, après la mort du grand homme pour lequel elle avait une vive admiration, l'acheta moyennant 135,398 livres 4 sols 6 deniers tournois, comme l'atteste le reçu suivant écrit par Mme Denis :

« J'ay reçu de Monsieur le Baron de Grimm, de l'exprès commendement de Sa Majesté l'impératrice de toutes les Russies, la somme de cent trente cinq mille trois cents quatre vingt dix-huit livres quatre sols six deniers tournois, pour la Bibliothèque de feu Monsieur de Voltaire, mon oncle, dont connaissant le désir de Sa Majesté Impériale d'en faire l'acquisition, j'avais pris la liberté, de lui faire hommage. Fait double a Paris pour ne servir que d'une et seulle quitauce le quinze descembre mille sept cent soissante dix huit. .

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