‹ L'Amateur d'autographesChapitre 80 sur 175 · ROBESPIERRE · texte numérisé non relu

ROBESPIERRE

Lorsque la commune du 10 août se forma, Robespierre fut nommé juge, mais il refusa en ces termes, dit Mr Louis Blanc*: «Je ne pourrais être le juge de ceux dont j'ai été l'adversaire, et j'ai dû me souvenir que, s ils étaient les ennemis de la patrie, ils s'étaient aussi déclarés les miens ». » — La pensée est la même dans la lettre qu'il adressa le 21 août 1792 à Manuel, procureur de la commune, lettre remarquable par son laconisme et dont voici le texte :

1 M"« Clairon précéda en effet Doyen dans la tombe. Elle mourut à Paris le 18 janvier 1803, à l'âge de 80 ans. Doyen, plus jeune qu'elle de trois ans, s'éteignit au même âge, le 5 juin 1806, a Saint-Pétersbourg où il s'était retiré dès 1791.

9 histoire de la Bévolution française^, vu, p. 108.

s Moniteur du 18 août 1792.

Monsieur,

J'ai l'honneur de vous prévenir que je ne puis accepter la commission de juge du tribunal destiné à juger les conspirateurs-

Robespierre.

Le même jour Manuel renvoya celte lettre au ministre de la justice en y joignant ces mots 1 :

Le 21 août l'an 4 de la liberté.

Je m'empresse, Monsieur, de vous faire passer la démission de Mr Robespierre à la place de juge du tribunal criminel établi par la loi du 17 de ce mois afin que vous puissiez faire expédier des commissions à M. Devrieux, premier suppléant.

P. Manoel.

FOUQUIER-TIIWILLK

Lettre adressée au ministre de la justice le lendemain de l'assassinat de Maral et où il demande les pièces relatives « à cette malheureuse affaire » pour juger promptement l'auteur du crime et ses complices.

Paris, ce 14 juillet 1793, l'an deuxième de la République une et indivisible.

Citoyen Ministre,

Informé dès hierpoir de l'attentat horrible commis dans la personne du courageux Maral, j'ay écrit ce matin au département de police pour inviter les administrateurs à me faire passer les pièces relatives à cette malheureuse affaire, en leur observant qu'il falloit dans celte occurrence un exemple aussy sévère que prompt, et que si j'avois ces pièces dans la matinée, que je promeltois mettre demain en jugement l'auteur et ses complices.

An surplus je vais me rendre dans l'heure, citoyen Ministre, à votre invitation.

L'accusateur public du tribunal extraordinaire et révolutionnaire,

FoUQUIEK-TlNVlLLE.

Fouquier-Tinville allait vite en besogne : le 16 juillet eurent lieu les funérailles de Marat et le lendemain Charlotte Corday, traduite devant le tribunal révolutionnaire et condamnée à mort, expiait sur l'échafaud son héroïque mais inutile attentat.

Étienne Chabavày.

UIDLIOGR4PHIE

LOUIS XVI, MARIE-ANTOINETTE ET MADAME ELISABETH Par M le baron Feuillet de Couches, t. iv; Paris, Pion, 1866.

Il est bien tard pour parler maintenant du 4* volume du bel ouvrage de M. Feuillet de Conchcs, Louis XVI, Marie- Antoinette et Madame Elisabeth, et cependant comment le passer sous silence? Ce volume était si impatiemment attendu que, dès le jour de son apparition, il était dans toutes les mains, on le lisait et on le com-

' Ces deux pièces et celle de Fouquier Tinville font partie de la vente de M. J. Charavay aîné.

mentait dans tous les salons. C'est qu'en effet il renfermait cette préface, célèbre avant de voir le jour, où M. Feuillet deConches répondait en détail et par des faits positifs aux attaques si souvent renouvelées de MM. deSybel et Geffroy contre sa publication Loin de nous la pensée de ranimer ici cette trop vive discussion où l'esprit de parti et une animosité qui pouvait sembler personnelle ont étouffé les raisonnements de la critique froide et impartiale. Dieu merci, la querelle s'apaise, et, convaincu que le temps et la réflexion ramèneront les écrivains et le public dans des sentiments

SI us justes et plus propices pour juger la question, nous nous absoudrons de parler de celte préface que nos lecteurs du reste ont eu le temps de lire et d'apprécier, et nous attendrons qui1 d'autres découvertes nient apporté des lumières nouvelles sur les points qui peuvent paraître encore litigieux.

Passons maintenant à l'examen rapide des pièces que renferme ce volume. Nous rencontrons tout d'abord une intéressante note sur le comte Valentin Eszterhazy, né le 22 octobre 1740, mort en Angleterre en 1806 M. Feuillet de Conches donne d'assez longs fragmenls des Mémoires inédits de ce personnage, lesquels contiennent les plus curieux détails sur les événements et les personnages du règne de Louis XVI et du commencement de la révolution. Ou y trouve de l'abbé de Vermond le portrait suivant : « Cet abbé étoit très- bien choisi : simple, modeste, sans ambition, plus de connoissance que d'esprit, indulgent, menant une vie retirée, affectant de ne se raôler de rien, il prit un grand crédit sur l'esprit de la princesse (Marie-Antoinette), qui le consultoil sur tout et avoit en lui la plus grande confiance. Riche en abbayes il a refusé un évéché et acquit par là une réputation de modération qui ôta à ses ennemis le moyen de lui nuire. » — 11 y a aussi sur la faiblesse du caractère deLouisXVI des passages fort piquants. « La Reine, dit-il, lui avoit proposé d'abdiquer une couronne dont on lui arrachoit chaque jour quelque fleuron. Mais ce malheureux prince n'avoit pas assez de caractère pour prendre un parti vigoureux. L'habitude qu'il avoit contractée d'agir par la volonté de ses ministres en matière d'état faisoit qu'il finissoit toujours par s'en rapporter à eux, quoiqu'ils n'eussent aucune part à sa confiance. *

Le 4e volume de M. Feuillet de Conches comprend 17 lettres de Louis XVI. La première du 18 septembre 1791 (p. 99; est la notification à l'empereur Léopold 11 de l'acceptation de la constitution. Le 16 octobre suivant le roi écrit à ses frères les comtes de Provence et d'Artois pour les instruire des motifs qui l'ont déterminé à accepter la constitution elles inviter à rentrer en France (p. 201.) Loin d'obéir à une telle sommation les princes répondirent par une promulgation de leurs sentiments, datée de Schonburnslust, le 30 octobre 1791. Ils déclaraient vouloir « rétablir le respect dû à la Religion catholique et à ses ministres, rendre au Roi la liberté et son autorité légitime », etc. (p. 226). Le même jour, ils écrivaient au roi de Suède pour je prier d'accréditer un ministre auprès d'eux et lui rappeler que les circonstances deviennent de plis en plus

Dressantes, « surtout, disent-Ils, depuis l'acceptation arractiée au Roi notre frère » (p. 228K — Louis XVI qui sentait combien les desseins des princes lui étaient funestes et lui aliénaient la nation, écrit de nouveau au comte de Provence, le 11 novembre 1791 (p. 241>. a Je suis étonné, lui dit-il, que ma lettre n'ait pas produit l'effet que je devois en attendre pour vous rappeler à vos devoirs... Votre absence est un prétexte pour tous les malveillants, une sorte d'excuse pour tous les français trompés qui croient me servir en tenant la France dans une inquiétude et une agitation qui font le tourment de ma vie. La révolution est finie, la constitution est achevée, la France la veut: je la maintiendrai.... Prouvez-moi que vous êtes mon frère et françois en cédant à mes instances... Je vous y invite et, s'il le faut, je vous l'ordonne. » Le même jour il tient au comte d'Artois le même langage (p. 242), mais les princes furent sourds à ses ordres. Il était dans la destinée de l'infortuné Louis XVI de rencontrer dans sa famille ses plus cruels ennemis et devoir tous les actes qui peut-être âuraient pu le sauver en lui rendant sinon l'amour du moins le respect du peuple entravés par les entreprises criminelles et insensées de ses propres frères *. En vain l'empereur Léopold II engage Monsieur et le comte d'Artois à se conformer au nouvel ordre de choses* ces princes correspondent avec l'Impératrice Catherine Il *, et de Coblenlz le comte de Provence adresse au Roi, le 3 décembre, une lettre fort curieuse où il déclare ne pouvoir accéder aux ordres de son frère qu'il ne considère pas comme libre de sa volonté. « Mon honneur, mon devoir, ma tendresse même, me défendent également d'y obéir. » (p. 260). Même réponse du comte d'Artois, à la date du 5 décembre (p. 261). Le prince de Condé écrit aussi au Roi pour lui exposer les motifs qui l'empêchent de rentrer en France fp. 263.) — Louis XVI s'arrêta alors à l'idée de demander aux principales puissances de l'Europe de réunir un congrès armé, comme le meilleur remède à la situation. Le recueil de M. Feuillet de Conches renferme les lettres qu'il adressa à cet effet au roi de Prusse Frédéric-Guillaume 11 (p. 569) et au roi de Suède Gustave III (p. 271). Plus loin (p. 296) on trouve une épîlre au Baron de Breteuil sur le même sujet, et un certain nombre de missives de ce ministre adressées à divers souverains et se rapportant à ses négociations. Le 31 décembre 1791 Louis XVI écrit à l'Assemblée nationale pour la prévenir que si l'électeur de Trêves n'a pas dissipé les rassemblements armés qui se sont formés dans ses élats on l'y contraindra par la force (p. 365). Trois lettres au roi de Suède, en 1784, 5 au marquis de Bouillé, de 1790et 1791, et une, du 29 décembre 179o à l'Assemblée constituante terminent la liste des épîlres de Louis XVI renfermées dans le volume dont nous nous occupons 4.

(La suite au prochain numéro.)

• M. Feuillet de Conches Ta plus loin. 11 dit (p. 26g) : « sans l'émigration il n'y aurait pas eu de république. •

> Lettre du 12 novembre 1791 (p. 246).

* Coulent*. 16 novembre 1791 (p. 248).

4 Ces dernières sont dans l'appendice.

MAMUEL DE L*AMATBUR D'AUTOGRAPHES

(PRANÇ0I8- FRANÇOIS DE NBUFCHATEAO)

FRANÇOIS, dauphin de France, duc de Bretagne, fils aîné de François V, n. 18 février 1517, mort empoisonne à Lyon, 10 août * 1 536.

1. — L. s., avec la souscript. aut., à Madame (Louise de Savoie, régenlc, sa grand'mère) ; (1524), l p. in-fol. - 55 fr. (N« 285, fi. .y, 1863.)

Demande d'aruent pour ses serviteurs. • Je vouldroys bien esire au près de mon Roy pour luy ayder a la guerre... ■

2. - P. s., sur vélin ; 18 mars 1533 il534), 1 p. in-fol. oblong. — 10 fr. («• 323, J. Charavay, 1866.1

3. — P. s., sur vélin ; 29 juin 1535, in-4» oblong. - 59 fr. (N° 249, Lajarrielte, 1860.)

Les seules pièces qui aient passé daDS les ventes.

François I", duc de Bretagne (28 août 1442), fils et successeur de Jean "VI, fameux par les cruautés qu'il exerça contre son frère Gilles, n. à Vannes, 11 mai 1414, m. 19 juillet 1450.

P. s., sur vélin ; 4 oct. 1449, l p in-4e oblong. - 39 fr. (N* 295, Saullayde Laistre, 1864.)

Jl donne quiliauce à Jehan de S* Fromont. naguère» receveur des nuances en la ville de Carentan. de la somme de 200 livres tournois, que icelui devoit au roi, • à cause de la dite recepte, pour ici-Ile somme faire distribuer aux cappilaines et autres gens de guerre servans en nostre « onpengnie mon uict seigneur le Koy en reste présente conquête de Normandie. ■ — (Le duc venait eo effet de s'emparer de la Normandie pur suite d'un traité avec Charles VII.)

Pièce unique.

François il, dernier duc do Bretagne, cousin du précédent, successeur du connétable Arthur de Ricnemont (février 1459), prince connu par ses luttes contre Louis XI et Charles VIII, père d'Anne de Bretagne, n. 1435, m. à Goueron, 9 sept. 1488.

1. - P. s., sur vélin ; 22 déc. 1466, in-fol. oblong. - 9 fr. (N° 212, Esterhazy, 1857.)

2. - P. s, sur vélin; Rennes, 24 janv. 1476 (1477), in-fol. - 13 fr. 50 (N° 1%, Laverdet, 1855.)

3. - P. s., sur vélin ; 12 déc. 1476, in-fol. - 10 fr. (W 993 du Bull. J. Charavay.)

4. — P. s., sur vélin : Rennes, 7 ocl. 1477, in-fol. — 82 fr. (N° 249, Lajarriette, 1860.)

Permission à Guy d'Iispinay, seigneur dudit lieu el de La Rivière, son chambellan, d élever une justice patibulaire carrée et un gibet à 4 potences dans ses fiefs de Sauldecourt, Chaumère, etc.

5. — P. s., sur vélin ; Nantes, 24 sept. 1485, in-fol. oblong. - 35 îr. (N-249, Laiarrielte, 1860.)

11 déclare que le consentement donné par ses cousins François de Lava), et Pierre de Laval, archevêque de Reims, auximpô s établis pour raison du douaire de la duebesse sa femme, ne préjudiciera point à leurs droits.

On ne trouve rien autre de ce prince dans les catalogues.

FR A NÇOIS Ier , empereur d'Allemagne (13 septembre 1745), époux de Marie-Thérèse, d'abord duc de Lorraine, puis grand-duc de Toscane, père de Marie-Antoinette, n. à Nancy, 8 déc. 1708, m. à Inspruck, 18 août 1765.

1. — L. s., avec la souscript. ant., au roi Vienne, 6 fév. 1/37,1 p. in fol. - 2i fr. <N° 107, Charon. 1844.)

Il lui annonce que la duchesse, sa très-chère épouse, est heureusement accouchée d'une princesse.

2. — L. a. s., en français, an C'deSpllaburg ; ce 21, 3/4 de p. in-4', cachet.

- 4 fr. (Kf 269, J. Charavay, 1862..

Une douzaine d'autres lettres ou pièces signées : de 3 à 4 fr.

fkançois II, empereur d'Allemagne, fils et successeur de Léopoldll (l«r mars 1792), empereur d'Autriche, sous le nom de François Ier (11 août 1804) , souverain connu par ses luttes contré Napoléon Ier, dont il aevint le beau-père, n. à Florence, 12 fév. 1768, m. 2 mars 1835.

t. — L. a. s. à son oncle; Vienne, 21 sept. 1790, 1 p. in-fol. — 13 fr. (N° 190, Laverdet, 1854.)

Il lui fait part de sou heureuse union avec S. A. R. Madame Marie-Thérèse, infante de Naples. .

2. — h. a. s. à son frère et oncle ; Vienne, 17 nov. 1794, 1 p. in-4*. — 15 fr. 50 (H- 98. de Zurich, 1843) ; - 21 fr. (N* 123, Charon, »845.)

« Votre Majesté rend justice aux sentiments qui m'animent envers elle, en comptant sur l'intérêt particulier que je prends à tout ce qui la concerne, en se persuadant que je partage sincèrement la satisfaction qu'elle ressent de l'accroissement de sa famille, par la naissance d'une princesse, etc. •

3. - L. a. s. au même; Vienne, 13 JuU. 1795, 1 p. in-4°. - 16 fr. (No 110, Lalande, 1844 )

Il lui annonce la perte infiniment sensible qu'il vient de faire de son très-cher frère l'archiduc Léopold.

4. - L. a. s., en français, (à Louis XV11I) ; Baden, 19 août 1802, 1 p. in-4°.

- 10 fr. ,'N- 290, VHunàktein, 1864.)

Votre Majesté, luf dit-il, est persuadée de mes sentiments pour votre Maison, « mais elle eht trop éclairée pour ne pas upprécier combien la situation actuelle des affaires laisse peu de fruit a espérer des bons offices qu'on voudrait interposer... * (Bonaparte venait de se déclarer consul à vie. et c'est probablement contre cet acte que le prétendant réclamait l'intervention de l'Autriche.)

5. — L. s., avec lasouscript. aut., à l'empereur de Russie Alexandre I"; Posen, 30 sept. 1825, 3/4 de p. in-fol., enveloppe et cachet. - 15 fr. (N° 212, Esterhazy, 1857.)

6. - L. a. s. (au roi d'Espagne), 1 p. in-4°. - 15 fr. (W 249, LajarrieUe, 1860.)

7. - Billet aut. sig., 1 p. in-8<\ - 20 fr. (N° 99, Dolomieu, 1843j; - 10 fr. (?*<> 121, Charon, 1845.)

• Comme je sais que vous aimés les fleurs et que c'est une de mes occupations favorites, je crois ne pouvoir mieux vous prouver mon attachement qu'en vous offrant celle-ci ainsi que les serpens, symbole d'une amitié qui ne cessera jamais auprès de celui qui se dit, etc. »

On trouve encore de ce souverain, dans les catalogues, cinq à six lettres autographes signées, vendues de 6 à 10 fr. — Le prix moyen des lettres seulement signées est de 4 fr.

François 1" (Janvier-Joseph), roi de Naples, fils et successeur de Ferdinand Ier (janv. 1825), frère de la reine Marie-Amélie et père de la duchesse de Berry, n. 19 août 1777, m. 8 nov. 1830.

1. — L. a. s à Louis XV1H ; Naples, 25 juin lt>2l, 3 p. in-4'. — 13 fr. 50 (N° 202, Laverdet, 1856.)

Il exprime au roi, en son nom et au nom de toute sa famille, les seniiments de sa reconnaissance pour le nouveau irait de bonté que Sa Majesté a daigné répandre sur son cher Fils Ferdinand, en le décorant de l'ordre du Saint-Esprit.

2. — L. a. s. au même ; Naples, 20 Ml. 1824, 3 p. in-4'. — 5 fr. 25 IN° 131, Lacoste, 1846) ; — 18 fr. 50 (N° 215, Laverdet, I857>; — 9 fr. (N° 249, Lajarrittle, 1860.)

C'est avec une satisfaction inexprimable qu'il se fait un devoir d'annoncer au roi que la duchesse de l alabre, sa femme, est accouchée heureusement d'un garçon trèssain et robuste, auquel on a donné les noms de Louis- Charles-Marie sur les fonts de baptême. • ... La proieclion spéciale et l'amour paternel que V. M- daigne accorder à ma chère fille Carol ne, ne me laissent pas lieu de douter que V- M. daignera aussi l'étendr e également sur toute ma famille... »

3. - L. a. s. an même ; Naples, 16 dée. 1824, 3 p. in-4v - 10 fr. (N- 1 10, Lalande, 1844) ; - 14 fr. (W 123. Charon, 1845.)

Remcrclmente affectueux pour tous les Lruils de bonté que Sa Majesté a daigné prodiguer à sa cl 1ère fille Caroline (duchesse de Berry). Il le supplie de lui continuer sa haute protection et sa bienveillance paternelle.

Trois ou quatre lettres autographes signées se sont vendues, en moyenne, 6 fr. — Le prix des pièces 6ignées est de 3 fr.

FRANÇOIS IV, duc de Modène, prince fameux par sa cruauté, gui lui valut le nom de Tibère de l'Italie, beau-père du comte de Ghambord, n. 6 oct. 1779, m. 21 janv. 1846.

Deux lettres aut- sig. de ce prince se sont vendues, chacune, 6 fr.

FRANÇOIS DE l'A i i i (Antoine -Marie), infant d'Espagne, frère de Ferdinand Vil, père du roi François d'Assise, n. 10 mars 1794. Quelques lettres aut. sig., de 5 à 8 fr.

FRANÇOIS. V. ALENÇON, GUISE, LORRAINE, ROHAN, etc.

FRANÇOIS de sales (Saint), l'illustre évéque de Genève, n. au château (le Salles, près d'Annecy, 21 août 1567, m. à Lyon, 28 nov. 1622 (Isographie).

1. — L. a. s. à Mr de Pingon, gentilhomme du duc de Savoie; 12 fév. 1598, t p. pl. in-foi. Collée sur carton et encadrée. — 81 fr. (Np 154, Vtllenave, 1850.)

Il demande qu i! soit refusé aux huguenots de Thonon la faveur qu'ils vont solliciter de sonner la cloche qui est en l'église des catholiques. « Ils sont si ouirecuydés qu'ils espèrent l'obtenir. Certes, ils ont gasté desjà une autre plus grosse clo<-he en haine de nous autres catholiques qui lu sonnons. Leur prêche ue se fait pas en cette église-la ni en ville, car il leur est défendu ; pourquoi leur permetlra-t-on de le sonner la où ils ue le disent ni le peuvent dire. Une cloche ne peut servir à Dieu et à Bélial. a

2. — L. a. s. à Mr de La Porte; 2 février 1603, cachet. - 95 fr. (N° 66, Hi/Tel, 1837.)

3. — L. a. s. à Mr de La Porte, surintendant de la maison de la d*M* de Mercœur ; Annecy. 6 juin 1603, l p. gr. in 4°. — 60 Ir. 50 |N° 62, Thomas W..., baronnet, 1837); non vendue (N»242, Techener, 1860); 162 fr. (M 252, Solar, 1861.}

11 rend compte des démarches qu'il a faites eu Piémont près du duc de Savoie, afin de terminer ai amiable les affaires de la duchesse de Merctrur, tant pour la contestation de Conflans aveu dou Amédée, que pour d'autres procès. Le suiut évêquo de Genève parait fort dévoué aux intérêts de la duchesse : • Je m'essayerai de lui rendre tous les services qu'il me sera possible en toutes occureuces, comme très-obligé que j'y suis. . »

4. - L. a. s. à S. A. (le duc de Savoie) ; 6 mars 1610, I p. in-fol. — 131 fr. (N° 134, Laroche- LacareUe, 1847.)

11 le prie d'écouter favorablement le sieur de Blonnay, qui ne désire lui parler que des choses qui lui sont agréables, puisqu'il prend toujours plaisir à l'avancement de la gloire de Dieu, de l'exaltation de la foi et du salut des âmes.

5. — L. a. s. au même; 2 mai 1612, 2 p. in-fol. — 91 fr. (N° 110, Lalonde. 1844.)

L'intention de Son Altesse ayant t té que la sainte maifon de Thonon servît de refuge à ceux qui de l'hérésie se convertiraient à la sainte religion catholique, il a mandé au saint évéque qu une pension enum-ile de cinquante écus d or fût donnée au sieur Corsier. genl'lhon nie nouvellement converti. François de Sales lui dit que la maison ne peut payer cette pension. paTce que les deniers que Son Altesse avait assignés ii sa fondation manquent. Détails à ce sujet. ,

6. — L. a. 8.; Annecy, 31 juillet 1613, 2 p. in-fol. - 137 fr. (N« 93, Alex. Martin, 1842.)

7 - Pièce autogr.; (1615), 1 p. 3/4 in fol - 40 fr. (N« 284, Raffaeli, 1863.)

Canevas d'une méditation sur un texte du Cantique des cantiques.

8. — L. a. s. à Mr Boschi. conseiller d'élat et secrétaire des commandements de S. A. (le duc de Savoie) ; Annecy, 18 uov. tôl«, 2 m fol., cachet. — 85 fr.

W 900. D'Hunotstein, 1864) : - 150 fr. (No 19.00R du Bull. J. Charavay,)

Les bâtiments du couvent de Sainte-Claire, à Annecy, étant menacés de ruine, S. A. donne 300 ducatons pour les réparer et accorde pour l'assignation de cette somme « le rappel des prières en faveur d'un certain notaire ou Châtelain .. à la charge qu'il donnerait les 300 ducatons dont il est question pour cette œuvre pie, et qu'il servirait deux ans aux bâtiments de la sainte maison deTbonon... »

9 — L. a. s. à M&r ...; 20 avril 1617, I p. 3/4 in-fol. - 10? fr. (!*• \î\,Charont 1845» ; — 160 fr. (N- 2*9, Succi, 1863.)

Il demande le renvoi de Genève du doyen de Salanche, qui vient parmi ce pays faire des levées de gens de guerre. • et tant de deçà comme de là le» monts, profane furieusement sa profession ecclésiastique et l'ordre de i restrise qu'il a. par mille mauvais et scandaleux déportements, indignes mesme d'un soldat débouché... •

10. - L. a. s. au duc de Savoie; Paris, 11 juillet 1619, 2 p. pl. in-fol. — 155 fr. (N° 222, J. Charavay, 1858) ; - 70 fr. (V 312, J. Charavay, 1865); - 125 fr. 'N° 20099 du ItuU.J Charavay.)

Il demande la liberté du sieur Collatéral Dequoix, détenu dans les prisons de Chambéry pour la somme d'environ mille ducatons « Quand les fautes, dit-il. sont sans malices, sans dol. sans mauvaise intention, et de nulle conséquence, la clémence des grands princes, ni mesme Y équité ue permet pas à leur justice d user d'autre correction que de celle d'une repréhennouet d'un avertissement... »

11. - L. a. s. à M,,u de Picaresin, ?a parente ; 18 février 1622, 1 p. in-4#. — 18 fr. (N° 137, Tillard. 1847) ; - 71 fr. (N* 256, Fossé Dar cosse, 1862.)

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