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L'HISTOIRE VIVANTE

Un critique et un écrivain éminent gui se cache sous le pseudonyme d'Adrien Tell a publié, sous ce titre : l'Histoire vivante, dans le Mousquetaire ( n° du 2 décembre ) un curieux article sur les autographes, à propos de la vente que nous avons dirigée le 4 décembre. Nous pensons être agréable à nos lecteurs en détachant de» ce morceau de critique quelques lignes dans lesquelles leur célèbre auteur a jugé avec un sens exquis le véritable intérêt qui ressort pour tous des collections d'autographes ; c'est à ce litre que nous avons cru devoir les reproduire. .

Je viens de prendre une longue et très-intéressante leçon d'histoire.

Pendant deux grandes heures, qui m'ont paru trop courtes, j'ai vu revivre, dans leurs propres traits, presque tout ce que la France a compté d'hommes célèbres dans tous les genres, pendant plusieurs siècles.

Je les ai tous interrogés d'un oeil avi le et d'uu doigt curieux ; j'ai scruté les traces visibles de leurs sentiments et de leurs pensées. J'ai étudié chacun d'eux dans ce qu'il pouvait produire et laisser après lui de plus personnel.

J'ai ainsi passé en revue une grande suite de nos souverains, depuis Louis VI. Aucun de nos B mrbons, particulièrement, n'a manqué à l'appel : Henri IV, si populaire , Louis XIII, si faible ; Louis XIV, si majestueux ; Louis XV, si mal famé ; Louis XVI, 3i bon ; Louis XVIII, si habile, ont posé à loisir devant moi.

Comme j ai reçu celte leçon d'histoire sans intermédiaire de professeurs ou de livres pédantesques, je veux en faire part a nos lecteurs.

Où avez vous vu tout cela ? me diront-ils, et quel est l'enchanteur qui a évoqué et fait défiler devant vos yeux tout ce cortège ?

Est-ce aux conférences du nouvel Athénée de la ru» S'ribe, où les collaborateurs de M. Bischoffsheim se donnent la tâche de populariser la science en la rendant agréable ?

Mieux que cela. — Vous avez peut-être pris le chomin de fer de Versailles, et vous êtes allô revoir son musée historique ?

Mieux que cela. — Alors voua avea tiaversé la Manche et avez été visiter, à Londres, ces grandes exhibitions de figures de cire représentant tous les personnages célèbies, depuis les augustes souverains jusqu'aux dus affreux criminels.

Mieux que cela. — J'ai simplement vu, sans quitter Paris, pour mon plaisir et un peu à votre intention, une collection d'autographes.

Voilà l'histoire parlante, l'histoire vivante, l'histoire qui ne vous dit peut- être pas toujours exactement la chronologie des faits, mais qui rend avec une vivacité fidèle la physionomie des hommes.

L'hi>toire ordinaire, précise et didactique, avec ses dates et son ordre rigoureux, n'est que le quclette de l'histoire. Il faut lui rendre la chair et la vie, il lui faut le sang dans les veines; l'expression dans le regard, la pensée dans le cérveau.

Une belle série d'autographes rend à l'histoire tout cela. Dans ces lignes tracées par des mains glacées depuis longtemps par la mort, on retrouve la pensée, la passion, l'allure de l'esprit et du caractère, les mobiles secrets de l'action.

Etudier les autographes, c'est apprendre à connaître les hommes mêmes ; c'est à cette lumière que des Michelet trant-forment et vivifient l'histoire.

La collection dont je vous parle aujourd'hui ne sera bientôt plus qu'un souvenir. Mise en vente à la salle Sylvestre, lundi prochain, elle sera, pendant quatre soirées consécutives, éparpillée au gré, au caprice des enchérisseurs.

Le marteau du commissaire priscur va briser en quelques séances ce , faisceau de documents historiques réunis par une suite de siècles dans une même famille 11 en dispersera les fragments aux quatre coins de la Fr-ance et de l'Europe.

Du reste, on n'aura guère connu cetle riche collection d'autographes que pour apprendre sa prochaine dispersion.

Elle é ait gardée, dans l'ombre, comme un trésor qu'elle était, et elle est passée, entourée de mystère, des mains pieuî-ement avares qui larelenaient, dans celles de l'expert, M. Charavay, qui doit présider à son morcellement.

Quand une famille aristocratique avait autrefois besoin de ressources extraordinaires, elle faisait abattre quelques arpents de ses hantes futaies, et elle trouvait ainsi la dol d'une fille ou l'établissement d'un fils

Aujourd'hui, si les hautes futaies manquent, on peut trouver encore des ressources dans la vente d'une galerie, d'un cabinet, d une collection Mais n'e8t-il pas plus douloureux de se séparer de ses tableaux, de ses objets d'art, de ses autographes historiques, que de couper des chéues séculaires?

Adrien Tell.

MAWUEL DE L'AMATELR D'AUTOGRAPHE*

(suite de fréhon-fuzelier)

2. - L. a. s. au ministre Servan; Metz, 29 sept, an (1792). 1 p. pl. in-4°. - 6 fr..50 iN° 190, D'Hvnolstein, 18G4.)

Envoyé à Metz comme commissaire du Pouvoir exécutif, il vient d'apprendre que l'ordre a été donné à M. Favart de se rendre à l'urinée de Kellcrnianu. Cette mesure privera n la plat e de Metz d un excellent ÛVier, qui tonnait cette place mieux que tout autre, puisque c'est le lieu du sa naissance et qu'il jouit delà confiance de ses concitoyens. Il est aussi question, dit il du remplacement de M. de Wimpheu à Thionviile, ce qui serait jeter la garnison dans le découragement.

3- - L. a. s au cit. Panîs; sans nom, ci-devaDt Marseille, 12 pluyiôse

an 1% 1 p. in-4". - 15 fr. 50 (N- 107, Charon, 1844.)

€ Des intervalles immenses, mon cher ami. me séparent de toi, de corps seulement non d'esprit et de cœur. Tu passes donc- pour un montré, à présent I et moi aussi Y toi moi, desmodéres! Quoiqu'éloignôs l'un de l'autre nous avons penséetagi pour la môme cause, le midi est soumis. »

4. — P. a. s., comme commissaire du pouvoir exécutif dans le département de la Moselle, sig. aussi par Joseph Paris et Jeam et, commissaires ; Paris, 16 dec. 1792, 3 p. 1/2 iu-fol. - 6 f r (N° 312, J. Charavay, 1806. ; - 10 fr. <W 20102 du Bull.-J. Charavay).

Importante déclaration relative au siège de Thionville et à son commandant F^lix Wimpfen, auxquels ils envoyèrent un adjudant de plate déguisé. — • Noub avions chargé cet adjudant de lui dire que s'il tenait stuletmnt vn mais, il serait le sauveur de la France, il répondit : D-tesa cmx qui vous ont envoyé que je tiendrai, pas un mois, mais toujours, et que matête repond de TfaonviUe-.. »

5. — L. a. s. à Saliceti; Marseille, 22 brumaire an u, 1 p. 1/2 in-4°. — 11 fr. (N° 308, Drouin, 1865.)

Il recommande chaudement le général Doppet, pour commander l'armée dirigée contre Toulon.

6. — L. a. s à Nouet et Lambert; quartier-général de Toulon, 6 nivôse an II, 3 p. pl. in-4'. - 51 fr. (N° 254 bis,/. Charavay, 1861.)

« .... Les fusillades sont ici à l'ordre du jour; en voilà plus de dOl) qui ne portent plus les armes contre la republique; la niortalitt est parmi les sujets de Louis XVII. Aujourd'hui tous les sergens, adiudans et soldats de la marine y ont passé avec la municipalité, qui s'était affublée de l'éeharpe blanche pendant le règne du marmot,- troia prêtres scélérats ont fermé le bal... » lil mande que s'ils n'avaient pas craint de faire périr d'innocentes victimes, la ville eut été livrée aux flammes : « Mais elle n'en disparaîtra pas moins du sol de la liberté cette cité pourrie de royalisme et gangrenée de sections. Nous avons requis 1.200 maçons avec leurs instruments et nous allons procéder au rasement. Demain et jours suivants, fusillades de 200, jusqu'à ce qu'il n'y ail plus de traîtres.. » Il parle ensuite du drapeau blanc qu'ils firent arborer sur tous les forts, ce qui fît tomber dans le piège les capitaines de 12 vaisseaux espagnols, qui furent capturés et les commandants frits prisonniers. • Nous avons fait enlever toute l'arg. nterie des églises; c'est une ribambelle de saints qui ne finit pas, ils sont partis

Sour la monnaie de Marseille... L'accusateur publu du département du Var, te scélérat oyne,adaiibé la carmagnole; le greffier du trihui al populaire aussi. . ; tous les papiers du comité central, du tribunal populaire et de la commission départementale sout conservés, c'est un recueil d'horreurs qui fait dresser les cheveux. Ce sont des monutiatits, pour l'histoire... »

7. — L. a. s. à son collègue David d'illustre peintre); sans nom. ci-devant Marseille, 12 pluviôse an II. 1 p. 1/2 u>4°. — 2 fr. 50(N° 190. laverdet, 1854)' - 5 fr. (N- 284, Raffaeli, 1863); - 8 fr. (N° 20575 du BuU.-J. Charavay).

Il lui recommande Lacroix, rédacteur du journal républicain de Marseille, qui se rend à Paris, et ( édifiera sur l'essaim d'intriguants que l'on vient d'y envoyer. — Il vient de faire payer une indemnité de 400 livres à deux peintres chasses de Home par la persecutton sacerdotale. « Tu reconnaîtras A ces procédés l'homme de lettres qui ne peutêtre insensible aux productions des arts et aux malheurs des artistes patriotes... J'ai ton tableau des Horaces dans le cœur et sous les yeux. »

8 — L. a. s., sig. aussi par Barras, au cit. Nouet; Nice, 15 sept, an II. 3 p. pl. in-fol. — 5fr. (N° 254 bis, J. Charavay, 1861.)

U fait W récit de l'avantage que vient de remporler l'armée française sur les Piémontais : • Le- roi des marmotte* était en prièies comme Moyse sur la moniagnc : pendant la bataille, il était revêtu d'une chemisette blanche, tenant dans sa main une madone; il est resté deux heures dans cette attitude: quand il a vu que la Vierge, qui est une sans culotie, ne faisoit point de miracle, et qu il a su la défaite de ses trou pes, il s'est mis à pleurer comme un veau. Ces détails sont constans... »

9 — L. a. s. à ses chers camarades, à Marseille ; Fort Amphoux. 8 oct. an n, 3 p. pl in fol. - 4 fr (N« 254 bis, J. Charavay, 1861); - 18 fr. (N°285, chevalier H... y, 1863.)

S'étant éloigné de Marseille, avec ses collègues, pour opérer la levée dans b*s départements du Midi, il annonce qu'ils ont fait un grand nombre d'arrestations dans les Hautes Alpes, et qu'ils ont trouvé 13 000 volontaires dans le Var. mais point d'armes, htXvm a M. Ail ■■ttv. qui a contrarié leurs arrêtés. Ils arriveront incessamment à Marseille, et mandent de faire vider la maison Borelly pour y. installer leurs bu-

reaux. ■ Rappelez-nous bu souvenir de tous lee sans-culottes envoyée pwr le Comité de salut puMic. C'est par Marseille gu'il faut que nous prenions Toulon... Nous aflons prendre la massue Cordelière, et laissez-nous faire... »

10. — L. a. s. à la citoyenne Duplessis (belle mère de Cam. DesmoulinsJ; Paris, an vin, 1 p. in -4°. - 5 fr 50 |N° 2534 du Bvll.-J. Chaiavay).

t ... Horace, qu'on dit avoir tout l'esprit de son père et toutes les grâces de celte pauvre et à jamais regrettaMe Lufile. Au» un jour ne s'est écoulé députa cette affreuse époque, sans que mon cœur n'ait eié occupe de sa mémoire \k t c'ist pour lui rendre hommage et consoltr mon amiiié, que j'ai appelé ma peliie fille de sop nom. »

On trouve encore dans les catalogues uue cinquantaine de lettres a> Fréron, vendues de 4 à 6 fr.

FRESCOBALDI (Geronimo), célèbre organiste et compositeur italien du xvn« siècle, n. vers 1587, m. vers 1654.

Deux lettres aut. sig. de lui se eont vendues 7 fr. à la vente n« 253 (Laverdet, 1861).

frkssinet (Le baron Philibert), général de division, connu par son esprit indépendant, rédacteur de l'adresse énergique où l'armée sous Paris demandait à continuer la lutte après le désastre de Waterloo, n. à Marcigny (Saône-et-Loire), 1769, m. 1821.

Quelques lettres de lui, de 3 à 4 fr.

FR ETE AU DE SAINT- Ji'ST (Emmanuel-Marie-Michel-Philippe), conseiller au parlement de Paris, député aux Etats généraux, président de l'Assemblée constituante, n. 1745, décapité le 14 juin

Ses autographes se vendent de 3 à 4 fr.

FREYCINET (Louis-Claude Desaulses de), intrépide marin, connu par son voyage autour du monde sur YUranie, membre de l'Institut, n. à Monlélimarl, 7 août 1779, m. à sa terre deFreycinet, près Loriol (Drôme), 18 août 1842.

Ses lettres valent de 2 à 3 fr.

FRIAKT (Louis, comte), général de division, connu par son intrépide conduite en Egypte, un des meilleurs lieutenants de Napoléon K n. a Villers-Morlancourt » Picardie), 18 si pl. 1759, m. à sa terre de Gaillonnet, prés Meulan iS.-el-Oise), 24 juin 1829.

On trouve dans les catalogues quelques lettres de lui vendues de 3 à 4 fr.

FRIMONT (Jean-Philippe, baron, puis comte de), feld-maréchal autrichien, qui se signala tfans les invasions de 1814 et 1815, et fut chargé d'étouflèr Tinsurrect ion libérale à Naples en 1821, n. en Belgique, d'une famille française, 1756, m. à Vienne, 26 déc.

Trots ou quatre lettres de lui. En moyenne 4 fr.

frisi (Paul), célèbre mathématicien et physicien italien, à qui Ton doit des travaux fort remarquables sur l'art hydraulique, n. à Milan, 1727, m. 1784.

Quatre lettres de lui. Prix moyen : 4 fr.

froben Jean), célèbre typographe suisse, ami d'Erasme, n. n Hammelbourg (Franconie), 1460, m. octobre 1527.

L. a. s., en allemand ; 7 mars 1502, 1 p. in-4- oblong. - 7 fr. 50 (N° 189. J. Charavay, 1854.)

Pièce rarissime et unique dans les catalogues français et qui atteindrait un prix bien supérieur si elle repassait de nouveau dans le commerce.

FROCHOT(Nicola6-Thérèse-Benoist, comte), député à l'Assemblée Constituante, ami et exécuteur testamentaire de Mirabeau, préfet de la Seine, destitué par Napoléon Ier après la conspiration de Malet, n. à Aignay-le-Duc (Côte-d'Or), 1757, m. 1828.

Quelques lettres de lui. Ëo moyenne, 3 fr.

FRONSAC. V* Richelieu.

frotté (Louis de), célèbre général vendéen, qui souleva la Normandie, en 1795, n. 1755, fusillé en 1800.

t. - L. a. s. à Picot, son adjudant -général ; 22 février 1796, 2 p. pl. in

- 7 fr. IN» 339 du Bull. -J. -Charavay.) ; 10 fr. («• 249, Lajarrielte, 1860.); 10 fr. (N* 261, Laverdet, 186.!. j

Instructions à M. Picot dur les mouvements de la colonne qu'il commande. 11 devra réunir les compagnies de Fraisne et Laudisac, les cantons de More et d'Alexis, et s'opposer aux incursions de l'ennemi. Lui même se met à la téte d'une autre colonne pour faire diversion.

2. — L. a. s., sig aussi de Henri de Frotté, du comte de Medavy, etc. à Mme de Montreuil; quartier général» 15 avril 1796, Tan u du règne de Louis XVI11, 2 p. in-8% trace de cachet, timbre royal. — 26 fr. |N° 217, D'Avffay, 1863.)

Sa Majesté ayant engagé ses fidèles sujets à faire tous les sacrifices pour le rétablissement de l'autel et du trône, ils la prient de leur envoyer sur le-champ 2,000 louis. € Nous sommes autorisé? par lu Boy a vous donner une quittance qui vous servira de titre pour prouver votre dévouement à la bonne cause... »

3. — 2 1. a. s. a Mr Duteil, chargé d'affaires des princes français ; 2 et 18 juin 1797, 15 p. in 4«. - 10 fr. (Nu 129, J. Charavay, 1846 )

Documents d'une baule importance pour 1 Listoire de 1 émigration.

4. - L. a. s. à M. ... ;28 mars 1798 - 14 fr. 50 (N'98, E..., de Zurich, 1843.)

- « ... Vous voyez combien nos espérances sont déçues. Le parti du roi ne s'est sou* tenu ici que par des espérances depuis dix moi*. Sans argent pour le passé, san8 argent pour le présent, incertitude pour l'avenir, réclamations de toutes parts, «tanger et désespoir, misère, découragement, mortel prison au dedans, mauvaise volonté au dehors. Que veut-on que je fatse ? Que puis-je faire ?... Si vous avez encore quelques espérances, faites- m' en part ou continuez-moi le peu d'espoir qui reste, pour que je puisse ne pas laisser mes amis plus long-temps incertains... »

Ce sont toutes les lettres intéressantes de Louis de Frotté que nou6 trouvons dans les catalogues. — Une lettre de sou frère Henri de Frolté a été vendue 7 fr. 50 a la vente Laroche Lacarelle.

frugoni (l'abbé Charles-Innocent), célèbre poète italien, un des restaurateurs de la poésie lyrique au xvirr» siècle, n. à Gènes, 21 nov. 1G92, mort à Parme, 20 déc. 1768.

Quelques lettres de lui se sout vendues de 3 à 4 fr.

FUALDÈS (Antoine-Bernardin), procureur du Roi à Rodez, dont l'assassinat, en 1817, eut un si grand retentissement.

1. — L. a. s., comme commissaire national près le tribunal de Rodez, au comité de législation de la Convention nationale ; Rodez, 16 brumaire, an m, t p. in-4». - 36 fr. (N* 176, Trémont, 1852) ; - 12 fr. (A* 285, Chevalier B. .y, 1863).

chèvemenldu procès des assassins de Pualdès; 18 septembre 1817, 1 p. in fol.

2 — L.-a. s. à sou cousin M Paiihès. notaire au mur de Barres : (Rodez, 26 avril 1«I6;, l p in 4*. - 17 fr. (N- 275, / Oharaoay, 1863 ;

Ajoutons a ces deux lettres une autre fort curieuse, datée de Rodez. 26 mai 1793, et qui vient d'être adjugée 22 fr. à la vente du vicomte de Fer... (3 décembre 1866.)

fuentès (Don Pedro-Henriquez d'AzEVEDo, comte de), célèbre général et diplomate espagnol, n. à Valladolid, 1560, tué à la bataille de Rocroy, où il s'était fait porter en litière, 19 mai 1643.

Quatre lettres signées de lui se sont vendues de S à 6 fr.

fuga (Ferdinand), un des plus grands architectes italiens du xviu" siècle, n. à Florence, 1699, m. 1780.

Une lettre autographe de lui a été adjugée 3 fr. à la vente Succi.

fi*gkr (N.), peintre allemand, qui exécuta avec un grand succès les dessins de la Messiade de Klopstock, n. àHeilbronn(Souabe), 1751 , m. à Vienne (Autriche), 1818.

L. a. s au B««» de Retzer ; Vienne, 10 avril 1807, 1 p. in-fol. — 5 fr. (N- 99 Dolomieu, 1843.)

La seule lettre que nous trouvons dans les catalogues français.

fixton (Robert), habile ingénieur américain, qui s'illustra par l'application de la vapeur à la navigation, n. dans le bourg de Little- Britain (Pensylvanie), 1765, m. 24 lév. 1815

1. — L. a. s. à M' Noël de La Morinière; Paris, 21 prairial an vii, 4 p. pl. in-4«. — 1 7 fr. 50 (N° 158. Thiébaut de Berneaud, 1850; ; 17 fr. 50 (W 176, Trimont, 1852.)

Sur la navigation et sur les canaux. Il est ami de tout progrès qui peut rendre la France puissante et maltiplier les produite de sou industrie. Elle n'a besoin, pour être plus florissante que l'Angleterre, que de l'égaler dans son industrie.

2. — L. a. s., sig aussi par Joël Barlow, à Mr Erving, consul d^s États-Unis, à Londres: Paris, 4 mars 1804, -l p. 1/i in-4\ - 12 fr. 50 (N« 176, Trémoni, 1852.)

Relative à des steam boats sur le Mississipi.

3. — L. a. s. : 12 août 1810. — 12 fr. <N° 165, Châteaugiron, 1851.)

4. — L. a. s. a Mr William Brawfer ; Nt*w-York, lOiuill. 1814,1 p pl. in-4«: — 17 fr. 50 (N° 124, Charon, 1845} ; 15 fr. 50 (N° 176, Trémoni, Ibô:, ; 12 fr. 50 (I¥° 215, Laverdet 1857.) v

5. - L. a. s., 3/4 de p. in-8\ -25 fr. (N«*48, J. Charavay, 1860.)

Nous ne trouvons pas d'autres lettres de Fulton dans les catalogues français.

fujhagalli (Ange), abbé de l'ordre'de Citeaùx, savant historien et antiquaire italien, n. à Milan, 28, avril 1728, m. 12 mars

L. a. s. ; Milan. 16 juin 1762, t p. - 13 fr. (N* 260, Ch. Jr*#* de Milan, 1862) ; 5 fr. (M- 279, Succi, 1863.)

La seule lettre qui ait pas>é en vente.

F m et 1ÈRE (Vabbé Antoine), écrivain du xvii6 'siècle, membre de l'Académie-française, qui lVxclut de son sein à propos de son fameux Dictionnaire, n. à Paris, 1620, m. H mai 1688.

1 . — L. a. s. à l'évéque de SoissonsIVl p. in-8\ — 8 fr- (N# 124, Choron, 1845)

Dans le dessein' où il est de 's'acquitter envers le public de la promesse qu'il lui a faitede donner la suite de son histoire de l'Académie, il le prie de lui envoyer, le catalogue exact des ouvrages qu'il.a .dgjà publiés et de ceux auxquels il travaille encore.'

2. - L. a. s. (à Mézeray), 1 p in-8\ - 76 fr, (»• 222, J. Charavay,\W.\

I) le prie de lé conduire chez l'archevêque de Paris pour lui offrir uu livre qu'il vient de publier — Celte lettre est couverte de notes historiques, aut. de Mézeray.

a. — Quittance aïg, 8ur vélin; 1642. — 1 fr. 7&(NM54, Vitlenave, 1850.)

Ou ne trouve rien autre de cet académicien dans les catalogues.

fuzelier ( Louis) » poète et auteur dramatique, collaborateur de Lesage et f un des plus féconds fournisseurs des théâtres delà foire, n. a Paris, 1672, m. 19 sept. 1752.

A Son Altesse Sérénissime Monseigneur le comte de Toulouse, amiral dt Franc* Ode - Éptlre à M l'abbé de Choisy au sujet de iOde précédante, pièces de vers aut. sûr., 6 p. 1 f2 in-fot. — 30 fr. (N- 230, Laverdet, 1859.)

La seule pièce aut. sig. qui ait passé en vente.

{La suite au prochain numéro.)

VARIÉTÉS

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