‹ L'Amazone; Les flambeaux. Pref. de l'auteurChapitre 113 sur 263 · ACTE TROISIEME i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME i

Dardel a été atrocement éprouvée par la vie. Quand nous l'avons vue désemparée, abandonnée de tous, notre premier mouvement a été de nous porter à son secours. Sur ce point, vous êtes parfaitement renseignée. Elle a vécu à la campagne, se confinant dans une solitude des plus dignes. Mais là, où vous vous trompez singulièrement, c'est quand vous ajoutez qu'elle a vécu dans notre intimité à tous deux, mon frère et moi. C'est moi seule, à cause de ma santé, qui habite la ferme Saint-Jean où elle a vécu jusqu'à ce jour. Mon frère était trop occupé à La Flèche pour faire autre chose que de venir me rendre visite le dim'anche ou manger avec nous la soupe du soir de temps en temps. Cependant, s'il n'a pas vécu suffisamment à Saint-Jean pour partager notre intimité, il a fréquenté assez la maison pour apprendre que la cousine de Madame Bellanger est digne de tous les respects et même de toutes les admirations.

MADAME DE SAINT-ARROMAN

Cela est fort bien dit, et vous voyez que de là à l'élever à une distinction officielle, il n'y avait qu'un pas.

JULIE

Qui n'est pas franchi, madame.

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