SCÈNE X EDWIGE, BOUGUET
EDWIGE
Oh! vous ne voulez plus de moi... vous ne voulez plus de moi!...
BOUGI^ET
Ce n'est pas cela... Il se passe ici quelque chose d'anormal. Tu n'entends pas le ton de ma femme?. .
(Elle va à lui, essaie do lui embrasser les mains.)
EDWIGE
Maître, mon bon maître, ne m'abandonnez pas.
BOUGUET, se dégageant.
Laisse. Il se passe quelque chose d'anormal et évidemment de décisif... Je ne sais pas d'où vient le coup, mais on a jasé. Ta situation est précaire, Edwige, très précaire... Demain, elle ne sera plus tenable. Tout le monde,- ici, t'accuse d'être ma maîtresse.
EDWIGE
Qui, mais qui?... Dans la maison, ici, personne ne m'a fait la moindre allusion, jamais.
BOUGUET
Et Marcelle?
EDWIGE
Marcelle moins qu'une autre. Pourquoi?
Parce que... pèse nos paroles... c'est Marcelle qui réclame ton départ et nous accuse... elle qui a fait partager son soupçon à ma femme!...
EDWIGE
C'est donc ça? Je ne comprenais pas... Tout s'éclaire...
BOUGUET
Et ceci est intolérable! Ceci passe en gravité ce que je pouvais redouter. Le repos de ma femme avant tout... Sa quiétude et notre chère intimité dominent toute question. Il n'y a pas à se faire d'illusions, ra.on enfant... c'est l'heure, c'est l'heure..' Il va falloir prendre un parti.