‹ L'Amazone; Les flambeaux. Pref. de l'auteurChapitre 193 sur 263 · MADAME DURUY · texte numérisé non relu

MADAME DURUY

Je VOUS souhaite, mademoiselle, de mareher suf les traces de cette femme prodigieuse.

MARCELLE

J'y tâcherai, sans oser l'espérer.

(Elles s'en vont. Edwige reste avec Blondel.) BLONDEL

Tu ne les accompagnes pas, toi, ma chérie?..- Les deux seules femmes de la soirée, pourtant!

EDWIGE

Marcelle y suffit... et puis, je suis fatiguée, rompue.

Oui, tu as mauvaise mine, ce soir.

EDWIGE

J'ai besoin de m' étendre, de respirer.

BLONDEL

Demeure un peu dehors. Moi, ma présence est indispensable. Il faut encore que je serre une vingtaine de mains... J'espère que tout le monde va d'ailleurs

se retirer, (a ce moment, sur les marches de l'orangerie, apparaissent Bouguot et sa femme. Ils descendent, ils ont l'air de chercher l'ombre.

Blondel, bas à sa femme.) Chut! regarde!... Comme leur joie éclate sur leur visage à tous deux.

EDWIGE, s'asseyant sur un rocking, et se dissimulant derrière le gros tilleul.

A lui surtout.

(A ce moment, discrètement, et masquée par un pilier des* arcades de l'orangerie, Madame Bouguet met ses bras autour du cou de son mari.)

MADAME BOUGUET

Je ne t'avais pas encore embrassé, (us s'éireignent. Après

quoi, gênés un peu de leur effusion, ils retournent dans la salle.)

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