MADAME DURUY
Je VOUS souhaite, mademoiselle, de mareher suf les traces de cette femme prodigieuse.
MARCELLE
J'y tâcherai, sans oser l'espérer.
(Elles s'en vont. Edwige reste avec Blondel.) BLONDEL
Tu ne les accompagnes pas, toi, ma chérie?..- Les deux seules femmes de la soirée, pourtant!
EDWIGE
Marcelle y suffit... et puis, je suis fatiguée, rompue.
Oui, tu as mauvaise mine, ce soir.
EDWIGE
J'ai besoin de m' étendre, de respirer.
BLONDEL
Demeure un peu dehors. Moi, ma présence est indispensable. Il faut encore que je serre une vingtaine de mains... J'espère que tout le monde va d'ailleurs
se retirer, (a ce moment, sur les marches de l'orangerie, apparaissent Bouguot et sa femme. Ils descendent, ils ont l'air de chercher l'ombre.
Blondel, bas à sa femme.) Chut! regarde!... Comme leur joie éclate sur leur visage à tous deux.
EDWIGE, s'asseyant sur un rocking, et se dissimulant derrière le gros tilleul.
A lui surtout.
(A ce moment, discrètement, et masquée par un pilier des* arcades de l'orangerie, Madame Bouguet met ses bras autour du cou de son mari.)
MADAME BOUGUET
Je ne t'avais pas encore embrassé, (us s'éireignent. Après
quoi, gênés un peu de leur effusion, ils retournent dans la salle.)