‹ L'Amazone; Les flambeaux. Pref. de l'auteurChapitre 194 sur 263 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

BLONDEL, bas à sa femme.

Tu ne trouves pas ce baiser très émouvant?

EDWIGE, en les regardant s'éloigner.

Admirable! Admirable... C'est beau comme l'antique!

BLONDEL, bas.

Comme il a dû être doux et plein de paix, ce baiserlà! Mais je ne l'envie pas tout de même. C'est le baiser des noces d'argent...

EDWIGE

Ils ont senti leur amour ce soir...

BLONDEL

On ne le sent donc pas toujours?...

EDWIGE

Non... oh! non, pas toujours... heureusement!

BLONDEL, s'approchant d'elle.

Ma chère Edwige!

EDWIGE, se lève.

Dieu! que je suis fatiguée... Tu n'as pas idée de ce que je suis fatiguée!...

MARCELLE, qui avait accompagné les dames à la grille, revient, et, les apercevant.

Tiens! vous étiez là, les amoureux.

BLONDEL rit.

Oh! nous ne sommes plus des amoureux, mais un vieux ménage! Songez : deux mois de mariage! Ça compte. La petite se sent seulement un peu souffrante, et se tient à l'écart.

MARCELLE

Qu'est-ce que tu as?

EDWIGE

La fatigue, sans doute.

UN PRÉPARATEUR, sortant de la salle et appclaat.

Blondel!... Blondel n'est pas là? On le aherehe.

BLONDEL

Si, si, me voilà.

LE PRÉPARATEUR

Leg Bouguet vous demandent. Il y a le diretteur de L'Aube qui voudrait vous parler, je crois.

BLOXDEL

Boa. Moi qui ai horreur des journalistes, ça va biea.

(Il s'en va dans la salle.)

Page 1