ACTE DEUXIÈME 2ê
BLOND EL, i Marcelle.
Voulez- TOUS voir les musiciens? M. Hernert désire pour clôturer qu'on finisse en jouant un air de Back. Le chef d'orchestre a dit que c'était possible si vous aviez la partition de piano... L'aria de Bach, je crois.
MARCELLE
Parfait. J'y vais.
(BUe rentre dans la salle.)
BLONDEL, s'approchant de nouveau d'Edwige.
Ça va-t-il mieux, ma petite?
EDWIGE
Oh! je t'en prie, ne t'occupe plus de moi.
BOUGUET, i"evient du fond et se retourne avant d'entrer Aint la salle.
Qu'est-ce qu'il va?
BLO^■DEL
Ma femme est un peu incommodée par la chaleur.
BOUGUET, s'approchant.
Rien de grave?
EDWIGE
Piien du tout... J'étouffais un peu, j'ai pris l'air, voilà... Qu'on ne s'occupe pas de moi!
BLONDEL, lui prenant la taille.
Pauvre chérie! c'est vrai qu'elle est pâlotte! Elle a les yeux cernés, (ii rit bruyamment.) Eh! eh! des yeux de lune de miel, après tout !...
EDWIGE, se dégageant en repoussant le bras de Bleatfel.
Mais laisse-moi, laisse-moi.
BLONDEL, étonné.
Mon Dieu! que tu es nerveuse! Est-elle assez fébrile, hein, Bouguet ? Tu ne trouves pas cela extraordinaire?...
EDWIGE, s'en allant sur le rocking.
Je VOUS en prie...
BLONDEL
Bon, la voilà qui pleure!... Ma ehérie!... Qu'a-t-elle donc?
EDWIGE
Je désire aller me coucher.
BLONDEL
As-tu besoin des domestiques? La femme de chambre elle même est employée au buffet.
EDWIGE
Non, non, de personne. Veux- tu simplement donner l'ordre à la femme de chambre qu'elle fasse ma couverture et puis qu'on me laisse seule, qu'on ne me dérange plus. J'essaierai de me reposer.
BLONDEL
J'y vais.
Ai- je la fièvre? Je n'en sais rien. (Eiie tend brusquement son
poignet à Bouguet qui s'en itllait.) DiteS-moi si j'ai le pOuls
agité ?
(Blondel est parti. ElU retire son poignet de la main de Bouguet.)