ACTE DEUXIÈME
complètement oublié de fermer à clef mon secrétaire. 11 y a mon manttscrit sur la table... Demain, le garçon de salle pourrait fouiller; c'est tout à fait inutile.,. Depuis que quelques indiscrétions ont été commises dans la Revue Verte... Je vais revenir de suite,
(Il s'en va par une allée à gauche, dernère le pavillon des Blondel.)
MADAMK BOCJGUKT, aux domestiquer qui sont sur le seuil de l'orangerie.
Oui, vous pouvez commencer à éteindre.
MARCELLE, revient au fond.
Maman? Tu es là?... Ton absence est remarquée.
MADAME BOUGUET, toujours aux domestiques-
Et vous pouvez fermer de ce côté.
(Ils ferjient les volets de l'orangerie,)' MARCELLE
Edwige est montée se coucher, je crois?
MADAME BOUGUET
J'espère que nous n'allons pas tarder à en faire autant. Minuit est proche.
MARCELLE
Pas loin.
MADAME BOUGUET
Je vais fermer les portes, de ce côté, pour indiquer aux retardataires que je voudrais bien qu'on nous laisse la paix. Il faut que je fasse demain matin une série d'inoculations.
BLONDEl,, arrivant du fond.
Eh bien, je vous assure que vous avez absolument l'air de le faire exprès!... Ni le mari, ni la femme!... L^ia vers de ce pauvre garçon sont d'un« idiotie l
Mais c'est par pudeur que je n'ai pas voulu entendre. Ça me gêne.
BLONDEL
Allez le féliciter tout de même. Il est ému.
MADAME BOUGUET
Qu'est-ce que je dirai?
BLONDEL
Dites que le dernier vers est admirable. Ça fait toujours plaisir à un poète.
(Blondel reste en scène ,et allume une cigarette en riant.)