‹ L'Amazone; Les flambeaux. Pref. de l'auteurChapitre 211 sur 263 · SCÈNE IX BLONDEL, PÉLISSIER, puis EDWIGE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX BLONDEL, PÉLISSIER, puis EDWIGE

PÉLISSIER, son pardessus sur le bras, sort du pavillon de» Blondel.

Tiens! vous êtes là, Blondel!

BLONDEL

Pourquoi cet étonnement?

PÉLISSIER

Ah! je croyais que c'était vous qui étiez rentré dans votre maison.

BLONDEL

Non. J'étais de service, mon cher.

PÉLISSIER

Je prenais dans l'obscurité mon pardessus que j'avais déposé chez vous, avec le vestiaire de Mme Duruy, quand on vient juste d'éteindre votre rez-de-chaussée.

Alors je me suis trouvé stupidement dans l'obscurité !... A tâtons, je me suis mis à chercher, autour de votre billard sur lequel j'avais jeté le pardessus, et...

BLONDKL, regardant le pavillon.

Ah! oui! tiens, au fait, c'est éteint! Pourquoi?... C'est absurde.

PÉLISSIER

Et on a poussé la porte pendant que j'étais là. C'était un couple. Je croyais que c'était vous qui accompagniez Madame Blondel.

BLONDEL

Du tout. Ma femme était seule... Ce ne peut être elle que vous avez aperçue.

PÉLISSIER

Alors, vous avez des invités chez vous...

BLONDEL

C'est d'ailleurs imprudent de laisser ainsi toutes les portes ouvertes. Je recommande toujours à ma femme de fermer la porte qui donne derrière ce massif d'à?' bres.

PÉLISSIER

C'est par là que je suis entré.

BLONDEL Un instant. (Au moment de s'en allei.) VouS désirCZ du

feu! Voilà une boîte d'allumettes.

(Il lui laisse les allumettes. Pélissier allume un cigare, met son pardessus. Quelques sccoade* après, Blondel, qui a fait le tour de sa maison, revient; il remet des clefs dans sa poche.)

PÉLISSIKP.

Adieu, mon cher. Alors, je ne serre pas la main à Madame Blondel.

BLONBEL

Ma femme se sentait souffrante. Eï!e «st montée depuis longtemps se coucher.

PÉLISSIER

Ah! «Ile est montée!...

BLONDEL, regarde la fenèlre du premier.

Oui...

ÉLISSIER

Vous lui présenterez tous mes respects.

BLONDEL, distrait, regardant la maison.

Vous dites?

PÉLISSIER

Vous lui présenterez tous mes respects.

BLONDEL

Oui... Cependant, pourquoi n'est-ce pas allumé dans sa chambre? Et pourquoi tout est- il éteint en bas?

(La lumière s'allume au premier.) Justement. Mais, alorS, elle

n'était peut-être pas encore montée... Tiens!... (ii jette

«in caillou dans la fenêtre.)

PÉLISSIER

Ce n'est pas pour me dire adieu, cher ami, que vous allez déranger Madame Blondel?

BLONDEL Rassurez- vous! (ll jette un second caillou et appelle.)

E4wîge!...

(La fenêtre s'entr'ouvre. Edwige passe imperceptiblement la tête par les volets.)

EDWIGE V

Qu'y a-t-il? C'est toi?

BLONDEL

Oui. Tu es encore habillée? Comment n'es- tu pas .] couchée?

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