‹ L'Amazone; Les flambeaux. Pref. de l'auteurChapitre 96 sur 263 · SCENE PREMIERE JULIE, DUARD · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE JULIE, DUARD

On entend au deliors des acclamations et quelques notes de fanfare. JULIE, à M. Duard, à la fenêtre, à gauche.

Tu vois, ils n'ont pas voulu quitter la sous-préfecture, sans te faire une petite ovation.

DUARD, appuyé à la vitre, fait des signes.

Ils sont si gentils!

JULIE

Dis-leur un mot. Il y en a qui ne t'ont pas vu.

(II ouvre la fenêtre, passe sur le balcon. On applaudit du dehors.) DUARD, sur le balcon.

Mes amis... C'est un grand jour pour nous tous. C'est l'ère du travail et de la prospérité qui se rouvre pour toutes les populations françaises. Reprenez vos outils avec sérénité. J'espère que vous avez bien com-

pris le sens do notre réunion aujourd'hui, six moisaprès la cessation des hostilités. Ce que nous fêtons aujourd'hui, par toute la France et dans tous les pays alliés, ce n'est pas seulement, comme il y a quelques mois, le jour où le sang a cessé de couler. Ce que nous fêtons aujourd'hui, vous l'avez vu dan? tous les journaux; vous l'avez appris jusque sous le chaume le plus lointain; c'est un honheur aussi mémorable; la date unique où tous les gouvernements de l'Europe viennent de signer un accord définitif qui remettra désormais les dissensions entre peuples, r.i elles se représentent, à un tribunal arbitral. Ce sont des garanties de faits. La plus formidable explosion, de crimes internationaux a exigé une correspondante organisation de force répressive pour le maintien de la paix du monde et de la vie civilisée... Ah! si nos chers morts qui ont sauvé le plus beau de nos aspirations et dont les noms sont inscrits dans la salle de la mairie de La Flèche, pouvaient entendre nos cris de joie, le chant de reconnaissance qui s'échappe de nos poitrines...

(La porte pi'incipale s'ouvre. Entrent plusieurs hommes.)

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