‹ L'âme américaine (volume 2)Chapitre 20 sur 96 · Op. cit · texte numérisé non relu

Op. cit

En dehors des Irlandais, les diverses nationalités qui ont émigré aux Etats-Unis depuis le commencement du siècle n'ont exercé, directement, aucune influence sur la formation de Tâme améri« caine, c'est-à-dire qu'elles ne lui ont rien donné d'elles-mêmes. Elles ont agi indirectement, ainsi que j'ai tâché de l'expliquer dans les chapitres précédenls,par la manière dont elles ont subi l'absorption et se sont incorporées à l'ensemble préexistant.

Elles ne sont pas assez fortement groupées d'ailleurs et leur immigration est encore trop récente pour qu'elles aient pu laisser une empreinte quelconque sur le caractère national.

Les émigrés qui veulent devenir Américains, imitent l'Irlandais dans la mesure que leur permet leur tempérament et cherchent, autant que possible, à s'assimiler tout ce qui pour eux constitue le vrai « américanisme ».

Les meilleurs éléments restent fidèles à leur langue et à leur religion.

Le principe de la survivance du plus apte va s'exercer pleinement. Les races les p'ius fortes, celles qui ont conscience d'avoir beaucoup de richesses précieuses à conserver, se maintiendront, si surtout les circonstances de groupement et d'organisation le leur permettent.

Les autres disparaîtront et absorberont à fortes doses l'esprit celtique.

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