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tîtude du pieux expansionniste, ajoutait le correspondant, est celle d'un fataliste païen ou d'un déiste du xvm° siècle. »
L'Eglise devenue aux Etats-Unis, ainsi qu'on Ta dit « un club religieux » ne peut plus commander aux consciences. Espérons, au moins, que ce que Théodore Parker appelait « Télément permanent du christianisme », les saines lois morales, les paroles d'amour et de charité, le sentiment de la solidarité humaine survivront à la disparition des dogmes et à la foi en la révélation.
L'évolution dans les mœurs a suivi une marche parallèle à celle qui a été accomplie par la religion. C'est immédiatement après la guerre de l'Indépendance que l'on commença à s'émanciper et que les pasteurs devinrent impuissants à maintenir, même dans la Nouvelle-Angleterre, l'austérité qui avait régné jusqu'alors. « Avant la guerre, disâit-on, personne ne jurait, personne ne jouait aux cartes ; aujourd'hui, il n'est pas un gamin de treize ou quatorze ans qui ne soit un jureur émérite et qui ne sache faire sa partie (1). »
Avec les nouveaux champs ouverts à l'activité nationale les dangers moraux s'accrurent, avec