‹ L'âme américaine (volume 2)Chapitre 32 sur 96 · Mac Master, op. cit · texte numérisé non relu

Mac Master, op. cit

- l45 rindépendance, les passions devinrent plus ardentes ou, dans tous les cas, se manifestèrent plus librement. Mais comme les éléments les plus turbulents, les moins soumis aux lois, les plus impatients de discipline émigrèrent vers l'Ouest et s'en furent coloniser des territoires nouveaux, l'Est conserva jusque vers le milieu du siècle, son caractère distinctif de vie pieuse, renfermée et laborieuse, tandis que dans les autres Etats de fondation ancienne, les modifications jusque vers la même époque, furent, du moins en apparence, très peu sensibles.

Après la guerre, le puritain n'a plus de scrupules à danser « Par les beaux soirs d'hiver (1), on voyait les jeunes fermiers avec leurs sœurs et leurs amies, arriver à Tauberge de la ville ou du village voisin, entassés dans de légers traînaux, emportant leur goûter dans des boîtes et la nourriture de leurs chevaux dans des sacs, afin de n'avoir à payer à l'aubergiste que le loyer des salles. Ils s'en donnaient à cœur joie, dansaient et sautaient avec entrain; mais dès que neuf heures sonnaient, le bal se terminait et l'on s'en revenait au clair de la lune ».

Dans les villes du littoral de la Nouvelle-Angleterre où se recrutait le personnel des équipages des navires, on trouvait déjà à cette époque, cependant, une population dont une partie était pau-

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