Dëmocraey and liberty, vol. l*', p
les Etats, mais ils le sont dans le New-York (1) et dans TOuest en général. Il est vrai que les plaideurs ont la ressource du jury et que dans la plupart des causes civiles où Ton se croit en droit de redouter des influences malhonnêtes, douze citoyens sont priés de venir décider le litige.
On cherche dans les milieux bien pensants à modifier la constitution de manière à rendre moins facile la main-mise du politicien de carrière sur les fonctions et les deniers publics. Dans un article publié il y a trois ans, par le Forum de Boston (2), M. le Sénateur Hoar, du Massachusetts, attirait Tattentiondes Américains sur Tavantage qu'il y aurait, à certains points de vue, à adopter aux Etats-Unis le système représentatif de l'Angleterre, où, un citoyen peut se porter candidat dans toute circonscription électorale du pays qu'il lui plaira de choisir. Aux Etats-Unis l'aspirant à la vie politique ne peut être élu que dans le district qu'il habite, de sorte que s'il veut réussir il doit nécessairement subir le joug du Boss local et du comité d'organisation du district. Eut-il tout le génie du monde, il dépend pour son élection du pouvoir mystérieux qui détient le vote.
Cette concentration des forces électorales en-
1 . Dans l'Etat de New-York les juges sont élus pour quatorze ans et reçoivent de 12.000 à 17. 500 dollars par an.