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des adeptes de toutes les sectes, puritains, frères moraves, quakers, Irlandais catholiques, luthériens allemands, presbytériens écossais, épiscopaliens de Virginie. Ce fut un refuge, on ne put y établir ni l'intolérance, ni Texclusivisme, ni Tordre. « G*est un pays, écrivait en 1737, Spottswood,gouverneur de la Virginie,où il n'existe aucune forme de gouvernement; chacun fait ce qui lui semble bien et ne paie de tribut ni à Dieu ni à César ». On y cultivait le riz et le maïs, il y avait une grande abondance de poisson et de gibier ; la vie était facile ; chacun s'emparait du terrain qui lui convenait sans se soucier de savoir si on lui réclamerait des titres. Toutes les religions étaient tolérées ou plutôt on n'en pratiquait aucune. Au commencement du xviii® siècle, d'après Bancroft, il n'y avait qu'un seul prêtre dans toute la Caroline du Nord. En 1704, cependant, les épiscopaliens, qui n'étaient dans la province qu'une faible minorité, obtinrent de la législature et des propriétaires, l'établissement de leur culte et se firent construire des églises aux dépens du trésor public : les membres des autres sectes,naturelIement,protestèrent;etce fut là, la seule manifestation de l'esprit religieux dans cette partie des colonies anglaises.
La population, de même que dans les autres établissements du Sud, augmenta rapidement, surtout à partir de 1729, époque à laquelle la couronne acheta les droits des propriétaires. En
1754, elle était de près de soixante dix mille âmes, les Ecossais en constituaient une partie importante (1).
« Les établissements de la Caroline du Nord, éloignés de tout commerce, écrivait en 1785 le marquis de GhasteJlux (1), sont fondés sur Tagriculture, je veux parler de cette agriculture des patriarches qui consiste à faire croître des denrées pour la seule consommation des propriétaires, sans espérance de les vendre ou de les échanger.
Il faut donc que les colons se suffisent à euxmêmes, que leurs propres brebis fournissent la laine pour leurs vêtements et le cuir pour leurs souliers... L'article qui manque le plus ce sont les clous, car la hache et la scie peuvent suppléer à tout le reste... Le seul commerce est la vente des chevaux plus faciles à conduire ».
La Géorgie, la dernière des colonies du sud par ordre chronologique de fondation, fut établie par un philanthrope nommé Ojlethorpe, membre
1. Après la hdXdAWQ àeCullodenMooryQn 1746»ud grand nombre de Higlilanders émigrèrent eu Amérique, et beaucoup s'établirent dans la Caroline du nord.