Op, cit. Vol. II, p
2. MacMaster. History of the American People Vol. 1«', p. 10 et suiv.
Le fermier produisait sur sa ferme tout ce qui était nécessaire à sa subsistance. Avec dix doU lars par année, il achetait les clous, le sel et les, quelques autres petits objets indispensables, ce , qui lui permettait de mettre de côté, bon an mal an, environ cent cinquante dollars.
Les habitants de la Nouvelle-Angleterre ne se contentaient pas de défricher des terres, ils construisaient des scieries, des navires et faisaient un grand commerce. Dès 1665, la seule province du Massachusetts possédait 192 navires, petits et grands.
« Boston (1), un peu avant la guerre de l'Indépendance, avait une population de quinze mille âmes. Une partie de la ville était bien bâlie, les maisons étaient confortables et les rues bien entretenues. Dans la partie ancienne, les maisons étaient pauvres et sales, construites entièrement en bois, avec des auvents en planches brutes et des toits de bardeaux surmontés de vilaines balustrades sur lesquelles, les jours de lessive, les chemises et les jupons flottaient au vent ».
Plusieurs des villes du littoral jouissaient d'une grande prospérité ; leurs navires faisaient un important commerce de contrebande avec les colonies françaises et espagnoles et allaient jusqu'en Afrique, ou s'occupaient de la pêche de la baleine.
Les Yankees devaient nécessairement parvenir