‹ L'âme américaineChapitre 25 sur 113 · MacMaster. op. Cî7. passim · texte numérisé non relu

MacMaster. op. Cî7. passim

à l'aisance et à la fortune, car ils avaient de Tordre, vivaient avec une grande économie, s'abstenaient généralement de liqueurs et se privaient de tous les amusements, qui, on le sait, représentent souvent dans le budget d'une famille, une aussi forte somme que la nourriture, les habits et le combustible.

Les habitants de la Nouvelle-Angleterre comprenaient la nécessité de l'instruction ; ils possédaient à Boston un établissement important d'éducation supérieure, le collège de Harvard, fondé en 1636, et ils avaient établi des écoles dans toutes les parties de leur territoire. C'étaient de petites maisons badigeonnées en rouge, d'une architecture uniforme, toute primitive, et qui sont restées l'objet d'une pieuse vénération de la part de leurs descendants. Les garçons pendant deux mois de l'hiver et les filles pendant deux mois de l'été (1) y apprenaient à lire, à écrire avec quelque souci de l'orthographe, et assez d'arithmétique pour pouvoir faire la monnaie d'une pièce chez l'épicier.

Le nombre des illettrés ne laissait pas d'être considérable, surtout, paraît-il, dans le Rhode- Island, qu'on appelait par dérision (Rogués-Island) «L'île des coquins » et auquel on gardait rancune de ce qu'il avait établi la liberté des cultes.

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