Mac Master, op, cil, passîm
2, MacMaster, op, cit. passim.
Tout l'intérêt de Thistoire américaine, depuis l'origine des colonies jusqu'à la guerre de Tlndépendance et môme jusqu'à la guerre de Sécession, se concentre principalement sur les habitants de la Nouvelle-Angleterre, ou Yankees. Ce sont eux, qui pendant plus de deux siècles, incarnent rame de la jeune nation.
En 1776 ils ne constituaient qu'un quart de la population blanche totale, mais ils formaient un tout cohérent, une collectivité puissante, au sein de laquelle chaque individu était lui-môme un facteur de force, d'énergie, de moralité, d'initiative.
L'émigration d'Angleterre dans les colonies de l'Est n'ayant pas dépassé 20.000 âmes, il en ré • suite naturellement qu'un grand nombre de familles étaient unies par des liens de parenté et qu'en dehors de petits groupes d'Irlandais, d'Allemands et de Huguenots, l'homogénéité y était parfaite.
Les habitudes, les coutumes, les mœurs étaient absolument uniformes chez tous les Yankees, en dépit des multiples divergences sur des questions de dogme, d'administration ou de politique, qui les tenaient constamment en désaccord les uns avec les autres (1).
1. Les habitants de la Nouvelle- Angleterre, écrivait le général Greene, après la guerre de l'Indépendance, sem-
L'habitude de nourrir les mêmes pensées, d'ôtre agités par les mêmes passions, de vivre delà même vie, avait de plus créé entre eux une certaine ressemblance physique. Le Yankee d'autrefois se reconnaissait facilement à l'austérité du regard, au pli rigide des lèvres, à la démarche roide, un peu automatique, au corps long, osseux, anguleux, au masque froid et rusé de l'homme qui n'a jamais souri, mais qui a torturé des textes bibliques pour les faire concorder avec ses intérêts.
Les Yankees étaient Anglais et jaloux de ce titre, dans une colonie dépendant de la couronne d'Angleterre et en rapports constants avec la métropole ; ils avaient une foi absolue en euxmêmes et en leur mission, alors que les colons des autres races, coupés de tous rapports avec leurs patries d'origine,quc la misère ou la persécution leur avait fait fuir, étaient isolés, sans liens solides d'union entre eux, sans même l'espoir ou le désir de conserver l'identité de leur être. On conçoit donc que les premiers aient fait prévaloir leur langue, leurs institutions, leurs idéaux, et l'on sent que, si d'immenses flots d'émigrants n'avaient, pendant tout un siècle, submergé la République, elle porterait encore l'empreinte exclusive de leur civilisation et de leur esprit.
blent avoir sans cesse Lesoin d'un prétexte pour se quereller avec les fonctionnaires. Faites disparaître un grief, ils en trouveront un aulre,c'est dans leur tempérament-