‹ L'âme américaineChapitre 27 sur 113 · Op. cit., vol. !•', p. *^0 et suiv · texte numérisé non relu

Op. cit., vol. !•', p. *^0 et suiv

une odeur infecte. La mortalité dans les prisons s'élevait annuellement jusqu'à 60 pour 1000 (1)».

Peut-être les conditions des prisons et des écoles, dans beaucoup de pays d'Europe, n'étaientelles pas supérieures à celles que je viens d'indiquer. Mais, dans l'histoire des pays d'Europe, ces faits passent inaperçus derrière le spectacle des batailles, des révolutions, des intrigues diplomatiques. Ici, l'histoire, c'est la vie du peuple.

A l'époque de In guerrre de l'Indépendance, les journaux étaient relativement nombreux dans la Nouvelle-Angleterre; on en comptait 14, dont 5 à Boston.

« Celui qui voudrait étudier l'histoire coloniale dans les journaux d'alors, dit MacMaster (2), chercherait longtemps pour trouver peu de choses. Il lirait de nombreuses colonnes sur le péché de la paresse, sur l'importance de l'économie, sur la perversion de la méchante femme dont les pieds prennent racine dans l'enfer; mais rien ou presque rien sur les questions les plus excitantes et les événements les plus importants de cette époque. Les colonnes d'injures à l'adresse de tel ou tel, les invectives, les dénonciations en termes très violents, sous forme de lettres à l'éditeur, des personnes dont on avait à se plaindre en remplissaient une partie importante ».

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