Op. cit., vol. 1", p
terre n'a pas songé sérieusement à soumettre les Français, car les colonies seront bientôt assez puissantes pour lui résister ».
Turgot disait en 1750 : « Les colonies sont comme des fruits qui ne tiennent à Tarhre que jusqu'à leur maturité. Devenues suffisantes à ellesmêmes, elles font ce que fit Carthage, ce que fera P Amérique ».
La conquête du Canada en .1760 hâta le conflit.
« Avec la victoire de Wolfe sur les Plaines d'Abraham, ditGreene (1), commence Thistoire des Etats-Unis. En faisant disparaître un ennemi dont la crainte avait lié les colonies à la mère-pairie et en annulant la ligne par laquelle la France les avait exclues de la vallée du Mississipi, Pitt a fondé la grande république de l'Ouest ».
L'Angleterre dont la politique aurait dû être, à cette époque, d'user de beaucoup de mansuétude à l'égard des colons, exagéra au contraire ses exigences, comme si elle avait voulu précipiter la crise.
A partir de la conquête du Canada, les officiers des douanes se montrèrent plus sévères que par le passé, exercèrent une surveillance plus étroite sur tous les points de la frontière et dans tous les ports du littoral; ils allèrent môme jusqu'à vouloir se faire donner par la Cour du Massachusetts