‹ L'âme américaine [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 109 · EXTRAITS DE LA CORRESPONDANCE DE WASUINGTON · texte numérisé non relu

EXTRAITS DE LA CORRESPONDANCE DE WASUINGTON

Dans sa lettre au président du Congrès, en date du 24 septembre 1776, dont j'ai cité quelques lignes, Washington rappelle que l'engagement des soldats qui sont actuellement sous les armes va expirer bientôt. Il ne s'attend pas à ce qu'un grand nombre d'entre eux veuillent se rengager. Si le Congrès s'imagine que ces soldats vont se laisser influencer par d'autres motifs que celui de l'intérêt, le Congrès sera désappointé. « Raisonnez avec un soldat sur la justice de la cause pour laquelle il lutte dit-il, et sur les droits précieux qu'il défend, il vous écoutera avec patience et reconnaîtra la vérité de vos observations, mais il ajoutera que cela n'a pas plus d'importance pour lui que pour les autres. L'officier vous fera la même réponse, il alléguera en outre qu'il ne peut vivre de sa solde et qu'il ne veut pas se ruiner et ruiner sa famille pour servir son pays,

ic (Pum- Papillon, uso), Ra- Reverc), , Simon, ;, Valois,

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alors que chaque ciloyen est intéressé au môme (jLMjré que lui dans le succès de la (juerre. Le nombre de ceux qui agissent en vertu de princijies désintéressés ne compte pas plus qu'une qoutte d'eau dans la mer ».

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Il demande que les soldats soient engagés pour le temps de la guerre:* Lorsque les enrôlements ont commencé à Cambridge, dit-il, je suis c avaincii que nous aurions pu, sans offrir de primes, obtenir des iiommes pour foute la guerre. Mais on s'est apci(;u ensuite que les hostilités ne finiraient pas aussi tôt qu'on l'avait cru d'abord, etc. »

Les chirurgiens des régiments sont loin d'être désintéressés : « Dans un très grand nombre de cas ils se font remettre des remèdes en énormes quantités, pour être utilisés en dehors de l'armée, et dans leur intérêt particulier » « Si

(les châtiments sévères ne sont pas introduits dans l'armée autant vaudrait la congédier. Les offenses les plus atroces, à l'exception d'une ou de deux, ne sont punies que de trente-neuf coups de fouet et il arrive peut-être que grâce à la connivence de l'officier qui les fait appliquer, ils constituent plutôt un amusement qu'une punition ; mais alors même qu'ils sont appliqués comme ils doivent l'être, plusieurs individus endurcis ont déclaré que

pour une bouteille de rhum ils se soumettraient à une seconde opération. Il est donc évident que la punition n'est pas adéquate aux crimer pour lesquels on l'inflige. Et la preuve c'est que trente ou quarante soldats désertent à la fois et que depuis quelque temps, une pratique du caractère le plus alarmant se généralise, qui si on n'y met pas bon ordre sera faiale et au pays et à l'armée, je veux parler de l'infâme pratique du pillage. Sous le prétexte de propriété tory ou de propriété qui pourrait tomber entre les mains de Venncmi^ personne aujourd'hui n'est sûr de son bien ou même de sa personne. Nous avons vu plusieurs exemples de personnes qu'on a effrayées et fait sortir de leurs maisons, en leur disant qu'ordre avait été donné de brûler ces maisons et celadans le seul but de s'emparer de ce qu'elles contenaient On les brûlait quelquefois d'ailleurs pour couvrir le vol. Essayer de réprimer ces pratiques est aussi facile que de soulever le mont Allas.... Je connais un autre exemple d'un officier qui avec ses hommes a pillé une maison et enlevé même les glaces et les vêtements de femmes. Un major de brigade le rencontra et voulut le faire restitjer ; l'officier non seulement s'y refusa, mais il jura qu'il défendrait son butin au péril de sa vie ».

Ordre du jour du 20 septembre 1876.

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tournera le dos et s'enfuira, sera immédiatement fusillé. Les officiers sont autorisés à voir à ce qu'il soit ainsi fait.

La Cabale Conway.

Le général irlandais Gonway avait cherché à soulever un certain nombre d'officiers contre Washington qu'il taxait d'incapacité. Mais Washington méprisant les intrigues de son subordonné s'était contenté de lui remettre la lettre dans laquelle on dénonçait sa manière d'agir. Conway grièvement blessé dans un duel par le général Caldwalader, écrivit au général en chef la lettre suivante :

Philadelphie, 23 juillet 1778.

Monsieur.

.le me sens la force de tenir une plume qucl-^ ques minutes encore et j'en profile pour exprimer mes sincères regrets de tout ce que j'ai dit ou fait qui a pu être désagréable à Votre Excellence. Ma carrière sera bientôt à sa fin. Je dois à la justice et à la vérité de déclarer mes derniers sentiments. Vous êtes à mec yeux l'homme grand et bon. Puissiez-vous jouir longtemps ^încore de

l'amour, de la vénération et de l'estime de ces Etats dont vous avez assuré les libertés par vos vertus. Je suis avec le plus grand respect.

Thomas Conway.

Le Congrès avait décidé d'envoyer 5000 hommes de troupes françaises sous les ordres de La Fayette pour s'emparer du Canada. Le plan fut soumis à Washington qui y répondit publiquement, exprimant sa désapprobation. Il écrivit ensuite au président du Congrès le 14 novembre 1778 :

« II y a une autre objection à laquelle je n'ai pas touché dans ma lettre publique, qui, d'après moi, est insurmontable, et qui alarme tous mes sentiments pour les intérêts réels et permanents de mon pays. C'est le fait d'introduire au Canada un corps considérable de troupes françaises et de les mettre en possession de la capitale de cette province, qui leur est attachée par tous les liens du sang, de la religion, des habitudes, des usages et d'une ancienne connexion politique. Il y aurait là, je le crains, une tentation trop grande, pour qu'une puissance inspirée par les maximes qui règlent d'ordinaire les relations internationales pût y résister. Calculons un instant les avantages

e de CCS s par vos

ect.

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