‹ L'âme américaine [microforme] (volume 2)Chapitre 32 sur 109 · Id» p · texte numérisé non relu

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tîtucnt plutôt un régal de l'intelligence qu'un service religieux; elles attirent les esprits chercheurs et friands d'abstractions humanitaires ou de raffinements métaphysiques. l-.e culte épiscopalien reste toujours le culte élégant, aristocratique, il se partage avec les sociétés que je viens de nommer, le patronage des hautes classes. On va au meeting comme à une fonction sociale, c'est une habitude de gens bien élevés. Dans les annonces des journaux, les prédicateurs ont leur colonne de même que les célébrités théâtrales.

Les baplistes qui ont fait des progrès remarquables en ces dernières années, forment entre les églises comme une sorte de parti démocratique ; ils ont des pasteurs zélés qui réussissent à amener à eux un certain nombre des éléments irlandais et autres échappant au catholicisme. Ils entretiennent leur propagande au moyen de revivais et recrutent un bon nombre de prosélytes parmi les Noirs. « La religion des puritains est morte, écrivait Mgr Spalding en 1873 (1), leur foi virile et forte s'est transformée chez leurs descendants en un déisme vague et hésitant, ou dans le sentimentalisme maladif de natures faibles et anémiées par la névrose ».

Lors des dernières élections présidentielles, certains grands journaux ont pu dire sans qu'on cherchât à les réfuter que, dans la Républiqu',

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