The American citUen, p
à iin|)oser des études masculines dans les collè- (jcs de femmes ; ces études ne sont pas en harmonie avec le caractère de Tesprit féminin et ne peuvent être poussées jusqu'à un certain degré, sans un effort pénible, préjudiciable à la santé de l'élève et souvent fatal à la viijueuc de sa constitution physique et mentale. Elles demandent, en outre, une somme de temps et de travail que la jeune fille ne peut leur consacrer qu'en négligeant (1 autres C(^tés de l'éducation, infiniment plus importants pour son futur rôle d'épouse et de mère... .l'éliminerais des programmes pour les coilèges (le femmes, la physiologie, la chimie, la géologie, la métaphysique, la logique, etc. De ces sciences, pas une jeune fdle sur mille ne peut apprendre suffisamment pour que cela procure le moindre avantage, soit à elle-même soit à la société. Essayer d'encombrc'r l'esprit d'une femme d'un»» telle variété d'études c'est aboutir nécessairement au chaos et à la confusion : ce qui en résulte trop fréquemment c'est que cette jeune fdle quitte l'école sans posséder aucun savoir réol... Cet efïort Minliitieux pour placer l'esprit de la femme a»' même niveau que celui de l'hom ne doit aboutir au désappointement, parce (jue cela est contraire à la nature. Ce serait une entreprise aussi raisonnable de vouloir donner à leur corps le type mas- <iilin, les rendre aussi fortes, aussi grandes, aussi musculeuses que les hommes, sans tenir compte «le leur conformation physique ...«.«
Je ne nie pas qu'il ne se trouve, ça et là, des femmes dont la structure mentale est du type masculin et auxquelles on pourrait donner une culture masculine. H y a aussi des femmes à barbe,
mais lescasen sontrares Les avocats de cette
idée moderne supposent qu'une certaine somme de culture masculine est nécessaire pour rendre la femme digne d'être la compagne de l'homme, tandis que tout le monde sait bien au contraire, que rien ne la rend si repoussante et si désagréable. Bien loin que l'on trouve une femme savante attrayante, on la fuit généralement comme la peste. »
Ailleurs, le même auteur s'insurge contre l'habitude des examens publics accompagnés de la déclamation de morceaux littéraires, dans les écoljsde femmes. «Il me semble, dit-il, que c'est une pénible nécessité pour une frôle et délicate jeune fille que son sexe et sa modestie devraient protéger contre cette imposition. A la bonne heure, lorsqu'il s'agit d'un jeune homme qui aura, plus tard, à paraître devant le public dans l'accomplissement des devoirs de sa profession ou de son négoce, mais ^)Our(|uoi exiger celte exhibition d'une gentille lillette qui n'aura jamais à s'y soumettre dans l'avenir ? »
,îusqu*î\ la guerre de sécession, l'influence puritaine maintient, du moins en apparence, son em-
pieinte sur les mœurs, bien que les familles dans les classes riches deviennent peu à peu moins nombreuses et en dépit du progrès de l'irréligion.
De chacune des deux grandes guerres, dont l'uiie a créé la République et dont l'autre a airernii l'Union, date une orientation plus rapide, une rniirse plus eiïrénée vers la iortune et le succès.
I.a guerre de l'Indépendance, en môme temps (ju'elle a relégué la religion î\ l'arrière-j lan des ])r(''0c<MjM liions générales et donné un rude coup aux UKCurs primitives, a ouvert la voie aux facteurs nouveaux qui devaient modifier la vie du prwple américain : la spéculation, les grandes entrc^iii-es industrielles et commerciales, l'afflux énorme des immigran(s,et,ellj a préparé la lente désagrégation des anciens cadres do la population.
La guerre de sécession, en détruisant le prestige des planteurs du Sud qui étaient, pour la |tlii|»art, de même origine que les Puritains et avaient avec eux un certain nombre de principes communs, a assuré la prédominance celtique et rompu définitivement avec les vieilles traditions d'austérité, de discipline et aussi d'hypocrisie. Le Sm(1 est devenu « silencieux », selon l'expression courante ; c'est TOuest aujourd'hui qui domine, îtllire et conquiert. Un vaste réseau de voies ferrées relie toutes les parties de l'Union et met en <• wiimunication directe et immédiate tous ses ciliiyefis. D'immenses fortunes se constituent dans li' spéculation, la fabrication des tissus, l'exploita-
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lion minière. Des villes s'édifient en quelques mois.
Chicayo détruit par un incendie renaît en un ins> tant de ses cendres et seml)le dans la poussée de ses maisons à quinze et vinrjf élarjos vouloir s'élancer jusqu'cTUX nues. La vapeur, l'électricité réalisent des prodicjes. Tout est bruit, confusion, agitation. C'est le rèyne du journaliste, le règne du politicien, le règne de la liherté absolue cl sans entraves, et c'est aussi le triomphe de Paddy, qu'il se dissimule ou non sous la peau de Jonathan.
Avant 1861, on parlait de l'observation rigoureuse du dimanche, on aireclait encore l'auslérilt' dans certains milieux. Aujourd'hui les purilnins restés dans la Nouvelle-Angleterre sont considérés plulôt comme des types curieux, monuments d'un autre tige.
A Boston, sur quatre enfants qui naisscFil, écrivait sir Charles Dilke en 1S09, un seul est dt' famille américaine » (t).
Aujourd'hui les jeunes Américaines suivent des cours non seulement de physiologie, de chimie et de métaphysique, mais encore de plusique expé-