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d'acquérir la fortune suscitent à l'excès les ambitions et enlèvent à la vie cette sérénité, ce calme qu'elle possède encore dans beaucoup d'endroits (l'Europe, et surtout dans les provinces.
Le docteur Beard trouve d'autres causes à la nervosité américaine : La division du protestantisme en sectes nombreuses qui fait que chaque individu, pour ainsi dire, doit joindre à ses autres préoccupations celle de trouver le cheiiiiii par lequel il ira au ciel ; l'intérêt général dans les questions politiques ; le fait que l'existence d'u" tnillion de citoyens dépend de près ou de loin du résultat d'une élection et que ces élections se renouvellent tous les deux ou trois ans.
I.'air.oolisme fait des progrès toujours croissancb uux Etats-Unis et Dieu sait ce qu'il en sera au vingtième siècle : On abuse aussi du sport et de la gymnastique. « Les nerveux (1) s'affaiblissent en essayant d'acquérir de la force au moyen des haltères, des Indian clubs ^ de la barre parallèle, <les rames, de la balle, f/c, non pas que ces exercices n'aient leur place dans l'hygiène, mais quand la quantité de force nerveuse est limitée, on court un très grand danger en la mettant trop à contribution. Et cela est vrai surtout lorsqu'il y a concurrence, ambition, et que l'un veut faire Ce (ju'uii autre ne peut pas faire. S'il y avait à choisir entre deux extrêmes, il vaudrait mieux,
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en somme, pécher par excès de repos que par excès d'exercice physique ».
Les luttes du passé sur les champs de batailles, les luttes pour le partage des empires, des royiuimes, et la conquête de provinces, certes, ont éié fatales à l'humanité qu'elles ont décimée périodi- (fucmcnt, entassant les ruines, faisant des veuves et des orphelins, mais la lutte effrénée qui se livre à notre époque, surtout sur ce continent, pnur la conquête de la richesse et le développemeiil du progrès matériel est peut-être grosse de conséquences encore plus graves; car elle sème des germes de mort et de décadence que recueillera l'avenir. Peut-être à une époque qui n'est pas très éloignée, les législateurs de ce pays devroniils aviser, aux lois qu'il convien» d'édicter pour un peuple que ses nerfs conduisent parfois au dcl riment de sa raison et qui est susceptible de tous les enibullemcnts. La constitution américaine si lai «je, si prévoyante était destinée à des hommes sobres, tempérants et vivant en majorité à la campa<jno. Ces conditions étant renversées pourra-t-elle se maintenir ?
« L'expérience tentée sur notre continent, dit encore M. Beard (1), pour faire de chaque homme, de chaque femme etde chaque enfant un expert en poHtiquc et en théologie est l'une des plus coùten-