Ph. Gibbons, op. cit
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L guerre, la mèrelal, dans taient et de savoir lépris qui avait être ità renier lit à l'époet de mo- [isy Ivanie, (1). Avec ïs familles ane autre, méricaine, 1 individu, i anglaise ine anglovait perdu
Il n'y avait dans l'Etat aucun collège, aucune école normale pour former des instituteurs; ces derniers étaient anglais, ainsi que les livres. Les pasteurs qui avaient fait leurs études en Allemagne, moururent et ne furent pas remplacés, la paroisse se désorganisa. Les gens de langue anglaise étaient en majorité dans les villes et gouvernaient.
L'afflux plus nombreux des immigrants, à par- |lir de 1820, donna cependant un regain d'espoir ^aux fervents de la langue nationale. Un jour [même, la question suivante fut mise aux voix, à [la législature de la Pennsylvanie :
La langue dominante dans les tribunaux, à la législature et dans les assemblées municipales le la Pennsylvanie, sera-t-elle l'allemand? Le nombre des votes pour et contre fut égal, lais le président, un Allemand lui-même, Mi'ihmberg, fit, par son vote décisif, pencher la baince du côté de la langue anglaise.
En 1835 on fit de nouveaux efïorts pour rendre langue allemande, officielle dans les comtés et mnships où les gens de cette race étaient en ^ajorité ; on parla de fonder une université, etc. te, malheureusement le manque d'argent, d'en- ^nte et l'opposition du parti américain-natif •ent avorter le projet.
En 1840, une école normale allemande fut mdée. Elle ne put se maintenir en raison du Mauvais vouloir d*un certain nombre, de Tindiffé-
rence des autres, du manque de capitaux et du fait que, l'école étant protestante, les catholiques refusaient d'y envoyer leurs enfants.
Enfin, avec l'invasion des chemins de fer et du télégraphe, avec le développement du commerce, l'allemand fut aussi refoulé dans les campagnes, son château-fort. Les juges de paix durent se servir de l'anglais, de même les notaires pour leurs actes ; les p jteurs instruits dans des collèges de Icrrr-iie anglaise, parlaient mieux celle-ci que leur langue maternelle. Bref, bientôt l'allemand i'cut pli^s d'autre asile que les sociétés chorales et les institutions de bienfaisance.
« A Philadelphie, disait Loher, en 1846, le tiers de la population est de race allemande, 80.000 individus comprennent l'allemand, 40.000 seulement le parient.
J'ai déjà dit que dans les autres Etats, où les Allemands d'émigration ancienne étaient moins nombreux et où très peu d'entre eux occupaient des situations prépondérantes, comme dans la Virginie, le Maryland et les Garolines, la résistance à l'anglicisation avait été beaucoup moins longue.
La nouvelle immigration qui se répandit surtout dans l'Ouest se trouva, dès son arrivée, en butte aux attaques des « Américains natifs ».
A partir de 1820 et surtout de 1830, les éini-
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grés allemands se dispersent danà l'Ohio, l*lllinois, le iMichiffan, le Missouri, le Wisconsin, l'indiana, le Texas, l'Arkansas, l'Oregon ; partout le « Damnecl Diitch » les accueille. L'Allemand déjà assimilé lui-môme se moque d'eux. « Plusieurs de ceux qui se comptent parmi les plus distingués de leur ville, ont honte de leur origine allemande, et, tel qui n'est dans le pays que depuis trois ans, se donne toutes les peines du monde, pour faire croire aux gens qu'il a eu l'honneur de naître en Amérique. Les Anglicisés évitent leurs anciens compatriotes, les traitent avec mépris et ridiculisent leur apparence et leur mise.
« On a môme vu des Allemands dont l'immigration ne datait pas de dix ans, faire campagne avec les Américains natifs^ parce qu'ils redoutaient la concurrence des nouveaux venus » (1)
Et cela peut se comprendre, à la rigueur. Dans la patrie qu'ils avaient quittée, le travail était difficile à trouver et mal rémunéré. Les voici dans tn pays où tout leur réussit, où ils reçoivent un aliire qui leur paraît excessif ; il leur semble gue cela ne pourra durer qu'à condition que la |)opulation n'augmente pas trop vite. Peu versés Éans l'étude des lois économiques, ignorants des onditions de l'offre et de la demande, ils ne pré-
1. Liilier. Eimoanderung und Zustand der Deutschen Amerika, p. 387 et passiin.
voient pas que la prospérité puisse indéfiniment se développer et, nécessairement, ils regardent comme un ennemi, rimmifjrarit qui arrive.
D'autres raisons multiples empêchèrent les Allemands de maintenir leur lanrjue et leur caractère national, même dans les Etats où ils constituaient la majorité de la population. D'abord, ils étaient de religions différentes, et protestants et catholiques ne marchaient pas ensemble. Il y avait parmi eux des gens qui parlaient le basallemand, or, pour échapper au ridicule qui s'attachait à ce dialecte et à l'accent qui lui est propre, ceux qui en étaient affligés se hâtaient d'apprendre l'anglais dont ils se servaient ensuite exclusivement. Nés sous des gouvernements monarchiques absolus où les mots parlement et législature étaient inconnus, ils ne savaient pas se prévaloir, comme les Irlandais, de leurs droits politiques et ils restaient trop indifférents aux menées électorales.
« On ne peut rien voir de plus navran*, dit encore Loher, qu'une réunion politique où, avec des Allemands, se trouvent des gens de langue anglaise.
« Les deux ou trois Anglais (1) qui se sont entendus d'avance et qui ont, dans leurs poches, la liste des résolutions et des candidats à choisir,
1. Ici Loher emploie le mot « Anglais » dans le sen> d'Américain de langue anglaise.
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