‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 100 sur 121 · ARE · texte numérisé non relu

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les Noirs. Ainsi, on raconte qu'après le départ de New-York, du régiment des zouaves-Wilson, la moyenne des crimes diminua de moitié dans la métropole.

Il fallut cinq ans pour soumettre les rebelles qui firent une résistance désespérée mais durent succomber finalement, sous des forces et des ressources supérieures.

Plusieurs écrivains ont étudié avec beaucoup de sincérité et de clairvoyance, la psychologie de ces armées de volontaires n’abandonnant jamais leur liberté de juger et d’apprécier, reculant quand ils croient que la résistance est inutile et se faisant tuer quand ils croient que leur devoir patriotique les y engage, alors cependant que des soldats aguerris en auraient jugé autrement. Je renvoie le lecteur aux excellents travaux qu'ont publiés sur la guerre de sécession, le comte de Paris, le général Grant, le docteur Kopp,etc.

Les Américains en somme, n’ont témoigné au cours de la lutte, aucune qualité, aucun défaut qui soit particulier aux Américains, si nous en exceptons peut-être l'esprit inventif, la facilité de « se débrouiller » facilement et de tourner dextrement les obstacles. Ils ne se sont montrés ni plus braves ni plus couards que des miliciens d’autres pays ». Je me rappelle avoir vu deux fois, dit Grant (1) des colonels de milice entrat-

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