CO
je
ne A a
elle comptait déjà environ 800 habitants et était très prospère.La population s’accrut rapidement ; en 1682, elle s’élevait à près de 3.000 âmes eten 1708 à 10.000, mais les esclaves en formaient l’énorme majorité.A cette dernière date, les hommes libres ne dépassaient pas le nombre de 1360; il y avait 6.000 Noirs; le reste se composait de quelques éndented servants et d’Indiens qu’on avait réduits en esclavage. La Caroline du Sud se plaça dès lors à la tête des Etats esclavagistes, position qu’elle a conservée depuis (1). La ‘erre était excessivement fertile et tout le monde s’occupait d'agriculture, les quelques négociants et artisans qui s'étaient trouvés parmi les premiers colons, avaient bientôt abandonné leurs ateliers et leurs boutiques pour se faire défricheurs. Les plantations n'étaient pas aussi considérables qu’en Virginie,et un petit nombre comptaient plus de trente esclaves.
En 1719, les colons se révoltèrent contre les droits des propriétaires et, dix ans plus tard, la Caroline du Sud devint province de la couronne. À partir de cette époque,un courant régulier d’émigration y afflua du Vieux-Monde, se recrutant
1. A plusieurs reprises, la législature de la Caroline du Sud vota des lois pour limiter l'importation des Noirs,accordant une prime à ceux qui amèneraient des serviteurs blancs et imposant des droits sur l'importation des esclaves africains ; mais le gouvernement de Londres mit obstacle à cette législation.
surtout, parmi les Huquenots, les Allemands, les Irlandais et les Ecossais.
La liberté de conscience avait été accordée à tous, en 1697, à l’exclusion des catholiques. Fn 1702 cependant les propriétaires et le gouverneur adoptèrent une loi établissant la religion épiscopalienne, les dissidents furent défranchisés et la persécution se donna libre cours. Les Huguenots, eux-mêmes, furent victimes de l’exclus'visme anglo-saxon; on s’opposa pendant quelque temps à leurs prétentions à une représentation égale à la législature et l’on chercha à leur enlever leurs droits civils et leur liberté religieuse (1). La reine avait déclaré nul l’acte des propriétaires de 1702; la religion épiscopalienne n’en resta pas moins, jusqu’à la Révolution la religion d'Etat.
LA
Les commencements de la Caroline du Nord furent assez difficiles, les premiers colons y vinrent des Barbades, des Bermudes et de la Virginie, qui, comme on l’a vu, joua dans le Sud, le rôle de colonie-mère.
IL est à remarquer qu’à partir de 1640, il y eut fort peu d’émigration volontaire d'Angleterre dans les colonies.
La Caroline du Nord réunit des dissidents et